deficonte | Coeur en émoi

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Djeha et les brochettes

Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n’a pas beaucoup d’argent. Comment faire ? Il va acheter un morceau de pain et… revient. Il s’arrête devant le marchand de brochettes.
– « Tu veux acheter des brochettes ? » demande le marchand.
– « Combien en veux-tu? »
– « Non, non, je ne veux rien acheter » répond Djeha.
– « Alors va-t-en ! »
– « Attends un peu » dit Djeha.

Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand étonné, demande:

– « Que fais-tu ? »
– « Attends un peu » répond Djeha. « Tu vas voir. »

Au bout d’une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.

– « C’est très bon! » dit il !
– « Merci et au revoir. »
– « Mais tu me dois de l’argent » crie le marchand en colère.
– « Je ne te dois rien » répond Djeha.
– « Je n’ai pas mangé tes brochettes, j’ai pris seulement la fumée. »
– « Allons chez le cadi ! »
– « D’accord ! Allons chez le cadi. »

Ils arrivent chez le cadi et expliquent l’affaire.
Le cadi demande au marchand :

– « Combien d’argent lui demandes-tu ? »
– « Je veux un dinar » répond le marchand.
– « Donne-moi un dinar » dit le cadi à Djeha.

Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois puis il le rend à Djeha.

– « Mais monsieur le cadi » dit le marchand « ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez ? »
– « Voyons! » répond le cadi « Djeha a senti l’odeur de tes brochettes et toi tu as senti l’odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à personne ! »
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Le clou de Djeha

Un jour, Djeha n’a plus d’argent. Il décide de vendre sa maison. Quelqu’un veut l’acheter alors Djeha lui dit:
– « Je vends ma maison mais dans cette maison, il y a un clou planté dans un mur. Ce clou, je ne le vends pas, il est à moi. Tu n’as pas le droit de l’enlever ni de l’enfoncer. D’accord ? »
– « D’accord dit l’acheteur, j’achète la maison. »

Tous les deux vont chez le notaire pour signer la vente. Sur le papier, le notaire écrit que le clou qui est dans le mur ne peut être ni enlevé ni enfoncé.

Quelques jours plus tard, Djeha trouve un vieux cheval mort, jeté dans la rue. il donne de l’argent à des gens et leur dit:
– « Portez ce cheval mort devant la porte de la maison de Djeha. »

Une fois arrivés, Djeha frappe à la porte et dit aux gens de la maison:
– « Je veux accrocher ce cheval à mon clou ! »
– « Quoi, mais tu es fou! Cette maison est à nous! »
– « Cette maison est à vous mais le clou est à moi. » répond Djeha.
– « Ton cheval est mort et déjà il sent mauvais ! »
– « Le clou est à moi » répète Djeha.
– « Allons chez le cadi. »

Djeha et l’acheteur vont chez le cadi.

– « Montre-moi le papier écrit au moment de la vente » dit le cadi. Djeha montre le papier.
– « C’est vrai » dit le cadi « le clou est à Djeha. Il peut faire ce qu’il veut avec. »
– « Mais monsieur le cadi » dit l’acheteur « aujourd’hui, nous avons un mariage chez nous. Cet homme apporte un cheval mort qui sent très mauvais et il veut l’accrocher au clou ? »
– « Tu as signé le papier » répond le cadi « Il est trop tard. »
– « Monsieur le cadi » dit l’acheteur « c’est d’accord. Je laisse toute la maison à cet homme. Je lui demande seulement qu’il nous laisse finir la fête et après je lui donnerai la clef. »

C’est ainsi que Djeha a retrouvé sa maison !

