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Parler du Cardinal, le cheikh émérite, le père du chaâbi, est une tâche ardue ! Son parcours exceptionnel, son génie et son tempérament ont fait de lui une icône et une véritable légende…
 


 

La rue Tombouctou (Casbah)
De son vrai nom Aît Ouarab Mohamed Idir, Hadj M’Hamed El Anka naquit le 20 mai 1907 à la Casbah d’Alger, au 4 rue Tombouctou.
Sa modeste famille était originaire de Béni Djennad (Tizi-Ouzou).
 
Sa mère Fatma Bent Boudjemaâ veillait à son éducation et à son instruction.
 
Trois écoles l’accueillent successivement de 1912 à 1918 :
 
– L’école coranique de la rue Gariba (1912-1914)
– L’école Brahim Fatah (Casbah) de 1914 à 1917
– Une autre école à Bouzaréah jusqu’en 1918.
 
A 11 ans, il quitte l’école définitivement pour se consacrer au travail.
 
El Anka, un fervent mélomane
A 19 ans déjà, livré aux tourments de l’adolescence, il trouve son bonheur à la table du café Rabah charbonnier, en martelant la mesure, au rythme de la derbouka aux mains de Hadj M’rizek. C’est sur recommandation de Si Said Larbi, un musicien de renom, jouant au sein de l’orchestre de Mustapha Nador, que le jeune M’hamed obtenait le privilège d’assister aux fêtes animées par ce Grand maître qu’il vénérait. C’est ainsi que durant le mois de Ramadhan de l’année 1917, le cheikh remarque la passion du jeune M’hamed et son sens inné pour le rythme et lui permit de tenir le tar (tambourin) au sein de son orchestre.
 
Ce fut Ayad Kehioudji (Mohand Erroumi), un demi-frère de Hadj Mrizek qui le reçoit en qualité de musicien à plein temps au sein de l’orchestre pour animer les cérémonies de henné.
 
1926, l’année de tous les espoirs
Originaire d’ Ouled Bellemou à Lakhdaria (Bouira), Mustapha Saïdji, plus connu sous le nom de Mustapha Nador, est né à Bouzaréah le 03 avril 1874. Agé de 52 ans, il meurt, à l’aube du 19 mai 1926 après avoir animé une soirée à Cherchell.
 

 
El Anka prit le relais du cheikh dans l’animation des fêtes familiales. La veuve de Cheikh Nador lui remettra généreusement, à sa demande, le diwan de son défunt mari.
 
L’orchestre était constitué de Si Saîd Larbi (Birou Saïd) à la cénitra, d’Omar Bébéo (Slimane Allane) à la Cénitra (guitare), Si hacène El Kerrai au violon, de Mustapha Oulid El Meddah (violon), Yahia El Kouliane à la derbouka…
 

 
M’Hamed El Anka assis, avec de gauche à droite :
Boukema, Rachid et Chaâbane Chaouche

 
L’apprentissage
En 1927, El Anka devenu le chef de file reconnu est fort apprécié par ses pairs. Il se fait entourer de deux spécialistes : Sid-Ahmed Ibnou Zikri et Sida li Oulid Lakehal pour assurer beauté et richesse à ses textes et ce jusqu’en 1932. Le phénix enrichit son répertoire, grâce à l’héritage poétique des autres meddahine tels Bensmaïn, Driouche, Benslimane, cheikh Mustapha Nador, Maitre Saïdi, Sid Ahmed Ibnou Zekri. Il cotoie allègrement les grands poètes du Medh comme Sidi Lakhdar Benkhlou, Sidi Mohamed Ben Messayeb, Sidi Mohamed Ben Ali, Sidi Abdelaziz El Moghraoui, Cheikh Driss El Alami, El Mendaci, Benslimane
 

 
Méticuleux dans son travail, il a pris soin d’intégrer dans sa troupe les meilleurs musiciens de l’époque. À partir de 1928, année charnière de sa carrière artistique, il entre en contact avec Columbia, une grande maison d’édition où furent enregistrés 27 de ses disques. Il participa à l’inauguration de l’ENRS (ex-Radio PTT d’Alger). Ces deux événements vont le propulser au devant de la scène a travers tout le territoire national et à l’étranger
 
Avec la fin tragique du cheikh Abderrahmane Saîdi (Reghai Abderrahmane) survenue le 05 août 1931 à Alger, Boulevard Carnot près de l’hôtel Alleti, El Anka se retrouvera seul dans le genre madih ce qui le mènera en 1932, au Maroc où il se produira devant Sa Majesté Sidi Mohammed Benyoucef, à l’occasion de la fête du trône.
 
