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Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence.  Léon Blum (1872 – 1950)

 

Prologue

Suite à la publication de mon texte « Déconfiture » sur certains sites, j’ai ressenti à la lecture de quelques commentaires de nos concitoyens que certains d’entre-eux, n’arrivaient pas à se départir de ces vieux réflexes tribaux archaïques du cliquetis et des bruits de bottes…

Comme si on était tenu devant la force, d’opposer nécessairement le même type de force ! On n’affronte pas son ennemi juste avec des ressentiments mais en dressant tout d’abord, un état des lieux rigoureux suivi d’un sévère réquisitoire dans ses propres rangs…

Dans une joute pugilistique, la force du vainqueur se trouve dans la faiblesse du vaincu ! Ensuite, il ne s’agit nullement de disserter sur les raisons de nos errements politiques mais de trouver les voies qui pourraient nous aider à les contourner efficacement !

Dans certains pays limitrophes, les gens sont conditionnés dès l’enfance, à reconnaître l’empreinte sacrée de ceux qui les dirigent…Ce matraquage est systématique. On passe alors de l’adulation à la vénération…

En Algérie, tout a commencé depuis 1962 où l’un des cinq détenus historiques à tenter de s’identifier au courant messaliste ! Ensuite, le « sursaut révolutionnaire de 1965 », après cette gestation forcée de trois ans, a mis bas un nouveau régime issu de la force et du complot, par la grâce du forceps ! Il s’agissait dès lors de conditionner graduellement cette population encore commotionnée par tant d’évènements…
La transition de l’autorité établie à l’autorité de tutelle s’est opérée tacitement !
Il fallait simplement changer le décor ! En plus des corps constitués, tous les fonctionnaires devaient porter une tenue réglementaire et une casquette ! (Sonelgaz, Rsta, chauffeur de taxis…) La mutation s’est alors faite en douceur. De colonisés, nous sommes devenus soumis à l’ordre établi.
Une séquestration programmée…à ciel ouvert !
C’est le psychiatre américain F. Ochberg qui a défini en 1978, le syndrome de Stockholm, suite à un hold up manqué en août 1973, de la banque du Crédit suédois. Ce curieux phénomène psychique, incitait les victimes à sympathiser par empathie, avec leurs ravisseurs ! Le syndrome d’Algérie est passé inaperçu ! La crainte s’est progressivement installée et la propagande alimentée par les services spécialisés a fait le reste…

Comment un mort peut-il encore avoir peur… de la mort ?

Durant les élections présidentielles, j’avais demandé à un parent retraité, son avis sur ce vote ! Il m’a expliqué que ce qui l’intéressait au plus haut point, c’était d’avoir un petit cachet avec la mention « A VOTE » sur sa carte d’identité !
Pour le reste, disait-il le président restera président ! Nous avons l’habitude…
A quoi va te servir ce tampon sur ta carte d’identité ?
Ben, voyons si j’ai besoin d’un extrait de naissance à l’APC (mairie) tu sais bien que sans la carte de vote, ils refuseraient de me le délivrer ?! A quoi bon m’exposer ainsi inutilement ! Au fil du temps, l’algérien est devenu méfiant !
Un raisonnement système et une logique populaire !
Écoute, lui dis-je, ta voix est une arme !

Le vote est un DROIT pas un devoir !

Si tu vois que le vote est réglementairement limpide, tu peux donner ta voix à X ou à Y ou ne la donner à personne (Bulletin Nul) ! S’il y a des doutes, tu t’abstiens…

Regarde par exemple le vote du jeudi 16 février 2012, à l’Assemblée générale de l’ONU où l’Algérie s’est abstenu lors de l’adoption d’un texte condamnant la répression en Syrie ce qui peut être interprété comme un soutien discret au régime assassin de Damas ! Cela engage l’état algérien et non le peuple algérien…

Qui a parlé d’instruction civique ?

