defiFln | Coeur en émoi

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يَا مَعْشَرَ الْجِنِّ وَالإِنسِ أَلَمْ يَأْتِكُمْ رُسُلٌ مِّنكُمْ يَقُصُّونَ عَلَيْكُمْ آيَاتِي وَيُنذِرُونَكُمْ لِقَاء يَوْمِكُمْ هَـذَا قَالُواْ شَهِدْنَا عَلَى أَنفُسِنَا وَغَرَّتْهُمُ الْحَيَاةُ الدُّنْيَا وَشَهِدُواْ عَلَى أَنفُسِهِمْ أَنَّهُمْ كَانُواْ كَافِرِينَ

 

===>Traduction

 

« Ô communauté des djinns et des humains, ne vous est-il pas venu des messagers, choisis parmi vous, qui vous ont raconté Mes signes et averti de la rencontre de ce jour? Ils diront : « Nous témoignons contre nous-mêmes. » La vie présente les a trompés; et ils ont témoigné contre eux-mêmes qu’en (vérité) ils étaient mécréants. »

 
(Sourate EL ANÂME  Verset 130)

 

 **************

 

 

 

Pour commencer, voyons de près la biographie de Rachid Boudjedra sur Wikipédia d’après Jean Déjeux.

 

Qui est Jean Déjeux ?

 

Jean Déjeux né en 1921 est mort le 17 octobre 1993 à Paris. Membre des Pères blancs, il est l’auteur d’études sur la littérature française au Maghreb.

 

Écoutons-le :

Voilà, ce qu’il dit à propos de Rachid Boudjedra…

 

 » Il est né le 05 septembre 1941 (73 ans) à Aïn Beïda (Constantinois) et y passe sa jeunesse. Issu d’une famille bourgeoise, il commence ses études à Constantine et les poursuit à Tunis. Dés 1959, il prend le maquis. Blessé, il voyage dans les pays de l’Est, puis l’Espagne, où il est représentant du FLN. En 1962, après l’Indépendance, il rentre au pays natal et devient un étudiant syndicaliste. Il entreprend alors des études de philosophie à Alger et à Paris. Il obtient une licence de philosophie à La Sorbonne en 1965 et achève son cursus en présentant un mémoire sur Louis-Ferdinand Céline. Il se marie avec une Française. Il se destine à l’enseignement (Blida) mais en 1965, après la prise du pouvoir par Boumédiene, il quitte l’Algérie. Interdit de séjour pendant plusieurs années, car il faisait l’objet d’une condamnation à mort par fatwa (?). Il vivra d’abord en France de 1969 à 1972 puis au Maroc où il enseignera à Rabat jusqu’en 1975.

 

En 1977, il devient conseiller pour le ministère de l’Information et de la Culture.
Il participe à la rubrique culturelle de la revue hebdomadaire Révolution africaine.
Il est membre de la ligue des droits de l’homme.
En 1981, il est nommé lecteur à la SNED et enseigne à l’IEP d’Alger.

 

 

boudjedra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poète, essayiste, romancier, auteur de théâtre, il compte à son actif une vaste bibliographie. »

 

Analysons les quelques incongruités de cette biographie promotionnelle !

 

Tout d’abord, il est remarquable de constater que Rachid Boudjedra tente coûte que coûte de s’identifier à Louis-Ferdinand Céline !

 

1/Dans son roman « La répudiation » lui, c’est Rachid le narrateur et elle, c’est Céline – le prénom de la mère de Louis-Ferdinand – qui devient l’allocutaire de son récit !
2/ Dès 1959, il prend le maquis (donc, il n’avait que 18 ans !)
– Comme Céline, à 18 ans sous les drapeaux !
3/ Il est blessé…
– Comme Céline – blessé dans une bataille près de la ville belge d’Ypres, et est démobilisé en 1915.
4/ Il voyage dans les pays de l’Est, puis l’Espagne, où il est représentant du FLN (?)
– Céline participe par la suite à plusieurs missions à but médical dans les régions du monde les plus pauvres, comme en Afrique, en 1926.
5/Il rentre au pays natal et devient un étudiant syndicaliste.
– Sur les traces de Céline considéré comme « anarchiste » !
6/ Dans « l’escargot entêté » il utilise des mots « scientifiques » !
– comme Céline qui était médecin !
7/ après la prise du pouvoir par Boumédiene, il quitte l’Algérie. Interdit de séjour pendant plusieurs années, car il faisait l’objet d’une condamnation à mort par fatwa. (?) Relevons l’amalgame ?! Le mot « Fetwa » est strictement lié au domaine religieux ?!
– Impensable durant le pouvoir de Boumédiene !!! (1965-1978)
8/ En 1977, il devient conseiller pour le ministère de l’Information et de la Culture.
(Il participe à la rubrique culturelle de la revue hebdomadaire Révolution africaine.)
(Il est membre de la ligue des droits de l’homme.)
– Comment était-ce possible ? Boudjedra était interdit de séjour pendant plusieurs années et en 1977, Boumédiene était TOUJOURS au pouvoir puisque décédé le 27 décembre 1978 !?
9/Il a écrit 29 romans…
– Tout comme Céline !

 

 

Voyons maintenant de plus près, l’autobiographie de Rachid Boudjedra !
(Mes remarques sont entre parenthèses.)

 

Écoutons-le  :

 

Il est né en 1941.

« D’abord l’école coranique à quatre ans. (1945)

Ensuite l’école primaire française à partir de six ans. Doublée d’un cursus d’arabe. (1947)

– C’est-à-dire que j’allais à l’école arabe le soir, à la sortie de l’école française. Cela me faisait une quinzaine d’heures à l’école par jour. Il faudrait rappeler que l’arabe n’était pas enseigné à l’école,pendant la colonisation française. Il y avait des écoles privées qui fonctionnaient le soir, qui étaient d’ailleurs gratuites mais financées par les dons des citoyens et des bénévoles. Cet apprentissage double se faisait à Aïn Beïda, dans le village où je suis né.

Ensuite, mon père m’a envoyé au lycée à Tunis. (1952)

– J’ai été élève du collège Sadiki. Rien que pour faire des études où l’arabe était enseigné au même titre que le français. C’était un enseignement bilingue et élitiste. Tous les cours étaient doublés. Par exemple nous étudiions les maths en français et en arabe, les sciences naturelles aussi et ainsi de suite. Toutes les matières étaient enseignées obligatoirement dans les deux langues !

Après (07) années d’études à Tunis. (1959)
– Il avait 18 ans.

De 1959 à 1962…soit 03 années, aucune information dans cette autobiographie ! Rien…

En 1962, j’ai commencé à Alger des études de philosophie. J’ai été élève de l’école normale supérieure d’Alger et j’ai obtenu un D.E.S (en 1965 ?) et un D.E.A. de philosophie, à la Sorbonne. (en 1966 ?)

En 1966, j’ai commencé à enseigner la philosophie dans un lycée (de jeunes filles, à Blida)

Voilà c’est tout. »

 

C’est tout ! C’est vraiment impressionnant…

Cette biographie/garde-fou balaie toute autre « biographie » non conforme à celle-là !

Rachid Boudjedra est un écrivain talentueux qui a du métier.

Il remet continuellement son style d’écriture et assume…

« Il est vrai que l’héritage arabo-musulman, l’éducation que j’ai reçue et qui était très imprégnée de cet héritage et qui baignait sans cesse dans ce monde de signes cachés ou apparents, ont créé chez moi ce culte du signe. En effet, tout est signe dans notre civilisation arabo-musulmane. »

 

Cette déclaration est de Boudjedra.

 

Ce 03 juin 2015, Rachid Boudjedra versatile, affirme son athéisme en direct sur Echourouk TV et le 05 juin à Oran, Rachid Boudjedra le plus controversé des écrivains algérien, annonce: « Non, je ne suis pas athée. Je l’avais affirmé parce que la question de cette journaliste m’avait contrarié ».

 

Une véritable énigme, notre pygmalion national !

 

Bibliographie:

 

Analysons quelques extraits :

1/ La répudiation (1969) de Rachid Boudjedra

« Ma (mère) était donc répudiée. Longues déambulations agressives à travers la maison. Lourde métamorphose. Elle rêvait peut-être de papillons chuintants et de phosphorescence pénétrante. La rupture avec le père était totale: il ne venait plus à la maison. Mutations intégrales. Transformations inadéquates. Le sang lui battait dans le bout des doigts. L’ovulation, chaque mois, se dégonflait lamentablement, comme une bulle crapaudine sur ces nénuphars en papier que nous rapportions des kermesses des écoles françaises. Si Zoubir, lui, pensait déjà à prendre une deuxième femme ! Halètements vertigineux des sourdes résonances. Toutes les nuits à franchir, et la solitude ! Mes tantes épiaient ma mère; et profondément visitées, elles soupiraient d’aise, en se retournant dans leurs lits, pour mieux suggérer les jouissances abondantes. Les vaches ! Je voyais Ma se mordre les lèvres et se tordre le corps. Elle se taisait. Dans le noir, je faisais semblant de dormir. Depuis le départ du père, j’avais pris sa place dans l’énorme alcôve. J’avais dix ans et comprenais beaucoup de choses. »

Boudjedra avait dix ans et relate ainsi ses aversions, ses refoulements et ses douloureux ressentis. Ses mots sont insoutenables pour un lecteur musulman de culture arabo-musulmane ! Il met à nu l’intimité de « sa mère » et extrapole de sa vision détraquée, les instincts féminins de sa mère dans un langage délirant et exaspérant !
Presque de l’inceste…

–  » Longues déambulations agressives à travers la maison. Lourde métamorphose. Elle rêvait peut-être de papillons chuintants et de phosphorescence pénétrante. »
-« Le sang lui battait dans le bout des doigts. »
-« L’ovulation, chaque mois, se dégonflait lamentablement, comme une bulle crapaudine… »
-« Halètements vertigineux des sourdes résonances. »
-« Mes tantes épiaient ma mère; et profondément visitées, elles soupiraient d’aise, en se retournant dans leurs lits, pour mieux suggérer les jouissances abondantes. »
-« Je voyais Ma (mère) se mordre les lèvres et se tordre le corps. »
-« Dans le noir, je faisais semblant de dormir. »
(dans le NOIR…Comment pouvait-il VOIR sa mère se mordre les lèvres ?!)

 

===> Un autre énergumène de même acabit : Amin Zaoui  (un obsédé sexuel !)

 

Analysons un extrait très significatif de son roman :  » Festin de mensonges »

 

« J’aime faire l’amour avec des femmes mûres. Cela doit me venir de ma tante, la sœur jumelle de ma mère, qui m’a dépucelé.

Dans la grange où nous nous retrouvions, elle criait fort le nom d’Allah au moment de jouir.
Ensuite j’ai connu d’autres femmes. Toutes m’ont apporté des choses. L’alcool, le tabac, les livres des roumis.
En plus du sexe. Je crois que je les aimais autant qu’il est possible d’aimer Allah lui-même.
Mais ce n’était pas du goût de tous. L’Algérie venait d’obtenir l’indépendance et arrivés d’Égypte ou de Palestine, les Frères musulmans devenaient de plus en plus influents. Un jour il faudrait que je m’amende. »

 

– C’est de l’inceste ! (sa tante maternelle qui l’a dépucelé !)
– Elle criait le Nom d’Allah au moment de JOUIR ! Remarquez l’outrage : (Allah et le sexe !)
– « Je crois que je les aimais autant qu’il est possible d’aimer Allah lui-même. » (un sacrilège dans la bouche d’un apostat)
– …/…et arrivés d’Égypte ou de Palestine, les Frères musulmans devenaient de plus en plus influents. (affirmation d’un hérétique, dangereusement tendancieuse…)

 

===> Amin Zaoui est né le 25 novembre 1956 à Bab El Assa (Tlemcen)

 

Il cite :

– Son dépucelage (par sa TANTE Maternelle !)
Ses rapports sexuels avec sa tante dans la grange !
– D’autres femmes (?), l’alcool, le tabac…
Amin Zaoui relate des fragments de son enfance. (07 ans)

L’Algérie venait d’obtenir l’indépendance…(05 juillet 0962)
Ses allégations ne prêtant pas à équivoque, nous sommes tenus de considérer toutes ces dépravations comme se situant entre 1956 et 1962 ?! Amin Zaoui avait juste 07 ans ?!

Amin Zaoui est le symbole de la débauche et de la luxure…

 

Il est nommé en 2002 directeur général de la Bibliothèque Nationale et…limogé en 2008 par la ministre de la culture Khalida Toumi qui le renvoie ainsi sur le dépotoir de ses origines !

 

 

« Quand je m’examine, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure. »
( Charles Maurice de TALLEYRAND )

2/Timimoun de Rachid Boudjedra

L’ALCOOLISME
« Mais le pire c’est la vodka. Elle m’a donné ce cou de poulet déplumé qui semble toujours nager dans le col de mes chemises; ces yeux brouillés aux paupières lourdes et sans cils. Ma pomme d’Adam a l’air de tourner sur elle-même, tel un gros bouton en carton-pâte amidonné. Toujours aussi cette allure de vieille tortue (…) ».
Il répare son minibus (« Extravagance ») : « Une manière d’occuper le temps pour ne pas boire et pour plaire à Sarah qui n’a pas l’air de se rendre compte de l’effet désastreux que produit le manque d’alcool sur mon organisme imbibé depuis l’âge de 1’âge de 16 ans. La passion du désert vint plus tard. »

 

On a l’impression ici, que Boudjedra pro domo, fait son propre portrait en se comparant à un escargot. En se ridiculisant, il évite de donner ainsi aux autres l’occasion de le ridiculiser…

« Elle m’a donné ce cou de poulet déplumé qui semble toujours nager dans le col de mes chemises; ces yeux brouillés aux paupières lourdes et sans cils. Ma pomme d’Adam a l’air de tourner sur elle-même, tel un gros bouton en carton-pâte amidonné. Toujours aussi cette allure de vieille tortue… »

 

LE SEXE
Je dis comme ça : prends une bière toi aussi… prends une 33 Lux… ça vaut toutes les femmes du monde… je n’ai jamais rien compris au sexe ni aux phantasmes lubriques et libidineux des hommes… mon propre sexe me dégoûte… c’est quelque chose de bizarre une excroissance mobile… immobile… c’est mou c’est dur ridicule bistré… avec un œil torve…franchement non alors un sexe de femme un vagin merci..
[…] Je dis encore : je n’ai jamais rien compris à cette affaire de sexe… celui de l’homme une chose bistrée qui me fait penser à un viscère marron desséché froissé… ça me donne la nausée et puis ces couilles rosâtres, bistrées qui pendouillent tu trouves pas ça moche de montrer ça à une femme à ta place j’aurais honte pauvres femmes il faut dire qu’elles ne sont pas plus gâtées que nous…

===> Le déni du sexe et cette perversité latente remontent à sa plus tendre (?) enfance. Boudjedra accuse justement « le sexe » d’être la cause première des malheurs de sa mère (Répudiation) qu’il ne semble pas contester. Ce sont les conséquences de cette répudiation qui font mal unilatéralement puisque Si Zoubir (on ressent une certaine ironie à l’égard de ce père ) qui pense déjà à une seconde épouse !
 
===> La femme « répudiée »  ne peut se remarier !

