defimusulman | Coeur en émoi

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يَا مَعْشَرَ الْجِنِّ وَالإِنسِ أَلَمْ يَأْتِكُمْ رُسُلٌ مِّنكُمْ يَقُصُّونَ عَلَيْكُمْ آيَاتِي وَيُنذِرُونَكُمْ لِقَاء يَوْمِكُمْ هَـذَا قَالُواْ شَهِدْنَا عَلَى أَنفُسِنَا وَغَرَّتْهُمُ الْحَيَاةُ الدُّنْيَا وَشَهِدُواْ عَلَى أَنفُسِهِمْ أَنَّهُمْ كَانُواْ كَافِرِينَ

 

===>Traduction

 

« Ô communauté des djinns et des humains, ne vous est-il pas venu des messagers, choisis parmi vous, qui vous ont raconté Mes signes et averti de la rencontre de ce jour? Ils diront : « Nous témoignons contre nous-mêmes. » La vie présente les a trompés; et ils ont témoigné contre eux-mêmes qu’en (vérité) ils étaient mécréants. »

 
(Sourate EL ANÂME  Verset 130)

 

 **************

 

 

 

Pour commencer, voyons de près la biographie de Rachid Boudjedra sur Wikipédia d’après Jean Déjeux.

 

Qui est Jean Déjeux ?

 

Jean Déjeux né en 1921 est mort le 17 octobre 1993 à Paris. Membre des Pères blancs, il est l’auteur d’études sur la littérature française au Maghreb.

 

Écoutons-le :

Voilà, ce qu’il dit à propos de Rachid Boudjedra…

 

 » Il est né le 05 septembre 1941 (73 ans) à Aïn Beïda (Constantinois) et y passe sa jeunesse. Issu d’une famille bourgeoise, il commence ses études à Constantine et les poursuit à Tunis. Dés 1959, il prend le maquis. Blessé, il voyage dans les pays de l’Est, puis l’Espagne, où il est représentant du FLN. En 1962, après l’Indépendance, il rentre au pays natal et devient un étudiant syndicaliste. Il entreprend alors des études de philosophie à Alger et à Paris. Il obtient une licence de philosophie à La Sorbonne en 1965 et achève son cursus en présentant un mémoire sur Louis-Ferdinand Céline. Il se marie avec une Française. Il se destine à l’enseignement (Blida) mais en 1965, après la prise du pouvoir par Boumédiene, il quitte l’Algérie. Interdit de séjour pendant plusieurs années, car il faisait l’objet d’une condamnation à mort par fatwa (?). Il vivra d’abord en France de 1969 à 1972 puis au Maroc où il enseignera à Rabat jusqu’en 1975.

 

En 1977, il devient conseiller pour le ministère de l’Information et de la Culture.
Il participe à la rubrique culturelle de la revue hebdomadaire Révolution africaine.
Il est membre de la ligue des droits de l’homme.
En 1981, il est nommé lecteur à la SNED et enseigne à l’IEP d’Alger.

 

 

boudjedra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poète, essayiste, romancier, auteur de théâtre, il compte à son actif une vaste bibliographie. »

 

Analysons les quelques incongruités de cette biographie promotionnelle !

 

Tout d’abord, il est remarquable de constater que Rachid Boudjedra tente coûte que coûte de s’identifier à Louis-Ferdinand Céline !

 

1/Dans son roman « La répudiation » lui, c’est Rachid le narrateur et elle, c’est Céline – le prénom de la mère de Louis-Ferdinand – qui devient l’allocutaire de son récit !
2/ Dès 1959, il prend le maquis (donc, il n’avait que 18 ans !)
– Comme Céline, à 18 ans sous les drapeaux !
3/ Il est blessé…
– Comme Céline – blessé dans une bataille près de la ville belge d’Ypres, et est démobilisé en 1915.
4/ Il voyage dans les pays de l’Est, puis l’Espagne, où il est représentant du FLN (?)
– Céline participe par la suite à plusieurs missions à but médical dans les régions du monde les plus pauvres, comme en Afrique, en 1926.
5/Il rentre au pays natal et devient un étudiant syndicaliste.
– Sur les traces de Céline considéré comme « anarchiste » !
6/ Dans « l’escargot entêté » il utilise des mots « scientifiques » !
– comme Céline qui était médecin !
7/ après la prise du pouvoir par Boumédiene, il quitte l’Algérie. Interdit de séjour pendant plusieurs années, car il faisait l’objet d’une condamnation à mort par fatwa. (?) Relevons l’amalgame ?! Le mot « Fetwa » est strictement lié au domaine religieux ?!
– Impensable durant le pouvoir de Boumédiene !!! (1965-1978)
8/ En 1977, il devient conseiller pour le ministère de l’Information et de la Culture.
(Il participe à la rubrique culturelle de la revue hebdomadaire Révolution africaine.)
(Il est membre de la ligue des droits de l’homme.)
– Comment était-ce possible ? Boudjedra était interdit de séjour pendant plusieurs années et en 1977, Boumédiene était TOUJOURS au pouvoir puisque décédé le 27 décembre 1978 !?
9/Il a écrit 29 romans…
– Tout comme Céline !

 

 

Voyons maintenant de plus près, l’autobiographie de Rachid Boudjedra !
(Mes remarques sont entre parenthèses.)

 

Écoutons-le  :

 

Il est né en 1941.

« D’abord l’école coranique à quatre ans. (1945)

Ensuite l’école primaire française à partir de six ans. Doublée d’un cursus d’arabe. (1947)

– C’est-à-dire que j’allais à l’école arabe le soir, à la sortie de l’école française. Cela me faisait une quinzaine d’heures à l’école par jour. Il faudrait rappeler que l’arabe n’était pas enseigné à l’école,pendant la colonisation française. Il y avait des écoles privées qui fonctionnaient le soir, qui étaient d’ailleurs gratuites mais financées par les dons des citoyens et des bénévoles. Cet apprentissage double se faisait à Aïn Beïda, dans le village où je suis né.

Ensuite, mon père m’a envoyé au lycée à Tunis. (1952)

– J’ai été élève du collège Sadiki. Rien que pour faire des études où l’arabe était enseigné au même titre que le français. C’était un enseignement bilingue et élitiste. Tous les cours étaient doublés. Par exemple nous étudiions les maths en français et en arabe, les sciences naturelles aussi et ainsi de suite. Toutes les matières étaient enseignées obligatoirement dans les deux langues !

Après (07) années d’études à Tunis. (1959)
– Il avait 18 ans.

De 1959 à 1962…soit 03 années, aucune information dans cette autobiographie ! Rien…

En 1962, j’ai commencé à Alger des études de philosophie. J’ai été élève de l’école normale supérieure d’Alger et j’ai obtenu un D.E.S (en 1965 ?) et un D.E.A. de philosophie, à la Sorbonne. (en 1966 ?)

En 1966, j’ai commencé à enseigner la philosophie dans un lycée (de jeunes filles, à Blida)

Voilà c’est tout. »

 

C’est tout ! C’est vraiment impressionnant…

Cette biographie/garde-fou balaie toute autre « biographie » non conforme à celle-là !

Rachid Boudjedra est un écrivain talentueux qui a du métier.

Il remet continuellement son style d’écriture et assume…

« Il est vrai que l’héritage arabo-musulman, l’éducation que j’ai reçue et qui était très imprégnée de cet héritage et qui baignait sans cesse dans ce monde de signes cachés ou apparents, ont créé chez moi ce culte du signe. En effet, tout est signe dans notre civilisation arabo-musulmane. »

 

Cette déclaration est de Boudjedra.

 

Ce 03 juin 2015, Rachid Boudjedra versatile, affirme son athéisme en direct sur Echourouk TV et le 05 juin à Oran, Rachid Boudjedra le plus controversé des écrivains algérien, annonce: « Non, je ne suis pas athée. Je l’avais affirmé parce que la question de cette journaliste m’avait contrarié ».

 

Une véritable énigme, notre pygmalion national !