Deux journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post avaient provoqué le 9 août 1974, la chute de Richard Nixon, le 37e président des États-Unis, suite au scandale du Watergate…

La démocratie ne s’importe pas ! Elle se construit…

On doit accepter l’autre avec ses contradictions et ses différences !
Elle est spécifique à chaque nation.
Les états unis en adoptant le 25 octobre 2001, La loi baptisée USA Patriot Act venaient de légaliser l’arbitraire !
C’est dans véritable contexte de terreur politique que l’administration Bush venait d’empiéter sur les libertés individuelles…
Donc au nom de la lutte antiterroriste, on institue une autre terreur !
La voie est ainsi, ouverte à tous les dépassements !
Les mécanismes démocratiques, tels que les procédures qui prévoient qu’en cas de mécontentement le peuple puisse renvoyer ses représentants (procédure d’empechment au USA par exemple) ou le référendum d’initiative populaire sont une chimère dans tous les pays du Sud !

Nous ne le répèterons jamais assez ! Ceux qui sont au pouvoir sont des algériens comme nous ! Ce sont nos frères, qu’ils soient du Sud ou du Nord ! Qu’on se le dise…

Nous n’avons aucun complexe à le dire ! Nous ne sommes pas régionalistes ! L’Algérie est Une et Indivisible ! Ce n’est pas un slogan !

Le populisme, la langue de bois et le slogan du nationalisme étriqué, ne feront pas avancer le débat sur la démocratie en Algérie…

Ce qui fait aujourd’hui, la force des Usa, de la Chine par exemple c’est, cet extraordinaire brassage des différents groupes ethniques…
Nous parlons ici :

– De justice !
– De démocratie !
– De libertés individuelles !
– De répartition équitable des richesses !
– D’une saine gestion des ressources naturelles nationales !
– De souveraineté nationale !
– De transparence…

Ces revendications sont légitimes ! L’Algérie appartient aux algériens !
Nous devons avoir un droit de regard, impérativement ! Nul ne doit être au dessus des lois ! Si aujourd’hui, nos dirigeants semblent imbus de cette légitimité historique, c’est tout à leur honneur mais qu’elle soit au moins orientée vers le bien être, de ce valeureux et vaillant peuple d’Algérie !

Pourquoi, ceux qui ont fait la Révolution de l’Histoire ne veulent-ils pas écrire l’Histoire de la Révolution ?

Nous sommes aujourd’hui pleinement conscients, que tout est fait pour que leurs enfants, soient les futurs dirigeants de nos propres enfants ! C’est à la mode !

Mais ce qui est sûr aujourd’hui, ne le sera pas fatalement demain ! L’histoire est là !
Vos enfants seront peut être beaucoup plus cyniques que vous et nos enfants seront…moins patients que nous !

 

 

Kamel 3 mai 2009

 

 

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« Si les oliviers connaissaient les mains qui les ont plantés, leur huile deviendrait des larmes »
(Mahmoud Darwish) poète palestinien.

 

A l’affiche depuis le 12 novembre dernier, la nouvelle parodie vient de s’achever. Le rideau est tombé ! Peut-on maintenant, parler de désillusions ? De dépit ?
Sûrement pas !

Connaissant les enjeux en place, le régime algérien a depuis belle lurette fait sienne, la stratégie du maintien au pouvoir. Rien n’a été laissé au hasard…
L’histoire a démontré à bien des égards, que les passions égoïstes et aveugles ne cédaient pas facilement le terrain de la puissance et de la gloire ! Aujourd’hui, c’est le temps des récompenses et des promotions ! La fidélité elle aussi, a un prix.
Et combien même les autres, les opposants de tous bords, ne seraient pas d’accord avec cette nouvelle prestation, quel crédit ce régime peut-il leur accorder ? Aucun !
Jamais depuis 1962, l’opposition parallèle n’a été aussi décidée à contrer l’accaparement de la volonté populaire, par tous ceux qui pratiquent l’art de la manipulation, du chantage, de la vile persuasion et de l’indicible terreur sous toutes ses formes…
Le régime connait parfaitement les faiblesses de cette opposition (de façade) qui le soutient et qui tient le rôle du comparse, uniquement pour se rapprocher du pouvoir et profiter ainsi de sa générosité et de ses largesses ! Elle se contente de ce que le régime consent… Il n’y a aucun rapport de forces ! Il y a obédience et servitude ! A qui mieux mieux…