Le mari lui, peut prendre quatre épouses en même temps…

Boudjedra ne manque pas une occasion de se moquer de son “microgénitomorphisme” ! Serait-il asexuel comme son maître Céline qu’il adule à la déraison ?
(Louis-Ferdinand Céline, « d’un Château l’autre »)
(Paris: Editions Gallimard, 1957)

 

Céline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3/ L’ escargot entêté (1977)

La folie prend plusieurs visages dans l’ œuvre de Boudjedra. Ainsi dans L’ Escargot entêté elle est de type névrotique et atteint un commis de l’ État au service de la dératisation qui a pour mission d’assainir la ville. L’ extermination des rats qu’il veut mener d’une manière scientifique (« abandonner les anticoagulants et utiliser un mélange de poisons rapides et des poisons fumigènes. Je connais la recette. Cette fois-ci j’emploie les grands moyens. D’un côté une addition d’alphachloralose, de strychnine et de phosphore de zinc, de l’ ANTU, de composé 1080e de sulfate de thallium. De l’ autre, une addition fumigène de bromure méthylique, d’acide cyanhydrique, de monoxyde de carbone et de cyanure de calcium pulvérisé…

On peut aussi comparer Rachid Boudjedra, toute proportion gardée à l’écrivain marocain Driss Cheraïbi né le 15 juillet 1926 et mort le 01 avril 2007 à Crest (France). Driss décrit dans son livre « Passé simple », (1954) sa révolte contre les abus de pouvoir de la grande bourgeoisie marocaine, incarnés par son père «le Seigneur» !

Rachid Boudjedra est un solitaire qui retrouve ses repères dans les mots ! L’écriture pour lui, est une thérapie. Il trouve son refuge dans cette liberté de s’exprimer sans tabous ni limites ni pudeur. C’est le moyen le plus sûr pour lui, de clamer haut et fort toute sa rancœur, ses peurs et ses fantasmes les plus fous.

 

Jamel Eddine Bencheikh définit quant à lui l’écriture comme étant par définition l’expression d’une solitude. L’écriture dit-il, est le geste que fait un écrivain pour sortir de sa solitude […] L’écriture peut être le geste désespéré pour retrouver les autres. » (Interview.Sindbad, no 8,15,janvier 1983)

 

L’usage que fait Boudjedra de son vécu dans les textes est double puisqu’il oscillera entre le vécu et l’expérience similaire à travers l’intertextualité des autres ! Il rejette d’une chiquenaude tous les tabous et se noie dans ses obsessions sexuelles !
Il vit de ses refoulements…

Pour Boudjedra, l’Islam est un écueil à ses fantasmes…
Il essaye (comme tant d’autres, avant lui) de pousser la femme à se débarrasser de toutes ces recommandations religieuses héritées d’une société musulmane juger répressive pour…retrouver son indépendance et vivre hors de la domination patriarcale. Elle pourra alors s’épanouir à l’image de sa modernité radicale issu de son occident décadent ! Mettant en avant sa revendication d’une modernité éculée, il se pose en pourfendeur de ce qui est reconnu et établi, comme la tradition et les coutumes dans la société musulmane, la jugeant rétrograde en partant de son propre vécu ! (c’est à dire : la polygamie de son père, la répudiation de sa mère et son aversion du sang des menstrues ! (A Huit ans, découverte derrière la porte de la cuisine de chiffons imbibés de sang noirâtre…) « Timimoun »

 

Partant de la notion de propriété intellectuelle comme héritage culturel, Boudjedra s’engouffre avec détermination dans le gouffre de la littérature subversive sous couvert de l’intertextualité universelle open source !

A bout de souffle et d’inspiration, Boudjedra se replie sur l’intratextualité (avec « Macération » – 1984) à l’instar de Alain Robbe-Grillet précurseur du genre avec « Topologie d’une cité fantôme – 1976) puis s’identifiant dans la forme, à Claude Simon et se confond à lui dans une étonnante mimesis textuelle et symbolique.
Pour le fond, Faulkner sera pour lui l’alter égo qui donnera à tous ses refoulements l’univers narratif de son destin personnel. Dans le cheminement de sa chronologie causale des évènements passés, Boudjedra extériorise ses vieux démons, les imputant à la société patriarcale qu’il juge assez archaïque et contre laquelle il déverse toute son animosité et son fiel.

 

 

C’est à travers le fil de ses réminiscences que se déroule dans un dynamisme scripturaire le flot de ses souvenirs personnels ignoblement agressifs !

 

 

 

 

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INTRODUCTION

 

Le FLN déclencha la lutte de libération, le 1er novembre 1954. L’ALN instituée pour mener à bien cette tâche ardue, mit tout en œuvre pour concrétiser cette noble action révolutionnaire. Le FLN regroupait bien sûr, toutes les sensibilités sans ostrascisme et s’opposait résolument au colonialisme français.

Dès l’indépendance en 1962, les algériens ébahis par l’ivresse de cette libération tant attendue, suivait docilement le cours des évènements sans trop rechigner…

La facture était trop lourde ! Une grave agitation au sommet, allait bousculer la quiétude des algériens, lorsque en 1965 un coup d’état militaire, les précipita dans un népotisme généralisé qui aboutira à un despotisme stalinien !

L’équation était facile :

  • Le FLN historique est utilisé pour juguler toute action politique non conforme à la vision des potentats au pouvoir.
  • L’ALN devenue ANP, est elle aussi prise en otage pour défendre et servir les intérêts du système mis en place par cette oligarchie issue du putsch militaire.
  • Le MALG devient la Sécurité Militaire (SM) pour étouffer toute velléité de dissidents potentiels ou opposants politiques.

Ainsi :

  • Le secrétaire général du FLN coordonne tout le programme politique du parti.
  • Le ministre de la défense utilise ses structures militaires pour le maintien du système.
  • Le directeur du DRS réprime toute contestation.

Depuis lors, se targuant d’une légitimité historique, les décideurs » et leur commanditaire ont mis sous leur emprise, la destinée de plusieurs générations d’algériens même si la plupart d’entre-elles n’ont jamais connu le colonialisme français !

 

L’IMPLOSION

Après octobre 1988, le FLN implosa et presque toutes les tendances politiques en son sein, se regroupèrent en formations politiques dans le camp de l’opposition dès octobre 1988 !

Il y eu une myriade de partis politiques. Du microscopique au poids lourd. Tous les sigles pavoisaient et rivalisaient à qui mieux mieux ! C’était la foire aux idées. Des plus saugrenues aux plus farfelues…

Tous les partis en lice gesticulaient pour plaire au maître de céans ! L’enjeu est considérable.

  • Des locaux dans chaque wilaya pour les plus entreprenants d’entre-eux !
  • Des subsides pour le financement des activités du parti.
  • Des facilités d’accès aux média « lourds » comme la TV et les quotidiens nationaux.
  • Une importante représentativité dans les grandes institutions étatiques et/ou élues.

L’essentiel, c’est d’être là, coûte que coûte…

Petit parti deviendra grand !

Le système bien au courant de la cupidité des uns et de l’ambition des autres n’hésite pas, en légalisant ces partis à mettre en place devant chaque parti, son alter égo de même tendance !

– Le FLN et le RND
– Le FIS (dissout le 04 mars 1992), le HMS et Ennahda
– Le FFS et le RCD
– Le PT, PTS et (PCA-ORP) PAGS puis MDS

Plusieurs partis n’ont pas pu obtenir leurs agrément pour des raisons très politiquement correctes. D’autres par contre, obédience oblige, eurent les faveurs du pouvoir en place en profitant de ses largesses ! Le pouvoir navigue en solo mais pour mieux berner les incrédules, il a mis en place une démocratie de façade. Ainsi il veut donner l’impression d’une direction collégiale.

L’opposition donc de facto est factice. Elle est grassement rétribuée en retour.

Ce pouvoir réel et puissant redistribue, les quotes-parts puisées dans les ressources de l’état et se charge des nominations aux plus hautes fonctions pour les postes déterminants. Les petits partis algériens ont tous ou presque disparu, de la scène politique.

 

L’OPPOSITION LÉGALE

Ce sont tous les partis agréés par le ministère de l’intérieur. Ils sont plus de vingt (20) partis juridiquement agréés, conformément à la loi sur les associations à caractère politique. L’état a la mainmise sur tous les acteurs de la scène politique.

Ils sont contrôlés et mis au pas…

Les réticents sont systématiquement mis hors d’état de nuire. Le pouvoir en place nomme aux postes stratégiques tous ses affidés.

Toutes les élections sont triées, sélectionnées et manipulées…
Le système est cloisonné. Le sérail est bien gardé !
Les institutions sont hermétiques.
La presse est servile (elle conforte l’idéologie du pouvoir) :

  • Aucun « titre » n’est indépendant.
  • Aucune objectivité.
  • Aucun respect du pluralisme.

Les CLANDESTINS

D’autres se croyants plus fins et plus aguerris aux sournoiseries claniques, surfent sous l’œil vigilant du DRS en s’exhibant à travers les réseaux sociaux, comme étant les représentants dûment mandatés pour parler au nom du peuple algérien ! Des sigles foisonnent par-ci et par-là pour impressionner la galerie et surtout pour se placer à l’avant-garde d’une probable vacance ou pour être propulsé à la une des manchettes. L’ambition, encore elle ! La démesure l’emporte parfois sur certains comportement puisque certains vont jusqu’à se donner une biographie historique…usurpée !

Nos enfants ne connaissent même pas certains héros de la grandiose révolution de novembre 1954 !

Des opportunistes mus par la cupidité et profitant de l’incrédulité notoire de notre jeunesse, se posent en révolutionnaires attitrés en venant pompeusement déclamer leurs sacrifices passés et leurs abnégations pour la patrie. Ces charlatans en titre, n’hésitent pas, à travers les réseaux sociaux surtout, à pérorer de tout et de rien. Ils ne donnent à personne l’occasion de répondre à leur prétendue vision des choses de la vie !

Le docteur Maiz chirurgien de son état est le porte parole du CCD !

C’est quoi, ce CCD ? C’est le « Congrès pour le Changement Démocratique » !
Une sorte d’organe consultatif.

Globalement, il dépend du FCN (Front du Changement National) qui tient un journal en ligne – le Quotidien d’Algérie – (une tribune berbériste (avec la naïveté bienveillante du Dr Sidhoum) et que les démagogues du Matin-Dz pour donner le change, l’accusent d’être « Islamiste » ?!) c’est donc à travers ce site qu’il a vu le jour…

Monsieur Maiz un socialiste de culture laïque(1), s’est déplacé à Aïn Salah avec quelques membres sur proposition du CCD.

Il est sur toutes les photos en gros plan ! Un véritable bain de foules. C’est donc Aïn Salah qui lui fait honneur, pas le contraire ! Sur sa page « Facebook » une trentaine de photos accentuent encore cette idée du « Zaïm » si chère à Ben Bella (Rahimahou Allah) !

Cependant « la marche des chômeurs » à Ouargla n’a pas eu les honneurs de notre docteur…

A propos de sigle, c’est à la mode. Constatez par vous-même :

  • CCD (Congrès pour le Changement Démocratique) porte parole : Dr Maiz
  • MCLD (Mouvement citoyen pour les libertés et le développement) porte parole : Mr Ali BRAHIMI
  • CNLTD (Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique) avec: Abderrezak Mokri (MSP), Mohcène Belabbas (RCD) et Sofiane Djilali (Jil Jadid)
  • ISCO (Instance de Concertation et de suivi de l’Opposition algérienne)
  • CNDDC (Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs) porte parole Aibek Abdelmakel
  •  ACA  (Action citoyenne pour l’Algérie) porte parole : Hocine Redjala
  • CCRNA (Collectif Citoyen pour la Réédification de la Nation Algérienne) porte parole : le général Yala Mohand Tahar.

La plupart sont agréés en tant qu’instances de partis qui activent en toute légalité !

Le CCD n’existe que sur du papier et il a l’ambition de vouloir provoquer le changement par des moyens pacifiques !

Le Dr Maïz compare le 12/03/2015, son CCD au CNLTD qui regroupe soit dit en passant : cinq partis politiques (MSP, RCD, Jil Jadid, El Adala et Ennahda) sans compter l’adhésion de Messieurs Ali Benflis, Mouloud Hamrouche et de Ahmed Benbitour !

1/Écoutons-le : (tous ses textes ont été copiés tels quels de sa page Facebook)

Début:

« A une question qui m’a été posée par un responsable sur ce qui différencie la CNLTD du CCD auquel j’appartiens sur la question du changement , voici ce qu’a été ma réponse:

Au sein du CCD nous considérons que le système dans sa globalité agit comme un cancer qui s’est développé sur un organisme (la société) qu’il a affaibli appauvri et corrompu . Il ne s’agit donc pas pour nous de sauver « ce qu’il y a de santé » (il n y en a pas) dans cette tumeur , il s’agit de la supprimer et , ce faisant , de sauver l’organe . Et aussi de fortifier , de purifier l’organe dont la faiblesse et les excès ont rendu possible l’apparition de la tumeur . Il n y a rien a sauver de ce système (on ne sauve pas une maladie , on sauve l’organe malade en éliminant la maladie ). Mais en même temps , il y a bien des choses a corriger dans l’organisme social dont les tares ont permis l’irruption d’un tel mal . Au CNLTD on considère qu’il est possible de guérir le mal en s’accommodant de la tumeur , c’est a dire qu’il est possible d’appeler a un changement dans ce système qui a été et est la cause principale de tous les maux de la société et du pays !

une même revendication certes et qui est le changement , mais deux visions et deux démarches diamétralement opposées !

l’une conciliatrice avec le système pour un partage du pouvoir qui est celle de la CNLTD ; l’autre radicale (qui ne veut pas dire extrémiste) et qui est l’édification d’un véritable Etat de droit , de justice et de dignité ! »
Fin

A l’instar du FLN Historique, le CCD a choisi le regroupement de plusieurs sensibilités mais à l’image du Ennahda de DjabAllah qui préfère surtout des militants technocrates ! (Le Ghachi, c’est pour les urnes !)

Que se passera-t-il, s’il réussit son coup d’état chirurgical sans douleur, sans pleurs et arrive au pouvoir ?

 

Qui prendra les rênes ?

– Les islamistes ?

– Les conservateurs ?

– Les berbéro-communistes ?

– Les affairistes ?

 

Que va faire le CCD face à tous ces partis qui militent en Algérie depuis des lustres légalement et pacifiquement pour arriver au pouvoir ? N’oublions pas qu’ils sont déjà aux premières loges !!!

Les légalistes:

– Conservateurs (FLN, RND, FNA, MPA, MJD, MEN, PRA…)

– Islamistes (FIS, HMS, ENNAHDA, MRN, EL ISLAH,WAFA…)

– Berbéro-communistes (MDS, FFS, RCD, PT, PTS…)

 

Quelle sera la réaction de l’ANP ?
Comment réagira l’opposition armée, face à un éventuel changement salutaire ?

 

Le FLN Historique avait utilisé cette stratégie, pour des raisons très historiques. Il n’avait pas l’embarras du choix.

Pour lui, une seule priorité : l’indépendance de l’Algérie!

 

FALSIFICATION

Faut-il encore rappeler qu’en Algérie, il y a une opposition armée que personne ne peut éluder…

Il y a ensuite une opposition légale qui essaye de retrouver ses repères mais…elle est toutefois légale !

– C’est le cas du FFS créé en 1963 Aït Ahmed…et les autres !

– PCA, ORP, PAGS, Ettahadi, MDS – Bachir Hadj-Ali (25/01/1966) El Hachemi Chérif, Larbi Bouhali, Sadek Hadjeres…

– PST Chawki Salhi (Trotskiste)

– PT Louisa Hanoun

– MDSL, PLD Moulay Chentouf…

– MDRA Krim Belkacem (1967) Slimane Amirat…

– MDA (1982) Ahmed Ben Bella.

Il y a enfin une pseudo-opposition qui fait feu de tout bois…sans convaincre personne.