 

Bibliographie:

 

Analysons quelques extraits :

1/ La répudiation (1969) de Rachid Boudjedra

« Ma (mère) était donc répudiée. Longues déambulations agressives à travers la maison. Lourde métamorphose. Elle rêvait peut-être de papillons chuintants et de phosphorescence pénétrante. La rupture avec le père était totale: il ne venait plus à la maison. Mutations intégrales. Transformations inadéquates. Le sang lui battait dans le bout des doigts. L’ovulation, chaque mois, se dégonflait lamentablement, comme une bulle crapaudine sur ces nénuphars en papier que nous rapportions des kermesses des écoles françaises. Si Zoubir, lui, pensait déjà à prendre une deuxième femme ! Halètements vertigineux des sourdes résonances. Toutes les nuits à franchir, et la solitude ! Mes tantes épiaient ma mère; et profondément visitées, elles soupiraient d’aise, en se retournant dans leurs lits, pour mieux suggérer les jouissances abondantes. Les vaches ! Je voyais Ma se mordre les lèvres et se tordre le corps. Elle se taisait. Dans le noir, je faisais semblant de dormir. Depuis le départ du père, j’avais pris sa place dans l’énorme alcôve. J’avais dix ans et comprenais beaucoup de choses. »

Boudjedra avait dix ans et relate ainsi ses aversions, ses refoulements et ses douloureux ressentis. Ses mots sont insoutenables pour un lecteur musulman de culture arabo-musulmane ! Il met à nu l’intimité de « sa mère » et extrapole de sa vision détraquée, les instincts féminins de sa mère dans un langage délirant et exaspérant !
Presque de l’inceste…

–  » Longues déambulations agressives à travers la maison. Lourde métamorphose. Elle rêvait peut-être de papillons chuintants et de phosphorescence pénétrante. »
-« Le sang lui battait dans le bout des doigts. »
-« L’ovulation, chaque mois, se dégonflait lamentablement, comme une bulle crapaudine… »
-« Halètements vertigineux des sourdes résonances. »
-« Mes tantes épiaient ma mère; et profondément visitées, elles soupiraient d’aise, en se retournant dans leurs lits, pour mieux suggérer les jouissances abondantes. »
-« Je voyais Ma (mère) se mordre les lèvres et se tordre le corps. »
-« Dans le noir, je faisais semblant de dormir. »
(dans le NOIR…Comment pouvait-il VOIR sa mère se mordre les lèvres ?!)

 

===> Un autre énergumène de même acabit : Amin Zaoui  (un obsédé sexuel !)

 

Analysons un extrait très significatif de son roman :  » Festin de mensonges »

 

« J’aime faire l’amour avec des femmes mûres. Cela doit me venir de ma tante, la sœur jumelle de ma mère, qui m’a dépucelé.

Dans la grange où nous nous retrouvions, elle criait fort le nom d’Allah au moment de jouir.
Ensuite j’ai connu d’autres femmes. Toutes m’ont apporté des choses. L’alcool, le tabac, les livres des roumis.
En plus du sexe. Je crois que je les aimais autant qu’il est possible d’aimer Allah lui-même.
Mais ce n’était pas du goût de tous. L’Algérie venait d’obtenir l’indépendance et arrivés d’Égypte ou de Palestine, les Frères musulmans devenaient de plus en plus influents. Un jour il faudrait que je m’amende. »

 

– C’est de l’inceste ! (sa tante maternelle qui l’a dépucelé !)
– Elle criait le Nom d’Allah au moment de JOUIR ! Remarquez l’outrage : (Allah et le sexe !)
– « Je crois que je les aimais autant qu’il est possible d’aimer Allah lui-même. » (un sacrilège dans la bouche d’un apostat)
– …/…et arrivés d’Égypte ou de Palestine, les Frères musulmans devenaient de plus en plus influents. (affirmation d’un hérétique, dangereusement tendancieuse…)

 

===> Amin Zaoui est né le 25 novembre 1956 à Bab El Assa (Tlemcen)

 

Il cite :

– Son dépucelage (par sa TANTE Maternelle !)
Ses rapports sexuels avec sa tante dans la grange !
– D’autres femmes (?), l’alcool, le tabac…
Amin Zaoui relate des fragments de son enfance. (07 ans)

L’Algérie venait d’obtenir l’indépendance…(05 juillet 0962)
Ses allégations ne prêtant pas à équivoque, nous sommes tenus de considérer toutes ces dépravations comme se situant entre 1956 et 1962 ?! Amin Zaoui avait juste 07 ans ?!

Amin Zaoui est le symbole de la débauche et de la luxure…

 

Il est nommé en 2002 directeur général de la Bibliothèque Nationale et…limogé en 2008 par la ministre de la culture Khalida Toumi qui le renvoie ainsi sur le dépotoir de ses origines !

 

 

« Quand je m’examine, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure. »
( Charles Maurice de TALLEYRAND )

2/Timimoun de Rachid Boudjedra

L’ALCOOLISME
« Mais le pire c’est la vodka. Elle m’a donné ce cou de poulet déplumé qui semble toujours nager dans le col de mes chemises; ces yeux brouillés aux paupières lourdes et sans cils. Ma pomme d’Adam a l’air de tourner sur elle-même, tel un gros bouton en carton-pâte amidonné. Toujours aussi cette allure de vieille tortue (…) ».
Il répare son minibus (« Extravagance ») : « Une manière d’occuper le temps pour ne pas boire et pour plaire à Sarah qui n’a pas l’air de se rendre compte de l’effet désastreux que produit le manque d’alcool sur mon organisme imbibé depuis l’âge de 1’âge de 16 ans. La passion du désert vint plus tard. »

 

On a l’impression ici, que Boudjedra pro domo, fait son propre portrait en se comparant à un escargot. En se ridiculisant, il évite de donner ainsi aux autres l’occasion de le ridiculiser…

« Elle m’a donné ce cou de poulet déplumé qui semble toujours nager dans le col de mes chemises; ces yeux brouillés aux paupières lourdes et sans cils. Ma pomme d’Adam a l’air de tourner sur elle-même, tel un gros bouton en carton-pâte amidonné. Toujours aussi cette allure de vieille tortue… »

 

LE SEXE
Je dis comme ça : prends une bière toi aussi… prends une 33 Lux… ça vaut toutes les femmes du monde… je n’ai jamais rien compris au sexe ni aux phantasmes lubriques et libidineux des hommes… mon propre sexe me dégoûte… c’est quelque chose de bizarre une excroissance mobile… immobile… c’est mou c’est dur ridicule bistré… avec un œil torve…franchement non alors un sexe de femme un vagin merci..
[…] Je dis encore : je n’ai jamais rien compris à cette affaire de sexe… celui de l’homme une chose bistrée qui me fait penser à un viscère marron desséché froissé… ça me donne la nausée et puis ces couilles rosâtres, bistrées qui pendouillent tu trouves pas ça moche de montrer ça à une femme à ta place j’aurais honte pauvres femmes il faut dire qu’elles ne sont pas plus gâtées que nous…

===> Le déni du sexe et cette perversité latente remontent à sa plus tendre (?) enfance. Boudjedra accuse justement « le sexe » d’être la cause première des malheurs de sa mère (Répudiation) qu’il ne semble pas contester. Ce sont les conséquences de cette répudiation qui font mal unilatéralement puisque Si Zoubir (on ressent une certaine ironie à l’égard de ce père ) qui pense déjà à une seconde épouse !
 
===> La femme « répudiée »  ne peut se remarier !

Le mari lui, peut prendre quatre épouses en même temps…

Boudjedra ne manque pas une occasion de se moquer de son “microgénitomorphisme” ! Serait-il asexuel comme son maître Céline qu’il adule à la déraison ?
(Louis-Ferdinand Céline, « d’un Château l’autre »)
(Paris: Editions Gallimard, 1957)

 

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3/ L’ escargot entêté (1977)

La folie prend plusieurs visages dans l’ œuvre de Boudjedra. Ainsi dans L’ Escargot entêté elle est de type névrotique et atteint un commis de l’ État au service de la dératisation qui a pour mission d’assainir la ville. L’ extermination des rats qu’il veut mener d’une manière scientifique (« abandonner les anticoagulants et utiliser un mélange de poisons rapides et des poisons fumigènes. Je connais la recette. Cette fois-ci j’emploie les grands moyens. D’un côté une addition d’alphachloralose, de strychnine et de phosphore de zinc, de l’ ANTU, de composé 1080e de sulfate de thallium. De l’ autre, une addition fumigène de bromure méthylique, d’acide cyanhydrique, de monoxyde de carbone et de cyanure de calcium pulvérisé…

On peut aussi comparer Rachid Boudjedra, toute proportion gardée à l’écrivain marocain Driss Cheraïbi né le 15 juillet 1926 et mort le 01 avril 2007 à Crest (France). Driss décrit dans son livre « Passé simple », (1954) sa révolte contre les abus de pouvoir de la grande bourgeoisie marocaine, incarnés par son père «le Seigneur» !