Des son retour de La Mecque en 1937, il reprit ses tournées en Algérie et en novembre de la même année, il part en France et renouvela sa formation en intégrant Hadj Abderrahmane Guechoud, Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua décédé en 1968 à Alger), Chaâbane Chaouch à la derbouka et Rachid Rebahi au tar en remplacement de cheikh Hadj Menouer qui venait de créer son propre orchestre.
 

 
En 1939, El Anka sombre dans la toxicomanie.
En 1942, El Anka se détourne enfin de la cocaïne…
 
En 1953, il visitera la France et l’Italie au summum de sa renommée naissante.
 
La reconnaissance et la gloire
A partir de 1946, El Hadj M’Hamed El Anka va diriger la première grande formation de musique populaire de Radio Alger, donnant naissance au « chaâbi ».
 
El Anka a enseigné le chaâbi :

  • de 1938 à 1953 à l’école El Kamendja, rue du Lézard à la Casbah.
  • En 1958, c’est dans une cave de l’ancienne mairie, boulevard Che Guevara. (ex-République)
  • En 1965, il fait son entrée au Conservatoire municipal d’Alger en qualité de professeur chargé de l’enseignement du chaâbi.

 

Il lèguera un très riche patrimoine à ses disciples :
 
« Boudjemâa El Ankis, Hassan Saïd, Amar Lachab, Rachid Souki, Rahma Boualem aux Mehdi Tamache, le défunt Kaouane, Dahmane El Kobi, Chercham, Bourdib, H’cissen, Ferdjallah et tant d’autres. »
 
Ils deviendront des chouyoukh à leurs tours…
 
Certains de ses disciples ont su se frayer un chemin par leurs singularités, d’autres par contre par facilité, se laisseront séduire dans une servile imitation de mauvais goût :
(Mehdi Tamache, Abdelkader Chercham, H’sissène Saâdi, Bourdib, Kaouane, Toutah…)
 

 
El Hadj M’Hamed El Anka a appris ses textes si couramment qu’il s’en est bien imprégné ne faisant alors qu’un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle. La grande innovation apportée par EI-Hadj El-Anka demeure incontestablement la note de fraîcheur introduite dans une musique qui ne répondait plus au goût du jour.

  • Son jeu instrumental devient plus captivant.
  • Sa manière de mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement unique.

 
A titre indicatif, El Hadj El Anka a interprété près de 400 poésies (Qaçaïd) et produit environ 130 disques. Il réalisa avec Algériaphone une dizaine de 78 tours en 1932 et une autre dizaine avec Polyphone.
 
El Anka et le Chaâbi
Un genre musical que d’aucuns croient être fini ou en péril.
Le chaâbi est né au début du 19e siècle, dans la vieille Casbah.
El-Anka ne tardera pas à faire ses preuves en apportant une touche particulière à ce genre lyrique. Il se montrera très efficace grâce au “medh” dont il excelle.
 

 
El Anka et cheikh Hamada se rencontrèrent en Belgique en 1937 au cours d’un gala organisé par Bachtarzi avec la participation de la célèbre Cheikh Tatma.
 
À partir de 1940, El-Anka confirme son genre. Les “Qaçaïd” sont merveilleusement interprétées. Les mélodies sentent un air de volupté. Le style ankaoui dépassera les frontières pour se faire apprécier partout au Maghreb. A part cheikh Nador, son père spirituel, el Anka a eu à visiter plusieurs sources et ce, afin de parfaire, ce genre musical fort particulier. De là, il s’est pris de passion pour les œuvres des grands cheikhs à l’instar de Saidi Abderrahmane, Cheikha Yamma bent el Hadj el Mahdi, Ben Ali Sfindja et Saïd Derraz. Le répertoire d’El-Anka acquiert une grande audience.
 
Le chaâbi s’impose.
 
La tradition consolide les liens entre l’interprétation, l’œuvre et le public. Ce nouveau genre, ne cessa d’enrichir par des créations et des rythmes nouveaux dans la mouvance à la fois du moghrabi et de l’algérois.
 