Sur sa page ‘Facebook » le Dr Maiz affirme qu’il est né le 10 juin 1955. C’est l’année où le jeune Slimane AMIRAT, avait rejoint les rangs de l’ALN ! Monsieur Maïz a donc 60 ans à ce jour…

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===>Pourtant quelque chose me turlupine !

Le Dr Maïz est nommément désigné sur les pages suivantes comme étant l’un des membres fondateurs du MDRA avec Krim Belkacem ?!

Krim Belkacem a été assassiné le 18 ocrobre 1.9.7.0 à Francfurt ! Le Dr Maiz, avait 15 ans !

Il n’a donc JAMAIS connu ou côtoyé Krim Belkacem, (Allah YArhamou) mais en bon paternaliste démagogue, il entretient  mine de rien, l’amalgame de la perfidie…

Le Dr Maïz n’a JAMAIS démenti cette affirmation ! Pourquoi ?

Qui ne dit MOT consent ! Le Dr Maiz n’ignore pas que TOUS CEUX qui pourraient le démasquer (les Historiques) sont décédés ! (Allah Yarhamh’oum)

Boumédienne, Ben Bella, Ben Tobal, Boussof, BenKhedda, Ali Kafi, Boudiaf, Krim Belkacem, Amirat…

Les autres, soit ils ne savent pas ce qui se trame ou bien ils sont consentants par idéologie berbériste ! Tous ceux qui savent et se taisent, essayent de faire du Dr Maiz une figure historique (même usurpée ?!) Sur son piédestal, monsieur fait le fier pour mieux berner les hésitants et consolider cette ignoble supercherie historique. La rumeur fera le reste…

voir (Sreenshots)

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Pour rappel, le MDRA a été créé le 18 actobre 1967 !

Comment le Dr Maïz né le 10 juin 1955 pouvait-il être MEMBRE FONDATEUR du MDRA alors qu’il n’avait que 12 ans…?!

 

CE N’EST PAS POSSIBLE !!!

Il ne devient secrétaire général de ce parti qu’à partir de 1989 jusqu’à 1992…année du pluralisme politique ! Le MDRA n’a été officiellement agréé que le 19 janvier 1990, sous la houlette de Slimane Amirat.(Rahimahou Allah)

Commémorant ce 22 octobre 2013, le 43e anniversaire de l’assassinat du «lion des djebels», un vibrant hommage a été rendu à Krim Belkacem, par plusieurs moudjahidine qui sont venus notamment de Tizi Ouzou, d’Aït Yahia Moussa localité natale du martyr, de Draâ Ben Khedda, de Tadmaït, ainsi que de la capitale, Alger.

Le Dr Maïz, en tant que membre fondateur supposé du MDRA, aurait dû normalement assister à un pareil évènement ! Ce n’était pas le cas…

Ecoutons l’indignation de monsieur Brahim Ould Mohamed un ancien du MDRA et proche compagnon de Krim Belkacem (Le lion des Djebels (Rahimahou Allah) :
« Au lancement du MDRA, beaucoup de gens qui avaient promis de marcher et se disaient être bras droit de Krim, l’ont par la suite trahi après avoir acquis un nom grâce à Krim »
 
Quelle clairvoyance ! Merci monsieur Brahim Ould Mohamed…
 

2/Monsieur Maïz en date du 06/09/2011, nous parle d’une future révolution pacifique, en Algérie(2):
Début :

LA REVOLUTION DANS LA PAIX !
« A tous ceux qui sont entrain d’appeler a la révolte au lieu de la révolution , a la désobéissance au lieu de la mobilisation , l’anarchie au lieu de la discipline , a la destruction au lieu de la construction , a la rébellion au lieu de la discipline dans l’engagement sachez que le peuple Algérien ne suivra plus les sirènes et les discours enchanteurs et enflammés de personnes quelque soit leur engagement et qui se la coulent douces dans les capitales occidentales ou ailleurs !
nous sommes engagés pour le changement , un changement radical ; mais avec des moyens pacifiques avec le souci de préserver notre peuple et notre pays ! on ne veut plus de drames , de disparus , de mutilés de terrorisés , de massacrés , d’assassinés ! nous voulons et nous œuvrons pour une révolution tranquille et pacifique ! cela a besoin de temps , le temps de l’union des forces du changement , le temps de la prise de conscience collective pour le changement , le temps du rassemblement et de la mobilisation; nous sommes loin de ceux qui veulent tout et maintenant ceux la sont mus par d’autres intérêts que celui du bien être de ce peuple ; le pouvoir rien que le pouvoir qui les intéresse! qu’ils viennent , qu’ils descendent dans l’arène comme ceux qui n’y sont jamais descendus et ont fini par pactiser avec les fauves en prônant les discours de ces opposants !
Non et non ! nous militons pour le changement mais pas pour n’importe quel changement ! nous militons pour le changement de système , de ses hommes et de ses méthodes pour l’instauration d’une Algérie démocratique, celle du mérite , de la liberté sous toutes ses formes , une Algérie de l’espoir et de la justice , de l’honneur et du respect ainsi que de la dignité ! elle se fera mais elle se fera dans l’ordre et dans la paix !

Tel est notre engagement au sein du Congrès pour le Changement Democratique CCD(3)
Fin…

Ma réponse, sur la page d’un ami…

Monsieur Maiz, on ne peut l’ignorer. Cependant, cette idée d’opposer la sérénité à la folie destructrice d’un pouvoir qui a déjà montré son outrecuidance et sa bestialité envers tous ceux qui essayeront ne serait-ce que de s’opposer à lui, est une fiction !

Pour une action politique, vous n’êtes pas sans savoir que son terrain de prédilection, c’est la création d’un parti politique par les voies réglementaires et légales ?! Or, il apparait nettement dans vos déclarations, que c’est le dernier de vos soucis…

En Algérie, plusieurs partis politiques agréés par le pouvoir (obédience oblige) et une multitude d’associations caritatives ou autres, activent sur le patinoire de l’humiliation et de la soumission ! D’autres partis suspectées de crédibilité, attendent gentiment un probable agrément. Vous, vous vous démarquez et vous filez le vent en poupe, croyant par là, arriver à vos fins ?

Par ailleurs, serait-il impudent de vous demander :
– « Mais que voulez-vous ? »
===> »Le pouvoir monsieur, le pouvoir ! » Non pas, une part du pouvoir ! Mais TOUT le pouvoir…

Puis, faut-il encore insister : qui représentez-vous ? Si vous dites le « peuple » ! on est en droit de vous dire mais qui vous a autorisé à parler en son nom ?! Voyez-vous, ce pouvoir a usurpé son poste de « décideur » par la force des armes et au nom d’une légitimité historique juste pour se maintenir à la tête du pays ! Croyez-vous qu’il restera les bras croisés devant vos gesticulations oratoires (c’est bien de ça qu’il s’agit, non ?)
Monsieur Maiz, croyez-vous sincèrement en utilisant la politique de l’autruche, pouvoir mettre un terme à la barbarie de cette impitoyable dictature ? Vous connaissez mieux que moi, la réponse !

Beaucoup d’enjeux sont en ligne…

Ce qui a été pris par la force ne le sera repris que par la force !

Pour certains, la force, c’est la puissance ou l’action militaire ! Pourtant l’Irak et la Libye ont été affaiblis par une action économique…

Tous les partis politiques en Algérie sont soumis au régime militaire maffieux ! Sans exception…aucune !

Le docteur Salaheddine est un ami que je respecte beaucoup malgré le différend qui nous a opposé à cause de (Sait TOUT) qu’il défend même s’il a tort ! Cependant ma conviction intime est que ce régime honni n’abdiquera pas politiquement ! Jamais…

Le maintien de ce pouvoir est assuré par les militaires qui l’utilisent comme paravent !

Ce pouvoir n’est pas bicéphale…

En Algérie, les militaires sont les vrais décideurs et personne d’autres hormis les vrais commanditaires qui se trouvent en France ! Ces gens là, pour donner une image acceptable d’une démocratie de façade, sont prêts à toutes les concessions mais pas au prix du pouvoir ! Il y a des lignes à ne pas franchir…
Tant que vous amusez la galerie, faites-le avec la bénédiction des pouvoirs publics. A la moindre incartade, vous assumerez et vous ne trouverez personne pour vous secourir…

Je ne vous apprends rien monsieur Maiz, vous qui êtiez en 1967(?) avec Krim Belkacem(4), le colonel Amar Ouamrane et le colonel Mohand Oulhadj, Slimane Amirat(5) au sein du M.D.R.A

Le pacifisme politique demande une implication à tous les niveaux de la vie communautaire et une solidarité sans faille sur le terrain pas à l’ombre et être de toutes les manifestations PACIFIQUES !
Participer ACTIVEMENT à toutes les actions sur le terrain malgré toutes les dérives possibles. Le pouvoir à presque tous les moyens pour infiltrer et « casser » toute initiative qui mettrait en péril sa cohésion et sa pérennité !

L’administration est aux ordres et la presse est à ses pieds !

La lutte doit impérativement être de tous les fronts et à tous les niveaux ! Le choix des hommes doit être rigoureux ! Pourquoi s’encombrer de gens qui détaleront au moindre pétard ?

Un changement, quel qu’il soit, doit être réfléchi et pondéré…

2/Un autre écrit du Dr Mohamed Maiz : 02 avril 2012 (page Facebook)
Début:

DE LA MEDIOCRITE DE NOS GOUVERNANTS !
Contredisez sainement un homme supérieur , il accueillera votre contradiction , mais il l’intégrera dans l’édifice de sa pensée personnelle , il se sentira non pas réfuté , mais complété par votre critique . Agissez de même avec un homme médiocre , un homme en série (suivez mon regard) ou bien il sera fermé sans recours a vos meilleurs arguments , ou bien il les approuvera, mais sans les assimiler , sans les accorder a son opinion antérieure , il ne s’inquiétera pas du « trou » que vous aurez creusé en lui. Le malheur de cette espèce d’hommes qui pullulent chez nos gouvernants , c’est de tolérer en eux une opinion a l’état de corps étranger, de n’avoir nulle besoin de cohérence et de synthèse intérieures . Ils se suffisent a leur médiocrité dans un système qui ne tolère aucune réflexion ni pensée autre que la sienne. Tandis que l’homme supérieur, (entendez: LUI ?! Quelle modestie !) par sa culture, son indépendance et sa dignité, s’acharne a transformer les contradictoires en complémentaires, (?)le médiocre les accueille en lui en tant que contradictoires,et cela sans même avoir conscience de l’absurdité de son attitude ! (Pauvre plèbe !)

Fin…

===> Cette affirmation est le propre de votre pensée. Moi, je l’ai apprise à mes dépens, sur les colonnes du Quotidien d’Algérie. (N’est-ce pas Dr Salaheddine ?) Un site où les berbéristes font de la récupération politique…et où la censure a de beaux jours devant elle ! Une tribune où le tribalisme et le régionalisme prospèrent…le ton est celui d’un démiurge qui « Sait TOUT » sur l’histoire de notre pauvre Algérie ! Tout avis contradictoire vous renvoie à une rebuffade. Monsieur « Sait TOUT » connait TOUS les anciens moudjahidine puisqu’ils sont TOUS de son village – dixit (« Sait TOUT »)

On a cette désagréable impression que c’est la wilaya 03 qui nous a débarrassé du colonialisme français ! Inutile de débattre, il « Sait TOUT » vous en mettra plein les yeux et les oreilles ! Vous aurez droit aux Ali Zammoum, et ses compagnons D.Timsit, A.Fadhel et Kateb Yacine(?) par un invité de marque : le colonel El Hadjen ! Puis plus loin, il vous assène ses propres vérités d’acteur en première ligne sur les champs de batailles sans dates ni repères(?) :

Le colonel El Hadjen très content lui aussi des hommes qu’il venait de rencontrer, me fit cette remarque deux jours après à Mechtras : « Ali Zammoum, Krim, Benbella, Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et tes amis d’Alger (Rien que ça ?) sont de grands patriotes, des nationalistes auxquels on ne peut rien reprocher,sauf le fait qu’ils sont orgueilleux, exigeants et rancuniers à l’extrême. Dans de telles conditions, on ne peut pas faire de la politique et conquérir le pouvoir.»

Je reprends à mon compte, ce jugement péremptoire d’un lecteur de LQA (28/03/2015) parmi tant d’autres: Il est évident que cet excité de (Sait TOUT) a des accointances au sein de LAQ !
Début :

« Je vous cite : « Boussof, Bentobal, Mahmoud Cherif, Boukharouba, Krim, le commandant Slimane, Mohammedi Said, Amirouche…etc… etc.. sont de grands patriotes mais très limités intellectuellement et culturellement. »

Ok donc pour vous tous ses grands hommes sont des tarés et des bouchés intellectuellement et culturellement et vous, vous êtes un génie ! C’est honteux de parler d’histoire de la révolution et de ses hommes comme vous le faîtes !

Mais non de Dieu , pour qui vous vous prenez ? Un super intellectuel, un super cultivé un super historien, un super idéologue, un super sociologue , un super spécialiste de l’histoire de l’Algérie, un super spécialiste de la naissance et de la vie du pouvoir algérien, un super ceci ou cela etc… etc…

On veut bien savoir? YA KHO !

Pour l’instant , vous n’avez écrit aucun livre sur l’Algérie ou autre , n’est-ce pas ???!!! Donc , on attend votre premier livre (..sur l’Algérie etc…) et après on parlera avec vous !

Il faut arrêter de parler comme çà de tout et de n’importe quoi d’une manière incohérente sur l’Algérie et ses hommes ! Un peu de respect pour la science de l’histoire ! On peut certes discuter et débattre à notre niveau sur LQA de notre pays, mais sans trop de prétention s’il vous plait !

NB: vous dîtes trop de fausses vérités historiques ou autres et vous faîtes trop souvent trop de raccourcis …historiques !!
Fin…

Voilà, on ferme cette parenthèse sur les prétentions de ce Messaliste né en 1962(6) et qui a le toupet de remettre sans cesse, en cause notre grandiose révolution ?! Il n’a même pas participer à la guerre de libération et il se permet de porter un jugement d’intention à tous ces braves combattants de la lutte armée ?!

Pour finir, je ne permettrais jamais à un usurpateur(7) qui se pose en militant d’un parti qu’il n’a connu qu’à l’âge de 34 ans de venir prétendre me représenter d’une quelconque façon !(8) Ce laïc imbu de lui-même et berbériste de surcroît, déteste l’Islam et les musulmans…

Remarquez le ton acerbe qu’il utilise pour dénoncer la mort des mécréants, journalistes à Charlie Hebdo…

(8 janvier 2015)
Début:

Ce que je vais dire va certainement déplaire a certains de mes compatriotes voire même certains de mes amis , mais je ne pratiquerais pas l’hypocrisie dans ce qu’il y a de plus noble et qui est la vie .

J’ai toujours dénoncé et je dénoncerais toujours ces actes criminels et barbares perpétrés pas ceux qui ont perdu leur part d’humanité pour ne laisser vivre et extérioriser que leur part d’animalité en donnant la mort a autrui (9) , en se drapant de religion ou de défense des préceptes religieux ; ces gens la n’ont rien de religieux , quelque soit la religion qu’ils prétendent défendre ; je crois que le consensus sur cela est sans équivoque ; la ou je ne suis pas d’accord avec ce que je lis dans certaines contributions et analyses c’est quand beaucoup vont jusqu’à presque reprocher la compassion , la solidarité avec le peuple français dans sa terrible épreuve , dans sa douleur .(10)

Oui le monde s’est indigné pour 12 vies humaines happées par la barbarie , parce que les français , peuple , Etat , gouvernement, partis , associations etc s’est levé comme un seul homme pour dénoncer cet acte criminel, pour crier son indignation et son dégoût contre ces faiseurs de morts et aussi parce que la vie du français est pour eux ce qu’il y a de plus cher , parce que l’Etat français protège son citoyen et le défend ou qu’il soit .