Par ailleurs, faut-il le rappeler, le président Bouteflika en fin connaisseur du sérail savait depuis déjà le 15 avril 1999, qu’il était président à vie ! Sa longévité à la tête du pays prouve si besoin est, qu’il se plie avec servitude et loyauté aux exigences de cette junte occulte qui ne tolère aucun écart ni déviation ! Servir…puis se servir !
Lui, voudrait à tout prix incarner, par atavisme l’idéologie du Boumediénisme et en faire son crédo…
Ainsi, nous nous retrouvons encore une fois, à l’ère du clonage et du gène, dans les sillages du parti unique, de la pensée unique et de l’homme unique !
Cela nous rappelle, cette singulière joute oratoire entre Moïse et Pharaon. Tout ce que Moïse proposait, était aux yeux du Pharaon considéré comme déliquescent !
Par contre, Pharaon se targuait de montrer à ses disciples, la justesse d’une Vision que lui seul semblait détenir…et qui pourrait les mener sur les voies de la sagesse et de la maturité !
Parrainer la réconciliation nationale et en faire son leitmotiv, est une initiative louable en elle-même ! Parce que la guerre n’apporte que malheur et désolation. Que dire alors d’une guerre fratricide ? Les pertes sont dans les deux camps ! La guerre donne toujours un gagnant et un vaincu ! La paix donne toujours deux vainqueurs. Seul, un peuple opprimé connait la valeur réelle de la paix ! Le prix de la paix est toujours plus élevé que celui de la guerre !
Une guerre qui ne peut apporter la paix dans l’honneur est une guerre inutile ! La paix des « braves » est une paix factice qu’une paisible brise du soir peut facilement transformer en un épouvantable brasier…

En Algérie, le jeu politique est très simple !
Il y a la caste avec ses bouffons et…le reste !

Tu postules à titre individuel ou en groupe, c’est le même chemin de croix ! Les décideurs et leurs réseaux de commissions d’habilitation et d’agrément à tous les niveaux du système, décident sans appel et c’est ainsi. Si tu es coopté, tu entres dans le système et tu attends ton heure, petit bonhomme. Si le système te rejette alors là, deux possibilités :

– Pour un apparatchik, il doit accepter son sort et attendre que le vent tourne !
– Pour un « périmé », (sans parrain) il ira rejoindre les autres brimés en attente d’un probable exutoire ! Et, la roue tourne…
Si, tu veux faire de la politique, tu entres dans une structure de contrôle du pouvoir et là, ben tu pourras pérorer à longueur de journée en vase clos !

a) Si, tu sors des rangs et des limites imparties, tu connaitras à tes dépens :

1/ Les intimidations et les pressions de toutes sortes (créances, impayés, impôts)
2/ La dislocation par l’activation des taupes dans les rouages de tes propres structures…
3/ Tu seras jeté en pâture à tous les scribouillards de service…
4/ Tu connaitras alors, tous les interdits…(censure, résidence surveillée)
5/ Tu moisiras en prison ! (dossiers « brûlants »)

b) Si, tu choisis la bravache et le défi, tu ferais mieux de bien connaitre de quoi est capable ce pouvoir aux aguets !

–  Légalement, nous sommes sous la loi martiale ! C’est à dire un état d’exception…
–  Toutes actions dérogeant aux actes déclarés ci-dessus, serons considérées comme portant atteinte à la sécurité de l’état. Les évènements de la Kabylie sont encore d’actualité !

Nous ne parlerons pas, des autres voies non pacifiques qui prônent la violence sous toutes ses formes et que nous rejetons !
Donc, la légalité en Algérie semble se résumer au fameux adage du « marche ou crève » ! Celui qui n’est pas avec moi…est forcément contre moi ! La vraie langue de bois…

Beaucoup de personnes, ici et à l’étranger et pas des moindres, ont appelé au boycott de ces dernières élections ! Pourquoi ?
Peut-on affirmer avec raison que si le candidat à l’élection présidentielle, n’était pas le président Bouteflika lui-même, qu’ils se seraient prononcés autrement ? Non ! Il n’est pas question ici de plébisciter telle ou telle personnalité politique ! Nous sommes contre le culte de la personnalité ! Pour l’algérien moyen, il importe peu de savoir qui est aux commandes :