El Anka, le virtuose.
Il fut assurément de ceux qui auront le plus contribué à la sauvegarde artistique de ces véritables chefs-d’œuvre de la littérature poétique d’expression dialectale. El-Anka adopta et mit en musique le répertoire du melhoun en lui imprimant la vivacité qui le distingue des rythmes lents, maniérés et affectés des noubate.
 
Il introduisit des instruments nouveaux, élagua les neqlabateet mit la musique et le chant magrébins au goût d’un très large public.
 
Ce nouveau genre instauré par El Anka, fera école. Le grand mérite d’El Anka est d’avoir réussi le pari de sortir le chaâbi des cafés et autres lieux de rencontre, en le rendant accessible au grand public. Il en sera le chef de file indétrônable et incontesté malgré la farouche résistance des « andalous » qui lui faisaient obstacle en le surnommant « El Haress ! » (le démolisseur) allusion au chant andalou altéré par les innovations de ce jeune prétentieux. Malgré tout, le chaâbi finira par s’imposer pro domo !
 
 
Personne ne savait comme Le maître, mettre en relief la beauté du texte en symbiose avec les notes de l’instrument. Il savait chanter l’amour courtois ou sensuel, au dela des préjugés ancestraux et mettre à nu,les tares et la vanité de la société. ( Soubhane Allah Ya Ltif…) Il savait aussi sublimer les suaves gorgées des alcôves bachiques (Gheder Kassek, Essaqi Baqi, Rah Elil ou Aâlm El Fdjer).
 

 
Il avait des fugues déconcertantes : changement de rythme, surcroît de tonus et il surfait avec une dextérité et des modulations vocales ahurissantes d’un mode à un autre ! Son interprétation quittait le pluriel anonyme pour la singularité du grand art !
 
El Anka ne connait pas le solfège. Cela ne lui a pas fait défaut.
Ecoutons-le :  » Il n’y a pas mieux que la science et la connaissance. Il faut étudier la théorie du solfège, en retenir les points essentiels, sans oublier l’âme du peuple. Mais si on harmonise un chant chaâbi, on dénature son esprit. Le solfège est un moyen, non une fin en soi. C’est une mémoire écrite pour fixer les chants de manière à en faciliter l’étude et permettre leur diffusion aujourd’hui et demain. »
 
El Anka, un homme de caractère
On le disait ombrageux, acerbe, cinglant, distant et sarcastique alors qu’il entendait seulement faire respecter son œuvre et son art. Il transmettra à la postérité ses fulgurantes réparties , ses aphorismes et les cuisantes façons qu’il avait d’éconduire les infatués et les freluquets. Il s’imposait une discipline de travail très stricte. Pour imposer le respect, El Anka avait une façon assez particulière d’agir avec certains groupes sociaux aux valeurs singulières. Le caractère glacial et impitoyable d’El-Anka remettait à leurs places, les arrivistes, les opportunistes et les importuns…
 
Le cardinal, comme se plaisaient à le surnommer ses inconditionnels, s’était fait tout seul durant la dure période coloniale.
 
Quelques exemples :
 
1/ Avec ses élèves
– Un de ses élèves, pensait avoir tout appris et se ventait d’être le l’éventuel successeur du Cardinal ! El Anka le fit venir puis lui présenta une boîte à chiquer…
Il lui ouvre la boîte et dit :
– « Sers-toi ! » C’est ce qu’il fit.
– « Tu vois, tu n’as pris qu’une pincée, regarde ce qui reste encore… »
 
2/ Avec Sadek El Bédjaoui
Celui-ci demanda au maître :
– « Pourquoi tes admirateurs sont si nombreux alors que les miens…? »
El Anka lui répondit :
–  » C’est simple, toi ta mère c’est Yemma Gouraya et moi mon père, c’est Sidi Abderrahmane ! »
 
3/ Dans la rue…
Un jeune en costume, est passé devant le Cardinal en proférant des propos indécents !
El Anka lui dit :
« Hé petit, habille-toi comme tu parles sinon parle comme tu t’habilles ! »
 
N’est-ce pas El Anka qui avait lancé cette boutade, à l’encontre de Saïd Hilmi ?
 
«Ne fais pas la tête Saïd… même un chat peut glisser !»
 
