Les boeufs

 

Dans la tiédeur d’un soir crépusculaire,
d’une longue et morne journée d’automne,
des boeufs poudreux humant l’air,
tiraient la charrue d’un pas monotone !

Pliant sous le poids du joug qui les retient,
leurs mufles soufflant au vent et poussant le timon,
le soc sous leurs poids s’enfonce encore et revient,
pour tracer des sillons dans la chair humide du limon !

D’une main vigoureuse, tenant le manche,
le laboureur avance dans les mottes qu’il disperse !
Les courroies se tendent et la sangle penche,
sous le joug des boeufs qui la berce !

les boeufs frémissant, piétinent le sol !
Les enfants s’avancent, pour aider leur père !
ils détachent les courroies, sur la terre molle,
libérant le timon et le soc aiguisé de la terre !

Les boeufs avancent péniblement et leurs pattes
martèlent lourdement la grille de l’entrée.
Les enfants suivent leur père à la hâte,
et la glèbe gémit au loin, de son flanc éventré !

 

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