Rachid Boudjedra est un solitaire qui retrouve ses repères dans les mots ! L’écriture pour lui, est une thérapie. Il trouve son refuge dans cette liberté de s’exprimer sans tabous ni limites ni pudeur. C’est le moyen le plus sûr pour lui, de clamer haut et fort toute sa rancœur, ses peurs et ses fantasmes les plus fous.

 

Jamel Eddine Bencheikh définit quant à lui l’écriture comme étant par définition l’expression d’une solitude. L’écriture dit-il, est le geste que fait un écrivain pour sortir de sa solitude […] L’écriture peut être le geste désespéré pour retrouver les autres. » (Interview.Sindbad, no 8,15,janvier 1983)

 

L’usage que fait Boudjedra de son vécu dans les textes est double puisqu’il oscillera entre le vécu et l’expérience similaire à travers l’intertextualité des autres ! Il rejette d’une chiquenaude tous les tabous et se noie dans ses obsessions sexuelles !
Il vit de ses refoulements…

Pour Boudjedra, l’Islam est un écueil à ses fantasmes…
Il essaye (comme tant d’autres, avant lui) de pousser la femme à se débarrasser de toutes ces recommandations religieuses héritées d’une société musulmane juger répressive pour…retrouver son indépendance et vivre hors de la domination patriarcale. Elle pourra alors s’épanouir à l’image de sa modernité radicale issu de son occident décadent ! Mettant en avant sa revendication d’une modernité éculée, il se pose en pourfendeur de ce qui est reconnu et établi, comme la tradition et les coutumes dans la société musulmane, la jugeant rétrograde en partant de son propre vécu ! (c’est à dire : la polygamie de son père, la répudiation de sa mère et son aversion du sang des menstrues ! (A Huit ans, découverte derrière la porte de la cuisine de chiffons imbibés de sang noirâtre…) « Timimoun »

 

Partant de la notion de propriété intellectuelle comme héritage culturel, Boudjedra s’engouffre avec détermination dans le gouffre de la littérature subversive sous couvert de l’intertextualité universelle open source !

A bout de souffle et d’inspiration, Boudjedra se replie sur l’intratextualité (avec « Macération » – 1984) à l’instar de Alain Robbe-Grillet précurseur du genre avec « Topologie d’une cité fantôme – 1976) puis s’identifiant dans la forme, à Claude Simon et se confond à lui dans une étonnante mimesis textuelle et symbolique.
Pour le fond, Faulkner sera pour lui l’alter égo qui donnera à tous ses refoulements l’univers narratif de son destin personnel. Dans le cheminement de sa chronologie causale des évènements passés, Boudjedra extériorise ses vieux démons, les imputant à la société patriarcale qu’il juge assez archaïque et contre laquelle il déverse toute son animosité et son fiel.

 

 

C’est à travers le fil de ses réminiscences que se déroule dans un dynamisme scripturaire le flot de ses souvenirs personnels ignoblement agressifs !

 

 

 

 

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« L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut.  »
(Martin Luther King)

 

Vous êtes pacifiques ?
Oui, nous sommes pacifiques !

Nous sommes hautement pacifiques.
Nous sommes pour la paix et nous la défendons !
On n’aime pas la guerre mais on s’y prépare…

Chacun est libre de ses choix dans un cadre légal.
Vous !  Vous êtes pour la démocratie ?
Non ! Ce n’est pas vrai…

Généralement, c’est la majorité qui écrase la minorité. (Israël, Birmanie…)
En Algérie, c’est une minorité éradicatrice qui veut imposer son projet d’une société déliquescente, contraire à nos valeurs arabo-musulmanes.
Ces gens là, sont les rebuts du néo-colonialisme français.

Des vassaux zélés, manipulés qui font dans l’intox et la subversion…

L’Algérie est mon pays. Tous ceux qui se sont sacrifiés pour son indépendance confisquée, ne l’ont fait que pour que nos enfants retrouvent leurs dignités perdues ! Nous sommes les dignes héritiers de ces valeureux chouhada…

Nous nous opposerons de toutes nos forces, aux forces du mal, aux séparatistes, aux aventuriers de tous bords et aux mercenaires de la plume et de l’épée…

Nous sommes pour le dialogue fraternel, libre et désintéressé. Nous ne détestons personne. Nous respectons tout le monde. L’Islam est notre religion et celle de nos aïeux ! Nous ne concèderons pas un pouce de notre territoire à qui que ce soit. Nous ne ferons aucun compromis !

Nous n’aimons pas l’extrémisme des deux bords.
Ni l’extrémisme berbéro-assimilationiste-éradicateur !
Ni l’extrémisme intégriste !
Nous sommes pour le juste milieu…

Nous tendons la main à tout le monde !
Mais nous couperons celle du traître, du fourbe et du scélérat !

Nous ne serons pas du côté, de ceux qui disent :
– « Armez-vous ! »
Nous serons plutôt du côté, de ceux qui disent :
– « Aimez-vous ! »

Notre patience est connue mais notre détermination l’est davantage !
Nous sommes pour la liberté du culte, la liberté d’expression et pour la liberté d’opinion dans une diversité culturelle et linguistique.
L’Algérie musulmane est plurielle…

Si quelqu’un nous bouscule, nous serons patients.
Si quelqu’un nous insulte, nous serons tolérants.
Si quelqu’un dénigre notre religion, nous l’informerons.
Si quelqu’un touche à notre religion…on tire sans sommation !!!

La colère du belliqueux est proportionnelle à son animosité.
La colère d’un pacifique fera bouillir l’océan pacifique…

La majorité silencieuse est comme un raz-de-marée qui déferle, en submergeant les îlots nocifs de la désolation pour les transformer en un lac tranquille et paisible…

Nous avons un seul parti et une seule patrie : l’Algérie !

Kamel SEDDIKI

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« Ouvrez vos bras au changement mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs ! »

(Dalaï Lama)

 

A/Prologue

Le nombre 12 a des caractéristiques mathématiques :
 
c’est un nombre pratique divisible (par 1, 2, 3, 4, 6 et par lui même) pour faire des parts égales. Une douzaine d’œufs se divise facilement dans une famille comportant 2, 3, 4 , 6 ou même 8 personnes. L’année de 12 mois se divise facilement en trimestre donc en saisons. on peut aussi la diviser en bimestre, quadrimestre et en semestre. Il est remarquable de voir que les nombres qui entourent 12, sont des nombres premiers. Les nombres 11 et 13 ne sont divisibles que par 1 et par eux mêmes.
 
 

B/L’homme et le chiffre 12

– douze paires de côtes,
– douze vertèbres thoraciques.
– douze paires de nerfs crâniens
– douze ganglions.
Le duodénum (du latin duodecim, douze) est la première partie des intestins qui fait environ douze pouces de long.

– 12 imams chez le chiisme duodécimain.

– 12 pieds dans un alexandrin

– 12 jurés pour composer un jury dans un procès.

– 12 est le nombre unitaire vente dans le commerce : la douzaine.

– 12 coups de minuit ! L’horloge sonne douze coups à midi et à minuit.

– 12  est le nombre de dan (maître) grades au judo.

– 12 arêtes du cube.

– 12 =  masse atomique du carbone = 1
 
 
C/Les mesures et le chiffre 12

Ce nombre permet nous situer dans le temps.
– 12 heures dans notre système horaire.
– 12 mois dans notre système duodécimal.
la Lune effectue environ 12 fois le tour de la Terre, en un an.

 

D/L’empire romain et le chiffre 12

Les 12 Césars
– Jules César,
– Auguste,
– Tibère,
– Caius ou Caligula, Claude,
– Néron,
– Galba,
– Othon,
– Vitellius,
– Vespasien,
– Titus,
– Domitien.
 

E/Le zodiaque et le chiffre 12

– Bélier
– Taureau
– Gémeaux
– Cancer
– Lion
– Vierge
– Balance
– Scorpion
– Sagittaire
– Capricorne
– Verseau
– Poissons
 
 
F/La mythologie et le chiffre 12

12 muses

*Vénus (Aphrodite) Déesse de l’Amour et de la beauté. (02 colombes)
*Junon (Héra) Déesse reine des Dieux. (Un paon)
*Minerve Déesse de la Sagesse et de la Guerre. (casque et bouclier)
-Euterpe muse de la Musique. (la flute)
-URANIE muse de l’Astronomie.(compas et sphère céleste)
-Calliope Muse de l’éloquence. (03 livres et une couronne)
-Terpsichore Muse de la Danse. (Tambourin et rythme)
-Melpomène Muse de la Tragédie. (Sceptre et poignard)
-Thalie Muse de la Comédie. (Masque)
-Polymnie Muse de l’écriture. (Un grand livre)
-Erato Muse de la poésie lyrique et érotique. (lyre et flambeau)
-Clio Muse de l’Histoire. (Trompette de la renommée)

12 Titans

06 Titans (mâles)
– Coéos.
– Crios.
– Cronos.
– Hypérion.
– Japet.
– Océan.
06 Titanides (Femelles)
– Mnémosyne.
– Phébé.
– Rhéa.
– Théia.
– Thémis.
– Téthys.
 