El Anka, une légende ?
En 1970, on a annoncé la mort du Phénix ! Une fausse alerte…
Certains par prétention, diront que le cheïkh s’est affaibli et qu’il a perdu de son assurance ! D’autres affirmeront que le Cheïkh est devenu un vieillard maladif…
 
« Ech- Cheft Edhib Issayed Enn’Mer, A Maâmi Labssar ! »
 
Début 1973, El Anka subit une première crise et s’en remet assez rapidement.
Septembre 1973, une deuxième crise plus grave nécessite son hospitalisation à la clinique de Cheraga pour soins intensifs…
 
On annonce encore une de plus le décès du maître du chaâbi !
Encore une fois, la rumeur a bien circulé…
 
El Anka part pour trois mois à Nancy pour une convalescence méritée.
 
De retour au pays, il reprend lentement et anime quelques fêtes familiales. Il devient sélectif. La RTA, consciente de ses erreurs passées, le sollicite mais le Maître décline cette offre tardive…
 
Et le 16 Mars 1974, la salle Atlas la plus vaste d’Alger avec ses trois mille places était archicomble à l’occasion du retour inespéré du cheikh que l’on disait mort ! El Anka apportait un cinglant démenti à ses détracteurs, avec Sobhane Allah ya l’tif, un texte magnifique de Mustapha Toumi. Une sorte de véritable anthologie en l’honneur du Grand Maître…
 

 
« Essid Imout Yak Ssid, Walou Ki Yechref » « Menou Ledhyeb Khayfa ! »
(Le lion restera toujours Lion jusqu’à la mort !) (Même s’il est très âgé, les Loups le craignent quand même !)
 
Ce fut l’apothéose. Un véritable triomphe !
 
 
Et après ?
En 1978, lorsque le Cardinal mourut, les fans et les connaisseurs du chaâbi se sont mis à se poser la question de savoir qui allait assurer la succession. À l’époque, ils étaient nombreux encore à être sur le terrain : El-Ankis, Guerrouabi, Ezzahi, Chaou, Bouaâdjadj, El-Ghobrini, Hassène Saïd et bien d’autres encore. Près de 30 ans après, beaucoup de ces derniers, ont raccroché officiellement.
 
Est-ce la fin du chaâbi ? Non, le chaâbi ne disparaîtra jamais.
 
Il est né à la Casbah mais c’est l’Algérie toute entière qui lui a ouvert les bras. De Mostaganem à Relizane le chaâbi continue d’envoûter ses admirateurs ! Les puristes retrouveront avec joie, l’empreinte des Guessoum, des Laâlam, des Domaz, des Liamine, des Guettaf qui ont su chacun à sa manière, assurer la relève et insuffler sans jamais faillir, à cet art traditionnel un regain de jeunesse dans la pure lignée de ses dignes précurseurs…
 
Non, le chaâbi ne peut pas mourir. Chaque génération a ses hommes.
 
 
La solitude et la fin
Après plus de cinquante ans au service de l’art, El Anka animera les deux dernières soirées de sa carrière jusqu’à l’aube :

  • En 1976, à Cherchell, pour le mariage du petit-fils de son maître cheikh Mustapha Nador.
  • En 1977, à El-Biar, chez une famille très proche. (Avec Boudjemaâ Ferguène, Smaïn et El Hadi El Anka au piano)

 

 
En salle de réanimation de l’hôpital Mustapha, vers trois heures du matin, Il meurt le 23 novembre 1978, à l’âge de 71 ans, dans les bras de son jeune fils El-Hadi. Il est enterré au cimetière d’El-Kettar où reposent déjà Maâlma Yamna, Rachid Ksentini, les frères Mohamed et Abderrezak Fekhardji, Mouhieddine Bachterzi, Hadj Mrizek, Mohamed Zerbout, Fadhéla Dziria (Fadhéla Madani), El Hadj Noureddine, Khelifa Belkacem, Omar Mekraza…
 
 
En cas de recopie complète ou partielle (texte ou photos), veuillez préciser s’il vous plaît la source en mettant un lien direct vers le site. Respectez les efforts de l’auteur qui ne demande rien en retour. Merci !
Http://goutdemiel.com
 
 

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Notre frère Akacha Lahcène vient de me transmettre par mail, le lien de son diaporama sur le défunt, notre frère AbdAllah Guettaf. (Allah Yarhamou)