Nous avons subit des milliers de « Charlie Hebdo », il n’ y’a jamais eu autant de mobilisation , d’indignation que dans le » Charlie Hebdo Français « , parce que nous sommes divisés même dans la mort , même la plus abjecte , la plus horrible qui est celle d’enfourner un bébé de 06 mois que j’ai vu de mes propres yeux ! Non , ni le peuple ,ni l’Etat Algérien , ni les partis , ni les associations n’ont eu ce sursaut de dignité pour se mobiliser contre la barbarie qui a sévit et qui continue de sévir dans mon pays !

Alors oui je dis au peuple Français Bravo pour ce que vous faites ! je ne rentre pas dans les suppositions politico mediatiques , je reste dans cet aspect de la dénonciation de l’acte , de la tuerie , de la barbarie !
– Fin…

Monsieur nourrit à la mamelle de la laïcité glapit et s’insurge, devant cette « odieuse barbarie » et ne s’indigne guère devant l’offense faite à tous les musulmans en la personne du Messager d’Allah le Très Haut. Ces mécréants méritaient une mort des plus atroces ! Qu’Allah leur réserve les supplices les plus horribles ! Que la géhenne les engloutisse ! Le Messager d’Allah Notre Seigneur Mohammed – Que le Salut Soit Sur Lui – (Tiens, vous portez son prénom ?) a dit dans un hadith certifié :
 
« El Mar’ou Ma3a Men Ahab » (c’est à dire dans l’au delà !)

===> Si tu aimes Le Messager d’Allah Notre Seigneur Mohammed – Que le Salut Soit Sur Lui – alors, tu seras avec LUI au Paradis !

===> Tu es Charlie et…tu aimes Charlie alors tu seras en ENFER avec ton ami Charlie !!!

Pour nous les « barbares », (tiens, cela me rappelle quelque chose ?!) quand on porte atteinte à notre religion, on tire sans sommation sans demander l’avis de quiconque ! Nous respectons toutes les religions contrairement aux hypocrites et aux tartuffes qui ne ratent aucune occasion pour venir effrontément nous agresser jusque dans nos villes et villages. Le temps de la soumission est révolue !

**********************

NOTES

(1) http://www.michel-tabanou.net/2014/05/mon-ami-le-professeur-mohamed-maiz.html
(2) Sur sa page Facebook. (sans possibilité de commenter)
– Krim Belkacem le 18 octobre 1970, Tansouet le 20 septembre 1970 et Tarbouche Mourad en 1972, alors que la dernière n’a pas eu lieu sur Slimane Amirat qui a été mis au 4e sous-sol à Sidi El Houari. (Oran)
(3) Toutes les libertés ! Quelles libertés ? La laïcité ? Pas un mot sur l’Islam ?!
(4) Il participe à la création d’un nouveau mouvement d’opposition, le MDRA, mouvement qui verra le jour le 18 octobre 1967.
(5) Le MDRA est alors officiellement agréé le 19 janvier 1990 avec Slimane Amirat comme président.
(6) Comment cet individu né en 1962 peut-il être messaliste à cet âge ?

Said Radjef (le messaliste qui sait TOUT) est né en 1962 à draa el mizane.

Lien : http://radjef-said.skyrock.com/ 50 ans au 16/09/2012.
===> né en 1962 !

Analysons son commentaire, publié par Said Radjef lui-même sur LQA (Le quotidien D’Algérie) du 06/09/2014.

« Les derniers moments avant l’assassinat de Krim Belkacem » par BERNARD GOLAY

Commentaire de Said Radjef :

a) Militant en herbe, naïf, candide et vaniteux, j’ai décidé de surprendre Ali Zammoum et ses compagnons D Timsit, A Fadhel et Kateb Yacine par un invité de marque : le colonel El Hadjen »

C’est juste pour nous montrer le type de relation qu’il a !

===> compléments d’informations par mes soins :

– Zammoum est né le 20 octobre 1933/2004 à Boghni, dans la région de Tizi Ouzou.
– Daniel Timsit est un militant algérien du FLN, né le 16 décembre 1928 à Alger et mort le 2 août 2002 à Paris.

Pourquoi a-t-il mis D. au lieu de Daniel ?

– Abdallah Fadel (75 ans) né en 1930 dcd 11 novembre 2005 à Annaba.
– Kateb Yacine né le 2 août 1929 à Constantine, en Algérie et mort le 28 octobre 1989 à Grenoble, en France.
– Lt colonel El Hadjen EFOR Blida (Aucune information précise sauf qu’il était Lieutenant Colonel)

Puis il enchaine : (toujours par commentaire)

b) « Le colonel El Hadjen très content lui aussi des hommes qu’il venait de rencontrer, me fit cette remarque deux jours après à Mechtras : « Ali Zammoum, Krim, Benbella, Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et tes amis d’Alger sont de grands patriotes, des nationalistes auxquels on ne peut rien reprocher, sauf le fait qu’ils sont orgueilleux, exigeants et rancuniers à l’extrême. Dans de telles conditions, on ne peut pas faire de la politique et conquérir le pouvoir. »
===> Ce minable, insulte nos martyrs par la bouche du Lt Colonel Hadjen décédé ! (prosopopée)
===> Remarquez cette expression insidieusement ostentatoire !!! « TES AMIS d’Alger… »

 

– « Ali Zammoum, Krim, Benbella, Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et tes amis d’Alger sont de grands patriotes… »

===> Regardons de près, SES (supposés) AMIS d’Alger !

– Krim Belkacem né le 15 décembre 1922 à Oued Ksari en Kabylie (Algérie), et mort assassiné à Francfort le 18 octobre 1970.
– Mohamed Khider né le 13 mars 1912 à Alger. (Algérie) Mort assassiné le 4 janvier 1967 en Espagne.
===> Krim Belkacem est assassiné en 1.9.7.0 Said Radjef (né en 1962) AVAIT 08 ans ?!
===> Mohamed Khider est assassiné en 1.9.6.7 Said Radjef (né en 1962) AVAIT 05 ans ?!

On peut aussi DIRE sans crainte que Monsieur KHIDER était encore vivant durant cette période (vérité de Lapalice) puisque le Lt Colonel El Hadjen venait de lui parler ? (cela s’est donc passé AVANT 1967 ?! (date de l’assassinat de Khider) – Said Radjef avait moins de 05 ans ?! – Hihihi..

Comment pouvait-il être lié à ces DEUX géants de la révolution alors qu’il portait encore la culotte ?!

Un malade sans conscience et qui ne recule devant rien…
———————
(7) Membres fondateurs du MDRA : les colonels Amar Ouamrane et Mohand Oulhadj, Mohamed Zamoum (dit Si Salah), Saïd Babouche, Mohamed Hamouche, (dit Moh-Touil) Brahim Ould-Mohamed, Tansouet, Tarbouche Mourad, Djouab Abdelmadjid et Slimane Amirat, ancien compagnon et co-fondateur avec Belkacem Krim du MDRA.
(8) Dr Maiz ex secrétaire général à 34 ans (1989-1992) du MDRA (Mouvement démocratique pour le renouveau algérien), parti créé par Krim et dissout par le pouvoir algérien durant les années 90.
(9) Où étiez-vous, lors des crimes génocidaires :
– en Irak ?
– à Ghaza ?
– au Mali ?
– en Syrie ?
– en Egypte où le frères musulmans se sont faits massacrer par Sissi le criminel ?
(10) Milatou El Kofri Wahida ! Vous pleurez vos frères. Vous le montrez ostensiblement pour plaire à vos maîtres !

 

ADDENDUM

 

LE Dr MAIZ  est passé SUR MON SITE, le 03/04/2015…(10 h 35mn)

Il a ensuite EFFACE SA « DATE DE NAISSANCE »  sur son site !

Tout cela pour BERNER encore plus, TOUS CEUX QUI CROIENT QU’IL EST « MEMBRE FONDATEUR » du M.D.R.A !!!  Quel toupet !!!

 

Cependant, IL A OUBLIE D’EFFACER CECI :

 

Maiz_naissance

Le ridicule ne TUE point de nos jours…

La médiocrité a encore de très beaux jours devant elle !

 

Il a même plagié mon article  » L’alphabet de la gouvernance en Algérie » !

Lien: http://goutdemiel.com/?cat=9&paged=3

Voir sur sa page en date du 04/04/2015 !?

 

C’est sur la page de notre illustre docteur que la flagornerie a trouvé son bonheur…

 

EUREKA !

 

Le Dr Maiz vient de trouver la solution (ou quelqu’un lui a soufflé à l’oreille !)

Il vient de me bloquer sur sa page fessebook ! Quel génie…

Il s’est débarrassé de moi ! Il a la paix. Pour combien de temps ?

D’autres viendront…

Tôt ou tard, le stratagème sera éventré !

 

Ps définitif: (dossier clos)

Je ne connaissais pas ce Dr Maiz jusqu’au jour où je découvris le pot aux roses…

Je n’ai RIEN contre lui en tant que personne mais je n’aime pas ce personnage qui fait tout pour se faire passer pour ce QU’IL N’EST PAS (MEMBRE FONDATEUR du MDRA)

 

J’ai contacté certains de ses amis. Quelques-uns étaient quelque peu, surpris…d’autres se sont carrément dérobés ! Comment un supposé « intellectuel » du genre technocrate puisse-t-il se complaire dans la politique de l’autruche ? Acculé, il n’assume pas ! 

 

 

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« Si ta maison est en verre, ne donne jamais à ton ennemi, une pierre ! »

 

Jamais des élections présidentielles n’avaient provoqué de tels remous et pour des raisons aussi plausibles les unes que les autres !

 

Né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc,  Abdelaziz Bouteflika est le 7e chef d’État et président de la République depuis le 27 avril 1999 à ce jour.

A 77 ans, après trois mandats successifs et à l’instar des autres despotes du monde arabe, il s’accroche désespérément au pouvoir, ressemblant ainsi aux autres dictateurs déchus ou morts d’Égypte, de Tunisie, du Yémen, de Libye ou de la Syrie.

c’est sous son instigation que le verrou limitatif à deux mandats a été supprimé en 2008 pour lui permettre de briguer un 3ème mandat en 2009 !

Malgré la gravité de son état de santé, poussé par sa camarilla, il se présente quand même ce lundi 03 mars 2014 pour annoncer sa candidature à un 4e mandat alors que son dossier n’était nullement conforme à l’article 136-7 du Code électoral. Ce texte prévoit la présentation d’un certificat médical dûment signé par des médecins assermentés, justifiant de ses dispositions physiques et mentales…

Il va sans dire que beaucoup s’y opposent…

D’emblée, on s’interroge sur les réelles motivations, de cette vaste campagne contre un 4e mandat pour le président Bouteflika !
Il y a bien sûr ceux qui font tout pour ce 4e mandat ! Évidemment, leurs profondes motivations sont pour la plupart d’ordre beaucoup plus mercantile que politique…

Tous ceux qui rejettent purement et simplement l’idée même d’un 4e mandat sont très pragmatiques et militent pour une alternance du pouvoir selon des règles démocratiques transparentes !

 

Quelques remarques très pertinentes

 

1/Anachronisme

On nous annonce la candidature de Abdelaziz Bouteflika, « le candidat indépendant » ?!
Dixit la chaine Ennahar…
– Comment un président de parti (le FLN) peut-il être « indépendant » ?!
– Comment un président valétudinaire encore en exercice, peut-il se succéder à lui-même en qualité d’indépendant ?
– Pourquoi toutes ces mesures de sécurité ? De l’esbroufe ? Qui va prendre des risques pour « attenter » à un président égrotant ? Par ailleurs, toutes les mesures de sécurité prises avec le président Boudiaf, n’avaient servi à rien !  Il a bel et bien été assassiné par ceux qui devaient le protéger…

 

2/Contre-mesures

L’idéal aurait été d’attendre la fin du mandat du président Bouteflika le 19 avril 2014 puis de laisser une commission nationale indépendante organiser les élections présidentielles et lui permettre ensuite de superviser le scrutin dans une parfaite transparence ! Dans ce cas seulement, nous aurions dit oui, Abdelaziz Bouteflika est un candidat indépendant à la course électorale !!!

– Or, ce n’est pas le cas ! Bouteflika mène à la baguette, les polices politiques, les services de sécurité, tous les membres de son clan, toute la bourgeoisie comprador ainsi que les affairistes de tous bords qui ont amassé en un temps record, de très grosses fortunes…

– Toute l’administration est tenue par des affidés zélés et dociles…
– Les deux chambres (députés et sénateurs) lui sont acquises…
– Une presse servile.
– Les chaines nationales et privées de TV sont bien dociles et complètement soumises. (à part quelques exceptions)

 

3/La campagne électorale du président moribond

Une équipe de revenant qui s’agrippe mordicus au pouvoir !
Des hommes sans personnalité qui pratiquent le culte de la personnalité pour perdurer le plus longtemps possible dans les grâces du seigneur du moment !

a)  Sellal est à la fois Premier ministre, président de la Commission de préparation des élections et futur directeur de campagne. Ses bourdes ont fait le tour de la planète…

Il affirme sur un ton péremptoire, ce 01 mars 2014 à Illizi :

«Nous avons des institutions fortes, un gouvernement fort, une armée très solide et des services de sécurité très efficaces (…)

Allusion très directe relative à un éventuel printemps arabe en Algérie ?! Ces propos suggèrent plutôt un embrasement et non un apaisement » Puis faut-il explicitement rappeler, qu’un pays fort se reconnait à son indépendance politique, économique, culturelle et sociale ! Pour l’Algérie de Bouteflika et son équipe, ce n’est pas le cas !

Sellal parle de gouvernement, de l’armée et des services de sécurités !
Un langage dictatorial et rien de plus…
Tous ceux que vous avez cité, sont des enfants de l’Algérie ! Aujourd’hui, ils sont de votre côté mais demain, qui pourra prédire l’avenir ?

Tant que vous ne faites pas partie du G8,(1) taisez-vous !

Tous ceux qui étaient à votre image et tenaient le même discours fielleux et arrogant, ne sont plus de ce monde ou subissent l’opprobre de leurs peuples !