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Un jour, un homme adossé à un mur, voit passer quelqu’un qui lui dit:
– Connais-tu Djeha ? Je voudrais le rencontrer car on prétend qu’il est rusé. Étant donné que je suis très intelligent, je voudrais me moquer de lui.
L’homme lui répond :
– Peux-tu maintenir ce mur avec ton dos ? Il est fragile ! Et ici, chaque homme du village se relaie, tour à tour, pour éviter qu’il ne tombe. Moi, je vais chercher Djeha et je reviens reprendre ma place.
L’homme s’exécute.
Au bout de quelques heures, des hommes du village qui se demandaient ce qu’il faisait, l’abordent :
– Que fais-tu ?
Il leur explique tout ce qui s’est passé. Ils lui répondent:
– Pauvre idiot, tu avais affaire à Djeha, lui-même !
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Djeha et le savant
Djeha avait une petite barque qu’il utilisait pour faire traverser la rivière aux gens. Un jour son passager était un savant décidé à tester le savoir de Djeha et à lui donner une leçon.
– « Dites-moi, Djeha, comment orthographiez-vous le mot dépressionnaire ? »
– « Je ne sais pas, dit Djeha en continuant de ramer. »
– « Combien font deux tiers de neuf ? »
– « Aucune idée. »
– « comment calcule-t-on la surface d’un triangle ? »
– « Pas la moindre idée. »
– « Vous n’avez donc pas appris cela à l’école ? »
– « Non, je n’ai jamais été à l’école ! »
– « Dans ce cas, la moitié de votre vie est perdue. »
À ce moment même, une terrible tempête survient et la barque commence à couler. Les deux hommes se retrouvèrent à l’eau, assez loin l’un de l’autre.
– « Dites-moi, Monsieur le savant » dit Djeha « Avez-vous appris à nager ? »
– « Non, jamais! » dit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer.
– « Dans ce cas » lui cria Djeha « ce n’est pas la moitié mais c’est votre vie entière que vous allez perdre ! »

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Les hommes sont égaux !
Un jour, quatre enfants ont trouvé un sac de noisettes et n’avaient aucune idée de la manière de le partager. Ils virent arriver Djeha et accoururent vers lui en lui disant:
– « Toi Djeha qui a la sagesse pourrais-tu nous partager ce sac de noisettes qu’on a trouvé ! »
Djeha répondit :
– « Mais bien sûr mes chers enfants, seulement dites moi, vous désirez que je vous fasse le partage de Dieu ou le partage d’un simple mortel ? »
Les enfants bien sûr, dirent qu’ils veulent le partage de Dieu !
« Très bien « dit Djeha et il prit du sac de ses deux mains des noisettes qu’il offrit au premier, replongea une main et sortit une grosse poignée qu’il offrit au second.
Dans le sac il ne restait que deux noisettes qu’il donna au troisième!
Le quatrième dit: mais moi j’ai rien reçu !
Djeha répondit : « Vous m’aviez demandé le partage de Dieu, non ?
si vous m’aviez demandé le partage d’un simple mortel, vous auriez tous reçu la même chose ! »

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La marmite qui meurt en couche
Djeha vient frapper un jour à la porte de sa voisine Fatima :
– « Veux-tu me prêter une de tes marmites ? J’en ai besoin pour faire mon repas. »
– « Bien sûr », lui dit-elle, « je vais te la chercher. »
La voisine revient avec une marmite de taille moyenne qu’elle donna à Djeha. Le lendemain, Djeha posa une petite marmite à l’intérieur de la première et frappa à la porte de sa voisine.
– « Merci beaucoup, ma sœur. Voici ta marmite, elle m’a rendu grand service. »
– « Mais, Djeha, la petite marmite n’est pas à moi! »
– « Mais si! Durant la nuit, ta marmite a accouché d’une petite. C’est sa fille, donc elle te revient de droit. »
La voisine se moqua de la crédulité de Djeha mais fut contente de gagner une petite marmite.
Quelques jours plus tard, Djeha frappa à nouveau à la porte de sa voisine.
– « Peux-tu encore me prêter une de tes marmites ? »
– « Avec joie », lui répondit-elle. « Je m’en vais te prêter la plus grande et la plus belle. »
La voisine espérait récupérer une deuxième belle marmite. Djeha prit la grande marmite, remercia sa voisine et rentra chez lui.
Deux jours passèrent puis quatre, sans aucune nouvelle de Djeha.
La voisine commença à s’inquiéter. Elle finit par frapper à la porte de son voisin.
– « Tu as oublié de me rendre ma marmite. »
– « Je n’ai pas oublié, mais je ne savais pas comment t’annoncer la mauvaise nouvelle. En vérité, alors qu’elle accouchait, ta belle marmite est morte la nuit dans des douleurs atroces. »
– « Es-tu en train de te moquer de moi Djeha ? Comment une marmite peut-elle mourir ? »
– « Tu as cru qu’une marmite pouvait enfanter et maintenant, tu refuses de croire qu’elle peut mourir ? »