– Si on vit honorablement et dans la dignité !
– Si nos enfants mangent à leurs faims…
– Si on habite dans un logement décent…
– Si notre intimité est préservée…
– Si notre sécurité est assurée…
– Si nos chances sociales sont à égalité…

Nous respectons humblement nos aînés pour leur patriotisme, leur courage et leur abnégation…
Nous sommes profondément reconnaissants à tous ceux qui ont bravement combattu le colonialisme français pour que notre douce patrie, recouvre son indépendance ! Gloire éternelle à nos valeureux chouhada !
Cependant l’Algérie est adulte ! Elle n’a pas besoin de tuteur…
Dans tous les pays du monde, il y a les anciens combattants !
Nous avons nous aussi, nos anciens Moudjahidine mais nous ne voulons pas aussi avoir affaire à leurs rejetons !
Trop, c’est trop ! On n’a pas besoin d’une association de fils de Moudjahidine ! Non, basta ! De 1962 à 2009, soit 47 années depuis l’indépendance, il y a encore des enfants de chouhada qui bénéficient de nombreux privilèges…
Pourquoi ?

Un pouvoir légitimement issu des urnes n’a pas besoin de béquilles !
 
Le plus Grand Moudjahid en Algérie, c’est le Vaillant Peuple Algérien !
– « Mettez la révolution dans la rue et le peuple saura s’en saisir » !
Repose en paix, avec tes frères, frère Ben M’hidi…
Qui pouvait affronter une puissance comme la France, sans l’appui fidèle et inconditionnel du peuple ? Impossible !
Aujourd’hui, ce peuple si fier et si valeureux est réduit au silence de l’agonie…
Pourquoi ?

Nul, n’est indispensable ! Nous sommes tous mortels !
 
La démocratie, c’est d’abord le respect de la volonté populaire sans démagogie et sans populisme ! Ensuite, c’est l’alternance du pouvoir sans artifices ni « poujadisme » de façade…

La restructuration de la scène politique algérienne est d’actualité…
Le commensalisme satellitaire doit disparaitre du champ politique algérien…
L’armée, à l’instar des autres forces armées démocratiques, a des prérogatives sacrées ! Elle est la gardienne de nos valeurs ancestrales, nationales et républicaines. Le domaine politique doit être l’apanage des hommes politiques.
 
 
Kamel le 25 avril 2009.
 
 

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« Bouteflika, Khadafi, Assad, Saleh et Moubarak… » totalisent à eux seuls 127 ans d’exercice du pouvoir ! Le vétéran Khadafi a pris le pouvoir en 1969, le plus jeune Assad, l’a hérité de son père en 2000.
Tous s’y accrochent pour la vie…


Moubarak a 82 ans. Assad lui est âgé de 46 ans.
Ils sont tous parvenus au pouvoir par des élections truquées ou par des coups d’état !
Aucune légitimité !

Balayé par une révolution populaire après 23 ans de pouvoir, Ben Ali est le premier président à jeter l’éponge, suivi de Moubarak…

En liste d’attente, les autres suivent avec attention les différentes péripéties qui secouent le monde arabe !

 

 

A qui le tour ?

 

Liste de quelques potentats célèbres…

 

Abdelaziz Bouteflika :

73 ans, élu en avril 1999. L’ancien ministre des Affaires étrangères sous Boumediene est revenu aux affaires après vingt ans d’une « traversée du désert » passée entre Genève, Dubaï, Paris et Alger. Adoubé par l’armée, il a été élu en 1999 puis réélu en 2004.

Alors que la constitution de son pays limitait l’exercice présidentiel à deux mandats, Bouteflika a imposé une révision de la loi fondamentale en novembre 2008 pour supprimer la limitation des mandats.
Il a été réélu en avril 2009 avec le score soviétique de 90,24 %.  Malade, Bouteflika
aspire sûrement à finir ses jours à la tête de l’Etat.
Son frère Saïd ne cache pas son ambition pour la relève…


Mohamed Hosni Said Moubarak :

82 ans, élu en octobre 1981. Vice-président du président Anouar Sadate, il lui succède le 14 octobre 1981, juste après son assassinat.
Moubarak est réélu régulièrement depuis lors en 1987, 1993, 1999 et en 2005, toujours
avec des scores fleuves (+ de 80%)
Son désir de voir son fils fils Gamal 46 ans, assurer sa succession tombe à l’eau à la suite de sa démission forcée !


