defiespoir | Coeur en émoi

Articles avec le tag ‘espoir’

 
Ô vent, viens éparpiller de ton souffle vital
l’ombre de mes pensées sur des rives fécondes
loin de cette contrée ténébreusement létale
sous des cieux plus cléments où l’amour abonde !
 
Faut-il que dans les limbes, meure mon espoir
dans ton bonheur qui efface ma douce lumière ?
Faut-il alors souffrir de ce sourire d’un soir
d’été où ton regard juvénile fuit ma prière ?
 
Mon cœur désabusé, dans sa profonde ivresse  
chute du fabuleux trône du royaume de l’amour
et lance au ciel effaré, son cri de détresse
frémissant au rythme de ma douleur à ce jour
 
Euphorie lointaine d’une illusion perfide
ainsi les saisons de nos fragiles émotions
sèment dans le champ de cette terre algide
la vraie chaleur de son intense désolation
 
Véritable joyau dans la solitude d’un cœur
que la douceur d’un amour volatile enivre
La lune scintille en offrande à ce bonheur
pris par la nuit opaque que l’astre délivre!
 
Quel joli rêve que ton doux regard matinal
voile de tendresse pour une tendre romance
telle une offrande que ce sentiment virginal
sacrifié à l’autodafé du déni et du silence.
 
J’attendrais qu’une aube naissante vienne
délivrer l’innocence égarée de ta jouvence
et que l’écho de ces cris te parviennent
serais-tu le Bien qui fait mal à mes sens ?
 
 

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Deux hommes (tous les deux gravement malades) occupaient la même chambre d’hôpital :

– l’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses poumons (son lit était à coté du mur) et l’autre devait passer ses journées couché sur le dos, immobilisé par une minerve autour du cou…

Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures…

Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits ou ils avaient été en vacances…

 

conte_aveugle

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors…

De la chambre, disait-il, la vue donnait sur un parc avec un beau lac, les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits. Les amoureux marchaient bras-dessus, bras-dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel, de grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre coté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque…

Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là…

Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. L’homme dans l’autre lit commença alors à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur…

Les jours et les semaines passèrent ainsi…

Un matin, à l’heure de la toilette, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.

Dès qu’il sentit un peu rétabli, l’autre homme demanda s’il pouvait prendre le lit de son compagnon décédé… L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors. Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit tant de jours durant…

Il s’étira un peu puis se se tourna lentement vers la fenêtre près du lit…

Et il fut vraiment étonné de se trouver face… à un mur !

Il demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité à travers un mur ! L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur !

Il voulait à sa façon apporter un peu de bonheur pour vous encourager, disait-elle !

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre les autres heureux et ce, en dépit de nos propres épreuves…La peine partagée réduit de moitié la douleur mais le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé ! La richesse, la vraie parmi toutes les choses que tu possèdes, est celle que l’argent ne peut acheter…

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La pluie se libère
La terre est comblée
mon corps a tremblé
mes jambes ont ployé
mon cœur s’est noyé…
 
De ma poésie amère
rien n’a subsisté.
Une fleur a résisté
le ciel l’a grondée
en déversant l’ondée…
 
De mon rêve éphémère
comme un petit gosse
mes larmes si grosses
ont sali la page
de ton naufrage…
 
La nature en colère
s’est mise à l’orage
balayant au passage
la douceur d’un rêve
qu’un éclair achève…
 
De mes vaines prières
je tisse le fol espoir
de sentir et de voir
la promesse de ton amour
nous unir pour toujours…
 

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L’aube se lève en frôlant tes cils
de son ombre veloutée  
la nuit se déshabille
sous le regard noctiluque de séléné
et le jour dévore la complicité
du silence…

L’amour se meurt
happé par la pénombre zinzoline
aux confins du proscenium
de l’inanité de mon espoir…

J’assiste impuissant
devant ma citadelle
à l’érosion cyclique
du piédestal chimérique
de ma stèle…

Où est mon alexitère ?

Les vents courent sur les rivages
de tes prunelles dorées
caressant les chemins embrumés
de ton doux visage !
Dans l’écrin de ton sein laiteux
à l’orée de ce délicat cheminement
je m’égare
dans cette vaste clairière
d’éclats flamboyants
de lumière…

La poussière argent
sur ta chevelure rebelle
ruisselle en fines goutelettes
sur le saphir de tes jolis yeux
pervenche…

Endymion s’agite
dans le gîte de ton coeur
qui l’abrite
dans une petite parcelle
de tes rêves confus…

J’abdique
devant les merveilles
de Délos…
Où est ma mitre d’or et ma lyre ?
Où sont les cygnes sacrés ?
Oh, ma Daphné !

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