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Charité romaine (en italien Carità Romana) est le nom traditionnel d’une scène exemplaire. C’est une histoire très surprenante rapportée par divers auteurs anciens, qui la présentent comme un acte exemplaire de piété filiale. Ce récit invraisemblable se retrouve dans les écrits de l’historien romain Valère Maxime ainsi que ceux de Pline l’Ancien, de Solin, de Festus, de Hygin, ou encore ceux de Nicolas Poussin.

 

Le récit
Cimon, vieillard extrêmement pauvre, emprisonné à Rome pour un délit quelconque, est condamné à mourir de faim dans sa cellule. Péro sa fille, obtient la permission de rendre visite à son père. Le gardien méfiant, s’assurait qu’elle ne lui apportait aucune nourriture. Au fil des des jours, le gardien est surpris de voir que le vieillard était toujours en vie ! Il redoubla de vigilance et surveilla de près Péro qui venait quotidiennement voir son père…
Il appela un autre gardien à la rescousse et ils s’aperçurent alors que la jeune femme allaitait son père de son propre sein ! La nouvelle de cet acte pour le moins insolite, parvint au préteur (magistrat romain) et aux juges qui, devant cet acte de dévouement et d’amour filial, s’empressèrent d’accorder la grâce au vieil homme.
 
D’après Pline, cette prison, devient un temple consacré à l’amour filial, devant lequel on éleva une colonne qui fut nommée la « colonne du lait » et au bas de laquelle on exposa par la suite les enfants recueillis. Ce lieu devint le « marché aux nourrices »
 
Ainsi naquit, la légende antique de *Cimon et Péra.
 
Choix de la toile
Bien sûr, de nombreux peintres se sont inspirés de ce récit pour immortaliser à leurs façons, l’acte de cette « charité romaine » ! Il me fut très difficile de fixer mon choix sur un artiste bien particulier. Aussi, je me résolus de trouver quelques indices assez révélateurs qui pouvaient alors me pousser à prendre la bonne décision ! Ce fut Rubens…
 
Tout d’abord, l’artiste est un précurseur du style Baroque et un avant-gardiste des contre-réformes ! Il a étudié en Italie, les œuvres de Raphaël et surtout du Caravage. Rubens a traité les genres de peinture avec une égale aisance. Ensuite, je voulais éviter les détails qui pouvaient altérer le réalisme du récit sur la toile. Sur certaines toiles par exemple, le prisonnier n’était pas aussi âgé que celui du récit ! La fille sur certaines peintures, portait des vêtements luxueux alors que son père est bien pauvre. Certains seraient sûrement tentés de dire qu’elle serait mariée à un homme riche et que ceci expliquerait cela ! Si cela était le cas, alors le vieillard n’aurait jamais été emprisonné !
 
L’artiste
peter-paul-rubens_portrait
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Peter Paul Rubens (Pierre Paul Rubens) est un Peintre Flamand
Né en 1577 à Siegen (Allemagne) et mort en 1640 à Anvers (Pays-Bas)
 
Après la mort de son père, il s’établit à Anvers.
Il fait son
apprentissage auprès du maître Otto van Veen. Rubens a dirigé l’un des plus importants ateliers de peinture, nécessaire pour répondre aux nombreuses commandes reçues. Profondément européen il parcouru le Continent autant pour répondre à des commandes et exercer des fonctions diplomatiques auprès des différentes cours européennes.
 
La Charité romaine
Peter Paul Rubens (1612)
rubens_Amesterdam
Musée national de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg-Russie)
(En haut et à droite, les deux géoliers…)
 
L’histoire de Cimon et Péra tient lieu d’allégorie de la charité.
 
L’historique
Le thème s’intégrait dans la réalité historique, sociale et religieuse de l’époque. Le 17e siècle a en effet engendré la vogue des activités de bienfaisance. Les institutions caritatives se sont multipliées. Les riches se consacrèrent à l’assistance des pauvres. Le catholicisme renaissant, s’affirma avec force devant l’enseignement protestant qui ne reconnaissait pas aux bonnes œuvres la capacité de participer au salut de l’homme. Dans une telle idéologie, donner son sein devenait le symbole de la charité et du don fait à autrui, aux pauvres et aux affamés. 
Donner le sein à son père exprime la miséricorde et le dévouement. c’est une victoire sur soi-même et sur la transgression de la loi qui interdit tout contact charnel entre un père et sa propre fille. Cette transgression est sanctifiée par l’amour parental.
 
Pérennité
Cette légende inspira de nombreux peintres du 17e siècle européen.
L’artiste baroque Caravaggio (ou Du Caravage) (1571/1610), l’a inséré parmi d’autres, dans son œuvre de 1606: « les Sept Œuvres de Miséricorde » où en bas et à droite de ce tableau monumental, à côté des pieds du cadavre et du porteur de flambeau, il y a une femme qui allaite un homme dont on ne voit que la tête.
 