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Le chat et le gigot

Djeha va au marché et achète un gigot de trois livres.
Il rentre chez lui et donne la viande à sa femme, en lui demandant :
– Voici la viande pour le déjeuner. Fais-la cuire à point, comme je l’aime !
Puis il sort.Sa femme fait cuire le gigot.
On frappe à la porte, elle ouvre : c’est son frère qui revient de voyage. Il a faim. Tous deux se mettent à table et finissent par manger tout le gigot. Djeha rentre et dit :
– Ça sent bon ! Où est la viande que j’ai achetée ?
– Le chat a tout mangé pendant que j’étais occupée à faire le ménage, répond sa femme.
Djeha court après le chat.
Il l’attrape et le met sur le plateau de la balance : il constate alors qu’il pèse trois livres.
– Scélérate, crie-t-il à sa femme. Si les trois livres sont de la viande où est le chat ? Et si c’est le poids du chat, où est la viande ?
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L’habit ne fait pas le moine

Un jour, Djeha alla aux bains publics mais on ne le traita pas comme il l’aurait souhaité. On lui donna un vieux peignoir de bain et une serviette élimée. Il ne dit rien et donna une pièce d’or à chacun des hammamjis qui se sont maudits d’avoir été trompés par ses modestes vêtements. Une semaine plus tard, il revint au même établissement. Il fut chaleureusement accueilli, chacun rivalisant avec les autres pour lui offrir le meilleur service possible.
En sortant, il donna un tout petit pourboire.
– Comment dirent les employés, cette somme ridicule pour ce que nous t’avons offert ?
– Ceci, répliqua Djeha, c’est pour la manière dont j’ai été traité la semaine dernière. Le pourboire de la semaine dernière était pour la manière dont vous m’avez traité aujourd’hui.

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Djeha et le pommier
Djeha, à un certain âge plantait un pommier dans son jardin quand le sultan vint à passer. Il s’arrêta et dit à Djeha, d’un ton moqueur :
– Voyons, pourquoi te donnes-tu tant de peines ? Tu ne mangeras jamais les fruits de ce pommier ! Tu sais bien que tu mourras avant qu’il ne commence à produire des pommes.
Ce à quoi Djeha répondit :
– Oh Sultan ! Nous mangeons les fruits des pommiers plantés par nos pères ! Nos enfants mangeront les fruits des pommiers plantés par nous.
Cette réponse pleine de sagesse plut au sultan qui en récompense, lui donna une pièce d’or.
– Oh Sultan, dit Djeha en empochant la pièce, voyez comme ce pommier a déjà donné des fruits.
Cette remarque fit rire le sultan qui lui donna une autre pièce d’or.
– C’est de plus en plus extraordinaire, s’écria Djeha ! Voilà un pommier qui donne deux récoltes par an.
Le sultan se mit à rire aux éclats et donna une troisième pièce d’or à Djeha.

La valeur d’un conseil
Un jour ses amis ont demandé à Djeha :
– Tu es un homme sage. Peux-tu nous dire ce que tu considères comme le plus précieux au monde ?
– Je considère le conseil, comme étant sans prix.
Ses amis lui ont ensuite demandé :
– Et que considères-tu pour être sans valeur ?
– Je dirai que le conseil est la chose qui a le moins de valeur au monde.
– Eh bien! Objecta son auditoire. Comment une chose peut-elle être à la fois sans valeur et la plus précieuse ? Tu dois faire une erreur !
– Non, mes amis. Je sais de quoi je parle. Un conseil pris peut être précieux mais il devient sans valeur quand on ne l’écoute pas !

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voici des petites histoires de Djeha

-Djeha,comment construit-on un minaret?
-c’est simple: on prend un puits et on le met à l’envers.

-Djeha,de quel coté doit-on se tourner pour faire la prière quand on est en voyage ?
– du coté où on a entreposé ses chaussures.

-Djeha, lequel des deux est le plus important le soleil ou la lune?
– la lune bien sur…
– Le soleil quel imbécile ! Il éclaire pendant qu’il fait jour..

-Djeha, un homme de cent ans peut-il avoir des enfants ?
-s’il a de jeunes voisins, il peut !

-Djeha, que signifie pour toi le mariage ?
– c’est la vie à deux. Pendant le jour, on grogne à deux et la nuit, on ronfle à deux !