 
12 travaux d’Hercule
-Tuer le lion de Némée
-Tuer l’hydre de Lerne
-Capturer le sanglier d’Érymanthe
-Capturer la biche de Cérynie
-Faire fuire les oiseaux du lac de Stymphale
-Capturer le taureau du roi de Crête
-Capturer les juments de Diomède
-Dérober la ceinture d’Hippolyte
-Nettoyer les écuries d’Augias
-Capturer les bœufs de Géryon
-Dérober les pommes d’or du jardin des Hespérides
-Dompter et ramener le chien Cerbère
 
 
G/Les croyances judéo-chrétiennes et le chiffre 12
 
12 tribus d’Israël
1- Tribu de Ruben fondée par Ruben
2- Tribu de Siméon fondée par Siméon
3- Tribu de Lévi fondée par Lévi
4- Tribu de Juda fondée par Juda (dont provient la dynastie du roi David)
5- Tribu d’Issacar fondée par Issachar
6- Tribu de Zabulon fondée par Zabulon
7- Tribu de Dan fondée par Dan
8- Tribu de Nephthali fondée par Nephthali
9- Tribu de Gad fondée par Gad
10-Tribu d’Asher fondée par Asher
11-Tribu de Joseph fondée par Joseph
12-Tribu de Benjamin fondée par Benjamin
 
12 apôtres
-Pierre.
-Jacques.
-Thomas.
-Matthieu
-Jean.
-Simon.
-André.
-Nathanaël.
-Thaddée.
-Jacob.
-Jude.
-Philippe.
 
12 fils de Jacob
1. Ruben
2 Siméon
3 Lévi
4 Juda
5 Dan
6 Nephtali
7 Gad
8 Aser
9 Issachar
10 Zabulon
11 Joseph
12 Benjamin

H/Le cinéma et le chiffre 12

– Les Douze Salopards.
– L’armée des douze singes.
– Ocean’s Twelve.
– Douze hommes en colère.
 

I/La croix de David et le chiffre 12
 

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==>En additionnant la somme des triangles opposés (de même couleur) nous aurons pour chaque paire :

a) 13 + 13 = 26
b) 20 + 20 = 40
c) 19 + 19 = 38

Ainsi, la somme des six triangles nous donne : 104
Divisons 104 par 26 nous aurons un nombre entier ===> 04

Dans la tradition hébraïque, l’arbre des Sephiroth (nombres) se compose de 04 cercles. La Kabbale (tradition ésotérique du judaïsme) décrit 04 mondes et leur associe 04 éléments.
 
 

Remarque

 
Pour les musulmans, Le Nom par excellence du Créateur des Mondes « ALLAH » transcrit en arabe, comporte 04 lettres en arabe et le nom du Sceau des prophètes et le Messager d’Allah, se compose également de 04 lettres. Le mot « Coran » en arabe, n’échappe pas lui aussi, à cette règle : 04 lettres !

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Texte écrit le 10 décembre 2010    (mise à jour le Dim 04 décembre 2011)

 

L’Islam

 

L’Islam pour l’accomplissement de tous ses rites, est régi par les phases de la lune.
 
(Ils ne sont pas liés aux saisons)
 
Il trouve sa consolidation sur cinq piliers fondamentaux.
 
Les cinq piliers de l’Islam sont tributaires du cycle lunaire à l’exception des cinq prières. (cycle solaire)
 
1) La Shahada (affirmation formelle de la foi musulmane)

==> Cette profession de foi, est intemporelle.
 
– Elle consiste à témoigner qu’il n’y a aucun DIEU hormis ALLAH et à ne LUI associer aucune autre divinité  !
 
– Elle consiste aussi à témoigner que notre seigneur Mohammed (Que le Salut Soit Sur Lui) est le Messager d’ALLAH.
 
– C’est le Dernier des envoyés d’ALLAH.
 
2) L’accomplissement obligatoires des prières légales.

==> Elles sont liées à la circumvolution du soleil autour de la terre…
 
– Les Laudes ou Fedjr , à l’aube.
 
– La Sexte prière ou Dho’hr, prière de midi.
 
– La None ou El-Aâsr, la médiane.
 
– Les Vêpres ou Maghreb crépusculaire.
 
– Les Complies ou El-ïcha.
 
3) L’acquittement de l’aumône légale.

==> Il est recommandé de se référer à l’année lunaire.(355 jours)
 
Obligatoire pour ceux qui ont un AVOIR ANNUEL équivalent ou supérieur à 85 gr d’or ou 595 gr d’argent.
 
– 2,5% de cet AVOIR seront distribués aux pauvres pour l’année lunaire.
 
– 2,579% de cet AVOIR si l’année du décompte est solaire.(365 jours)
 
4) Le jeun obligatoire durant le mois sacré du Ramadhan.

==> C’est le 9e mois de l’Hégire.
 
On doit jeûner de l’aube au crépuscule.(Ni boire, ni manger, ni rapport sexuel)
 
– C’est un mois de pénitence, de piété et de charité.
 
5) Le pélerinage à la maison Sacrée d’ALLAH.

==> C’est durant les 8e, 9e et 10e jours du 11e mois de l’Hégire.
 
– Le mois s’appelle Dhou El Hija.(littéralement : le mois du pélerinage)
 
– Il est réservé à ceux qui ont les moyens de l’accomplir.
 
A/ Le calendrier lunaire
 
1/Mouharram
 
2/Safar
 
3/Rabi’e El Awwal
 
4/Rabi’e At-Thani
 
5/Joumada el Awwal
 
6/Joumada At-Thani
 
7/Rajeb
 
8/Sha’bane
 
9/Ramadhan
 
10/Shawwal
 
11/Dhoul Qa’da
 
12/Dhoul Hijja
 
 
==> Quatre parmi ces mois sont sacrés.
 
– Le premier : Mouharram.
 
– Le septième : Radjeb.
 
– Le onzième : Dhoul Qa’da.
 
– Le douzième : Dhoul Hijja.
 
 
B/ Pourquoi Achoura ?
 
Voyant les juifs s’adonner à un jour de jeûne, Muhammad (QSSSL) en 622, leur en demanda la signification, ceux-ci répondirent qu’ils commémoraient ainsi la sortie d’Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse.
 
Se réclamant des anciens prophètes bibliques Muhammad affirma être plus en droit de jeûner ce jour. C’est une sorte de continuité prophétique de l’islam. Il l’institua bien avant le jeûne du ramadan. C’est une période de jeûne de deux jours. Le 10 de mouharram, a donné le nom à l’événement : Achoura = dixième jour en arabe.
 
Ce jeûne est relatif au jeûne juif de Yom Kippour, fixé au dixième jour du septième mois (Tishri) du calendrier hébreu. Jour de repentance ou du Grand Pardon. Ce jour-là, les Israélites observent un jeûne absolu et ne travaillent pas. Jour d’expiation individuelle et communautaire du culte du « Veau d’or » sous Moïse. C’est une reconnaissance publique de tous les écarts non seulement à l’égard du divin, mais, et surtout, à l’égard d’autrui.
 
Muhammad (QSSSL) l’a étendu également au 9e jour (un jour avant) ou le 11e jour (un jour après)  pour éviter que soient confondues les fêtes musulmanes et juives. Le mois du Ramadan est révélé deux années plus tard, alors le jeûne de Achoura devient recommandé mais non obligatoire.(à condition de jeûner deux jours)
 
C/ Historique
 
Les Omeyyades étaient liés au troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mohammed (QSSSL), tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l’Omeyyade Muawiya alors gouverneur de Syrie. Piégé par l’arbitrage de Omar Ibn El AS, Ali  est écarté du pouvoir en Syrie. Il  est assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans qui lui reprochaient d’avoir fragilisé la légalité par un fallacieux arbitrage. Muawiya fut proclamé calife par les Syriens en 661.
 