Elle fut abondamment représentée par plus de 200 œuvres, est signée par Peter Paul Rubens, Le Brun, Caravage, Gravure de Mellan (17e siecle), Nicolas Doucedame, Giovani Fontana (18e siècle), Guido Reni, Saint Bernard par Romanelli, Figurine en Chine (1890-1900), Jean Baptiste Greuze (1767), Mayer, Matthieu Gauthier, Serangeli, Chambéry, Lorenzo Passinelli (1629-1700), Lagrenée dit l’aîné (1781), Jacques Antoine Beaufort, St Bernard de Clairveaux, Lactatio de St Bernard, Les frères Huaud (17e siècle), Bachelier, Jean Goujon (16e siècle), Simon Vouet, Charles Mellin, Jan Vermeer, Matthias Meyvogel 1628, Jean
Baptiste Henri Deshays (18e siècle), Hans Sebald Beham (1544), Louis Jean François Lagrenée, Lamartine Marianne Elisa, Charles Mellin, Johan Zoffany, Christoph Maucher (1690), Giovanni Domenico Cerrini (1609-1681), Jan Janssens (1590-1650), Max Sauco…

 

Ces tableaux furent tous désignés du nom de Charité Romaine ou Piété Filiale.

 

 

 

 

 

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 La femme répudiée est un tableau peint en 1913 à Boussaâda par  Nacereddine Dinet. (1861-1929)

Dans une approche transversale, examinons cette image…

La nature ici est omniprésente. C’est une nature assez hostile.
En arrière-plan,  la présence de deux lignes obliques imaginaires qui fuient pour se rejoindre dans le lointain, placent cette femme et ses enfants en gros plan, bien en évidence…

Que nous dit cette photo ?

Ce qui frappe, à première vue, c’est le sens de l’attachement de cette mère avec ses deux enfants…elle sait depuis toujours qu’un être vivant à un besoin fondamental de sécurité qui commence par la nourriture, par un toit, mais aussi par le contact et la tendresse.

Elle vient de perdre ce qui est fondamental !
Elle connaît le pouvoir du regard et de l’attention à l’autre.
Cette souffrance dans la perte signale la portée de sa grande détresse.

La reliance est évidente entre cette petite famille déracinée et son écosystème cosmique :

les éléments naturels ! ( le Ciel, la Terre et la nature)

Comment apprendre à distinguer cette imagination symbolique dans son environnement sociologique ? Nous sentons alors toute l’impuissance de cette énergie vitale qui parcourt ces personnages. Une énergie profonde qui allie aussi bien l’assoupissement de ces enfants au désarroi de cette mère et à la distanciation de la cité à la fois détachée et reliée à l’arrière plan de ce tableau.
Si le vêtement est traditionnellement simple, la femme porte un bracelet, signe de son appartenance à une culture. Le sens esthétique dans les objets de la vie quotidienne est ancestral. Il est l’élément culturel et social de chaque individu.

Il reste à signaler cette originalité dans l’expression de l’artiste qui tente à sa manière de manifester sa sympathie à travers un symbole numérique qui nous échappe ! C’est le chiffre « cinq » ! (05)

– Il y a cinq mains apparentes sur ce tableau.
– Il y a cinq pieds.
– Il y a cinq yeux !

Le chiffre « trois » (03) est également présent dans cette interrogation muette que le peintre marque de son empreinte :

Trois personnes. (la mère et ses deux enfants)
Trois membres cachés. (main et pied de la mère plus l’oeil de la fille)
– Ces trois membres sont tous du côté DROIT ! (05 lettres)

 Remarque

une(03) + femme(05) = répudiée (08)
selon(05) + nos(03) = coutumes(08)
car(03) + Droit(05) =musulman(08)
est(03) + bafoué (05)= à bou-Saâda(08)

– Ce ne sont là, bien sûr que de simples supputations littéraires un peu fantaisistes…

Le regard perdu de cette mère désemparée est saisissant ! Il semble figé…
Le garçon a un regard vif et interrogateur !
Le seul œil de la fille semble s’apparenter à ce qui lui reste, c’est à dire sa maman ! Les postures sont celles de la soumission et de la résignation…
Les pieds sont nus ! C’est le dénuement total…

Dans un geste désespéré, la maman protège du froid, la tête de son petit garçon avec sa main droite recouverte de l’étoffe de son propre vêtement.
Elle sait dans son for intérieur aujourd’hui que l’avenir, n’appartiendra qu’aux mâles dominants !

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