Tenez :
– Le mardi 14 janvier 2011, Ben Ali prenait la fuite…
– Le 11 février 2011, Hosni Moubarak était chassé du pouvoir…
– Depuis mars 2011, la Syrie est déchirée par une guerre civile…
– Juin 2011, Ali Abdallah Saleh du Yémen est grièvement blessé…
– Le 20 octobre 2011 près de Syrte, mort de Mouammar Kadhafi dans une canalisation…

b) Benyounès Amara et Khalida Messoudi deux transfuges du RCD, sont deux opportunistes, adversaires farouches de l’islamisme. Leurs langues fourchues leur ont attiré des inimités sans bornes…

c) Belkhadem alors ministre des affaires étrangères, est l’homme qui a été désigné par Bouteflika, en septembre 2003 pour préparer le « congrès de redressement du FLN », un exécutif parallèle pour contrer le FLN « légitime » de monsieur Ali Benflis secrétaire général du vieux parti majoritaire à l’Assemblée nationale et ce à 07 mois des élections  présidentielles ! Il a été carrément évincé de son poste de secrétaire du FLN au profit de Saïdani un autre laudateur zélé du régime. Dès lors, Belkhadem l’arroseur arrosé,  s’est mis prudemment à l’ombre en attendant l’hallali…

d) Saïdani, un faux comparse a été désigné pour donner une douteuse répartie dans une pièce de théâtre de très mauvais goût devant un auditoire désabusé…

e) Ahmed Ouyahia un homme du sérail, l’homme au yaourt et des basses besognes ! Donné en cavale, il pointe subitement du nez ?! Un opportuniste sans vergogne qui déblatère à longueur de journée en nous prenant pour des débiles. C’est lui qui avait remplacé monsieur Ali Benflis au premier ministère en 2003 !

f) Amar Ghoul exprime clairement son allégeance et son soutien au maître du céans. Avec tous les scandales qui avaient éclaboussé son parcours ministériel, il s’en sort malgré tout indemne, sans avoir entaché sa carrière politique ! Il se permet même le luxe de créer un parti politique ?!

g) Nommé le Dimanche 15 Septembre 2013 à la tête du Conseil constitutionnel, l’ex-ministre des Affaires étrangères (depuis juin 2007) Mourad Medelci (né à Tlemcen) remplace Tayeb Belaïz désigné mercredi, ministre de l’Intérieur lors d’un remaniement ministériel.

Cependant, le peuple algérien, sa révolution et ses martyrs, n’oublieront jamais, ce mercredi 7 décembre 2011 où devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Mourad Medelci alors ministre des Affaires étrangères avait souillé la mémoire des Martyrs, en déclarant ouvertement qu’« Il n’y a pas plus Européen que l’Algérie et Que si l’Histoire avait été différente, nous serions déjà membres à part entière de l’Union européenne puisqu’au moment du traité de Rome, nous étions encore Français ! »

Et dire que toute cette forfaiture, c’est juste pour avoir le soutien de la France auprès de Bruxelles en vue d’un statut de partenariat privilégié qui permettra à l’Algérie de participer à la Politique Européenne de Voisinage (PEV) ?!

Il faut aussi rappeler que le mercredi 19 décembre 2002, monsieur Abdelaziz Bouteflika, le chef de l’état algérien, était à Bruxelles pour une visite de travail en vue de signer l’Accord d’association entre l’Union européenne (UE) et l’Algérie dans le cadre du processus de Barcelone qui lie les Quinze aux douze pays du pourtour méditerranéen.
(Les pays africains signataires de l’Accord de Barcelone, qui a généré le processus du même nom sont : Maroc, Algérie, Tunisie et Égypte.)

La Libye est admise en qualité d’observateur.

 

Petit rappel
L’objectif du processus de Barcelone est de créer d’ici à 2010 une zone de libre-échange entre l’UE et les pays associés du pourtour méditerranéen. Dans le cadre de cet accord d’association euro-algérien, l’Algérie va bénéficier d’une aide financière de 160 millions d’Euros pour la période 2002-2006 au titre du MEDA, instrument financier du processus de Barcelone.

Durant la cérémonie, le président Bouteflika aux côtés de Romano Prodi, (Président de la Commission européenne) a déclaré devant un parterre de journalistes internationaux :

« En vérité,  l’Algérie n’a pas besoin de devenir membre associé de l’Union européenne puisque lors de la signature des traités de Rome en 1957, l’Algérie était département français.  La France étant membre fondateur de l’Union européenne, nous sommes donc déjà dans l’Union européenne »

lien:  http://dzactiviste.info/bouteflika-en-2002-lalgerie-est-un-departement-francais/

Medelci n’a fait donc que reprendre ( le même jour et le même mois) la déclaration de Bouteflika

 

4/L’homme providence

Mohamed Boudiaf (Allah Yarhamou) était en 1954, cette étincelle qui avait transformé notre patrie spoliée en un gigantesque et terrible brasier pour le colonisateur français !

Après Boumédiène et Boussouf, il eut Ben Bella. (encore 3 B)
Boudiaf intervient pour rétablir le juste équilibre mais les décideurs décidèrent autrement…il le paya de sa vie !

 

5/L’homme du compromis

Bouteflika accepta le deal avec les « vrais » décideurs et consentit à être l’arbre qui cache la forêt !
Cette décennie noire est une plaie ouverte pour le pouvoir qui se cherche une légitimité populaire bafouée par tant d’injustice et de mépris. Et la plèbe accorda d’emblée au nouveau venu, un satisfecit pour avoir rétabli la quiétude et la sérénité sociale et après avoir globalement éradiqué le terrorisme tel que le pouvoir en place le définit.

Seulement voilà, les choses ne sont pas aussi simples que ça.
Tout le monde sait que les maquis étaient infiltrés tout comme le sont, les partis politiques et toutes les institutions dans le pays !

L’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale est un pont qui va permettre de « récupérer » les infiltrés et tous ceux qui se retrouveront dans la nasse !

Les dispositions de la Concorde civile vont élargir les mailles du filet et tout ce menu fretin se retrouvera à l’air libre. Côté jardin et grâce à ces lois scélérates, c’est l’impunité totale !

 

6/L’épée de Damoclès

Voilà que maintenant Bouteflika est sacré « Roi » en vertu de ses vertus salvatrices, lui l’homme de la stabilité sécuritaire ! Le pompier pyromane va sûrement pâlir de jalousie…
Cette tirade est devenu le leitmotiv de son staff qui vous rappelle à tout bout de champ que c’est grâce à sa lucidité éclairée que nous vivons aujourd’hui dans une parfaite béatitude ! Nous ne devons à aucun prix nous démarquer de sa grande magnanimité et de sa sagesse. Nous lui sommes redevables à vie !

Pourquoi faites-vous croire aux gens que ceux qui s’opposent à ce 4e mandat, sont forcément contre la stabilité du pays ? Nous sommes pour un vrai changement et pour une stabilité durable dans la dignité, sans corruption et sans magouilles ! Pourquoi laissez-vous entendre que l’Algérie n’est plus capable d’enfanter des enfants intègres dignes de lui assurer un avenir prometteur ?

Vous, vous êtes comme le fameux détroit de Messine avec son Charybde et Scylla ! Ou c’est moi, ou alors, c’est l’hécatombe…

 

Vous avez dit souveraineté ?

 

1/La gestion des biens publics

La gestion du service public de l’eau a été confiée en 2005, au français Suez.

La gestion et le fonctionnement du métro d’Alger sera géré par la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens)

La Société d’exploitation des tramways (SETRAM) a été créée récemment mais c’est la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) qui est majoritaire avec ses 49% suivie par l’ETUSA à 36% et par l’EMA avec 15%.

L’aéroport a été géré par l’EGSA d’Alger (Etablissement public à caractère industriel et commercial). Ce sont désormais les ADP (Aéroports de Paris) qui le gèrent depuis 2007.

2/Les pieds noirs

Dans l’ombre des bureaux des administrations locales, les anciens pieds-noirs récupèrent leurs biens, même si certains sont classés bien vacants par un décret sorti en 1963.
Le journal parle du cas d’un fils d’un ancien sénateur français, Saïeh Mneouar, apparemment d’origines musulmanes, à qui l’ancien wali de Chlef, Hocine Ouadah, actuellement en poste à Relizane, avait restitué des terres agricoles dépassant les 197 hectares, pourtant nationalisées en 1963.
La Justice avait pourtant débouté le fils de l’ancien sénateur décédé à Nice en 1982. Cela n’a pas empêché le wali et le Directeur des Affaires agricoles de rendre une décision, datée de 2000, restituant les biens au fils du sénateur.

– A la fin des années 1990, la wilaya de Béjaïa était obligée de payer des milliards de centimes à l’ancien Bachagha, Ben Ali Chérif, en contre partie de l’utilisation de terrains qu’il réclamait dans la commune d’Akbou et Ichelladhen. En plus de ces sommes astronomiques, payées en remboursement des installations publiques construites sur ces terrains, l’ancien supplétif de l’administration coloniale a récupéré des dizaines d’hectares de terres agricoles et d’oliviers.

D’autres cas sont signalés un peu partout dans le pays.

A qui la faute ?

Certainement pas aux petits exploitants.Aucun responsable de l’état n’a encore parlé de ce sujet alors que les autorités françaises deviennent de plus en plus insistantes sur un problème pourtant réglé lors des accords d’Evian.

3/ La souveraineté nationale

– Le 12/01/2013, Laurent Fabius (ancien premier ministre) et actuel ministre des affaires étrangères, fils du célèbre antiquaire juif de la rue de Seine à Paris, s’est félicité hier de la collaboration de l’Algérie qui,  en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L’Algérie «a autorisé le survol de son territoire, et je l’en remercie»,  a-t-il déclaré  à l’émission «Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL».

– La France, a rapporté hier Jeune Afrique, va installer une base militaire avancée dans le nord du Mali, à Tessalit, non loin de la frontière algérienne. Cette base permettra à la France d’intervenir pour sauver ses ouailles au pouvoir, en cas de sérieux pépin !

Alors ? De quelle indépendance parlez-vous ?

Où est la part de vérité dans tout cela ?

– Devrons-nous féliciter ceux qui ont mis le pays à genoux ?
– Devrons-nous les récompenser parce qu’ils ont tué, violé, kidnappé et brimer nos libertés naturelles ?
– Devrons-nous rester immobiles en éternels assistés ?
– Devrons-nous monter consentants sur la potence et offrir à nos bourreaux les cordes de notre impuissance ?

Non !

 

7/La « théorie des deux démons »

En Argentine, la loi du Point final du 24 décembre 1986, et la loi d’Obéissance du 04 juin 1987, couvrirent le reste des militaires de toute poursuite (à l’exception du vol de bébés), invoquant l’amnistie jugée politiquement nécessaire et le principe de hiérarchie militaire.

– En 1989, le président Carlos Menem amnistia l’ensemble des personnes condamnées lors du Procès de la Junte.

– En 1990, confronté à l’opposition de l’armée, le président Carlos Menem amnistia par décrets des centaines d’autres militaires, dont des généraux.

Aucune poursuite n’était donc possible !

– En juillet 2003, le président Nestor Kirchner abrogea certains décrets d’amnistie.
– En 2005, la Cour constitutionnelle argentine déclara anti-constitutionnelle les lois d’amnistie passées sous Carlos Menem.

Pourquoi selon le principe de la compétence universelle limitée, la France en créant un « précédent » avec le cas de « L’ange de la mort » qui a été condamné par contumace à la prison à perpétuité, n’a pas jugé utile d’appliquer la même procédure dans l’affaire des moines de Tibéhrine ?

En Algérie, on opta pour la « théorie des deux anges » !

 

8/Le 4e mandat

A Sétif, le président Bouteflika avait cru bon de prévenir qu’il allait jeter l’éponge vu son âge et son état de santé. Son AVC du 27 avril 2013, confirma son vœu en semant le désarroi dans le clan présidentiel et la panique dans le cercle des véritables décideurs inféodés à l’ancienne puissance coloniale…

Que doit faire ce régime en perte de vitesse pour éviter la rupture des équilibres et gérer toutes ses contradictions internes qui se profilent à l’horizon ? Une seule solution possible :

– Ou mettre en application l’article 88 (2) ou ménager la chèvre et le chou ?

 

9/L’alternative

De tous les candidats en course, à part Bouteflika, le seul outsider valable reste Ali Benflis ! Cependant, Bouteflika pourrait poser problème…

 

Qui est Benflis ?

 

Magistrat de formation, Kasdi Merbah le nomme ministre de la Justice en novembre 1988, poste qu’il conserve pendant trois ans sous les gouvernements de Hamrouche et de Ghozali.

En juillet 1991, Il quitte le gouvernement pour marquer son désaccord avec les mesures d’internement administratif prononcées en dehors de tout contrôle judiciaire.
En 1987, il est l’un des membres fondateurs de la Ligue algérienne des droits de l’homme.
En 1999, il dirige la campagne de Abdelaziz Bouteflika qui le nomme secrétaire général puis directeur de cabinet de la Présidence. Il prend dans la foulée le secrétariat général du FLN.
En août 2000, il est chef de gouvernement.
En 2003, Benflis est limogé mais conserve son poste de secrétaire général du FLN. Son gouvernement tombe. (Ahmed Ouyahia hérite du Premier ministère)
En 2004, il se lance dans la course à la présidentielle.
(Il arrive deuxième avec 6,42% des voix.)

Abdelaziz Bouteflika est réélu.

C’est la disgrâce, dans la dignité !

Ali Benflis démissionne du poste de secrétaire général du FLN et disparaît de la scène politique…

A l’intention de Benflis,  le président Bouteflika lança la légendaire boutade de César : « même toi, Brutus ! » (3)
Une autre version avec : « toi aussi, mon fils ! »

Ce qui laisse supposer d’après Bouteflika que Benflis l’aurait trahi…

 

10/Le deal

Élu en 2004, avec 6,42 % de voix, Benflis avait senti l’orage passer. Pourquoi ira-t-il encore une fois affronter l’ouragan ? Bouteflika est toujours aux commandes !?

Le candidat Ali Benflis, 69 ans, a déposé son dossier de candidature à la présidentielle du 17 avril 2014, au siège du  conseil constitutionnel. Originaire de Batna, très discret et réputé intègre, il a la bénédiction des militaires.

– Le scénario le plus plausible est l’élection sans surprise de Bouteflika comme façade avec un score de 78 % et au 1er tour pour éviter la vacance de la présidence, suivi d’un Benflis avec le score honorable de 61 % ! Les autres lièvres seront récompensés ultérieurement…

– La mise en place d’une vice-présidence, garantira à monsieur Ali Benflis une ascension fulgurante et un tremplin de droit pour la présidence en cas de vacation du poste !

– Monsieur Ali Benflis, vice-président pourra dès maintenant prendre en main, les destinées de la nation.

 

 

Mon entière sympathie va à monsieur Ali Benflis que je ne connais même pas si ce n’est à travers ses apparitions télévisées. Son programme politique à la limites des lignes imparties, est très séduisant !
Il est expérimenté, a du métier et des idées…

 

—————————————————————————————-

(1) Groupe informel de discussion entre les chefs d’état et de gouvernement des pays les plus industrialisés.

(2) Article 88 stipule que lorsque le chef de l’État, «pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel […], après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose à l’unanimité au Parlement de déclarer l’état d’empêchement». Après s’être prononcés à la majorité des deux tiers, les parlementaires chargent le président du Conseil de la nation (Sénat) – en l’occurrence Abdelkader Bensalah, 72 ans – d’assurer l’intérim pour une durée qui ne peut excéder 45 jours. Si l’incapacité du chef de l’État à exercer ses fonctions se poursuit, une «vacance par démission de plein droit» est déclarée. «En cas de démission ou de décès» de l’intéressé, le Conseil constitutionnel – dirigé par Tayeb Belaïz, un proche de Bouteflika – «constate la vacance définitive» du pouvoir. Le président du Sénat assume alors un intérim de 60 jours, au cours duquel une élection présidentielle est organisée. Soit trois mois et quinze jours après le début de la procédure.

(3) Marcus Junius Brutus, le fils d’une des maîtresses de César (donc son fils) qui serait lui aussi impliqué dans l’assassinat de Jules César.

 
 
 
 
Précisions
 
Je n’ai rien contre Monsieur Abdelaziz Bouteflika en tant que personnalité universellement connu et président actuel de la république Algérienne Démocratique et Populaire…
Cependant, il est regrettable qu’une partie de son entourage utilise la supercherie pour se maintenir au pouvoir, aux dépens du bon sens, de l’éthique et de la morale.
 
Monsieur Bouteflika n’est plus apte à diriger le pays.
L’Algérie est malade de son système et de son président !
 