Mouamar El Khadafi :

69 ans est un ancien capitaine autoproclamé colonel. Il s’est emparé du pouvoir le 1er septembre 1969, à l’âge 27 ans, par un coup d’État contre le roi Idriss Ier, qui se trouvait en Turquie pour soins médicaux.
Imprévisible, le guide de la Révolution libyenne a privatisé son pays pour le transformer
en propriété familiale. Il a dirigé son pays d’une main de fer. Il est considéré par les
occidentaux comme le responsable  de l’attentat de Lockerbie en 1988 et de l’attentat
contre le vol 772 Uta en 1989 qui ont coûté la vie à 440 civils dont 196 Américains et 57
Français.


Ali Abdallah Saleh :

69 ans, porté au pouvoir en juillet 1978 après le coup d’Etat qui s’est soldé par l’assassinat des présidents Ibrahim al-Hamdi et Ahmad al-Ghashmi.
C’est le premier président élu du pays en 1999 avec 96 % des voix.
Sept ans après, il est réélu le 22 septembre 2006 avec 77,2% des suffrages.
Chez la famille Abdallah, le pouvoir est une affaire de famille.
Son fils aîné Ahmed Ali Salah général de brigade, est le commandant de la Garde républicaine du pays et des forces spéciales. Il est l’émissaire de son père dans le monde arabe. Ses trois neveux s’occupent de la sécurité nationale, des forces centrales de sécurité et de la garde présidentielle. Quant à son demi-frère, il dirige tout simplement l’armée de l’air.


Bachar Al-Assad :

46 ans est élu à 97,62 % en juillet 2000.
Le cadet des dictateurs à vie est le fils cadet de l’ancien dictateur syrien Hafez Al-Assad. (1930-2000) Bachar Assad ne semblait pas voué à la politique. Son père pensait plutôt à son fils aîné, Bassel mais celui-ci meurt dans un accident de voiture en 1994.
Hafez Al-Assad fait appel à Bachar, fraichement diplômé en ophtalmologie à Londres.
Après une formation soutenue à l’académie militaire Homs, il devient colonel en 1999.
À la mort du dictateur en 2000, le parlement syrien amende la constitution pour abaisser

l’âge minimum du candidat à la présidentielle de 40 à 34 ans.
Bachar est promu deux jours plus tard général en chef des forces armées syriennes.
Le parlement le propose président le 25 juin 2000.
Il est reconduit après sa victoire avec 97,62% de voix lors d’un référendum présidentiel

organisé le 27 mai 2007.  Il est là pour…la vie !


Saddam Hussein :

Né en 1937 à Tikrit, au nord de Bagdad est marié et père de quatre enfants.

Deux des ses fils avaient un rôle influent dans la vie politique irakienne.
Le premier, Oudaï, élu à la Chambre dans une circonscription de Bagdad était rédacteur en

chef du journal Babel, un des principaux quotidiens officiels, directeur de Shabab TV, la

télévision de la Jeunesse, président de l’Association irakien de photographes, directeur

du Comité olympique et de l’équipe nationale de football, de l’Union des jeunes et de l’

Union nationale des étudiants irakiens. Petit à petit, Qousaï, le fils cadet de Saddam, s’est vu désigné comme l’héritier, au dépends de son frère.
A l’âge de 25 ans il avait été chargé de la répression contre les Chiites, qui s’étaient

soulevés après que l’armée irakienne ait été chassé du Koweït. Après la tentative d’

assassinat qu’avait essuyé son frère en 1996, sa position d’héritier fut assurée.

