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« Un docteur peut en cacher un autre… »

Mohamed Morsi est né le 20 août 1951. C’est le 5e président de l’Égypte et le premier président élu démocratiquement au suffrage universel direct selon le mode du scrutin majoritaire à deux tours !

Il vient d’être renversé par l’armée suite aux tumultes de la place « Tahrir » supposée être le fidèle reflet d’une colère grandissante savamment orchestrée par l’opposition égyptienne en accointance avec les militaires qui avaient le consentement tacite des USA et la bénédiction des autres puissances européennes !
La situation en Égypte n’est pas sans rappeler les douloureux « évènements de 1991 » en Algérie. C’était, lors de l’arrêt du processus électoral par une minorité éradicatrice soutenue par l’armée au nom de la démocratie. Il s’en suivi alors une mascarade électorale, au nom d’une démocratie de façade. Le FIS parti légal, fut dissout et ses principaux dirigeants incarcérés avec de lourdes peines suite au réquisitoire du tribunal militaire de Blida…

Le parti de la Liberté et de la Justice dont sont issus les « frères musulmans » aux allures d’une vénérable confrérie, avait remporté le scrutin du 30 juin 2012 avec une petite marge soit 51,7 % face au commandant Ahmed Chafik (armée de l’air) et le dernier premier ministre du président déchu, Hosni Moubarak. Gamal Abd Enacer officier libre, s’était lui aussi allié aux frères musulmans en 1954 puis devenu président de l’Égypte, il se retourna contre eux, toute honte bue…

Morsi, le nouveau président aux débuts très prometteurs, avait dès le 12 août 2012, délogé l’impopulaire Conseil suprême des forces armées (SCAF) chargé de la transition depuis le chute du Raïs en disgrâce ! Le maréchal Tantaoui, est mis d’office à la retraite et sa déclaration
constitutionnelle révoquée. De fait, le président Morsi se retrouve ainsi nanti de tous les pouvoirs législatifs que les militaires s’étaient octroyés, lors de la dissolution de l’Assemblée du peuple, le 14 juin 2012. Le décret promulgué par le docteur Morsi qui lui confère des pouvoirs judiciaires extraordinaires, achève de dresser contre lui, une opposition en délire qui l’accuse d’autoritarisme. Sa « renaissance » ayant tournée court, Morsi est englouti par l’effervescence de la rue ! C’est le début de la fin…

Aux alentours de 21 heures, la décision du chef d’état-major et ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al-Sissi a fait le reste…
Les dispositions de cette décision collégiale ont été approuvées par le ministre de la défense, le cheikh Ahmed Mohamed El-Tayeb,(proche de Moubarak et imam d’El-Azhar) le patriarche Théodore II (de l’Eglise copte) ainsi que par le chef de file de l’opposition le docteur Mohamed El-Baradei. Le putsch militaire est consacré le 03 juillet 2013. Pourquoi avoir associé un « DHIMI » (copte) dans des décisions capitales propres à un pays musulman ? Du jamais vu…
Réfutant les allégations de ses détracteurs et face à ce coup d’état militaire qui ne dit pas son nom, le président Morsi maintient son attachement, à la légalité démocratique des urnes et refuse ce coup de force arbitraire.
L’opposition applaudit ce « sursaut révolutionnaire » et s’appuie de facto sur la supposée impéritie du président et son soit disant attentisme pour soutenir l’armée qui va l’évincer manu militari !
Un précédent très grave en Égypte…

Contrairement au FIS qui a été largement infiltré, le parti des frères musulmans égyptiens est très fortement structuré. Certains affirment effrontément, que ce sont des civils qui vont gérer la transition en attendant les élections présidentielles anticipées !
Depuis quand, des civils, dans un pays arabo-musulman, dirigent-ils le pays ? Du jamais vu…

La révolution du 25 janvier était supposée apporter un grand bouleversement et un changement radical et brutal du régime de Moubarak ! Cette « révolution » a certes fait chuter le chef de la dictature militaire mais cette dictature est toujours présente et contrôle tous les rouages politiques et économiques du pays. De mémoire d’hommes, ce sont TOUJOURS des militaires qui décident dans les pays du tiers-monde ! Le reste, n’est que littérature !