Qu’il s’adresse au peuple au moins dix (10) minutes, lui qui tenait des discours fleuves à ses débuts en 1999 ! Puis, on ne veut plus de ces Rois/présidents qui veulent que leurs proches héritent du pouvoir, en cas d’incapacité apparente ou de décès…
 
Nous sommes vraiment fatigués de ce système, du FLN et de tous ses apparatchiks !
 
Nous aspirons à un changement salutaire pour nous et pour l’avenir de nos enfants.
Non, nous refusons de voir vos enfants gérer le destin de nos enfants ! Basta…

 
 
 
 
 

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Quoi de plus normal pour Iznogoud que de vouloir à tout prix, devenir Calife !
Aujourd’hui, le poste de vizir est remplacé par celui de premier ministre…
Dans les pays du tiers-monde, devenir président, c’est devenir inamovible !
C’est la règle sans exception !

Dans le style « Nec pluribus impar » (Au-dessus de tous) si cher à la légion étrangère ! Durant les années « Pravda », sous l’impulsion du valeureux parti unique, il y avait des « Sociétés Nationales » à tout bout de champ et à profusion. Nos éclairés décideurs d’antan avaient commencé par la Sona-« TRAC(H)T » pour finir avec la Sona-« TRO(p) » bien convaincus que le socialisme était la voie royale pour le bien être de ce bon vieux peuple si docile et si bien endoctriné !

En Algérie, il y a un foisonnement de présidents !

L’essentiel, c’est d’être président ! Peu importe l’institution.Être au sommet de la hiérarchie ! Vous serez à coup sûr, intouchable !

Regardez par exemple tous ces scandales qui continuent de défrayer la chronique, chez nous ! Si c’est du menu fretin, la prison est assurée, nourriture et gîte en sus…
si le gibier est gros ou assez coriace, vous vous casseriez les dents en moins de deux !
Être président de la république, c’est détenir les cartes à jouer et décider des règles du jeu ! Nul ne peut signaler une maldonne et flatteurs  d’applaudir ! le pouvoir et la rente !
Pour ces gens là comme disait Brel,  seule la fin justifie les moyens, le reste sert à amuser la galerie !

Les présidents du sénat, de l’APN, du conseil constitutionnel sont des sous-présidents avec leurs rangs respectifs et leurs prérogatives ! Des intouchables avec passeports diplomatiques et immunité assurée. Viennent ensuite les présidents de partis par ordre d’obédience et de servilité !

Les présidents directeurs généraux des administrations et autres institutions étatiques sont légions et prêtent eux-aussi allégeance au maître de céans ! Puis suit, la cohorte de tous les autres prédateurs, présidents d’associations caritatives, de parents d’élèves, de clubs  ou autres instances de contrôles ou de suivi tels les présidents de comités au niveau des mosquées ou des quartiers agissant en véritables cellules politiques spécialisées dans la délation…

Tout ce beau monde fleurit à longueur de journée dans la béatitude d’un généreux commensalisme socialement établi…

Les généraux avec leurs prête-noms, leurs comptes offshore, leurs ayant-droit économiques et leurs rejetons, ont créé le clientélisme, le régionalisme, les monopoles, les sponsors et la rente ! Ce sont les véritables bailleurs de fond du régime…

Puis viennent les ministres véritables chefs d’orchestres de toute cette horrible cacophonie ! On s’en donne à cœur joie, chacun dans son domaine et à qui mieux mieux ! Les scandales financiers, les malversations et autres détournements n’en finissent pas d’alimenter les rumeurs dans les salons calfeutrés des hautes sphères ou sur les pavés d’une plèbe en mal de sensations qui cherche à meubler le temps perdu pour oublier sa mal-vie…
Cette caste est à l’abri de toute inquiétude et se la coule douce dans les voluptés de l’innocence…

La cheville ouvrière entre ces différents lobby est bien sûr, le premier ministre véritable paravent entre la présidence et toutes les autres institutions étatiques ou gouvernementales. Il doit obéissance et obédience au chef suprême de la meute qui lui fait de l’ombre…

L’Algérie à l’instar des autres pays non-émergents est gangrénée par la corruption à travers un vaste réseau maffieux qui gère des biens occultes. Cette gymnastique de haute voltige échappe à tout contrôle.

Le reste du pays est livré à lui-même !

On ne parle plus de souveraineté…
On est toujours quelque part sous le giron d’une quelconque puissance régionale !
Notre dépendance est flagrante.
Les sources de nos approvisionnements et de notre armement sont un secret de polichinelle ! Nous sommes devenus une panse avec de gros intestins…

Depuis 1962, le FLN a créé son système de gestion et a géré le pays sans partage ! Cette gabegie catastrophique et cette impéritie sur tous les plans, sont le résultat machiavélique de « ceux qui savent TOUT », les maîtres absolus de la « pensée unique » !
Si l’Algérie aujourd’hui ne produit RIEN, c’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau ! La maison Algérie est une maison en verre ! Rien dans les mains, rien dans les poches…

Pourtant, il y a péril en la demeure !
Le président est en panne, l’Algérie est en panne…
La pseudo « opposition » est aux aguets, comme à l’accoutumée…

Pourtant, tous les programmes de l’école algérienne depuis Abderrahmane Ben Hamida en passant par l’inamovible Ben Bouzid sinistre de l’éducation nationale sinistrée, jusqu’au nouveau chef du département éducatif, Abdellatif Baba-Ahmed, on arrive aux mêmes conclusions : l’école algérienne est gérée par circulaires ! L’ukase de la soumission ! Personne ne prend une quelconque initiative personnelle. On exécute et c’est tout !

Pourtant, notre preux premier ministre  se permet le luxe de déblatérer lors de la conférence à Kouba (août 2013) des bienfaits des sciences et des vertus mathématiques…en écorchant sciemment la poésie et un verset divin ?! (1)
Puisque c’est ainsi, pourquoi donc cet ancien wali de Bel Abbès, énarque de formation occupe-t-il le poste de premier ministre ?
Il n’en est pas le mieux désigné, étant lui-même littéraire ?
Démissionnez ! Laissez la place à un ancien de l’école polytechnique de Belfort ou à un promu de l’Enita ou de l’école inter-armes de Cherchell ! Peut être qu’il y a même des Saint Cyriens…?
Pourquoi ce timing ?
Est-ce un clin d’œil aux éradicateurs en poste pour bien marquer sa distance avec les islamo-conservateurs du sérail ? Est-ce pour plaire au clan de son seigneur et maître Bouteflika en le paraphrasant aveuglément ?

Pourtant, hypocrisie oblige, notre grand premier vassal et commis de l’état qui abhorre les belles lettres, n’hésite pas une seconde ce 17 septembre 2013 à Alger, à venir rendre un vibrant hommage à cet « enfant » de l’Algérie, le poète syrien Souleiman Al-Aissa,(à tiens ?) lors de la commémoration du 40e jour de son décès ?!

Si notre pays, l’Algérie est en retard de plusieurs décades dans tous les domaines, c’est la faute au régime algérien depuis Boumédiène jusqu’à nos jours !

Nous sommes bien conscient de votre duplicité !
« Qoul A3oudhou Bi Rabi El Falaq === Min CHARI MA KHALAQ » la suite du verset que vous aviez omis de finir, vous sied à merveille !

Décidément, les habitudes paternalistes ont la peau dure ! Vous n’avez pas manqué à l’image de vos prédécesseurs, de vous faire remarquer en traitant avec condescendance et acharnement, les chômeurs du Grand Sud de « Chirdima » désorientée et manipulée (?) au lieu d’être à la hauteur de vos responsabilités en restant constamment à l’écoute de tous ces désœuvrés et surtout de cette frange de la société, perdue aux confins du désert ?!
Bien avant vous, monsieur Ouyahia un autre énarque et grand pourfendeur de la liberté d’expression, s’était étonné en découvrant qu’un algérien pouvait lui aussi savourer…un yaourt ?!

N’oubliez jamais que c’est Allah qui vous a permis de gravir les échelons pour vous retrouver à ce poste, que vous utilisez pour tourner en dérision un verset coranique, ternir la parole divine et insulter ainsi l’intelligence de tous ces musulmans que vous êtes censé représenter ?! Monsieur Lagaffe, Allah est Grand ! Sa justice est immanente…et transcendante ! Prenez garde…

Il est bien capable de mettre fin, à cette cupide ambition qui vous anime et qui vous pousse à plaire coûte que coûte à vos commanditaires, quitte à désavouer vos convictions religieuses…si vous en avez !

Vendredi 20 septembre 2013

Kamel SEDDIKI

(1) https://www.facebook.com/photo.php?v=10201909795166045&set=vb.1219015797&type=2&theater

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Sid Ahmed Ghozali : «Vingt ans après, je m’aperçois que le pouvoir est pire que le FIS»

El Watan, 11 janvier 2012

Acteur de premier plan en sa qualité de chef de gouvernement lorsque le pouvoir avait décidé d’interrompre le processus électoral, Sid Ahmed Ghozali estime que ce choix a été «un coup d’épée dans l’eau» ; car si pour de nombreux acteurs il avait pour but de «sauver la République», pour d’autres «la réelle motivation était de sauver le pouvoir à n’importe quel prix».

Monsieur le chef du gouvernement « s’aperçoit » effrontément, vingt ans après que le pouvoir qui était déjà « mauvais » est devenu « encore plus mauvais » que le FIS qui a été dissout par lui et sur de simples présomptions puisqu’il n’a jamais accédé au pouvoir ?!
Étrange revirement d’un commis du système !
« Un coup d’épée dans l’eau »
===>Donc, la décision a été prise sur un « coup de tête ! » sans tenir compte des conséquences dramatiques que cela pouvait engendrer ! Allons-y et advienne que pourra ! Aujourd’hui, nous mesurons avec effarement l’étendue des dégâts collatéraux…

« Sauver la république », »Sauver le pouvoir »
===>Quelle différence ?
– La république ? Est-ce les institutions et les lois supposées les régir pour le maintien justement de ce pouvoir ?
– Le pouvoir ? Qui ? On tourne autour du pot ! Il n’est pas si occulte que ça…

– Si le « POUVOIR » était synonyme de « PAUVRETÉ » personne ne l’aurait recherché ! (Suivez mon doigt…)

 

– Vous étiez chef de gouvernement quand l’interruption du processus électoral le 12 janvier 1991 a eu lieu. Vingt ans après, avez-vous toujours le même regard ?

Simplement un préliminaire au sujet de l’arrêt du processus électoral de 1992. C’est bon d’en parler. C’est un moment important de cette période qui y a conduit et mérite que l’en on parle, non pas pour refaire l’histoire, mais pour en connaître les tenants et les aboutissants, savoir en quoi il a été une bonne chose pour l’Algérie. Il faut qu’un jour qu’on engage un véritable débat national contradictoire sur cette question qui doit être présentée au public sous des angles différents.
Si le but est d’éclairer l’opinion, les déclarations, écrits ou autres, récits unilatéraux, doivent être étayés par le débat contradictoire. Durant ces vingt dernières années, on a trop peu dit ou alors trop dit. Aussi bien sur la genèse que sur les suites de l’événement et je dirais même sur ses conséquences.
Sur l’analyse de l’angle du processus, je n’ai pas à changer un iota. Sur l’angle de la santé ou la validité de la décision je n’ai pas à changer. Et ce qui est changé dans mon approche, c’est tout simplement ce qu’on a fait et vu durant vingt ans. Et qui m’a conduit à dire qu’en fin de compte, cette opération a été un coup d’épée dans l’eau. Elle n’a servi en rien notre pays. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas tiré de leçons aussi bien du vote que les raisons qui ont conduit à l’arrêt du processus électoral.

– Pourquoi avoir fait ce choix alors ?

Je m’explique. Il faut se poser la question de savoir si l’arrêt dudit processus a été le point de départ de quelque chose ou bien l’aboutissement de quelque chose. Or, la pensée dominante une pensée sciemment et pernicieusement instillée dans les esprits par les tenants du même pouvoir va jusqu’à postuler la période tragique des années 1990 qui est le résultat de l’arrêt du processus électoral. Que les initiateurs de l’action violente aient porté cette thèse, cela est de bonne guerre. Pour eux, le FIS dira qu’il y a eu recours pour défendre la démocratie. Mais que ce soit le pouvoir, le même pouvoir d’aujourd’hui qui fut porteur de cette thèse, voilà qui devrait donner un éclairage largement méconnu sur la genèse du 11 janvier 1992. Attendez vous à ce qu’on se mette aujourd’hui à vous expliquer que même la situation actuelle du pays «c’est la faute au processus du 11 janvier 1992».

– Vous laissez entendre qu’il y avait une sorte de pacte entre le pouvoir et les islamistes du FIS…

Pas nécessairement un pacte, mais il y a ce qu’on appelle dans la dialectique marxiste une alliance objective entre les deux forces politiques réelles du pays. Avec l’enjeu commun et le seul enjeu : le pouvoir. Il faut se poser la question de savoir si c’est un hasard qui a fait que l’arrêt du processus n’est pas intervenu en fin de compte pour occulter les vraies raisons du vote des Algériens, à savoir la faillite d’un système et d’une politique. C’est ce qui a conduit les Algérien à donner la majorité au FIS. C’est le résultat d’une décennie d’une gestion politique catastrophique. Par conséquent, il n’avait pas intérêt à charger ce pouvoir. Donc, l’opération a été faite pour exonérer le pouvoir et dire que tout cela est dû à l’arrêt des élections et au terrorisme.

– L’arrêt du processus électoral était présenté comme une décision pour «sauver» la République. A vous entendre, on a finalement sauvé le pouvoir…

Il faut distinguer une bonne fois pour toutes les acteurs : les acteurs visibles, quelle que soit la couleur de leur tenue. Cette distinction étant bien faite, j’affirme que les seules motivations des uns étaient de sauver la République, qu’ils aient eu tort ou raison, telle fut leur seule motivation, et je reste catégorique sur ce point et prêt à vous le démontrer. J’ajoute, tout aussi catégorique, que la réelle motivation des autres fut de sauver le pouvoir à n’importe quel prix.
Je rappelle en passant, à un moment où on a tendance à l’oublier, l’existence, parmi les acteurs visibles et de manière massive = (Le FIS), la rue = (Encore le FIS) et la société civile = (Les éradicateurs) qui, bien avant la démission de Chadli, ont réclamé l’arrêt du processus électoral entamé le 27 décembre 1991.

– Mais pas pour les mêmes objectifs ?

C’est ce que je viens de dire. Et ce n’est que la reproduction mot pour mot de ce que j’avais dit officiellement, publiquement, en ma qualité de chef de gouvernement et à plusieurs reprises. Lors du vote d’investiture de l’Assemblée nationale, le 8 juillet 1991, j’ai rappelé les conditions insurrectionnelles dans lesquelles mon gouvernement avait été formé, et j’ai procédé à une analyse en disant que la violence que nous vivions était le résultat d’une situation de violence qui avait commencé à se développer bien avant, dès le lendemain de la disparition de Boumediène. Et que le FIS n’était pas le premier à avoir provoqué cette violence. Avant lui, il y avait une autre violence et c’est là que j’ai employé la formule «le peuple algérien s’est trouvé entre la marteau et l’enclume».
Entre un pouvoir dont l’obsession première était de s’attacher uniquement au pouvoir, au détriment du règlement des affaires du pays, et cela a duré dix ans. ( Vous saviez tout cela ?) Il a laissé filer une crise économique qui s’est muée en crise sociale, qui s’est muée en crise politique et morale. Et ce n’est qu’après que le FIS est venu, pour essayer de profiter de cette situation, pour prendre le pouvoir à son tour. J’avais même condamné les tractations qui étaient en train de se faire, depuis 1989, avec le FIS pour partager le pouvoir. Il y avait une stratégie qui était déployée qui consistait à amener le FIS aux communes et au gouvernement dans l’idée qu’il allait se casser la figure et que le pouvoir en sortirait régénéré. Voilà la situation.
J’avais proclamé au préalable, dans mon discours à l’APN, que tous les gouvernements qui se sont succédé, y compris le mien n’émanaient pas de la volonté populaire. Et qu’à l’époque, mon gouvernement comme les autres étaient handicapés dès le départ.
Dans mon analyse publique (interview, télévision) des résultats du premier tour j’ai dit sans ambages que ces résultats avaient une signification, que c’était «un cri de rejet très fort par les électeurs du pouvoir qu’ils considéraient comme responsable de leurs malheurs».