Qoussaï dirigeait deux des plus importantes organisations irakiennes destinées à maintenir la domination du régime en place : le Conseil de sécurité nationale et le Comité spécial de sécurité. En 1997, il avait pris la tête des miliciens Fedayin, une unité paramilitaire créée par son frère. Qoussaï dirigeait également la garde républicaine. En mai 2001, il avait été nommé directeur adjoint des services militaires du parti Baath et commandant régional en chef. A la veille de l’attaque américaine en mars 2003, Qoussaï avait été chargé par Saddam du contrôle de quatre régions vitales, dont Bagdad et Tikrit. Les deux frères auraient été impliqués dans la lucrative contrebande de pétrole pendant l’embargo international.
Le 23 juillet 2003, Oudaï et Qoussaï, les deux fils de Saddam Hussein sont tués lors de

l’assaut de la résidence dans laquelle ils ont été localisés, aux environs la ville de Mossoul (nord de l’Irak).

 


 

François Duvalier – « Papa Doc » – ( 14/04  1907  – 21/04/ 1971)

Il fut Président d’Haïti de 1957 à 1964 soit durant une période de six (06) ans avec le soutien de l’armée et sur un programme populiste, utilisant une stratégie « pro-négritude » pour défier l’élite des mulâtres et faire appel à la majorité afro-haïtienne.
Puis de 1964 jusquà sa mort en 1971 (07 ans) il est « Président à vie » et applique un régime dictatorial. Son règne fut empreint de corruption et marqué par l’utilisation de milices privées, les tontons macoutes !
Après un coup d’état manqué à la mi-1958, l’armée est purgée et la Milice Volontaire pour la Sécurité Nationale (les Tontons macoutes) est créée. Son organisation s’inspirait des chemises noires de l’Italie fasciste.
En 1961, Duvalier réécrivit la constitution et organisa une élection à candidat unique avec 1,32 millions de voix pour lui (et 0 contre).
En 1966, il persuada le Vatican de le laisser nommer la hiérarchie catholique haïtienne. Perpétuant un nationalisme noir, cela lui permis également de renforcer son emprise sur l’île par le contrôle des institutions religieuses.
En 1970, François Duvalier malade, modifie la Constitution d’Haïti en faveur de la  succession de son fils : Jean-Claude Duvalier.
Après  13 ans de pouvoir absolu (1958-1971) le dictateur François Duvalier meurt et le lendemain, son fils Jean-Claude « Bébé doc » âgé de 19 ans, lui succéda avant d’être chassé par une révolte populaire. Le petit dictateur a régné de 1971 à 1986. Exilé en France, il projette de revenir au pouvoir grâce à des appuis extérieurs.


Rafik El Hariri est assassiné en 2005 au Liban et bien entendu, c’est son fils Saad Hariri qui lui succède…


Benazir Bhutto en 2007 a succédé à son père, le président Zulfikar Ali Bhutto à la mort

de celui-ci, et qui a été elle-même remplacée par son propre mari, l’actuel président du

Pakistan, Asif Ali Zardari, lorsqu’elle a été assassinée…en 2007 !


Karim Wade, fils du président sénégalais octogénaire Abdoulaye Wade, attend patiemment l’heure de la relève malgré l’opposition farouche de tous les Sénégalais.

 

Gnassingbé Eyadéma, ayant pris le pouvoir dans un sanglant coup d’Etat, règne sur le Togo depuis 38 ans !  En 2005, son fils Faure Gnassingbé lui succède à la tête de l’état…

 

Omar Bongo meurt en 2009 après 30 ans au pouvoir !
Son fils Ali Bongo le remplace comme président du Gabon…


Raul Castro succède à Fidel Castro qui lui a transmis les rênes du pouvoir.


T. Obiang Nguema 32 ans au pouvoir. Guinée Equatoriale.
C’est l’un des chefs d’Etat les plus puissants d’Afrique.
En 1969, son oncle, Francisco Macías Nguema élu président de la République, lui offre le

poste de commandant de l’armée et des régions militaires de la capitale. L’année suivante, grâce à son oncle, il est promu au ministère de la Défense en tant que directeur général de l’approvisionnement et de la planification. En 1975, il prend la tête des forces armées puis est nommé vice-ministre des Forces armées populaires en 1979.