Les généraux avaient annoncé, à la télévision égyptienne, ce mercredi 03 juillet 2013, qu’ils suspendaient la Constitution et mettaient en place un gouvernement de transition, mené par le président du Conseil constitutionnel. Le 04 juillet 2013, le président du Conseil constitutionnel égyptien, Adly Mansour, installé par le président Morsi en mai 2013, a prêté serment en tant que président par intérim, selon la constitution. (suspendue la veille ?) Il s’engage disait-il, à préserver le système de la République, à respecter la Constitution et la loi et à protéger les intérêts du peuple ! Absurde…
M. Mansour, désigné par l’institution militaire pour remplacer le président destitué, prête serment pour le respect d’une constitution « suspendue » et clairement ignorée et cela, au siège du Conseil constitutionnel ?!
Le président de Jure, monsieur Morsi est destitué de facto, de ses fonctions présidentielles.
Un grave précédent…
Le président Morsi et toute l’équipe présidentielle ont été placés en résidence surveillée au club de la Garde républicaine de la présidence suite aux premières mesures liberticides prises par la junte en place de fermer cinq chaînes de télévision, proches des Frères musulmans.

C’est dans une atmosphère délétère en Égypte, que les manifestants en délire, ont accueilli la nouvelle de l’éviction du président Morsi, confirmant dans une grande liesse, le mythe qui confère à l’armée un rôle de sauveur de la patrie. L’armée tant décriée hier en Égypte, est saluée aujourd’hui en héros. Pourquoi l’armée égyptienne n’a-t-elle pas réagi face aux frasques du pharaon déchu qui avait régné sans partage sur l’Égypte durant une trentaine d’années ?

Peut-on accepter en France, que l’armée démette le chef d’État français parce que le peuple dans la rue, réclame sa destitution ? Les démocraties occidentales, vont-elles consacrer le fait accompli et renier par là même occasion, leurs propres principes ? Le rôle important dévolu aux militaires aujourd’hui, est le signe d’un grand désastre en Égypte ! Ceux qui ont appelé à la destitution du président Morsi sont des opposants rabroués par les urnes donc minoritaires ! Comment peut-on se permettre de désigner les desiderata d’une « minorité » qui manifeste sous le pompeux vocable de : aspirations du « PEUPLE » ? Si une minorité donne de la voix pour imposer ses points de vues ou son projet de société que devient alors la majorité silencieuse ?

Que se passera-t-il si demain,les frères musulmans décident eux aussi, d’occuper la place ‘Tahrir » symbole de l’opposition et tribune politique pour faire tomber le nouveau régime qui sortira des urnes, après la transition ? La démocratie, c’est avant tout l’émanation d’un rapport de forces ! Si une minorité est brimée par la force, force est de reconnaître que l’armée est tenue de la protéger et de défendre ses intérêts sinon, l’armée doit être raisonnablement apolitique…
En cautionnant, ce mercredi 03 juillet la « feuille de route » présentée par l’armée, l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, fossoyeur de l’Irak de Sadam Hussein et Prix Nobel de la paix 2005, le docteur Mohamed ElBaradei 71 ans, n’hésite pas à afficher clairement ses ambitions pour une transition politique ! Quelle similitude avec le défunt Benhamouda qui avait mis en place en décembre 1991, son Comité national de sauvegarde de l’Algérie (CNSA) et organisait en 1993 une marche rassemblant plus de 100.000 personnes à Alger juste pour contrer la montée de l’islamisme représenté par le FIS (dissout) pourtant démocratiquement élu par les urnes ?! Cette aventurisme politique a coûté à notre pays plus de 300.000 morts et plus de 20.000 disparus !

On dénombre aujourd’hui en Égypte, plus d’une soixantaine de morts en trois jours à peine ?! Que se passera-t-il demain, si le l’Égypte venait à s’embraser dans les feux confessionnels de la vendetta ? Qu’Allah, nous en préserve…

Kamel SEDDIKI

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     Un empire fondé sur les armes, a besoin de se soutenir par les armes.                                                                                                                                   (Montesquieu)

 

La révolution arabe s’essouffle-t-elle ? Était-ce simplement un feu de paille ?