En 680 (61 de l’Hégire) à la mort de Muawiya, Hussein lève une armée à la Mecque et marche sur l’Irak, pour faire valoir ses droits à la succession califale ouverte après l’assassinat de son père Ali quatrième calife de l’islam et gendre de Mohammed, le Messager d’Allah.(QSSSL) Après un siège de dix jours de la ville de Koufa, Hussein et son armée sont défaits par les troupes du calife Yazid 1er. La tradition rapporte qu’Hussein fut décapité et son corps mutilé à Karbala, où se trouve son tombeau, lieu saint des Chi’ites.
 
a) Pour le sunnisme

==> C’est un jour de jeûne, de pénitence, de charité et de piété.
 
b) Pour le chiisme

==> C’est la commémoration du massacre de l’imam Husayn et de 72 membres de sa famille et partisans par le califat omeyyade à Kerbala en Irak. Elle a lieu le 10e jour du mois musulman de mouharram et le deuil se poursuit pendant 40 jours. De nombreux chiites s’auto mutilent à cette occasion.
 
Cette évolution de la signification initiale est considéré dans le sunnisme comme une Bid’ah.
 
(Innovation, donc une hérésie) C’est à Kerbala en Irak qu’a lieu le pèlerinage principal.
 
D/ Achoura dans la tradition musulmane
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) a accepté le repentir de Adam après son exil du Paradis.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) a sauvé Nouh (Noé) et ses compagnons sur l’Arche.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) sauva Ibrahim (Abraham) du bûcher.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) remit les dix commandements à Moussa. (Moïse)
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) guérit Youb. (Ayoub)
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) permit la réunion de Youssouf  (Joseph) avec sa famille.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) libéra Younès (Jonas) du ventre de la baleine.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) sauva Moïse et noya Pharaon et son armée.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) a pardonné à Daoud (David) son erreur.
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) restaura le royaume de Souleyman. (Salomon)
 
==> Ce jour là, Allah (Béni Soit Son Nom) permit l’ascension de Aîssa fils de Marie. (Jésus)
 
 
E/ Conclusion
 
Achoura du 27 décembre 2009 a revêtu une importance assez particulière !
 
Les musulmans ont célébré cette journée en même temps que les israélites qui commémoraient Yom Kippour et les chrétiens qui fêtaient le réveillon et la Saint Sylvestre !
 
Ainsi en décembre 2009, Mouharam le mois sacré d’Allah voit passer trois célébrations religieuses des trois grandes religions monothéistes ! Le christianisme, le Judaïsme et l’Islam.
 
 
Cet évènement n’arrive que chaque 27 ans  dans le calendrier lunaire.
 
En 2010, Achoura a été célébré par les musulmans le jeudi 16 décembre 2010
 

Cette année (2011), Achoura sera célébré par les musulmans le lundi  05 décembre 2011. Le jeun du dimanche (en plus du lundi qui est recommandé) est souhaitable pour tous les musulmans afin de se démarquer des israélites qui jeûnent le lundi !
 
Rappel
 
la Zakat El Fitr, appelée communément El-Fatra est une aumône qui se fait à l’occasion de la rupture du jeûne de ramadhan. Le  payement  des  impôts à l’état, ne dispense nullement le fidèle de verser la  » zakat légale ».
 

Le « Nissab » cette année (ou seuil d’imposition) de la zakat 1431, correspondant à l’année 2010/2011, est fixé en Algérie, à 335750 dinars soit 3546,2 € environ.
 

Toute personne concernée doit verser le 1/10e, c’est-à-dire 2,5% de ce montant aux pauvres et aux nécessiteux. A l’origine, le Nissab est calculé sur la base de 20 dinars/or,  totalisant un poids de 85 grammes. cette année le prix du gramme d’or (18 carats) est fixé à 3950 dinars.
 
 
Pour calculer le Nissab : 3950 DA x 85 gr= 335750,00 dinars.
 
 
Le jeûne de ce grand jour (Achoura) permettra l’expiation des pêchés de l’année écoulée !
 

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La mission apologétique du Messager d’Allah

Les premiers adeptes
Le Messager d’Allah commença son prosélytisme avec les membres de sa famille et ses intimes.
– La première femme à embrasser l’islam fut son épouse Khadidja.
– Le premier enfant fut son cousin Ali.
– Le premier esclave libéré fut Zayd.
– Le premier homme libre à embrasser l’islam, était Abou Bakr Essediq.

Premières prédications publiques
Puis le Messager d’Allah dénonça ouvertement l’idolâtrie.
Qoreïch réalisa qu’il attirait de plus en plus de fidèles parmi les pauvres ce qui représentait une menace à ses croyances et à sa prospérité.  Une guerre ouverte, ne pouvait pas servir ses intérêts. L’unité du clan était primordiale. Ils décidèrent d’attendre le moment propice. De toute façon, le clan Hashim, s’opposerait à toute velléité agressive…

1/La guerre psychologique
Les polythéistes de Qoreïch utilisèrent la moquerie, la raillerie et la dérision pour essayer de dissuader les plus faibles.  Son oncle Abou Talib lui conseilla alors de laisser tomber son prêche afin de ne pas compromettre sa sécurité et celle de son clan mais Mohammed lui dit :
« Ô mon oncle, je jure par Allah que même s’ils déposaient le soleil dans ma main droite et la lune dans main gauche pour me faire renoncer à cette affaire, je n’y renoncerais jamais, jusqu’à ce que Allah la fasse triompher ou que j’y perde la vie. »

La tension augmenta dans la cité…

2/La persécution des plus pauvres.  
Les quatre premières années, les convertis provenaient surtout de milieux pauvres et étaient incapables de se défendre.

Le refuge abyssin
Le Messager d’Allah invita tous ceux qui le pouvaient à émigrer en Abyssinie. (Éthiopie) Le chrétien Négus était un roi juste et pieux.

Cette alliance avec une puissance étrangère irrita davantage Qoreïch. Ils demandèrent au Négus d’extrader ces musulmans.

Adorant le même Dieu que les musulmans, le Négus ne put retenir ses larmes, en écoutant la récitation de quelques versets du Coran relatifs à la vierge Marie. Il dit :
« En vérité, cela provient de la même source que ce que Jésus a apporté. »

===> Après les persécutions et l’exil forcé,  Qoreïch proposa au Messager d’Allah un deal.

3/La corruption
Le Messager d’Allah
devait disaient-ils inclure leurs divinités dans sa nouvelle religion et ainsi leur permettre à tous de se convertir ! Eux en retour, feraient de Lui un roi, s’il consentait à ménager un peu leurs idoles.

4/Le blocus économique
Devant l’obstination du Messager d’Allah, l’oligarchie mecquoise décida d’imposer un blocus économique des plus sévères contre tout le clan des Hashim. Ce boycott dura trois ans.

Premières alliances
– Le premier serment d’Aqaba
Premier ambassadeur à Yathrib (Médine) Mous’ab ibn ‘Omayr.
– Le deuxième serment d’Aqaba
El ansars jurèrent de le défendre comme s’ils devaient défendre leur propre vie, celles de leurs épouses et de leurs enfants. « C’est  le Serment de la guerre »

L’émigration vers Médine (L’Hégire)
Les ansars invitèrent le Messager d’Allah à venir s’installer à Yathrib (Médine), c’est la Hidjra ! Les musulmans sortirent discrètement de la Mecque et entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.

Confiscations des biens de tous les émigrés
Qoreich s’empresse de confisquer et de saisir tous les biens des musulmans qui avaient émigrer à Médine avec le Messager d’Allah et les a déchus de tous leurs droits…

5/Les coalisés lancent un appel au meurtre
La mort d’Abou Talib a fragilisé la position sociale du Messager d’Allah.Qoreïch décida finalement de supprimer Mohammed.

6/Le lynchage
De jeunes hommes, choisis parmi différents clans, devaient lui porter chacun un coup mortel. Ainsi, son sang se retrouverait sur chacun d’entre eux. Le clan des Hashim ne pourrait exiger le prix du sang de toutes les tribus incriminées ni les combattre.

Cette façon d’agir il y a plus de quatorze siècles était sans précédent !

