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« Es-tu un esclave ? Tu ne peux donc pas être un ami.
Es-tu un tyran ? Tu ne peux pas donc avoir d’amis »
Friedrich Nietzsche
 
 
 
Notre société s’apparente à « La République » de Platon.
 
 
Les philosophes de l’antiquité ont décrit il y a plus de 2000 ans une situation qui perdure toujours, car l’homme est toujours prisonnier de ses croyances et de la peur. Il est toujours ligoté dans sa caverne intérieure, en compagnie de ses semblables, n’ayant pas pris conscience de ses pouvoirs.
 
La République de Platon et le mythe de la caverne.
 
La République est un dialogue socratique, écrit par Platon aux environs de 380 avant notre ère, qui discute de la définition de la justice, de l’ordre et des caractéristiques d’un état-cité juste et de l’homme vertueux.
 
C’est l’œuvre la plus connue de Platon et elle s’est révélée être l’un des ouvrages de philosophie et de théorie politique le plus influent au plan intellectuel et historique.
 
 
Dans La République, Platon décrit quatre types de gouvernement:
la monarchie, l’oligarchie, la tyrannie et la démocratie.
 
L’allégorie de la Caverne discute de la mentalité humaine et du monde politique, de notre façon de penser et d’être. On trouve quatre types de gens dans la caverne, bien que nulle part dans le texte les personnages ne soient clairement dénombrés. Il y a dans la caverne des ravisseurs et des prisonniers. Ces prisonniers sont sous contrôle et ne connaissent rien d’autre que la vie de la caverne, encore pire, ils ne connaissent qu’une seule paroi de la caverne. Les ravisseurs se servent d’un feu pour projeter des ombres sur la paroi devant laquelle se trouvent les prisonniers pour que la réalité fabriquée, les garde captifs et les distrait.
 
 
 
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Parmi les prisonniers, certains sont enchaînés et d’autres sont libres de leurs mouvements. Les enchaînés sont maintenus en place et ne peuvent regarder que droit devant eux, ils sont ainsi convaincus de la réalité et de l’importance des ombres. Les non-enchaînés sont si subjugués par les images et convaincus de la réalité et de l’importance des ombres qu’ils n’ont pas besoin de chaînes. Ce sont les ombres qui les retiennent. Les enchaînés et les non-enchaînés ne prêtent pas d’intérêt à leur existence actuelle en tant que prisonniers de la caverne. Ils ne sont pas conscients, pas plus d’eux-mêmes que de leur environnement, ni de leurs ravisseurs, ils ne sont conscients et concernés que par les ombres.
 
Les ravisseurs gardent les prisonniers grâce aux ombres, en tant que distractions. Il y a les prisonniers enchaînés, les prisonniers libres et les ravisseurs qui s’en occupent. Le quatrième personnage de l’allégorie, la quatrième partie qui se distingue de l’ensemble, est représentée par un prisonnier affranchi. Le prisonnier affranchi, après avoir passé sa vie
entière dans la caverne, se retrouve en surface et il est d’abord ébloui par la lumière du soleil puis commence à voir. Il ne voit d’abord que des ombres, c’est ce qu’il avait l’habitude de voir, il voit ensuite des reflets, puis les objets qui chassent l’ombre et enfin la totalité de son environnement, lui-même, les autres, les étoiles et le soleil. Le prisonnier libéré apprend à connaître le soleil et tout ce qui dépend de lui. Il étudie les principes de base de la réalité et le fait que le soleil est la réelle lumière, que le feu des ravisseurs ne l’est pas. Le prisonnier affranchi apprend les conditions basiques de la réalité et des choses représentées par les ombres des ravisseurs.
 
 
 
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Il devient conscient et en déduit sa place dans le monde. Il réalise qu’il a été trompé toute sa vie et que tous ceux qu’il a toujours connus dans la caverne sont emprisonnés et ont été trompés.
 
 
Son devoir est de retourner auprès d’eux.
 
Après réflexion, le prisonnier libéré revient et tente d’informer les captifs de leur situation pour les en libérer.
Les captifs enchaînés et non enchaînés se moquent du prisonnier libéré car il n’arrive plus à voir dans la sombre caverne, ses yeux s’étant accoutumés à la lumière du jour.
Finalement ils veulent éliminer le prisonnier libéré parce qu’il leur révèle leur malheureuse situation et bouleverse leur status quo qui est la cause de leur captivité.
Les ravisseurs contrôleurs cherchent eux aussi à l’éliminer, lui ou quiconque remet en question et révèle le système de la caverne.
 