Tous les pays arabes sont pratiquement dirigés par un groupe factieux, issu d’un putsch ou d’un coup d’état militaire. Cette junte peut rester dans l’ombre et abhorrer une façade démocratique en se servant de civils comme pantins ou carrément imposer une dictature pure et dure !

Maudits soient les militaires qui font de la politique !

  • Ils ont TOUS utilisé  les richesse du pays, à des fins personnelles et familiales !
  • Ils ont TOUS créé « une Nomenklatura » servile et ambitieuse.
  • Ils ont asservi le reste de la population.
  • Ils se sont assurés une rente.
  • Ils ont dilapidé les richesses du pays, sans vergogne.
  • Ils ont institué  le clientélisme et le régionalisme. (Travail, logement, privilèges)
  • Ils ont mis en place un  arsenal juridique pour contrer tout opposant et le museler « légalement »
  • Ils appliquent à la lettre, les recommandations de leur commanditaire.

Maudits, soient-ils !

Ben Ali avait jeté l’éponge pour se réfugier en Arabie Saoudite pour une Dolce Vita dans les douceurs du somptueux palais anciennement occupé par le roi Fahd à Djeddah.

Le premier ministre tunisien, Bedji Caïd Essebsi a visité l’Algérie 15 mars 2011 lors de sa première visite officielle.  Puis  ce fut le tour ensuite de Rachid Ghannouchi chef de file du parti islamiste tunisien, d’effectuer une visite officielle de trois jours à Alger sur invitation du président Bouteflika.

Bien sûr, l’Algérie a son mot à dire et ne peut rester dans l’expectative  en ignorant superbement les grandes mutations géostratégiques à ses frontières.

C’est une règle communément admise.

Le chef du gouvernement tunisien Hamadi Jebali a présenté mardi soir au président de la République Moncef Marzouki la liste de son équipe gouvernementale.

Le silence tacite du pouvoir algérien vis à vis des évènements en Libye se passe de tout commentaire. Les grands de ce monde en avaient décidé ainsi…
On ne pouvait que négocier pour la défense de nos intérêts. Pour le reste, chacun pour soi ! On a sonné l’hallali et la curée avait déjà commencé…

L’Égypte par contre, est un autre enjeu ! C’est un acteur incontournable au moyen orient. Beaucoup d’intérêts sont en jeu…Israël ne permettra jamais un régime antisémite dans ce pays qui est infesté par le  Mossad. Moubarak le pion,  avait fait le nécessaire pour cela. Et c’est pourquoi tout a été fait pour que l’intérim soit assuré par des militaires qui seront les garants des intérêts d’Israël.

Les Egyptiens se sont aperçus de la supercherie  puisque le véritable pouvoir occulte a été démasqué. Il s’est avéré que  Moubarak n’était qu’un pion sous les feux de la rampe ! « L’armée est la garante des intérêts de l’Egypte » disait Tantaoui ! Entendez, les « intérêts » d’Israêl !

Obama mettra la pression et fera tout pour avoir les faveurs de l’AIPAC, principal lobby pro-Israël aux États-Unis. La lutte promet quand même, d’être âprement difficile.

Le pouvoir yéménite est fortement manipulé par les dirigeants saoudiens. Le Yémen est, ce que la Tunisie est à l’Algérie. Ils ne permettront jamais un régime radicaliste dans ce pays même si la moitié de la population serait finalement décimée par l’armée. Toutes ces gesticulations politiques tournent autour du maintien d’un régime qui leur serait fatalement inféodé.

Et c’est à ce prix seulement, que la paix sera rétablie au Yémen.

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L’histoire de Youssouf le Véridique est sublime !
Sidna ( notre Seigneur ) Yacob ( Jacob-Israël ) était son père !
Benjamin était son frère utérin !
Il avait dix frères consanguins…

 

L’amour que son père lui vouait, avait fini par faire mûrir une jalousie morbide qui allait provoquer à son tour, une haine viscérale de la part de ses frères !