Certains affirment qu’au 18eme siècle, aux Etats-Unis le juge de paix William Lynch, pas très convaincu de la justice de l’époque, décida d’utiliser une autre forme plus expéditive ! On arrête le suspect, un procès sommaire et une « exécution collective » en bonne et due forme ! Vite et bien…

===> De son nom, serait né le mot lynchage concernant « le meurtre collectif » mais Qoreich sous l’inspiration diabolique de Abou Djahl, l’avait bel et bien devancé de plusieurs siècles déjà…

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Confession

 
 
 
Autobiographie d’un itinéraire spirituel
 
 
Abdelmadjid Jean-Marie DUCHEMIN (Rahimahou Allah)
 

 

L’abbé Jean-Marie Duchemin (1908-1988) était une figure connue du catholicisme sarthois. Son action considérable, menée inlassablement pendant 25 ans, en faveur des plus défavorisés, l’avait fait connaître dans tout l’Ouest de la France. L’aide conséquente qu’il a apportée aux travailleurs immigrés maghrébins et africains l’a conduit à s’intéresser de près à leur vie religieuse et à en approfondir la connaissance. Après des années de méditation et d’étude comparée du christianisme et de l’islam, il décida de devenir musulman. Peu de temps avant sa décision de rendre publique sa conversion à l’islam – qui n’était connue que d’une poignée de confidents – , il consigna par écrit les raisons qui le conduisirent à effectuer ce choix dans un texte écrit à la troisième personne.

Ce texte autobiographique, emprunt de modestie et de simplicité de style, et écrit à la troisième personne, qui doit dater de 1983.

Le père Abdelmagid Jean-Marie Duchemin est mort le 6 septembre 1988 à Casablanca où il s’était installé à l’automne précédent. Il est enterré au cimetière de Sidi Othman, quartier des anciennes carrières, dans la banlieue de la capitale économique du Maroc.

Texte autobiographique du père Abdelmajid Jean-Marie DUCHEMIN

Né en 1908 d’une famille profondément catholique, croyante et foncièrement pratiquante, à 10 ans il était mieux instruit et convaincu des dogmes, de la morale et des prescriptions liturgiques que beaucoup de chrétiens adultes. Pour lui, vivre et croire ne faisait qu’un. Tout enfant, il avait ressenti un irrésistible appel au sacerdoce et plus tard il ne pensa jamais qu’autre pouvait être sa voie ; même si des professions ou des activités culturelles prirent charmes et attraits à ses yeux. Selon la théologie de l’époque, selon l’enseignement religieux reçu dans la famille, à l’école chrétienne qu’il fréquentait et dans les prédications de l’Église dont l’écoute était pour lui pleine de charmes, malgré son jeune âge, il était convaincu que « hors de l’Église, point de salut ».

Mahométans

Il n’avait que très rarement entendu parlé du « mahométisme » – que l’on plaçait au même rang que le paganisme et le fétichisme -, et toujours de façon désavantageuse et méprisante. Or, vers sa dixième ou onzième année, pendant une explication, faite par la maîtresse de sa classe, de la leçon « La religion catholique est la seule vraie religion de Jésus Christ, capable d’apporter le salut », l’institutrice pour étayer son propos en vint à parler des autres religions. Elle condamnait allègrement à l’enfer tous les tenants des autres religions chrétiennes : protestants et orthodoxes, ne réservant le ciel qu’aux seuls catholiques Romains.

Quant aux religions non chrétiennes, elle était pleine de mépris pour leurs adeptes : les infâmes juifs qui avaient mis à mort le bon Jésus; les hindouistes, pauvres ignorants adorateurs de multiples dieux monstrueux ; les « mahométans » – des fanatiques trompés par le suppôt de Satan qu’était le débauché Mahomet -, avaient massacré des chrétiens, et les glorieux Croisés n’avaient malheureusement pu tous les exterminer alors que les courageux missionnaires s’efforçaient encore de les évangéliser au prix de douloureux sacrifices et même au péril de leur vie.

Cette brave institutrice, dans l’intention de se moquer, parla du fanatisme de ces mahométans, capables de mourir en combattant pour propager leur religion; de s’astreindre à des purifications pour s’approcher de la prière, faite sur un ridicule petit tapis; de se soumettre à un jeûne rigoureux toute la journée et de se goinfrer de nourriture toute la nuit, et cela pendant un mois; de se priver de porc et de vin alors qu’il est bien connu que c’est Dieu qui a créé tout cela pour le bien des hommes…! Cette explication finit par provoquer une réaction inattendue chez le jeune auditeur : il eut pitié de ces pauvres mahométans qui, songeait-il, bien que dans l’erreur, accomplissaient à cause de leur foi, des actes de générosité et de courage que bien des chrétiens ne voudraient pas s’imposer.

À partir de là, il conçut tout à la fois une grande pitié et une grande sympathie pour les musulmans. Il espérait, le jour où il deviendrait prêtre, aller les évangéliser et leur apporter ainsi le salut que leur foi méritait. Durant son enfance et sa prime jeunesse, il priait pour les infidèles et, spécialement, pour les musulmans; lisait toutes les publications missionnaires qu’il pouvait se procurer; et versait sur son petit pécule, aux œuvres missionnaires.

Vers seize ans, il prit conseil, désirant se préparer à entrer dans l’ordre des Capucins, afin d’aller en mission en pays musulman. Sa santé, plus que précaire depuis sa naissance, détermina son interlocuteur à lui conseiller d’attendre et remettre à plus tard, quand son état physique le lui permettrait, la réalisation de son rêve.

Opinion personnelle

À vingt ans, il entra au séminaire pour se préparer à la prêtrise. Là, il fut à même de consulter quelques ouvrages traitant des religions et, précisément, de l’islam. Malgré le caractère tendancieux et plus ou moins sectaire des publications catholiques de cette époque, il parvint à se constituer une opinion personnelle sur Mahomet et sur l’islam. Pour lui, Mahomet était sincère et « craignant Dieu »; les musulmans étaient respectables et, bien souvent, à admirer pour la fermeté de leurs convictions religieuses. Pour lui, l’islam était une religion sérieuse qui, sans posséder toute la vérité, en détenait suffisamment pour conduire ses adeptes au salut. Selon le vocabulaire de l’époque, les musulmans, tout en étant hors du « corps » de l’Église, faisaient partie de l’âme de l’Église et, par là, pouvaient être sauvés.

Modèle foucaldien

Reçu prêtre en 1933, il fut nommé vicaire. Depuis déjà plusieurs années, il avait eu connaissance de la vie et de la personnalité du Père Charles de Foucauld. Ce prêtre, qui s’était retiré au Maghreb pour y vivre en solitaire et y prier pour les musulmans, l’avait enthousiasmé. Il projeta d’entrer dans la congrégation des « Petits Frères du Sacré-Cœur », fondée par des prêtres ayant adopté la règle composée par Charles de Foucauld et qui, eux aussi, partaient vivre au Maghreb pour y prier au milieu des musulmans.

Vers 1937, il fit une retraite chez les Trappistes pour prendre conseil et savoir s’il pouvait s’engager dans cette congrégation. Une fois encore la réponse fut décevante : « Vous faites du bien là où vous êtes et votre santé ne vous permet pas d’envisager une entrée dans cette congrégation dont la règle et le mode de vie ne sont pas compatibles avec votre état ». Quelque dix ans plus tard, alors qu’il était curé d’une paroisse rurale – l’ère de l’œcuménisme étant arrivée -, il trouva, éditée par un groupe œcuménique, une image au dos de laquelle était imprimé, en français, le texte de la Fatiha. C’est alors qu’il prit l’habitude de réciter cette fatiha chaque jour après ses prières chrétiennes.

En 1957, n’espérant plus pouvoir réaliser un voyage en pays musulman, il profita d’une excursion dans la capitale pour visiter la Mosquée de Paris afin de prier silencieusement là où les musulmans se rassemblaient pour la prière commune. Pendant que les touristes, auxquels il s’était joint, écoutaient les explications du guide, il pria silencieusement de toute son âme, en communion avec les musulmans du monde. Et à la sortie, sous le cloître de la Mosquée, il acheta une traduction du Coran (celle d’Édouard Montet 1). En trois nuits, il lut tout le Coran. Malgré la difficulté qu’éprouve tout occidental devant la composition de ce texte qui déroute et ne ressemble en rien à la présentation que l’on trouve dans la Bible ou les Évangiles, il fut favorablement impressionné par ce Coran, tout débordant de la transcendance de Dieu et de sa miséricorde. Il y trouva, aussi bien que dans les écrits chrétiens, la réponse à toutes les grandes questions que se pose tout esprit réfléchi sur la destinée humaine.

Action sociale… et spirituelle

N’étant pas à même, dans sa campagne, de rencontrer des musulmans ni même des personnes connaissant bien l’islam, il se contenta de lire une ou plusieurs fois par an le Saint Coran, soit en entier, soit par sourates détachées. Trois ans, plus tard, vaincu par la maladie il se retira en ville. Et par suite de circonstances imprévues, il fut conduit à l’action sociale auprès des prolétaires et des plus pauvres. Parmi eux se trouvaient des musulmans. Quand il accueillait des Maghrébins ou des Africains, il ne les réduisait pas à des « travailleurs migrants » mais leur parlait de l’islam, donnait des conseils selon les versets du Coran. Très vite, en parlant avec eux, il obtint la confiance des musulmans et se rendit compte que ces croyants, isolés et exposés aux tentations du milieu français, manquaient d’un indispensable lieu de culte : une mosquée. Il sollicita l’évêché qui, au bout de quelques mois, mit à sa disposition des salles dont on put faire une mosquée.