-Djeha, pourquoi tu manges les dattes avec leurs noyaux ?
– parce que l’épicier qui me les a vendues, les a pesé avec leurs noyaux !

Un matin, Djeha quitte son domicile pour aller labourer son champs. Sur son chemin, il aperçoit une peau de banane.
– Catastrophe! Je vais encore tomber aujourd’hui!

On demanda à Djeha de montrer son nez, il pointa son oreille.
– ce n’est pas le bon endroit que tu montres Djeha !
– si vous ne montrez pas le faux, vous ne saurez jamais où est le vrai!

– Oh! Khadija ma chérie, la boisson te rend si belle.
– mais je n’ai rien bu, répond sa femme !
– bien sûr, c’est moi qui ai bu…
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un jour, Djeha est monté au minaret de la mosquée et a commencé à crier à pleins poumons. Aussitôt après, il en est descendu et a commencé à courir dans la rue…
– pourquoi cours-tu ainsi ? lui demanda un passant.
_ pour savoir à quelle distance porte ma voix, lui répond Djeha.

Un jour, un mendiant frappe à la porte de Djeha.
– Allah m’a dirigé vers cette maison pour avoir un bon repas.
– désolé dit Djeha, vous n’avez pas frappé à la bonne porte.
La maison d’Allah est la-bas, en lui indiquant la mosquée voisine !

– Quelles sont les meilleures qualités humaines, Djeha ?
– un philosophe m’a dit une fois qu’il y en avaient deux ! Il en a oublié une mais m’a dit l’autre. Pour tout vous dire, j’en ai oublié une, moi aussi !

– Quel âge as-tu Djeha ?
– Quarante ans.
– Mais tu nous as dit la même chose, il y a dix ans!
– Cela prouve que je ne change pas et que je dis la vérité !

Khadija mettait le linge à sécher sur une corde et la chemise de Djeha fut emportée au loin par un vent violent.
– Nous devons sacrifier une chèvre dit Djeha !
– En quel honneur ce sacrifice, lui demanda sa femme ?
– Pour la chance que j’ai eu, en n’étant pas dans la chemise, répondit Djeha !

Djeha achète une paire de chaussures qu’il décide de ne mettre qu’une fois arrivé à la maison.
sur le chemin, son pied heurte une pierre. Il a eu l’ongle du gros orteil cassé.
– Dieu merci ! Heureusement que je n’avais pas mis mes chaussures. Elles n’auraient pas résisté à un coup pareil !

Djeha alla voir son riche voisin pour lui emprunter une somme d’ argent!
– Pourquoi cet argent ? lui demanda son voisin.
– Pour acheter un éléphant, répondit Djeha.
– Si tu n’as pas d’argent, comment vas-tu faire pour prendre soin de cet éléphant?
– Écoute, je suis venu te voir pour emprunter de l’argent et non pour te demander des conseils…
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Promesses
Djeha travaillait au bazar comme porteur occasionnel. Un jour, un marchand l’appela et lui demanda de l’accompagner chez lui pour porter une lourde caisse contenant un lot d’assiettes en porcelaine. Comme Djeha demandait quel serait son salaire, le marchand lui dit :
– Écoute, j’ai tout dépensé et il ne me reste plus d’argent. Je te paierai à la fin de la semaine, quand j’aurai vendu ma récolte de dattes. En attendant, pour t’encourager, je te livrerai trois secrets, en cours de route.
Après un certain temps, Djeha s’arrêta car il ressentait la fatigue. Il demanda alors à l’homme de lui dévoiler le premier secret.
– D’accord, dit ce dernier. Si quelqu’un te dit que cinq et cinq font neuf, surtout ne le crois pas !
Reposé, Djeha reprit son chemin mais il s’arrêta de nouveau et dit au marchand :
– Je ne ferai pas un pas de plus si tu ne me dis pas le deuxième secret.
– D’accord, dit l’homme ! Si quelqu’un te dit que le sable est un aliment très nourrissant, ne le crois pas !
Reprenant son chemin, il arriva exténué à destination, suivi par le marchand, qui lui dit :
– Voici le troisième secret : si quelqu’un te dit que je tiens toujours mes promesses, surtout ne le crois pas !