Ils demandèrent à leur père de laisser Youssouf venir avec eux dans la forêt et ainsi, il pourra jouer en toute liberté ! Ils revinrent le soir et prétendirent en pleurant que le loup avait dévoré Youssouf et Lui présentèrent sa tunique déchirée (faussement) ensanglantée ! En réalité, pour se débarrasser de lui, ils l’avaient mis dans un puits !

Il fut adopté par une famille de notables très en vue, en Egypte…

Il grandit et sa grande beauté devint évidente pour la femme qui l’avait adopté ! En l’absence de son mari, elle ferma toutes les portes et s’offrit effrontément à lui !

 
Et, c’est ici, que se révéla cette grandeur d’âme, cette beauté intérieure, cette pureté de l’âme !
Youssouf alors célibataire, refusa son offre et se rua vers la porte pour lui échapper…mais elle le retint par sa tunique et par derrière alors qu’il tentait en vain de s’enfuir !

 
A ce moment là, bien précis, son mari venait d’ouvrir la porte ! En le voyant arriver, sa femme se précipita en pleurs et se plaignit de ce jeune insolent qui avait tenté de la séduire !

 
Quel châtiment, lui réserves-tu ?

 
C’est faux, s’insurgea Youssouf, c’est elle qui avait essayé de me suborner

 
Un parent à elle qui était avec son mari demanda à voir la tunique ! Elle était déchirée dans le dos ! Preuve, que Youssouf a été agressé ! Il n’est pas l’agresseur…

 
Toutes les femmes du palais eurent vent de l’histoire et tournèrent en dérision, à leurs manières, la femme du grand ministre.Cette dernière prit ombrage de leurs médisances et usa d’un stratagème machiavélique pour mettre fin à leurs commérages ! Elle les invita toutes à une collation et offrit à chacune d’elles un couteau et des fruits. Elle ordonna ensuite à Youssouf de se montrer à elles !

 
Quand elles le virent, elles furent tellement troublées par sa grande et très remarquable beauté qu’elles se tailladèrent les mains, sans se rendre compte !
Et s’exclamèrent à l’unisson :

–  » Loin d’ALLAH, que ce soit là, un être humain ! Ce ne peut être, qu’un Ange céleste ! « 

 
Alors, dit-elle, vous voyez, celui que j’ai essayé de séduire mais qui s’est défendu ! S’il ne se plie pas à mes exigences, il se retrouvera en prison

 
Seigneur, dit-il, la prison m’est préférable à ce à quoi, elles m’invitent et si Tu ne me préserves pas de leur infamie, je finirai par flancher et je serai alors de ceux qui méconnaissent ta loi !

 
 
Beauté extérieure et beauté intérieure !

 
 
Une dualité qui tiraille…
 
 
C’est la beauté intérieure qui l’emporte ! Vous avez dit, Apollon ?

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« Bouteflika, Khadafi, Assad, Saleh et Moubarak… » totalisent à eux seuls 127 ans d’exercice du pouvoir ! Le vétéran Khadafi a pris le pouvoir en 1969, le plus jeune Assad, l’a hérité de son père en 2000.
Tous s’y accrochent pour la vie…


Moubarak a 82 ans. Assad lui est âgé de 46 ans.
Ils sont tous parvenus au pouvoir par des élections truquées ou par des coups d’état !
Aucune légitimité !

Balayé par une révolution populaire après 23 ans de pouvoir, Ben Ali est le premier président à jeter l’éponge, suivi de Moubarak…

En liste d’attente, les autres suivent avec attention les différentes péripéties qui secouent le monde arabe !

 

 

A qui le tour ?

 

Liste de quelques potentats célèbres…

 

Abdelaziz Bouteflika :

73 ans, élu en avril 1999. L’ancien ministre des Affaires étrangères sous Boumediene est revenu aux affaires après vingt ans d’une « traversée du désert » passée entre Genève, Dubaï, Paris et Alger. Adoubé par l’armée, il a été élu en 1999 puis réélu en 2004.

