Dominique

Dominique !
Je suis prêt, pour tes beaux yeux, à franchir l’atlantique
pour te susurrer les mots les plus doux, dans les murmures du vent
et la fierté de mon chant, dans le sang de ma blessure atavique
du souffle puéril de la vie, et le ciel songeur d’un cœur vivant !

Dominique !
Ni l’orgueil des Appalaches, ni l’impétuosité des fleuves d’Amérique
n’arrêteront l’éclat de la bravoure de mes indomptables néréides au levant
Ma foi reniée et le serment de mon corps crucifié sur l’autel de la politique
ont jeté l’anathème et l’opprobre sur la vertu purifiée de mon honneur mouvant !

Dominique !
Je t’emmènerai dans le flux des Perséides et tes ailes déployées, angélique
vision sereine de ton esprit puritain affalé sous les portiques de mon auvent
Tu seras ma Sirius, dans le brouillard de mes torpeurs et mes rêves chimériques
Nous irons ensemble sur les rides du ciel froissé par la douleur d’un récit émouvant !

Dominique !
Ton innocence ravie et la joie de tes émotions égarées, mirobolantes et mirifiques !
bercent le flot saccadé de mes soupirs et brusque la moiteur de mes yeux si souvent
charmés par la noble assurance et la candeur de ton âme rebelle, désinvolte et romantique
et subliment le froid monacal d’un spectacle liturgique dans le chœur d’un couvent !

Dominique !
Je veux insuffler dans ton cœur brisé, les lumières et l’ondée des étoiles magiques
et jamais les étincelles de l’univers irisé ne caresseront l’éclat de tes cheveux captivant
sous une pluie de comètes radieuses dans le firmament de ton éternelle jouvence pudique
de ta beauté liliale dans le sourire de la lune, rêve utopique, doucereux et décevant !

Dominique !
Nous traverserons des contrées solitaires et sur les terres sacrées et mirifiques
des braves Algonquins et des intrépides Apaches, nous dresserons nos wigwams devant
la rivière purifiée et le catafalque de Cochise dans la folie des pensées diaboliques
tu es ma squaw et je chasserai pour toi le grizzli dans les rocheuses en le poursuivant !

Dominique !
Nous chasserons ensemble le bison dès l’aube, dans les grandes plaines bucoliques
le bruit de ses sabots couvrira toute la peine de mon cœur et le souvenir des survivants
Tu seras ma bonne samaritaine et ton sourire ingénu une obole généreuse et véridique
Nous gravirons les collines célestes et nous planterons, l’amour de nos cœurs connivents

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