A ce moment, Djeha lâcha la caisse, qui tomba avec un bruit retentissant. Il dit au marchand :
– En échange de tes trois secrets, je vais, à mon tour, t’en révéler un : si quelqu’un te dit que tes assiettes sont toutes cassées, surtout crois-le !

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Prêt de l’âne
Le voisin :
-Djeha , pourrais-tu me prêter ton âne aujourd’hui
– Malheureusement, c’est impossible je l’ai déjà prêté à mon frère.
A ce moment, on entend l’âne braire dans l’écurie.
Le voisin :
– Mais qu’est ce que j’entends ?
Djeha
– Non mais tu ne crois tout de même pas que je vais prêter mon âne a quelqu’un qui croit plus la parole de mon âne, qu’en ma propre parole !

Vente de l’âne

Djeha
– où vas-tu Ahmed, avec ton vieil âne ?
– bah, je vais au marché car cet âne est si vieux qu’il me tarde de m’en débarrasser tant il me coûte à le nourrir !
– Et bien, je t’accompagne ! Je vais faire un tour au marché.
– Tu comptes le vendre cher ton âne ?
– oh, tu sais Djeha, 1 dirham suffirait et je serais gagnant…
– Si tu veux, Ahmed je pourrais le vendre un peu plus cher !
– Si tu veux, moi je n’ai pas eu beaucoup de chance…

Au marché, Djeha commence à clamer les mérite de cet âne qui est flanqué parce qu’il ne mange rien et qui ne rechigne pas à la tâche ! Les prix grimpent : 100, 200, 500, 1 000 dirhams !
… Djeha continue à en vanter les mérites allant jusqu’à dire qu’il descend de la lignée des ânes de Médine et de ceux qui ont servi les conquérants de l’Espagne…
Les enchères montent : 10 000, 20 000 dirham !!!

A ce moment là, Ahmed détache son âne et dit :
– Non, non, il n’est pas question que je vende un âne de cette qualité !!!

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Djeha est confortablement installé sur le toit en terrasse de sa maison, jouissant de la douceur de l’après midi. Tout à coup, quelqu’un l’appelle de la rue :
– Djeha! Djeha! Viens voir!
– Eh Djeha! Allez descends! J’ai une question à te poser!
Il appelle encore et encore. Djeha qui n’arrive plus à jouir du calme, finit par descendre à contre cœur.
À sa porte, il trouve un homme la main tendue.
– Djeha, peux-tu me donner une pièce d’un dinar ?
– Ah ! C’était ça, ta question importante ! C’est pour ça que tu as dérangé ma tranquillité ! Suis-moi!
Le mendiant grimpe péniblement avec Djeha jusqu’à la terrasse.
– Maintenant, dit Djeha, je te donne ma réponse : c’est non !