Alors que la constitution de son pays limitait l’exercice présidentiel à deux mandats, Bouteflika a imposé une révision de la loi fondamentale en novembre 2008 pour supprimer la limitation des mandats.
Il a été réélu en avril 2009 avec le score soviétique de 90,24 %.  Malade, Bouteflika
aspire sûrement à finir ses jours à la tête de l’Etat.
Son frère Saïd ne cache pas son ambition pour la relève…


Mohamed Hosni Said Moubarak :

82 ans, élu en octobre 1981. Vice-président du président Anouar Sadate, il lui succède le 14 octobre 1981, juste après son assassinat.
Moubarak est réélu régulièrement depuis lors en 1987, 1993, 1999 et en 2005, toujours
avec des scores fleuves (+ de 80%)
Son désir de voir son fils fils Gamal 46 ans, assurer sa succession tombe à l’eau à la suite de sa démission forcée !


Mouamar El Khadafi :

69 ans est un ancien capitaine autoproclamé colonel. Il s’est emparé du pouvoir le 1er septembre 1969, à l’âge 27 ans, par un coup d’État contre le roi Idriss Ier, qui se trouvait en Turquie pour soins médicaux.
Imprévisible, le guide de la Révolution libyenne a privatisé son pays pour le transformer
en propriété familiale. Il a dirigé son pays d’une main de fer. Il est considéré par les
occidentaux comme le responsable  de l’attentat de Lockerbie en 1988 et de l’attentat
contre le vol 772 Uta en 1989 qui ont coûté la vie à 440 civils dont 196 Américains et 57
Français.


Ali Abdallah Saleh :

69 ans, porté au pouvoir en juillet 1978 après le coup d’Etat qui s’est soldé par l’assassinat des présidents Ibrahim al-Hamdi et Ahmad al-Ghashmi.
C’est le premier président élu du pays en 1999 avec 96 % des voix.
Sept ans après, il est réélu le 22 septembre 2006 avec 77,2% des suffrages.
Chez la famille Abdallah, le pouvoir est une affaire de famille.
Son fils aîné Ahmed Ali Salah général de brigade, est le commandant de la Garde républicaine du pays et des forces spéciales. Il est l’émissaire de son père dans le monde arabe. Ses trois neveux s’occupent de la sécurité nationale, des forces centrales de sécurité et de la garde présidentielle. Quant à son demi-frère, il dirige tout simplement l’armée de l’air.


Bachar Al-Assad :

46 ans est élu à 97,62 % en juillet 2000.
Le cadet des dictateurs à vie est le fils cadet de l’ancien dictateur syrien Hafez Al-Assad. (1930-2000) Bachar Assad ne semblait pas voué à la politique. Son père pensait plutôt à son fils aîné, Bassel mais celui-ci meurt dans un accident de voiture en 1994.
Hafez Al-Assad fait appel à Bachar, fraichement diplômé en ophtalmologie à Londres.
Après une formation soutenue à l’académie militaire Homs, il devient colonel en 1999.
À la mort du dictateur en 2000, le parlement syrien amende la constitution pour abaisser

l’âge minimum du candidat à la présidentielle de 40 à 34 ans.
Bachar est promu deux jours plus tard général en chef des forces armées syriennes.
Le parlement le propose président le 25 juin 2000.
Il est reconduit après sa victoire avec 97,62% de voix lors d’un référendum présidentiel

organisé le 27 mai 2007.  Il est là pour…la vie !


Saddam Hussein :

Né en 1937 à Tikrit, au nord de Bagdad est marié et père de quatre enfants.

Deux des ses fils avaient un rôle influent dans la vie politique irakienne.
Le premier, Oudaï, élu à la Chambre dans une circonscription de Bagdad était rédacteur en

chef du journal Babel, un des principaux quotidiens officiels, directeur de Shabab TV, la

télévision de la Jeunesse, président de l’Association irakien de photographes, directeur

du Comité olympique et de l’équipe nationale de football, de l’Union des jeunes et de l’

Union nationale des étudiants irakiens. Petit à petit, Qousaï, le fils cadet de Saddam, s’est vu désigné comme l’héritier, au dépends de son frère.
A l’âge de 25 ans il avait été chargé de la répression contre les Chiites, qui s’étaient

soulevés après que l’armée irakienne ait été chassé du Koweït. Après la tentative d’

assassinat qu’avait essuyé son frère en 1996, sa position d’héritier fut assurée.