– Vous parliez de tractations entre le FIS et le pouvoir. Peut-on identifier ce pouvoir, la présidence, les militaires ?

Il y a eu, entre fin 1990 et début 1991, des tractations secrètes et des accords conclus entre le gouvernement et le FIS pour que les élections législatives, avancées à juin 1991, ne donnent pas un vainqueur et puis prendraient le FFS comme arbitre. Cette tractation avait existé et on avait convaincu le président de la République, Chadli Bendjedid. Le gouvernement pensait qu’il fallait laisser le FIS prendre le pouvoir aux communes et au niveau du gouvernement. Comme la situation financière du pays était catastrophique, il se casserait la figure, ce qui permettrait au pouvoir de rebondir. J’ai été ministre des Affaires étrangères et quand j’ai appris cela, j’ai démissionné. Il y avait des gens, à l’intérieur de l’armée, qui étaient contre ces tractations qui se faisaient dans leur dos. ( de quel droit devait-on les associer à ces tractations ?) Il est important de rappeler cela parce que nous sommes en train de répéter la même chose actuellement. (Vous n’allez quand même pas  vous et vos amis  « déposer » Monsieur Bouteflika comme vous l’aviez fait avec Monsieur Chadli et nous mettre encore une fois de plus dans la mdrrr ???)

– Que pensez-vous de la thèse qui édicte que Octobre 1988 était une manipulation du pouvoir ?

Ce sont eux-mêmes qui le reconnaissent ; ce n’est pas moi qui le dis. Il y a des gens qui étaient au pouvoir à l’époque qui disent qu’Octobre 88 avait été initié par le pouvoir lui-même, mais que les choses, après, lui ont échappé. C’est devenu, malgré eux, un vrai printemps algérien. Les acteurs principaux du pouvoir reconnaissent cela, que vous rappelez à juste titre, à savoir que les événements d’Octobre sont intervenus dans une situation sociale et politique très tendue. Et que l’heure des bilans était arrivée. Et pour justement passer cette période des bilans, on a allumé une mèche. Je ne fais que reprendre ce que les acteurs disent, bien que cela corresponde parfaitement à mon analyse. Les choses ont commencé le 19 septembre avec le discours du président-secrétaire général du FLN, où il dressait un tableau sombre et disait «ça va mal»et que «le responsable, c’est le FLN». Et ce, depuis lors qu’on a commencé à entendre dans la rue «FLN seraqine» (FLN, des voleurs). Le pouvoir lui-même a ancré dans l’esprit des Algériens que le responsable de cette situation-là était le FLN.
Ce qui est profondément injuste et pas vrai. Parce que le FLN n’a jamais été au pouvoir.

– Qui était au pouvoir alors ?

Nous sommes dans une situation de pouvoir occulte. (FAUX ! ) Vous n’allez pas croire que nous sommes dans le pouvoir tel que décrit dans la Constitution. Pensez-vous que, chez nous, le Président est élu par le peuple ? Il faut simplement comparer ce que dit la Constitution et ce qui se passe sur le terrain. Jamais le président de la République n’a été élu, mis à part la première élection de 1962. Toutes les autres élections ont été des désignations. (par QUI ?)

– Y compris Bouteflika ?

Mais bien entendu.

– J’insiste sur la question de l’identification du pouvoir, sont-ce les services, les militaires, la présidence de la République ou plutôt c’est tout cela ?

Le pouvoir ce n’est pas l’armée, comme on le dit de manière courante. L’immense majorité des militaires sont des gens comme vous et moi et n’ont aucun poids dans la décision politique.
On ne peut pas dire non plus que c’est le DRS (département du renseignement et de la sécurité» puisqu’il se trouve à l’intérieur du DRS des gens qui ne sont que des serviteurs de l’Etat et n’ont aucune part dans l’exercice ou la décision politiques. ( Conclusion : ce n’est ni l’armée ni le DRS ! C’est le plombier !!!) Un peu de décence monsieur, voyons ! Tous ces clins d’œil…

Le réel pouvoir est une oligarchie qui s’est sédimentée avec le temps. C’est un système pas des noms. ( Une hydre sans tête ?!) C’est un parti clandestin. C’est un parti qui a une tête qui dispose des moyens de l’Etat et qui a ses militants. Quel est le parti le plus important en Algérie ?! ( Le FLN ?! Vous le dédouaner un peu plus haut !) Il n’y a pas un député, un haut fonctionnaire qu’il soit wali, ministre ou bien président de la République qui soit nommé contre la volonté de l’oligarchie. Cela n’existe pas. Ils se comptent par dizaines de milliers ceux qui savent bien à qui ils doivent leur nomination. (Et vous, qui vous a nommé chef du gouvernement ? Vous ne pouvez pas l’ignorer ? Impossible !) Car leur nomination est signée par le Président ou le chef du gouvernement, mais qui présente les listes ? On ne peut pas être wali, ministre où Président sans un aval du pouvoir réel. Nous n’avons pas le pouvoir politique que nous avons dans nos lois.
C’est se mentir à soi-même. D’un autre côté, je crois qu’il est superfétatoire de continuer à se fixer sur cette question qui est le pouvoir. Parce que nous sommes en train d’analyser la santé d’un régime, alors que celle-ci se mesure simplement au résultat auquel il aboutit et savoir qui en est responsable. C’est pour cela qu’on a voulu éviter le débat en 1988. A la fin de l’année, le congrès de FLN devait se tenir pour faire le bilan d’une décennie.

– Ce parti clandestin contrôle-t-il toutes les strates de la société ?

Dans les démocraties, le pouvoir c’est un parti qui dispose de militants, d’un programme et de moyens, mais chez nous ce n’est pas formel. C’est un ensemble qui a 2 millions de militants, qui a les moyens financiers de l’Etat qui a les moyens de la violence de l’Etat, les moyens de la légalisation de l’Etat, donc est nécessairement de très loin le parti le plus fort du pays.

– Vous avez dit qu’on a peu ou trop dit à propos de l’arrêt du processus électoral. Si on estime qu’on a peu dit, que reste-t-il à dire ?

Il y a des livres à écrire sur ce sujet. Vous savez, lorsqu’on évoque cet évènement, on s’attarde beaucoup sur l’anecdote du genre : quelle a été la participation de Khaled Nezzar. Ceux qui étaient contre l’arrêt des élections ont beaucoup fait. Le FFS, je le considère comme un parti démocratique et je suis sûr qu’Aït Ahmed, en son for intérieur, ne voyait pas l’arrivée du FIS au pouvoir comme une bonne chose. Mais comme il savait que celui-ci n’allait pas passer, il s’est donné le beau rôle de défenseur de la démocratie. ( Donc pour vous, monsieur Aït Ahmed est un Mounfeq parce que vous, vous aviez fait votre choix  !) Et c’est là que nous sommes différents. Parce que si nous avions fait un calcul politique personnel, nous aurions dit qu’il y a un vote qui a été fait, chose promise chose due, laissez-les prendre le pouvoir, comme le souhaitait une bonne partie des gens, surtout la partie cachée du pouvoir, et nous serions passés à l’histoire en tant que défenseurs de la démocratie. Nous aurions peut-être disparu mais ç’aurait été sur le champ d’honneur de la démocratie. Si nous avions fait un calcul personnel, jamais nous aurions pris la décision d’arrêter le processus électoral.

Mais nous avions fait un calcul pour notre pays. ( Vous l’avez démoli, ce beau pays qui est aussi le leur ! Sachez-le monsieur le décideur !!!) Peut-être, et certains nous disent pourquoi vous n’avez pas laissé le FIS ? Nous étions convaincus que l’arrivée du FIS au pouvoir, ce serait la fin de l’Algérie. (Et là, c’est vous qui avez signé sa fin !?) C’est-à-dire qu’il n’y avait pas pire. Sur ce plan-là, j’ai changé. Vingt ans après, quand je regarde l’état où a été mis mon pays, je suis obligé de constater qu’il y a pire que le FIS de l’époque : le pouvoir lui-même. ( Vérité de La Palice !) Je me resitue dans le contexte de l’époque ; nous pensions «tout sauf le FIS» face à une menace d’écroulement du pays. Les autres faisaient un calcul : «C’est le FIS qui va s’écrouler et nous, nous garderons le pouvoir»…

J’avais dit devant l’APN, en juillet 1991, que ceux qui faisaient des tractations pour se partager le pouvoir ne montraient un antagonisme qui n’était qu’un écran de fumée pour cacher un travail d’apprenti-sorcier. Il y avait un mélange incestueux. Le discours consistait à présenter au peuple le choix suivant : «C’est nous ou eux.» Quelle différence entre ce que disait El Gueddafi au peuple libyen et aux Occidentaux : «C’est moi ou Al Qaîda» ? Ce fut dit publiquement et plus caricaturé que chez nous.
Ils croyaient, en laissant le FIS hurler dans les rues, menacer, et en le laissant prendre le pouvoir, cela allait conduire inéluctablement à un échec. Et le peuple reviendrait à dire : «Mieux vaut le pouvoir». Et là, ils se sont trompés.

– Si vous considérez que la période dans laquelle s’est engagé le pays après 1992 n’est pas la résultante de l’arrêt du processus électoral, à quoi peut-on alors incomber cela ?

Encore faut-il étayer un peu plus cette thèse ridicule et que je réfute. Je me contenterais de vous faire remarquer qu’en vingt ans, il y a eu 16 gouvernements, six mandatures présidentielles, six élections législatives et communales et tout cela pour ne pas effacer les «conséquences» prétendument imputées à l’arrêt du processus du 11 janvier.
C’est grotesque. L’Algérie de maintenant est l’échec éclatant d’un pouvoir congénitalement incompétent et incapable. Et qui renferme, dans sa nature, les ingrédients de son propre écroulement. Et à continuer à fermer les yeux sur cette triste réalité, conduit le pays droit au désastre. ( Allez, chiche monsieur, RENVERSEZ- LE pour le bien être de tous les algériens !)
Et pourquoi ne pas dire, à l’inverse, que si nous avions laissé continuer le processus de décembre 1991 nous n’allions pas nous retrouver dans une situation à l’iranienne, par exemple ?

– Que faut-il faire alors ?

Il faut revenir à de véritables institutions qui associent le peuple aux décisions. Or, on continue actuellement à croire qu’on peut diriger une société en donnant des ordres de manière autoritaire. (Vous parlez des ordonnances présidentielles ?)
Ce n’est pas possible. On ne peut diriger une société que sur la base de son adhésion au projet politique et d’une participation active à l’exécution des décisions politiques dans tous les domaines.
J’avais dit que le résultat des élections de 1991 avait un sens. Il était «l’expression par la majorité des Algériens d’un rejet total de ceux qu’ils considèrent comme étant responsables de leur situation».
J’avais dit cela à l’époque et ça m’a valu d’être renvoyé comme un malpropre de l’ambassade de Paris.
Ce système a la conviction très forte qu’il peut diriger le pays par des ordres, on violant les lois. Les vingt ans qui se sont écoulées m’ont montré très bien qu’aucune leçon n’a été tirée de cette expérience. (Qu’avez-vous fait durant ces vingt ans pour que cela change ?) Avec le « FIS », c’était plus facile, hein !

– Pourquoi voulez-vous qu’ils tirent les leçons dès lors que leur seule obsession est de se maintenir au pouvoir ?

C’est là le problème justement. Pas de se maintenir en tant que personne (Si,si, si !) mais de maintenir un système qui est totalement contraire à ceux qui dictent les lois et qui leur paraît à eux le plus efficace. Leur postulat est : «Nous sommes les seuls à pouvoir diriger ce pays.» Et d’ailleurs, à chaque échéance, ils disent à propos de Bouteflika : «Nous avons choisi le moins mauvais.» Cela implique implicitement en tout cas que tous les autres sont mauvais.

– Où pourrait mener cette situation où c’est un système qui décide à la place du peuple et pour le peuple ?

Elle conduit nécessairement à l’écroulement, à l’implosion. Parce qu’il est évident qu’il n’existe pas d’avenir pour une société dont la marche repose sur ses trois piliers complètement foireux. A savoir non-respect des lois, mépris total des éléments de la société et surtout, c’est le plus grave, l’irresponsabilité. Le système qui prend les décisions ne rend compte à personne et c’est là que le mal contient les germes de sa propre destruction. Quand ont prend des décisions et tout en sachant qu’on est pas appelé à rendre des comptes, on ne peut prendre que des mauvaises décisions. Et quand ça dure, c’est l’écroulement. (Pourquoi vous ne dites pas que c’est une dictature ! Vous y faites seulement allusion. Vous avez peur de QUI ?) (Cela dure depuis vingt ans et il n’y a aucun écroulement ! Alors ?)

– Ce système gère-t-il le pays comme une sorte de propriété ?

Il y a les dérives qui découlent de l’habitude de gouverner seul. Elle conduit naturellement, avec le temps, à ne plus faire la différence entre ce qui appartient à la collectivité nationale et ce qui est privé. (C’est du Kadhafi tout craché !) Il n’y a plus de frontière. Il y a une véritable privatisation de l’Etat. C’est la conséquence même de la nature du système. Quand Montesquieu dit le pouvoir corrompt, il énonce un postulat universel.
Un homme au pouvoir est toujours exposé à être corrompu au sens large. Ensuite, on en abuse. Et comme la contradiction est bannie, on finit par croire que cette conviction est une vérité de Dieu. Le pouvoir est un cycle inéluctable, il commence par nous griser, il corrompt, ensuite il rend aveugle et rend fou. Deux exemples caricaturaux, il est sûr que quelques heures avant sa mort Kadhafi était convaincu que la vérité était de son côté. Et dès lors que l’on commence à dire que celui qui ne pense pas comme moi est mon ennemi (dit et redit publiquement chez nous notamment) donc il faut le bâillonner, c’est la fin. On devient dieu, impuni. (Vous affirmiez pourtant un peu plus haut, que même monsieur Bouteflika n’est qu’un simple « pantin » – le moins mauvais – comment dès lors peut-on alors le qualifier de « Dieu » ? )
Ce sentiment d’impunité se répand. Il y a aussi tel ministre de qui proclame froidement à propos d’un scandale touchant son secteur : «Je ne suis pas au courant autrement que par la presse.» Vous voyez cette arrogance ! C’est un mépris total des autres et c’est soutenu par un sentiment d’impunité. «Nous sommes intouchables.»

– Comment sortir de cette situation de pouvoir absolu ?