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Il y avait, jadis, dans un pays lointain, un pauvre homme qui pour pourvoir aux besoins de sa petite famille, traversait parfois de très grandes contrées ! Il ne refusait aucune besogne ! Un jour, alors qu’il se reposait sous un arbre, il fut surpris par un bruit sourd, tout près de lui…il se releva et aperçut, là tout près, sur l’herbe, un petit oiseau, avec de jolies plumes colorées… Il le prit tout doucement, dans sa main et crut que le volatile était mort, si ce n’est, les quelques faibles soubresauts de ses petites pattes ! Il le reposa, délicatement sur l’herbe puis lui humecta le bec de quelques goutelettes d’eau…Il lui semblait alors que le petit oiseau reprenait des forces ! Ce qu’il est beau ! Mais que faire de lui ?
Il doit chercher du travail et cet oiseau n’arrangeait pas ses affaires… Il est encore faible, il ne peut pas l’abandonner ainsi ! Il se fera sûrement dévorer ! Plongé dans ses réflexions, le pauvre homme ne sut que faire ! Un homme vint à passer par là… Il l’interpela :
–  » Eh, salut mon brave ! disait-il ne voudrais-tu pas te charger de cette superbe créature ? Tiens, voilà disait-il, je te l’offre !  » Le pauvre bougre hocha la tête, en signe d’impuissance…
–  » Tu vois, mon frère, je suis aussi pauvre que toi et je ne pourrais jamais m’occuper de lui ! Va plûtot voir du côté du palais, j’ai entendu dire que le Sultan est un brave homme qui aime la nature et en est un vaillant défenseur ! Il le mettra sûrement dans sa merveilleuse volière ! « 
– » Tu n’auras qu’à suivre ce petit sentier et derrière ce monticule, tu verras le palais du Sultan. « 
Notre ami se mit en route et finalement se retrouva devant l’entrée du palais…
Il se fit rabrouer sans ménagement par les gardes :
–  » Allez dégage, manant ! Ta place n’est pas ici ! « 
Il insista pour voir le sultan, et ce vacarme attira le chef de garde :
– » Voilà, lui dit-il, je dois voir le Sultan ! J’ai grand besoin de le voir et il a besoin de moi !  » Craignant le courroux du sultan, il l’introduisit dans le palais…
–  » Quoi, fit le sultan, tu as dit que moi, j’ai besoin de toi ?! « 
–  » Noble seigneur, votre magnanimité et votre perspicacité sont devenues une légende ! Pour moi, le seul moyen de vous voir, c’était de ruser… »
–  » Bien, dit le sultan et quel est le but de ta visite ? « 
–  » Voyez mon seigneur, cette petite créature, ne survivrait pas avec moi ! Je suis si pauvre que j’aurais beaucoup de peine à la nourrir ! Vous êtes un homme de grand coeur et je me suis dit que vous saurez, lui assurer, gîte et nourriture… »
–  » Tu as, toi aussi, une âme généreuse puisque tu n’as pas hésité un instant, à braver tous les dangers pour me voir et sauver ce petit être si frèle d’ un danger certain ! Cette compassion mérite une récompense ! « 
–  » Tiens, prends cet argent ! Je suis sûr que tu sauras l’utiliser à bon escient ! Des gens comme toi mon brave, se font rares ! Ravi, le pauvre homme salua le sultan ! La petite bourse bien au chaud, dans sa poche, il s’apprétait à quitter les lieux, lorsqu’il entendit des chuchotements aux alentours… Il sut alors, que quelque chose d’insolite se tramait à son insu ! Le sultan le fit rappeler… Il suffisait de voir, les yeux malicieux des proches du sultan pour se rendre compte qu’il y avait de la conspiration dans l’air ! La bourse qu’il venait de recevoir a, bien sûr, attisé la convoitise et la cupidité de certains…
–  » Oui, mon seigneur ! « 
–  » Dis-moi, mon brave, lui dit le sultan d’une voix mal assurée, l’oiseau que tu viens de ramener, est-ce une femelle ou un mâle ? Le pauvre homme est certain, maintenant que l’entourage du sultan est véreux et que ce changement dans l’atitude du sultan est un signal fort quant à leur capacité de manipulation et de nuisance !
–  » Sire, dit-il, je ne saurais vous en donner, une formelle assurance mais ce qui est évident pour moi, c’est que si c’est une femelle, elle ne prendra aucune décision sans en référer à son entourage de peur de se tromper ! Et, si c’est un mâle, alors il saura se débrouiller tout seul sans l’aide de personne !
Appréciant à sa juste valeur l’allusion, le sultan, dans un sursaut d’orgueil et évitant de paraître aux yeux du paysan, comme un pantin que l’on manipule à loisir, lui dit :
–  » Tiens, tu mérites assurément une autre bourse d’argent pour la finesse de ton esprit et la justesse de tes mots !
Parfois, un mot simple peut nous tirer d’embarras ou causer notre perte…

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Il y a bien longtemps, dans une contrée lointaine, vivait un roi qui veillait jalousement à la sérénité de ses sujets et à leur bien être…
La vie s’écoulait ainsi paisiblement dans le royaume, sans le moindre petit souci…
Les gens étaient heureux et la routine suivait son petit bonhomme de chemin…

Puis un jour un inconnu s’installa dans le royaume…
Les gens peu à peu l’adoptèrent et il devint familier aux alentours…
Les nouvelles parvinrent au palais !
Le roi demanda à son chef de la police,  un rapport sur cet étranger !
Il craignait qu’il ne vint à troubler l’ordre établi !
– Sire, dit le chef de la police, cet étranger semble en règle et se comporte décemment !
Il a même été adopté par la population. Il est très estimé, par son entourage !
– Aucun vice, s’écria le roi ! C’est inconcevable…
– Si, Monseigneur ! Il y a quand même, un fait assez troublant !
– Raconte dit le roi, je t’écoute !
– Messire, cet homme est riche, très riche même ! Il n’a jamais travaillé ou même levé le petit doigt en ce sens !
– Bizarre dit le roi, bizarre ! Je veux le voir demain, à la première heure. Il y a du louche quelque part !