Certes, tout cela n’alla pas sans déboires ni déception! Il reçut même des contre-témoignages aussi bien de la part d’autorités islamiques ou de prétendus imams que de simples musulmans de base. Il n’en perdit pas pour autant son respect pour l’islam, sa confiance dans la doctrine et la morale islamique. Parfois, il se disait que l’islam, dans le Coran et les livres de soufis, était admirable mais bien décevant dans le vécu des musulmans. Inversement, il connaissait des Maghrébins et des Africains noirs merveilleusement protégés des tentations de notre civilisation européenne grâce à leur croyance islamique et à leur fidélité aux pratiques religieuses de l’islam. Aussi, il surmonta toutes ces difficultés et s’acharna à faire fonctionner, tant bien que mal, la mosquée. Il faillit pourtant perdre courage et se demanda alors si Dieu voulait vraiment de cette mosquée.

Contact avec le Tabligh

Au moment le plus critique, un groupe du Tabligh, ayant appris l’existence de la mosquée en cette ville, arriva chez lui. C’était le 6 janvier 1975. Aussitôt une confiance mutuelle s’établit entre ces frères et lui et quinze jours plus tard, il se rendit à la mosquée de Clichy. Là, il fut profondément touché quand les frères lui proposèrent de faire la prière avec eux. Cette prière dont il avait tout seul appris la Fatiha, et qu’il faisait parfois quand des musulmans de sa ville venait chez lui. Le Tabligh prit en main la mosquée et, depuis, le culte y fut régulièrement assuré. En juillet 1975, l’Évêché vendait les locaux de la mosquée à l’association « Foi et Pratique » du Tabligh, avec de grandes facilités de paiement.

Voyage au Pakistan

Ce contact avec les frères du mouvement Tabligh lui fit connaître de nombreux musulmans authentiques, convaincus, dévoués à la cause de l’islam et très pieux. Le 6 janvier 1976, il partit avec un groupe du Tabligh, sortant fî sabîl Allah, quarante jours au Pakistan. Voyage physiquement très éprouvant, mais, là encore, procurant des contacts prolongés avec une communauté musulmane exigeante et fervente. D’une manière générale, il fut particulièrement impressionné par l’accueil de ces musulmans, en France comme au Pakistan ainsi que par celui des étudiants islamiques de Clermont-Ferrand, bien que tous le savaient prêtre catholique! Par trois fois, on lui demanda de prendre la parole dans une mosquée. Il fut également troublé par la discrétion de ces frères musulmans qui, jamais, ne firent pression sur lui pour qu’il se convertisse à l’islam. Il apprit donc par sa propre expérience, ce qu’il fallait penser de la prétendue intolérance et du prétendu fanatisme des musulmans.

Pendant toutes ces années, par souci du respect de « l’autre » et afin de pouvoir dialoguer, il approfondit ses connaissances de l’islam. Par fraternité avec les croyants musulmans, depuis 1976 (et tout en conservant sa foi chrétienne et les prières chrétiennes), il effectuait régulièrement, même seul, les cinq prières musulmanes quotidiennes; il s’abstint de porc et d’alcool et jeûna le mois de Ramadan. En même temps, afin d’apporter des réponses très exactes aux musulmans qui le questionnaient sur le christianisme, il reprit la consultation de ses manuels de théologie. Il étudia de nouveau et entreprit une lecture approfondie de la Bible et des Évangiles ainsi que des livres d’exégèse. C’est ainsi qu’il put vérifier que la morale proposée par Jésus et celle du Coran ou des hadiths (formulée différemment), était identique en son fond. Quant à la dogmatique au sujet du Dieu unique, de la Création et de la destinée humaine, il enregistrait entre les deux messages de nombreux points de convergence.

Nature de Jésus

La plus grande difficulté résidait en la personne de Jésus et sa mission. C’était la pierre d’achoppement! Fallait-il dire, comme certains, que Muhammad avait fait reculer la croyance au stade qui avait précédé les Évangiles ? ou bien, comme d’autres le prétendaient, que Muhammad avait purifié la personne de Jésus de tout ce que l’Église et les chrétiens avaient surajouté à sa nature réelle? Il y avait également ces questions : Dieu UN ou Dieu Trinité? quel était le fondement du dogme de la Trinité dans les Évangiles et dans les dogmes de l’Église? quelle était l’origine des sacrements ? pour aller à Dieu faut-il obligatoirement passer par l’Église, ou, selon l’islam, sans intermédiaire ? Dieu sauve-t-il de lui-même par sa grande miséricorde ou par le sacrifice obligatoire de Jésus son fils ?

Pendant des années, il étudia toutes ces questions. Et il découvrit les transformations que, dans les générations successives, les hommes avaient fait subir à la Bible. Il s’assura que la doctrine de l’Église n’avait que peu à peu accédé aux dogmes que l’on présentait comme intangibles et immuables. Il s’interrogeait : dans les Évangiles actuels, qu’est-ce qui est parole de Jésus, qu’est-ce qui est interprétation des évangélistes, tous influencés par les écrits de Paul de Tarse ? Le Jésus des Évangiles et le Jésus de Paul est-il bien le même que le Jésus historique?

En étudiant les « hérésies », il discerna le côté humain de l’histoire des dogmes ainsi que l’influence des empereurs romains puis byzantins sur l’évolution des croyances chrétiennes, si différentes et contradictoires en ces premiers siècles. Qui avait raison? Qui possédait la vérité? Et ces divergences se prolongeaient à travers les siècles, étouffées par une hiérarchie qui se proclamait infaillible, mais sans preuves convaincantes. Certes, la doctrine chrétienne catholique, telle que présentée dans les manuels d’enseignement destinés aux fidèles et à ceux qui se préparent au sacerdoce, offre un tout logique et satisfaisant pour le cœur et pour l’esprit. Elle peut susciter une adhésion confiante, surtout quand elle est exposée, comme il y a cinquante ans, dans des affirmations solennelles et péremptoires. Mais sous des dehors solides, ces affirmations, soumises à une « fouille » et à des comparaisons de plus en plus faciles aujourd’hui, apparaissent comme des déductions et des accommodements par rapport aux textes sacrés. Ces transformations ont durci ou exalté des notions que l’on dit implicites dans les textes mais qui n’ont pas toujours revêtu la même netteté ni la même signification au cours des siècles. De même, on a formulé des règles de vie qui doivent beaucoup plus aux cogitations des théologiens qu’aux textes de référence. C’est peu à peu que dogmes et disciplines chrétiennes se sont formés et imposés pour donner cette belle unanimité qu’exhibent les manuels. Mais que de courants divers et différents dans les premiers siècles de l’Église! Il a toujours été facile au parti dominant, souvent soutenu par la puissance temporelle des rois et empereurs d’étouffer certains points de vue, certaines opinions en les déclarant « hérétiques », voire en supprimant ces hérétiques.

Aujourd’hui, on assiste à une évolution. L’Église officielle proclame majestueusement la continuité du dogme, mais une certaine liberté d’expression étant tolérée, on voit des savants spécialistes battre en brèche des idées et des affirmations jusque-là déclarées absolues. Du reste, dans la vie quotidienne de la communauté ecclésiale, tout comme dans la pratique des chrétiens, se manifeste des abandons, des remises en cause, un malaise que l’Église officielle ne peut plus ni dominer ni voiler.

Le christianisme a beaucoup apporté au monde mais il n’est pas le seul à avoir façonné la conscience universelle. À côté de données fondamentales qui se retrouvent dans les grandes religions monothéistes, à côté du message de Jésus transmis à travers les Évangiles, que de croyances ajoutées, de rites imposés sans sérieuses bases scripturaires ni théologiques! Jésus s’est présenté lui-même comme le « serviteur » de Dieu, d’après les Évangiles : il n’a jamais demandé qu’on l’adore comme un Dieu.