Qoussaï dirigeait deux des plus importantes organisations irakiennes destinées à maintenir la domination du régime en place : le Conseil de sécurité nationale et le Comité spécial de sécurité. En 1997, il avait pris la tête des miliciens Fedayin, une unité paramilitaire créée par son frère. Qoussaï dirigeait également la garde républicaine. En mai 2001, il avait été nommé directeur adjoint des services militaires du parti Baath et commandant régional en chef. A la veille de l’attaque américaine en mars 2003, Qoussaï avait été chargé par Saddam du contrôle de quatre régions vitales, dont Bagdad et Tikrit. Les deux frères auraient été impliqués dans la lucrative contrebande de pétrole pendant l’embargo international.
Le 23 juillet 2003, Oudaï et Qoussaï, les deux fils de Saddam Hussein sont tués lors de

l’assaut de la résidence dans laquelle ils ont été localisés, aux environs la ville de Mossoul (nord de l’Irak).

 


 

François Duvalier – « Papa Doc » – ( 14/04  1907  – 21/04/ 1971)

Il fut Président d’Haïti de 1957 à 1964 soit durant une période de six (06) ans avec le soutien de l’armée et sur un programme populiste, utilisant une stratégie « pro-négritude » pour défier l’élite des mulâtres et faire appel à la majorité afro-haïtienne.
Puis de 1964 jusquà sa mort en 1971 (07 ans) il est « Président à vie » et applique un régime dictatorial. Son règne fut empreint de corruption et marqué par l’utilisation de milices privées, les tontons macoutes !
Après un coup d’état manqué à la mi-1958, l’armée est purgée et la Milice Volontaire pour la Sécurité Nationale (les Tontons macoutes) est créée. Son organisation s’inspirait des chemises noires de l’Italie fasciste.
En 1961, Duvalier réécrivit la constitution et organisa une élection à candidat unique avec 1,32 millions de voix pour lui (et 0 contre).
En 1966, il persuada le Vatican de le laisser nommer la hiérarchie catholique haïtienne. Perpétuant un nationalisme noir, cela lui permis également de renforcer son emprise sur l’île par le contrôle des institutions religieuses.
En 1970, François Duvalier malade, modifie la Constitution d’Haïti en faveur de la  succession de son fils : Jean-Claude Duvalier.
Après  13 ans de pouvoir absolu (1958-1971) le dictateur François Duvalier meurt et le lendemain, son fils Jean-Claude « Bébé doc » âgé de 19 ans, lui succéda avant d’être chassé par une révolte populaire. Le petit dictateur a régné de 1971 à 1986. Exilé en France, il projette de revenir au pouvoir grâce à des appuis extérieurs.


Rafik El Hariri est assassiné en 2005 au Liban et bien entendu, c’est son fils Saad Hariri qui lui succède…


Benazir Bhutto en 2007 a succédé à son père, le président Zulfikar Ali Bhutto à la mort

de celui-ci, et qui a été elle-même remplacée par son propre mari, l’actuel président du

Pakistan, Asif Ali Zardari, lorsqu’elle a été assassinée…en 2007 !


Karim Wade, fils du président sénégalais octogénaire Abdoulaye Wade, attend patiemment l’heure de la relève malgré l’opposition farouche de tous les Sénégalais.

 

Gnassingbé Eyadéma, ayant pris le pouvoir dans un sanglant coup d’Etat, règne sur le Togo depuis 38 ans !  En 2005, son fils Faure Gnassingbé lui succède à la tête de l’état…

 

Omar Bongo meurt en 2009 après 30 ans au pouvoir !
Son fils Ali Bongo le remplace comme président du Gabon…


Raul Castro succède à Fidel Castro qui lui a transmis les rênes du pouvoir.


T. Obiang Nguema 32 ans au pouvoir. Guinée Equatoriale.
C’est l’un des chefs d’Etat les plus puissants d’Afrique.
En 1969, son oncle, Francisco Macías Nguema élu président de la République, lui offre le

poste de commandant de l’armée et des régions militaires de la capitale. L’année suivante, grâce à son oncle, il est promu au ministère de la Défense en tant que directeur général de l’approvisionnement et de la planification. En 1975, il prend la tête des forces armées puis est nommé vice-ministre des Forces armées populaires en 1979.

