Il faut de tout pour faire un monde…

Il y a bien longtemps, dans une contrée lointaine, vivait un roi qui veillait jalousement à la sérénité de ses sujets et à leur bien être…
La vie s’écoulait ainsi paisiblement dans le royaume, sans le moindre petit souci…
Les gens étaient heureux et la routine suivait son petit bonhomme de chemin…

Puis un jour un inconnu s’installa dans le royaume…
Les gens peu à peu l’adoptèrent et il devint familier aux alentours…
Les nouvelles parvinrent au palais !
Le roi demanda à son chef de la police,  un rapport sur cet étranger !
Il craignait qu’il ne vint à troubler l’ordre établi !
– Sire, dit le chef de la police, cet étranger semble en règle et se comporte décemment !
Il a même été adopté par la population. Il est très estimé, par son entourage !
– Aucun vice, s’écria le roi ! C’est inconcevable…
– Si, Monseigneur ! Il y a quand même, un fait assez troublant !
– Raconte dit le roi, je t’écoute !
– Messire, cet homme est riche, très riche même ! Il n’a jamais travaillé ou même levé le petit doigt en ce sens !
– Bizarre dit le roi, bizarre ! Je veux le voir demain, à la première heure. Il y a du louche quelque part !

Le roi scrutait attentivement l’homme que l’on venait d’introduire, dans son salon particulier ! Il semblait, en effet, très sûr de lui et n’a à aucun moment montré des signes d’inquiétudes ! Son visage était affable et il souriait tout le temps !
– Approche, lui dit-il ! Voilà déjà un certain temps que tu es parmi nous !
– Or, il semblerait que tu mènes une vie de prince et sans fournir le moindre petit effort ! Comment expliques-tu cela ?
– Majesté, je suis un homme qui vit du fruit de son propre labeur ! Et je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit !
– Expliques-toi ! De quel labeur, parles-tu ?
– Altesse, mon travail consiste à parier et ainsi à chaque fois, je m’en sors avec une somme d’argent assez substantielle ! Je ne sais rien faire d’autre !
– Soit, dit le roi ! Mais tu ne peux gagner à tous les coups ! Impossible !
– Oh, Monseigneur, je gagne à tous les coups et je peux le prouver !
– Comment, dit le roi, interloqué ! Prouve-le !
– Messire, voulez-vous parier avec moi ?
– Sur quoi, dit le roi, intrigué !
– Voilà dit l’homme, je parie dix pièces d’or que vous portez comme sous-vêtement, un caleçon rayé, aux couleur de l’arc-en-ciel !
– Oh, la belle affaire, dit le roi ravi de l’aubaine, affaire conclue mon brave !
– Je n’ai jamais porté de ma vie durant de vêtement aussi ridicule ! Mon caleçon est de couleur blanche !
– Je n’en disconviens pas, Seigneur mais encore faut-il le prouver !
– Quoi, dit le roi ! Tu mettrais ma parole en doute ?
– Non, Messire mais un pari est un pari ! Je veux voir le caleçon car je n’ai jamais perdu un pari !
– Effectivement, tu dis vrai ! Un pari est un pari ! Voilà, tu vois bien que mon caleçon est blanc comme neige, dit-il après avoir ôté sa tunique ! Tu as perdu, mon brave !
– Pas encore Seigneur ! Et l’homme se retira promptement pour revenir un instant après avec une autre personne qui attendait dans l’antichambre…
-Regarde lui dit-il, je t’avais bien promis que je laisserai le roi en caleçon…
-Tu me dois donc, cent pièces d’argent ! Et le monsieur s’exécuta sous les yeux effarés du roi, qui ne put prononcer mot !
– Voyez-vous Messire, je ne perds jamais un pari ! Pour dix pièces d’or, j’en gagne cent !
– Je reconnais, mon brave que tu as du cran et que la fortune sourit aux audacieux !
Voilà encore cent pièces d’or de ma part, pour ton audace !
– Ils sortirent sous l’œil amusé du roi !

Moralité :

La fortune sourit aux audacieux !

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