On ferait un pas géant en avant si nous commencions par deux choses. Primo, respect des lois. Secundo, tout preneur de décision doit être comptable de ses actes. Tout preneur de décision à tout niveau doit être responsable, qui devant telle institution, qui devant le peuple, qui devant tel organisme de contrôle. Il faut qu’il y ait des rendez-vous où on rend compte. Nous avons entendu le président de la République à la fin de son second mandat dire : «Nous nous sommes cassés le nez, mais je n’accuse personne.»
C’est une manière de dire, on peut se casser le nez sans qu’il y ait de responsables où bien dire : «Je ne suis pas responsable.»
J’imagine même à la limite qui si nous sommes dans une situation donnée où l’armée prenait le pouvoir, mais en l’assumant, ce serait déjà un progrès considérable, car à partir de ce moment, elle se désignerait elle-même comme comptable. (C’est parti ! Monsieur propose un énième putsch militaire ! Pas moins que ça ! Comme « aventuriste », vous vous posez bien là ! Un scénario à l’égyptienne ?!)

 

– Vous suggérez là un coup d’Etat…

Une hypothèse d’école pour une illustrer l’importance de la responsabilité… Je n’invite personne à faire un coup d’Etat, simplement il est indispensable que celui qui prend les décisions soit comptable et à tous les niveaux.

(Qui va les forcer à faire cela ?) Vous dites que ce n’est ni l’armée ni le DRS donc ce sont forcément des CIVILS ?! Comment cela !

– Mais seul un pouvoir démocratiquement élu pourrait être contraint à rendre des comptes…

Pas forcément. La Chine n’a pas un pouvoir démocratique, mais elle a un pouvoir cohérent avec des débats contradictoires à l’intérieur du parti communiste. Il y a des contre-pouvoirs et c’est comptable.
Quand le chef du gouvernement se présente comme responsable, il rend au moins compte au congrès du PC. Qui le nomme et le dénomme ouvertement pas en cachette, ni par maillons interposés. (Est-ce ainsi que vous aviez été nommé et dénommé ?)
Il faut commencer par la tête, un président vraiment accepté par le peuple, quels que soient les moyens. Le pays est dans un état déplorable et il y a bien un responsable. C’est le régime qui détient le pouvoir politique. Ce pouvoir n’est pas celui dont l’Algérie a besoin. Il a échoué et quand on échoue, on s’en va. Je leur dis que nous n’avons plus le choix entre changer ou pas changer, nous avons peut-être encore, mais ce n’est pas sûr, le choix sur la manière de changer et je crois au changement dans l’ordre. Et si on change dans le désordre, c’est le changement imposé par la rue et par l’étranger surtout. Maintenant, je me demande même si nous avons le choix sur la manière de changer. Parce que nous avons un système politique qui a échappé à son propre contrôle. Il ne se contrôle plus. Le président nous dit qu’il y a la corruption, etc., pour résoudre cela, il change la Constitution, ça veut dire quoi ? Que c’est à cause de ça qu’il y a le chômage, la corruption. Celui qui dit ça, est soit dans l’aveuglement, soit dans la fuite en avant ou bien dans le mensonge. Soit les trois à la fois.

– Vous critiquez ce système alors que vous en faisiez partie, mais vous en faites partie, du moins par les fonctions que vous avez occupées…

Quelqu’un qui est interdit d’action publique depuis vingt ans, qui depuis 1962 totalise près de 30 ans d’exclusion, peut-il avoir été ou être un homme du système ? Je ne fais pas partie du système. Je ne me suis jamais considéré comme un des leurs et ils ne m’ont jamais considéré comme tel. On fait la confusion entre le pouvoir politicien et les pouvoirs publics. Le pouvoir politicien gère le système, les pouvoirs publics servent le public et l’intérêt général. J’ai servi constamment dans les pouvoirs publics, jamais dans le système politicien. Et je suis d’autant plus à l’aise de vous dire que je le regrette. Parce que moi-même et les cadres de ma génération avons cru naïvement qu’on peut servir les pouvoirs publics sans être au pouvoir politique. Et cela, c’est une naïveté considérable. Si on prétend servir les pouvoirs publics, il faut être du pouvoir politique. Faute de l’avoir fait finalement, nous avons servi de «harkis» du système. Notre erreur fut de laisser la politique aux autres. (En fin diplomate que vous êtes, vous jouez sur les mots, monsieur !)

– Vingt ans après, nous sommes à la veille de législatives qui interviennent dans un contexte régional où les islamistes arrivent au pouvoir. S’il y avait des élections propres et honnêtes, pensez-vous que les islamistes gagneraient ?

Oui. Aussi bien que les islamistes autonomes par rapport au pouvoir que les islamistes-maison. C’est le résultat inéluctable de l’autoritarisme qui a dominé le Monde arabe et musulman.
Les seules forces qui sont véritablement internationales, qui utilisent la religion avec des moyens et avec la connivence de l’Etat, ce sont les forces qui se réclament de la religion. Je dois dire que l’anti-islamisme primaire, je ne m’y associe pas. Je réfute le mélange du spirituel et du matériel. L’islam, notre religion, ressortit de l’affaire personnelle de l’individu et la gestion des affaires religieuses publiques relève des hommes de sciences et de connaissance. La problématique politique est l’affaire des politiques. Des politiques comptables devant le peuple. Il faut qu’on arrive à cette distinction.
La prospérité des mouvements religieux violents vient de la situation créée par le pouvoir. Entre les pouvoirs despotiques locaux et les tenants de la violence religieuse, il y a toujours eu une sorte de connivence tacite qui a conduit à l’étouffement de la pensée démocratique moderne. (Enfin, une vérité qui redonne de l’espoir…)

Hacen Ouali

* Mes commentaires en « bleu »

* Les contradictions en « orange »

* Le reste à votre appréciation…

Kamel pour un débat contradictoire !

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Premier chef politico-militaire des Aurès, dirigeant charismatique Mostefa Ben Boulaïd est né en 1917 près d’Arris dans les Aurès.
Parti en France à vingt ans, mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il est réformé pour blessures en 1942…

Il revient au pays avec le grade d’adjudant et se consacre au commerce de tissus puis exploite une ligne de cars entre Arris et Batna.
Rejoignant le PPA-MTLD en 1946, il se présente en avril 1948 aux élections à l’Assemblée algérienne.

Il devient vite un l’un des responsables les plus actifs de l’Organisation spéciale (OS) dans les Aurès puis membre du comité central du MTLD en 1953 enfin membre fondateur du Comité révolutionnaire d’union et d’action (CRUA).
Il hypothèque ses biens pour financer la révolution.
Membre fondateur du FLN, il se retrouve à la tête de la Wilaya I (les Aurès) où il dirige le déclenchement de la lutte armée dans la nuit du 1er novembre 1954. Le film revient ainsi sur nombre d’événements qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des massacres qui ont suivi les manifestations du 8 mai 1945 dans l’Est algérien. Il retrace les différentes étapes du déclenchement de la guerre de libération, en  évoquant les rencontres du résistant Mostefa Ben Boulaid avec notamment Messali Hadj, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad et Chihani Bachir.

Le scénario s’est efforcé de respecter la chronologie des faits historiques sur la guerre d’indépendance, étayés par les témoignages de compagnons et proches du martyr. Sadek Bekhouche, s’est basé sur des documents écrits, des ouvrages d’histoire ainsi que des témoignages des compagnons du chahid, tels que Ammar Bellagoun, Ali Benchaïda et Kamal, le frère de Ben Boulaïd, ainsi que certains membres de sa famille.

Le film, dont le rôle principal a été confié à l’acteur Hacen Kechach, qui incarne le personnage du chahid Ben Boulaïd, évoque plusieurs aspects de la personnalité du martyr, notamment son côté humain et le combat héroïque qu’il avait mené contre le colonisateur français.

En 1955, Ben Boulaid se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort puis emprisonné à la prison centrale de Koudiat.(Constantine) Il s’en évade le 14 novembre 1955, grâce à la complicité d’un gardien de prison, Djaffer Chérif issu de sa région natale, avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri.

Il a participé aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.
Le chahid Ben Boulaïd a dirigé ensuite la Guerre de libération dans la zone Aurès Nememcha jusqu’à sa mort en martyr la nuit du 22 au 23 mars 1956 à l’âge de 39 ans.

Il est enterré à Nara (Arris) wilaya de Batna.

Réflexion

Le film vient combler un vide ! La révolution algérienne mérite plus que cela !
Gloire à nos martyrs.

Trois passages m’ont profondément marqué et ému ! ( j’avais les larmes aux yeux)

–  Sa brève rencontre avec sa femme. Une scène émouvante.
– Alors que Ben Boulaid (Rahimahou Allah) passait ses hommes en revue, ceux-ci par surprise et en son honneur, executèrent la traditionnelle danse chaouï qui ressemble un peu à la Debké libanaise…
– La mort en martyr d’un homme pieux qui a sacrifié toute sa jeunesse pour la noble cause et qui a consacré sa vie pour que vive l’Algérie libre et indépendante…

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Commentaire de Sirine (une lectrice)

Bonsoir Kamel

Bel hommage rendu à une grande figure de l’histoire d’Algérie
Gloire à nos Martyrs qui ont accepté la mort – en ayant une foi profonde –  qu’elle sera utile aux valeurs qu’il défendaient …
Ce film comme tu l’as si bien dit.. comble un vide..pour un peuple assoifé de
connaitre sa veritable histoire….
toutefois il n’a pas été épargné par des critiques que c’est un film qui favorise une orientation un peu simplicite qui ne reflète pas la complexité et la richesse de l’histoire…et que des zones d’ombre entourent des faits qui semblent avoir une autre version par d’autres historiens ….de ce fait ,il suscite beaucoup plus l’interrogation ….Restituer la mémoire par des témoignages et le travail des historiens ces derniers pourront-ils avant d’écrire l’histoire de s’assurer de la cohérence des textes et la concordance des témoignages …pour qu’il ne y’ait pas divergence …Merci

Réponse au commentaire

Sirine, retracer l’histoire d’un géant tel que Ben Boulaid Mostapha n’est pas une mince affaire…
Pour reprendre un peu tes objections légitimes sur le plan historique, il est connu que dans une guerre il y a deux antagonistes ! Chacun essaye, à sa façon de dévaloriser l’autre en occultant ou en falsifiant certaines réalités difficilement vérifiables ! (mort des concernés, manque de preuves ou disparitions des archives…) Pour Ben Boulaid et ses frères de combat (Allah Yarhamhoum), nous savons qu’une guerre qu’elle quelle soit n’est jamais propre ! Une révolution aussi déterminée que celle du FLN ne pouvait être sans bavures…c’était le prix à payer ! On ne fait pas de sentiments !
L’enjeu étant capital ! Au début, c’étaient les idéaux qui dominaient…puis les calculs politiques ont fait leurs petits chemins enfin la soif du pouvoir avait fait le reste ! C’est ainsi…

On ne peut douter de la sincérité de ceux qui ont fait la révolution !
Pour eux, déclencher cette révolution était vital, le reste viendra après…
Le rôle historique de Messali Hadj, ne peut être occulté ! C’est le père du nationalisme algérien.
C’était l’école du militantisme ! Mais chaque époque, a ses propres hommes…
La génération de Novembre 1954 est une race d’hommes qui a su se démarquer de cet éternel attentisme politique et du culte de la personnalité ! (Lire la déclaration du Congrès de la Soummam)
Ben Boulaid et ses compagnons avaient oeuvré pour la mise en place d’une structure qui résistera aux défis du temps ! Tous ceux qui appartenaient à l’Organisation Spéciale venaient du MTLD ! Donc des Messalistes…
C’était le seul courant politique de l’époque.
Le congrès du 14 juillet 1954 en Bélgique, consacra la scission définitive au sein du MTLD. Le FLN n’était pas loin !

Il y a des zones d’ombres, cela est vrai pour toutes les révolutions dans le monde ! Khider, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Chaâbani, Ben M’Hidi, Khemisti, Kaïd Ahmed…
C’est aux historiens de faire le travail. Chacun a agi en son âme et conscience en temps opportun et dans les circonstances du moment ! La révolution ayant des impératifs ! Nul n’a le droit de s’ériger en objecteur de conscience !
On a avancé à tort ou à raison que Ben Boulaid n’est pas mort suite à l’explosion du poste émetteur piégé. Sur quoi se sont-ils basés ?
Le scénariste du film affirme, que les témoignages des compagnons de Ben Boulaid sont formels !
Certains voudraient à tout prix, lier le nom de Ben Boulaid à celui de Messali ! Pourquoi ?
A mon avis,  Messali Hadj a été dépassé par les évènements et n’a pas eu le réflexe salutaire ! Par ailleurs, le MNA (parti de Messali créé juste après la dissolution du MTLD et en réponse à l’émergence du FLN) avait férocement combattu le FLN ?! Plusieurs milliers de morts…
Pourquoi ? Parce que le temps du messalisme était révolu !

Dans ce film, Rachedi donne la parole à Hadj Ben Alla (de l’oranie) qui n’avait pas assisté à la réunion des 21 (CRUA) Pourquoi donc cette supercherie ? Sur injonction de qui ?
– Mechati et Bouadjadj sont quant à eux, formels  sur ce point ! Hadj Ben Alla était absent !
Trois régions étaient représentées :

– le constantinois (16 membres)

– l’algérois (04) membres)

– l’oranie (01 seul membre).

Quelques soient les critiques, la révolution a été portée à bout de bras par des hommes simples, avec des moyens simples et elle a pu triompher face à une grande puissance coloniale.

Gloire à nos valeureux martyrs !

Ps: ce film n’est pas un documentaire ! C’est film qui se veut biographique et…commercial !

!

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Mardi 03 Mars 2005 à 14:14

 

Il y a des gens qui font du Mal parce qu’ils sont malfaisants !

Il y a d’autres par contre qui ne font que du Bien parce qu’ils sont bons !
– Il y a ceux qui font du Mal et reçoivent du Mal !
– Il y a ceux qui font du Bien et reçoivent du Bien !
– Il y a ceux qui font du Mal et reçoivent du Bien !

Les premiers musulmans, ont été persécutés comme ce fut le cas de tous les prosélytes de toutes les religions ! C’est une loi immuable…

Ils furent dépossédés de tous leurs biens, assaillis de partout, vilipendés et déchus de tous leurs droits et apatrides !

Leur mot d’ordre était résignation et stoïcisme !
Puis ce fut, le départ, l’hégire (exode) !

Le premier état musulman, monothéiste venait de naître à Médine!
Bien des années après, les délaissés, les déracinés et les persécutés revinrent sous l’étendard d’une armée bien organisée et disciplinée, vers leur ville natale : la Mecque !

Les Quoréichites, ennemis de l’Islam naissant, durent se rendre vite à l’évidence :
– les musulmans étaient trop puissants pour eux !
– Ils n’opposèrent aucune résistance!
– Ils étaient inquiets quant à leurs sorts !

–  » Que pensez-vous de ce que je vais faire de vous, disait le Messager d’ALLAH (QueLeSalutSoitSurLui), en s’adressant à ses compatriotes ? »
–  » Tu es un Noble frère et fils d’un des plus nobles de nos frères !  »
–  » Allez, partez ! Vous êtes libres …  »

Ce dénouement heureux, pour les Quoréichites, précipita leur conversion massive à l’Islam !
Le geste auguste du messager d »ALLAH, dénote sa noblesse, sa magnanimité et sa très haute mansuétude !

Moralité

Pourquoi, les enfants de ceux qui ont failli, devant le cours de l’histoire, à tort ou à raison, doivent-ils être punis à jamais pour des crimes commis par leurs parents et dont ils ne sont pas responsables ?

On doit bien faire la part des choses, dans ce genre de situation non ?

Aucune génération ne doit payer pour une autre !

Chacun est responsable de ses actes !

 

 

Par Kamel – GoutdeMiel mardi 03 Mars 2005 à 14:14

 

 

 

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