Les trois types de personnages veulent à tout prix éliminer le quatrième : le prisonnier libéré qui cherche de son côté, à les libérer pour leur montrer la vraie lumière en opposition à ce qui existe dans la caverne, véritable reflet du fonctionnement des institutions de contrôle…
 
 
 
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Les symboles du monde politique actuel sont assez faciles à reconnaître. Le pouvoir du prisonnier libéré est reconnu. L’interprétation de l’allégorie de la Caverne concerne l’individu au sein de la caverne, que les gens construisent eux-mêmes autour d’eux.
 
 
Les ombres sont la représentation d’une indication mensongère qui semble réelle : c’est la peur.
 
Le monde extérieur se sert souvent de feux et d’ombres pour engendrer la peur, mais la peur qu’on se crée tout seul fonctionne aussi. Une majorité de gens se rejoue le scénario des ombres pour maintenir en eux un status-quo et ne pas avoir à affronter les réalités intérieures et extérieures.
Ils possèdent leurs propres cavernes personnelles où tout est factice. Le prisonnier libéré ou le rebelle vertueux ont du pouvoir dans le monde et peuvent nous faire sortir de notre ignorance vers la lumière.
Les ombres sont très symboliques d’une réalité consensuelle, programmée et renforcée en permanence par les médias dominants que la plupart des gens pensent crédibles…
 
 
Le prisonnier libéré suit son intuition et se comporte d’une manière impossible à comprendre par les esprits conditionnés et emprisonnés dans la prison de leurs préjugés…

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Ils doivent trouver une justification à nos paroles et à notre comportement en déclarant que nous sommes « fous », « dangereux » ou « délirants », et peuvent nous traiter avec mépris. Nous sommes en fait réellement différents en envisageant la réalité d’un autre point d’observation. Faisons ce que notre cœur nous dit intuitivement, car c’est la Conscience qui s’exprime, la Voix Silencieuse.

 
 

Suivons-là et partons à l’aventure…
 
 
 
 
 

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Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence.  Léon Blum (1872 – 1950)

 

Prologue

Suite à la publication de mon texte « Déconfiture » sur certains sites, j’ai ressenti à la lecture de quelques commentaires de nos concitoyens que certains d’entre-eux, n’arrivaient pas à se départir de ces vieux réflexes tribaux archaïques du cliquetis et des bruits de bottes…

Comme si on était tenu devant la force, d’opposer nécessairement le même type de force ! On n’affronte pas son ennemi juste avec des ressentiments mais en dressant tout d’abord, un état des lieux rigoureux suivi d’un sévère réquisitoire dans ses propres rangs…

Dans une joute pugilistique, la force du vainqueur se trouve dans la faiblesse du vaincu ! Ensuite, il ne s’agit nullement de disserter sur les raisons de nos errements politiques mais de trouver les voies qui pourraient nous aider à les contourner efficacement !

Dans certains pays limitrophes, les gens sont conditionnés dès l’enfance, à reconnaître l’empreinte sacrée de ceux qui les dirigent…Ce matraquage est systématique. On passe alors de l’adulation à la vénération…

En Algérie, tout a commencé depuis 1962 où l’un des cinq détenus historiques à tenter de s’identifier au courant messaliste ! Ensuite, le « sursaut révolutionnaire de 1965 », après cette gestation forcée de trois ans, a mis bas un nouveau régime issu de la force et du complot, par la grâce du forceps ! Il s’agissait dès lors de conditionner graduellement cette population encore commotionnée par tant d’évènements…
La transition de l’autorité établie à l’autorité de tutelle s’est opérée tacitement !
Il fallait simplement changer le décor ! En plus des corps constitués, tous les fonctionnaires devaient porter une tenue réglementaire et une casquette ! (Sonelgaz, Rsta, chauffeur de taxis…) La mutation s’est alors faite en douceur. De colonisés, nous sommes devenus soumis à l’ordre établi.
Une séquestration programmée…à ciel ouvert !
C’est le psychiatre américain F. Ochberg qui a défini en 1978, le syndrome de Stockholm, suite à un hold up manqué en août 1973, de la banque du Crédit suédois. Ce curieux phénomène psychique, incitait les victimes à sympathiser par empathie, avec leurs ravisseurs ! Le syndrome d’Algérie est passé inaperçu ! La crainte s’est progressivement installée et la propagande alimentée par les services spécialisés a fait le reste…

Comment un mort peut-il encore avoir peur… de la mort ?