La même année,il…renverse son oncle, prend le pouvoir comme président du Conseil

militaire suprême, avant d’être nommé président de la République en 1982.

C’est ce qu’on appelle « mordre la main nourricière »


José Eduardo dos Santos 32 ans au pouvoir. Angola.
Né à Sambizanga (Luanda) le 28 août 1942, il exerce les fonctions de président de la

République depuis le 10 septembre 1979. Dos Santos succède par désignation au père de

l’indépendance angolaise Agostinho Neto, mort en 1979, et devient président du Mpla le 10 septembre 1979. Pendant plusieurs années, il combattra son rival de l’Unita, Jonas

Savimba. Après son assassinat en 2002, il règnera en maître absolu sur l’Angola.


Paul Barthélemy Biya’a Bi Mvondo, 29 ans au pouvoir. Cameroun.
Il est né le 13 février 1933 à Mvomeka’a.
C’est le second président de la République du Cameroun depuis le 6 novembre 1982.

Dès 1962, le président Ahmadou Ahidjo le désigne en qualité de chargé de mission à la

Présidence de la République dans le gouvernement.
En 1968, il est nommé ministre secrétaire général à la Présidence.
En 1975, il est Premier ministre d’Ahidjo puis devient président de la République le 6

novembre 1982 après la démission du président Ahidjo le 4 novembre 1982.


Robert Gabriel Mugabé 24 ans au pouvoir. Zimbabwe.
Il est né le 21 février 1924 en Rhodésie du Sud.
Après avoir été Premier ministre de 1980 à 1987, il est élu président de la République le

31 décembre 1987. En 1963, Mugabe, crée son propre parti, le Zimbabwe African National

Union (ZANU), avec le révérend Ndabaningi Sithole et l’avocat Herbert Chitepo.
En 2000, Robert Mugabe soumet à la population une nouvelle constitution incorporant

notamment une réforme agraire avec des expropriations sans compensation et, surtout, une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement.
Les organisations internationales l’accusent de violation des droits de l’homme.


Blaise Compaoré, 24 ans au pouvoir. Burkina-Faso.
Ce militaire formé à l’Emia est né le 3 février 1951 à Ziniaré, un village au nord de

Ouagadougou. Il est le fondateur de l’actuel parti au pouvoir, le Congrès pour la

démocratie et le progrès. Son nom est régulièrement associé  au meurtre de Thomas

Sankara. Il a été élu président de la République en 1991, dans une élection qui a été

boycottée par l’opposition. il a été réélu en 1998, en 2005 et en 2010.
Il a pris le pouvoir le « Jeudi noir » 15 octobre 1987, lors d’un coup d’État sanglant au

cours duquel Sankara, son prédécesseur à la tête de l’État, a été tué. Compaoré a décrit

le meurtre de Sankara comme un « accident » !

Cependant, cette affirmation est largement contestée.


Omar Hassan El Béchir. 22 ans au pouvoir. Soudan.
Il  est né le 1er janvier 1944 à Hosh Bonnaga.
Il accède au grade de général dans les années 1980 et mène le coup d’État militaire de

1989 qui renverse le Premier ministre élu Sadeq al-Mahdi.
Tous les partis politiques ainsi que le Parlement sont dissous.

El-Béchir prend la tête du Conseil du commandement révolutionnaire pour le salut national nouvellement établi ainsi que les fonctions de chef de l’État, Premier ministre, chef des forces armées et ministre de la Défense avant de devenir officiellement président de la République le 16 octobre 1993. D’abord allié à l’islamiste Hassan al-Tourabi, el-Bechir le met à l’écart, avant de l’incarcérer en 1999.

 

Islom Abdug‘aniyevich Karimov. 21 ans au pouvoir. Ouzbékistan.
Il est né le 30 janvier 1938 à Samarcande.
C’est le président de la République d’Ouzbékistan depuis  le 24 mars 1990.
Il adhère en 1964 au Parti communiste de l’Union soviétique.
Les Ong présentes dans la région, ainsi que l’Onu dénoncent les tortures, le manque de

démocratie, la répression contre l’opposition politique et religieuse, le manque de

liberté de la presse en Ouzbékistan sous la coupe de Karimov.