Expansion de l’Église et de l’Islam

On a souvent mis en avant, pour établir l’origine divine de l’Église la rapidité de son développement et sa pérennité à travers les siècles. À la réflexion, on peut reconnaître deux causes humaines à ce développement : l’usage du latin et du grec, les deux langues utilisées dans l’empire romain, a facilité l’expansion du christianisme qui n’a pas eu à affronter le handicap de multiples langues, et surtout, à partir de l’empereur Constantin (312-337), le christianisme étant proclamé « religion d’État », il était naturel que les peuples soumis à Rome et ayant pris l’habitude de rendre un culte officiel et imposé au « divin César », se montrent prêts à accepter le nouveau Dieu proposé certes par l’Église chrétienne mais également par l’empereur romain maître du monde 2.

Examinons l’expansion de l’islam. Un homme, le Prophète Muhammad, appelle à une croyance et à une pratique rigoureuse; il n’est suivi, au début, que par une poignée d’hommes de modeste origine, et se trouve en but aux vexations des puissants. Proposant une croyance et une morale, il est obligé de fonder un État et de le défendre. De son vivant, la révélation est confiée à quelques apôtres mais également apprise par cœur par de nombreux adeptes, puis consignée par écrit : le « Coran » répand, à son tour, le message à de nombreux peuples malgré la diversité des langues. Un siècle après la mort du Prophète, l’Islam forme un empire religieux qui, de Médine, s’étend dans toutes les directions jusqu’en Europe. Et cet empire religieux persiste, sans chef, sans hiérarchie, malgré les dissensions internes (plus personnelles ou politiques que théologiques). Il résiste aux Croisades lancées contre lui par la chrétienté. Il résiste à l’oppression sournoise de la colonisation. L’activité des missionnaires chrétiens ne peut l’entamer. On le voit aujourd’hui s’étendre et multiplier ses adeptes dans le monde entier. Si Dieu n’était pas avec lui, l’islam aurait-il pu naître, progresser, résister à toutes ces forces déchaînées?

Conversion

Et cet islam reste ce qu’il était du vivant du Prophète : dogme et culte inchangés, tous deux sans déviation, ni compromissions avec les puissances humaines ou politiques, avec les civilisations rencontrées; accepté et suivi (au prix même de persécutions – car l’islam a aussi ses martyrs) par des peuples si divers, des hommes de conditions, classes, cultures variées, voire opposées et cela depuis treize siècles. Ces considérations, mesurées, réfléchies, l’ont peu à peu conduit à se poser la question fondamentale. Il lui a fallu des années pour parcourir cet itinéraire spirituel, avec sérieux, calme et patience. Certes, cela n’a pas été sans perplexité, ni arrachements, ni brisures. Mais, en conscience, il a reconnu l’appel de Dieu.

Christianisme, islam, il les avait pratiqués et servis de toute son âme.

Mais le temps était venu où il se devait de choisir. Silencieusement, il se détermina et secrètement il adhéra à l’islam. Pendant près de cinq années, prisonnier de sa famille, de son milieu et des circonstances, il dut vivre cette conversion dans le secret. Maintenant que les circonstances le laissent plus libre, il attend le moment propice – qui ne saurait tarder – pour avertir de sa décision ses chefs spirituels chrétiens et faire la démarche officielle de son entrée en islam par la profession de foi devant témoins. Quelles seront pour lui les conséquences? les réactions de son entourage?

Abdelmagid Jean-Marie DUCHEMIN
*******************************
 
Lien : http://dawacenter.org/pretres/confession.htm
 
Notes
 
1 – La traduction du Coran par Édouard Montet avait été publiée en 1929. (Ndlr)
2 – Sous l’empereur Constantin, le christianisme n’est pas déclaré « religion d’État » mais toléré à la suite de l’édit de Milan (313), parallèlement à un itinéraire spirituel qui conduisait l’empereur à sa propre conversion entre 312 et 314. C’est sous Théodose (379-394), chrétien lui aussi, que les mesures répressives contre le paganisme (interdiction d’entrer dans les temples, d’adorer les statues des dieux et de célébrer les sacrifices) engagent le pouvoir romain ; la loi du 24 février 391, proscrit le culte païen et rend donc quasiment officiel le christianisme. (Ndlr)

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« Ô gens ! le messager vous a apporté la vérité de la part de votre seigneur. Ayez la foi, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas (qu’importe!), c’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est omniscient et sage. O gens du livre (chrétien), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, sa parole qu’il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de lui. Croyez donc en Allah et en ses messagers. Et ne dites pas « Trois ». Cessez ! ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. 11 est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur ».
[ EN-NISSA’ E (les femmes) : Chapitre 06 – Versets : 70-171 ]

 

La Kabylie est une zone où sévit le plus, l’église évangéliste qui profite de la situation désastreuse de sa population pour les attirer vers le christianisme. Ceci est le récit d’un jeune kabyle « victime » de cette évangélisation et qui, par la grâce d’Allah (Sobhanahou Wa Taâla)  en a été délivré. Il raconte comment il a été enrôlé et comment il s’en est sorti…

 

 

Ô Allah témoigne que j’ai transmis et averti. Juillet 2002

 

(Un jeune kabyle) Zouaoui Mohand

E-mail : bouyassim@hotmail.com

A ma mère, à tous mes frères et soeurs dans la foi. A Mr Ahmed Deedat. Et à tous ceux qui, d’un cœur sincère, cherchent et aiment la Vérité. Je dédie ce livret.

Remerciements
Mes sincères remerciements pour ceux qui ont corrigé ce travail, et à ceux qui ont contribué à sa réalisation. Merci beaucoup.
Allah ne perd pas la récompense des bienfaiteurs.

Lien pour télécharger le livre en PDF

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 La femme répudiée est un tableau peint en 1913 à Boussaâda par  Nacereddine Dinet. (1861-1929)

Dans une approche transversale, examinons cette image…

La nature ici est omniprésente. C’est une nature assez hostile.
En arrière-plan,  la présence de deux lignes obliques imaginaires qui fuient pour se rejoindre dans le lointain, placent cette femme et ses enfants en gros plan, bien en évidence…

Que nous dit cette photo ?

Ce qui frappe, à première vue, c’est le sens de l’attachement de cette mère avec ses deux enfants…elle sait depuis toujours qu’un être vivant à un besoin fondamental de sécurité qui commence par la nourriture, par un toit, mais aussi par le contact et la tendresse.

Elle vient de perdre ce qui est fondamental !
Elle connaît le pouvoir du regard et de l’attention à l’autre.
Cette souffrance dans la perte signale la portée de sa grande détresse.

La reliance est évidente entre cette petite famille déracinée et son écosystème cosmique :

les éléments naturels ! ( le Ciel, la Terre et la nature)

Comment apprendre à distinguer cette imagination symbolique dans son environnement sociologique ? Nous sentons alors toute l’impuissance de cette énergie vitale qui parcourt ces personnages. Une énergie profonde qui allie aussi bien l’assoupissement de ces enfants au désarroi de cette mère et à la distanciation de la cité à la fois détachée et reliée à l’arrière plan de ce tableau.
Si le vêtement est traditionnellement simple, la femme porte un bracelet, signe de son appartenance à une culture. Le sens esthétique dans les objets de la vie quotidienne est ancestral. Il est l’élément culturel et social de chaque individu.

Il reste à signaler cette originalité dans l’expression de l’artiste qui tente à sa manière de manifester sa sympathie à travers un symbole numérique qui nous échappe ! C’est le chiffre « cinq » ! (05)

– Il y a cinq mains apparentes sur ce tableau.
– Il y a cinq pieds.
– Il y a cinq yeux !

Le chiffre « trois » (03) est également présent dans cette interrogation muette que le peintre marque de son empreinte :

Trois personnes. (la mère et ses deux enfants)
Trois membres cachés. (main et pied de la mère plus l’oeil de la fille)
– Ces trois membres sont tous du côté DROIT ! (05 lettres)

 Remarque

une(03) + femme(05) = répudiée (08)
selon(05) + nos(03) = coutumes(08)
car(03) + Droit(05) =musulman(08)
est(03) + bafoué (05)= à bou-Saâda(08)

– Ce ne sont là, bien sûr que de simples supputations littéraires un peu fantaisistes…

Le regard perdu de cette mère désemparée est saisissant ! Il semble figé…
Le garçon a un regard vif et interrogateur !
Le seul œil de la fille semble s’apparenter à ce qui lui reste, c’est à dire sa maman ! Les postures sont celles de la soumission et de la résignation…
Les pieds sont nus ! C’est le dénuement total…

Dans un geste désespéré, la maman protège du froid, la tête de son petit garçon avec sa main droite recouverte de l’étoffe de son propre vêtement.
Elle sait dans son for intérieur aujourd’hui que l’avenir, n’appartiendra qu’aux mâles dominants !

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