La même année,il…renverse son oncle, prend le pouvoir comme président du Conseil

militaire suprême, avant d’être nommé président de la République en 1982.

C’est ce qu’on appelle « mordre la main nourricière »


José Eduardo dos Santos 32 ans au pouvoir. Angola.
Né à Sambizanga (Luanda) le 28 août 1942, il exerce les fonctions de président de la

République depuis le 10 septembre 1979. Dos Santos succède par désignation au père de

l’indépendance angolaise Agostinho Neto, mort en 1979, et devient président du Mpla le 10 septembre 1979. Pendant plusieurs années, il combattra son rival de l’Unita, Jonas

Savimba. Après son assassinat en 2002, il règnera en maître absolu sur l’Angola.


Paul Barthélemy Biya’a Bi Mvondo, 29 ans au pouvoir. Cameroun.
Il est né le 13 février 1933 à Mvomeka’a.
C’est le second président de la République du Cameroun depuis le 6 novembre 1982.

Dès 1962, le président Ahmadou Ahidjo le désigne en qualité de chargé de mission à la

Présidence de la République dans le gouvernement.
En 1968, il est nommé ministre secrétaire général à la Présidence.
En 1975, il est Premier ministre d’Ahidjo puis devient président de la République le 6

novembre 1982 après la démission du président Ahidjo le 4 novembre 1982.


Robert Gabriel Mugabé 24 ans au pouvoir. Zimbabwe.
Il est né le 21 février 1924 en Rhodésie du Sud.
Après avoir été Premier ministre de 1980 à 1987, il est élu président de la République le

31 décembre 1987. En 1963, Mugabe, crée son propre parti, le Zimbabwe African National

Union (ZANU), avec le révérend Ndabaningi Sithole et l’avocat Herbert Chitepo.
En 2000, Robert Mugabe soumet à la population une nouvelle constitution incorporant

notamment une réforme agraire avec des expropriations sans compensation et, surtout, une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement.
Les organisations internationales l’accusent de violation des droits de l’homme.


Blaise Compaoré, 24 ans au pouvoir. Burkina-Faso.
Ce militaire formé à l’Emia est né le 3 février 1951 à Ziniaré, un village au nord de

Ouagadougou. Il est le fondateur de l’actuel parti au pouvoir, le Congrès pour la

démocratie et le progrès. Son nom est régulièrement associé  au meurtre de Thomas

Sankara. Il a été élu président de la République en 1991, dans une élection qui a été

boycottée par l’opposition. il a été réélu en 1998, en 2005 et en 2010.
Il a pris le pouvoir le « Jeudi noir » 15 octobre 1987, lors d’un coup d’État sanglant au

cours duquel Sankara, son prédécesseur à la tête de l’État, a été tué. Compaoré a décrit

le meurtre de Sankara comme un « accident » !

Cependant, cette affirmation est largement contestée.


Omar Hassan El Béchir. 22 ans au pouvoir. Soudan.
Il  est né le 1er janvier 1944 à Hosh Bonnaga.
Il accède au grade de général dans les années 1980 et mène le coup d’État militaire de

1989 qui renverse le Premier ministre élu Sadeq al-Mahdi.
Tous les partis politiques ainsi que le Parlement sont dissous.

El-Béchir prend la tête du Conseil du commandement révolutionnaire pour le salut national nouvellement établi ainsi que les fonctions de chef de l’État, Premier ministre, chef des forces armées et ministre de la Défense avant de devenir officiellement président de la République le 16 octobre 1993. D’abord allié à l’islamiste Hassan al-Tourabi, el-Bechir le met à l’écart, avant de l’incarcérer en 1999.

 

Islom Abdug‘aniyevich Karimov. 21 ans au pouvoir. Ouzbékistan.
Il est né le 30 janvier 1938 à Samarcande.
C’est le président de la République d’Ouzbékistan depuis  le 24 mars 1990.
Il adhère en 1964 au Parti communiste de l’Union soviétique.
Les Ong présentes dans la région, ainsi que l’Onu dénoncent les tortures, le manque de

démocratie, la répression contre l’opposition politique et religieuse, le manque de

liberté de la presse en Ouzbékistan sous la coupe de Karimov.