Le roi scrutait attentivement l’homme que l’on venait d’introduire, dans son salon particulier ! Il semblait, en effet, très sûr de lui et n’a à aucun moment montré des signes d’inquiétudes ! Son visage était affable et il souriait tout le temps !
– Approche, lui dit-il ! Voilà déjà un certain temps que tu es parmi nous !
– Or, il semblerait que tu mènes une vie de prince et sans fournir le moindre petit effort ! Comment expliques-tu cela ?
– Majesté, je suis un homme qui vit du fruit de son propre labeur ! Et je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit !
– Expliques-toi ! De quel labeur, parles-tu ?
– Altesse, mon travail consiste à parier et ainsi à chaque fois, je m’en sors avec une somme d’argent assez substantielle ! Je ne sais rien faire d’autre !
– Soit, dit le roi ! Mais tu ne peux gagner à tous les coups ! Impossible !
– Oh, Monseigneur, je gagne à tous les coups et je peux le prouver !
– Comment, dit le roi, interloqué ! Prouve-le !
– Messire, voulez-vous parier avec moi ?
– Sur quoi, dit le roi, intrigué !
– Voilà dit l’homme, je parie dix pièces d’or que vous portez comme sous-vêtement, un caleçon rayé, aux couleur de l’arc-en-ciel !
– Oh, la belle affaire, dit le roi ravi de l’aubaine, affaire conclue mon brave !
– Je n’ai jamais porté de ma vie durant de vêtement aussi ridicule ! Mon caleçon est de couleur blanche !
– Je n’en disconviens pas, Seigneur mais encore faut-il le prouver !
– Quoi, dit le roi ! Tu mettrais ma parole en doute ?
– Non, Messire mais un pari est un pari ! Je veux voir le caleçon car je n’ai jamais perdu un pari !
– Effectivement, tu dis vrai ! Un pari est un pari ! Voilà, tu vois bien que mon caleçon est blanc comme neige, dit-il après avoir ôté sa tunique ! Tu as perdu, mon brave !
– Pas encore Seigneur ! Et l’homme se retira promptement pour revenir un instant après avec une autre personne qui attendait dans l’antichambre…
-Regarde lui dit-il, je t’avais bien promis que je laisserai le roi en caleçon…
-Tu me dois donc, cent pièces d’argent ! Et le monsieur s’exécuta sous les yeux effarés du roi, qui ne put prononcer mot !
– Voyez-vous Messire, je ne perds jamais un pari ! Pour dix pièces d’or, j’en gagne cent !
– Je reconnais, mon brave que tu as du cran et que la fortune sourit aux audacieux !
Voilà encore cent pièces d’or de ma part, pour ton audace !
– Ils sortirent sous l’œil amusé du roi !

Moralité :

La fortune sourit aux audacieux !

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Un homme très pauvre vivait avec son épouse.

Un jour, son épouse qui avait de très longs et beaux cheveux, lui

demanda de lui acheter un peigne car elle ne parvenait pas à les coiffer.

L’homme, très désolé, lui dit qu’il n’avait même pas

assez d’argent pour réparer le bracelet de sa montre qu’il venait

de casser. Émue elle aussi, elle n’insista pas…

L’homme alla à son travail en passant chez l’horloger.

Il lui revendit sa montre abîmée à bas prix et s’en alla

acheter un peigne pour son épouse.

Le soir, il revint à la maison, le peigne dans la main,

prêt à l’offrir à sa femme. Il fut très surpris lorsqu’il vit que son

épouse s’était coupée les cheveux très courts… comment disait-il ?

Le sourire aux lèvres, elle lui dit :

– ” Je les ai vendus et regarde ce que je viens d’acheter

en lui montrant le nouveau bracelet pour montre qu’elle tenait à la main ! “

– “Ô, disait-il en lui montrant le peigne !”

Des larmes coulèrent simultanément de leurs yeux,

non pas pour l’inutilité de leur acte, mais pour la réciprocité de leur amour…..

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Au fil des jours
octobre 2018
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