Durant les élections présidentielles, j’avais demandé à un parent retraité, son avis sur ce vote ! Il m’a expliqué que ce qui l’intéressait au plus haut point, c’était d’avoir un petit cachet avec la mention « A VOTE » sur sa carte d’identité !
Pour le reste, disait-il le président restera président ! Nous avons l’habitude…
A quoi va te servir ce tampon sur ta carte d’identité ?
Ben, voyons si j’ai besoin d’un extrait de naissance à l’APC (mairie) tu sais bien que sans la carte de vote, ils refuseraient de me le délivrer ?! A quoi bon m’exposer ainsi inutilement ! Au fil du temps, l’algérien est devenu méfiant !
Un raisonnement système et une logique populaire !
Écoute, lui dis-je, ta voix est une arme !

Le vote est un DROIT pas un devoir !

Si tu vois que le vote est réglementairement limpide, tu peux donner ta voix à X ou à Y ou ne la donner à personne (Bulletin Nul) ! S’il y a des doutes, tu t’abstiens…

Regarde par exemple le vote du jeudi 16 février 2012, à l’Assemblée générale de l’ONU où l’Algérie s’est abstenu lors de l’adoption d’un texte condamnant la répression en Syrie ce qui peut être interprété comme un soutien discret au régime assassin de Damas ! Cela engage l’état algérien et non le peuple algérien…

Qui a parlé d’instruction civique ?

Deux journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post avaient provoqué le 9 août 1974, la chute de Richard Nixon, le 37e président des États-Unis, suite au scandale du Watergate…

La démocratie ne s’importe pas ! Elle se construit…

On doit accepter l’autre avec ses contradictions et ses différences !
Elle est spécifique à chaque nation.
Les états unis en adoptant le 25 octobre 2001, La loi baptisée USA Patriot Act venaient de légaliser l’arbitraire !
C’est dans véritable contexte de terreur politique que l’administration Bush venait d’empiéter sur les libertés individuelles…
Donc au nom de la lutte antiterroriste, on institue une autre terreur !
La voie est ainsi, ouverte à tous les dépassements !
Les mécanismes démocratiques, tels que les procédures qui prévoient qu’en cas de mécontentement le peuple puisse renvoyer ses représentants (procédure d’empechment au USA par exemple) ou le référendum d’initiative populaire sont une chimère dans tous les pays du Sud !

Nous ne le répèterons jamais assez ! Ceux qui sont au pouvoir sont des algériens comme nous ! Ce sont nos frères, qu’ils soient du Sud ou du Nord ! Qu’on se le dise…

Nous n’avons aucun complexe à le dire ! Nous ne sommes pas régionalistes ! L’Algérie est Une et Indivisible ! Ce n’est pas un slogan !

Le populisme, la langue de bois et le slogan du nationalisme étriqué, ne feront pas avancer le débat sur la démocratie en Algérie…

Ce qui fait aujourd’hui, la force des Usa, de la Chine par exemple c’est, cet extraordinaire brassage des différents groupes ethniques…
Nous parlons ici :

– De justice !
– De démocratie !
– De libertés individuelles !
– De répartition équitable des richesses !
– D’une saine gestion des ressources naturelles nationales !
– De souveraineté nationale !
– De transparence…

Ces revendications sont légitimes ! L’Algérie appartient aux algériens !
Nous devons avoir un droit de regard, impérativement ! Nul ne doit être au dessus des lois ! Si aujourd’hui, nos dirigeants semblent imbus de cette légitimité historique, c’est tout à leur honneur mais qu’elle soit au moins orientée vers le bien être, de ce valeureux et vaillant peuple d’Algérie !

Pourquoi, ceux qui ont fait la Révolution de l’Histoire ne veulent-ils pas écrire l’Histoire de la Révolution ?

Nous sommes aujourd’hui pleinement conscients, que tout est fait pour que leurs enfants, soient les futurs dirigeants de nos propres enfants ! C’est à la mode !

Mais ce qui est sûr aujourd’hui, ne le sera pas fatalement demain ! L’histoire est là !
Vos enfants seront peut être beaucoup plus cyniques que vous et nos enfants seront…moins patients que nous !

 

 

Kamel 3 mai 2009

 

 

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