Meles Zenawi. 20 ans au pouvoir. Ethiopie.
C’est lui qui était le porte parole de l’Afrique au sommet de Copenhague sur le

changement climatique. Meles Legesse Zenawi est né  le 8 mai 1955 à Adoua.
Il est Premier ministre depuis le 23 août 1995.  Après la chute officielle du régime du

Derg le 28 mai 1991, il devient président du gouvernement de transition jusqu’au 22 août

1995. Sa présidence sera également marquée par la sécession de l’Érythrée après

référendum en 1993 et l’adoption d’une nouvelle Constitution en 1994.

L’Éthiopie devient officiellement la République fédérale démocratique d’Éthiopie.

 

Idriss Déby Itno. 20 ans au pouvoir. Tchad.
Il est né en 1952.
Le 7 juin 1982, Habré entre dans Ndjamena avec Déby à ses côtés, poussant le président

Goukouni Oueddei à s’exiler en Algérie. Promu Lieutenant-colonel, il se rend en France où

il suit les cours de l’École de guerre inter-armées.
De retour au Tchad, il est nommé conseiller d’Habré pour la défense et la sécurité.
Le 2 décembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon

d’armes Hissène Habré après une période de lutte armée menée à partir du Soudan et le

remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d’État.
Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le 28 février 1991 après

l’adoption de la Charte nationale.


Than Shwé. 19 ans au pouvoir. Birmanie.
Il est né à Kyaukse le 2 février 1933. Il  est le plus haut dirigeant de la junte du Myanmar (Birmanie). En 1960, il est promu capitaine. Après le coup d’État qui évince lepremier ministre ministre en 1962, il continue à monter dans les rangs : Il est lieutenant-colonel en 1972, colonel en 1978, commandant du district militaire du Sud-Ouest en 1983, vice-chef de l’état-major de l’armée, général de brigade et vice-ministre de la défense en 1985 et enfin général-major en 1986. Il obtient aussi un siège parmi les dirigeants du parti du comité central exécutif. Le 23 avril 1992, il succède au général Saw Maung comme président du Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre.

Il a gardé la tête de cette institution au moment de sa seconde nomination en Conseil

d’État pour la paix et le développement en 1997.

Il a cumulé cette fonction avec le poste de Premier ministre jusqu’en 2003.

 

Issayas Afwerki. 18 ans au pouvoir. Erythrée.
Né le 2 février 1946 à Asmara (alors en Éthiopie), il est président de l’Érythrée depuis

son indépendance le 24 mai 1993. Issayas Afewerki est le secrétaire général du FPLE

depuis 1987. Lorsqu’en 1993, après près de trente ans de lutte, l’Érythrée devient

indépendante. Issayas Afewerki en devient président.


Aleksandre Lukashenko. 17 ans au pouvoir. Biélorussie.
Né le 30 août 1954, il est l’actuel président de Biélorussie.
Élu le 20 juillet 1994 et réélu en 2001 et 2006, il  est controversée en raison du manque

de liberté politique sous sa présidence. Ses détracteurs le qualifient d’autoritaire et

dictatorial.


Yahya Abdul-Azziz Jemus Junkung Jammeh. 17 ans au pouvoir. Gambie.
Il est né le 25 mai 1965 à Kanilai. Lieutenant de l’armée, il accède au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 22 juillet 1994, qui renverse Dawda Jawara.
Son pays, est devenu une plaque tournante du trafic de drogue en Afrique.
Le 15 mai 2008, Yahya Jammeh exige que tous les homosexuels quittent le pays.
Jammeh est classé comme un obstacle de la liberté de la presse par l’organisation

Reporters sans frontières, depuis la promulgation de deux lois restreignant en 2004 et

2005, cette liberté, ainsi que depuis l’assassinat (non élucidé) du journaliste Deyda

Hydara, un opposant à Jammeh, en décembre 2004.

 


Ces « fils de… » peuvent avoir des ambitions politiques légitimes dans un contexte démocratique. Cependant, ce qui est blâmable, c’est le népotisme, c’est-à-dire l’obtention d’un poste en fonction du nom de famille et du  parrainage…

 

 

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