Meles Zenawi. 20 ans au pouvoir. Ethiopie.
C’est lui qui était le porte parole de l’Afrique au sommet de Copenhague sur le

changement climatique. Meles Legesse Zenawi est né  le 8 mai 1955 à Adoua.
Il est Premier ministre depuis le 23 août 1995.  Après la chute officielle du régime du

Derg le 28 mai 1991, il devient président du gouvernement de transition jusqu’au 22 août

1995. Sa présidence sera également marquée par la sécession de l’Érythrée après

référendum en 1993 et l’adoption d’une nouvelle Constitution en 1994.

L’Éthiopie devient officiellement la République fédérale démocratique d’Éthiopie.

 

Idriss Déby Itno. 20 ans au pouvoir. Tchad.
Il est né en 1952.
Le 7 juin 1982, Habré entre dans Ndjamena avec Déby à ses côtés, poussant le président

Goukouni Oueddei à s’exiler en Algérie. Promu Lieutenant-colonel, il se rend en France où

il suit les cours de l’École de guerre inter-armées.
De retour au Tchad, il est nommé conseiller d’Habré pour la défense et la sécurité.
Le 2 décembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon

d’armes Hissène Habré après une période de lutte armée menée à partir du Soudan et le

remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d’État.
Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le 28 février 1991 après

l’adoption de la Charte nationale.


Than Shwé. 19 ans au pouvoir. Birmanie.
Il est né à Kyaukse le 2 février 1933. Il  est le plus haut dirigeant de la junte du Myanmar (Birmanie). En 1960, il est promu capitaine. Après le coup d’État qui évince lepremier ministre ministre en 1962, il continue à monter dans les rangs : Il est lieutenant-colonel en 1972, colonel en 1978, commandant du district militaire du Sud-Ouest en 1983, vice-chef de l’état-major de l’armée, général de brigade et vice-ministre de la défense en 1985 et enfin général-major en 1986. Il obtient aussi un siège parmi les dirigeants du parti du comité central exécutif. Le 23 avril 1992, il succède au général Saw Maung comme président du Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre.

Il a gardé la tête de cette institution au moment de sa seconde nomination en Conseil

d’État pour la paix et le développement en 1997.

Il a cumulé cette fonction avec le poste de Premier ministre jusqu’en 2003.

 

Issayas Afwerki. 18 ans au pouvoir. Erythrée.
Né le 2 février 1946 à Asmara (alors en Éthiopie), il est président de l’Érythrée depuis

son indépendance le 24 mai 1993. Issayas Afewerki est le secrétaire général du FPLE

depuis 1987. Lorsqu’en 1993, après près de trente ans de lutte, l’Érythrée devient

indépendante. Issayas Afewerki en devient président.


Aleksandre Lukashenko. 17 ans au pouvoir. Biélorussie.
Né le 30 août 1954, il est l’actuel président de Biélorussie.
Élu le 20 juillet 1994 et réélu en 2001 et 2006, il  est controversée en raison du manque

de liberté politique sous sa présidence. Ses détracteurs le qualifient d’autoritaire et

dictatorial.


Yahya Abdul-Azziz Jemus Junkung Jammeh. 17 ans au pouvoir. Gambie.
Il est né le 25 mai 1965 à Kanilai. Lieutenant de l’armée, il accède au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 22 juillet 1994, qui renverse Dawda Jawara.
Son pays, est devenu une plaque tournante du trafic de drogue en Afrique.
Le 15 mai 2008, Yahya Jammeh exige que tous les homosexuels quittent le pays.
Jammeh est classé comme un obstacle de la liberté de la presse par l’organisation

Reporters sans frontières, depuis la promulgation de deux lois restreignant en 2004 et

2005, cette liberté, ainsi que depuis l’assassinat (non élucidé) du journaliste Deyda

Hydara, un opposant à Jammeh, en décembre 2004.

 


Ces « fils de… » peuvent avoir des ambitions politiques légitimes dans un contexte démocratique. Cependant, ce qui est blâmable, c’est le népotisme, c’est-à-dire l’obtention d’un poste en fonction du nom de famille et du  parrainage…

 

 

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