A toute fin utile, je recopie ici l’intégralité de cette correspondance pour tout ceux que cela intéresse afin de profiter, de cette excellente initiative en contournant ainsi ces quelques lacunes mineures…

 

Son 1er mail

Salamou A3likoum Khouya Kamel

voici le lien du diaporama en hommage a khouna wa chikhna Abdallah Rahimahou Allah que j’ai rallonger à 29 minutes au lieu de 15 Minutes sur youtube, avec de nouvelles photos ( du cheikh) que des amis m’ont prêter et que j’ai retravailler alors j’aimerai bien que tu me donne ton avis sur le résultat et diffuser le lien éventuellement a des amis voilà khouya kamel bien le bonjour a tes proches ainsi que si hacène benouchène, Mohamed haddad, mokhtar benazzouz (Manitou) et tout les amis d’Alger ( ahle el a3ssima )

Voici le lien : http://vimeo.com/28763127

 

Mon mail   (après le visionnage du diaporama)

Salam Khouya Akacha,

L’idée est géniale ainsi que la composition et la réalisation du diaporama…
Seulement voilà, la lecture est entrecoupée et le son vient par intermittences…
Pour profiter pleinement de cette écoute, il faudra laisser « courir » le diapo jusqu’à la fin puis de le remettre en marche à nouveau ! Sinon, pour 29 minutes, c’est le calvaire…
Enfin, c’est ce que j’ai sur mon micro ! Pour toi, je ne sais pas si c’est aussi saccadé ! Si tu veux, vérifie et fais-moi part de tes remarques comme ça, je mettrai le lien sur mon site et cela permettra aux autres de voir le diaporama et de se faire une idée !
Merci frère pour ce travail d’artiste ! Toujours égal à toi-même…
Mes amitiés à toute la famille et surtout à Nacereddine.
Ton frère Kamel

Sa réponse  (suite à mes interrogations)

Salam a3likoum khouya Kamel
j’espère que tu vas parfaitement bien ainsi que ta famille tu sais la raison khouya kamel de ça ! Le Diaporama (de khouna Abdallah Rahimahou Allah) est un gros fichier en .avi HD afin de bénéficier d’une bonne résolution et  d’éviter la pixellisation durant le visionnage de notre diapos je l’ai encoder à 1920 x 1080 et comme notre ADSL laisse à désirée avec son faible débit, et afin  d’éviter tout ce calvaire il faudrait télécharger le fichier sur ton disque dur et le visionner par la suite. Voilà Khouya Kamel, avec toute ma sincère et fidèle Amitié Bien le bonjour à toute la famille.

Akhika Fi lah Lahcène

Lien du diaporama : http://vimeo.com/28763127

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Institutionnalisée en 2005 et créée à l’initiative de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, le coup d’envoi de la finale de la  6e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi version 2011 ( du 17 au 23/08/2011) a été donné le 17/08/2011 dans la soirée de mercredi dernier au TNA Mahieddine-Bachetarzi.

 


  
Et c’est donc mardi,le 23/08/2011 au TNA Mahieddine-Bachetarzi à Alger, qu’a eu lieu la soirée commémorative à la mémoire de notre frère AbdAllah Guettaf.
  
Le prix « Abdallah Guettaf » a été attribué à Rabah Achour de Béjaïa.
  
La septième édition du Festival national culturel de la chanson chaâbie aura lieu le 4 août 2012 au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi à Alger.
  
Ina LilAhi Wa Ina Ileyhi Radj3ioun

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Hommage à un frère !

 

1/Sa jeunesse

Originaire de Medjana (Bordj Bou Arreridj) AbdAllah Guettaf est né le 18 Août 1949 à Hussein Dey.  Il habite la rue Hanin à la cité Bel Air. (la Glacière)

Marié, il est père de sept enfants. Sadek est l’ainé des trois garçons.

Il a quatre filles.

AbdAllah, tout comme les gamins de son âge, entame sa scolarité dans le primaire en 1955 à l’actuelle école Mohamed Laâdour à la cité la Glacière.

De 1960 à 1963, il passe trois ans dans un CEG puis de 1963 à 1965 il va au lycée Ibn Khaldoun pour finir en terminale son périple scolaire de 1966 à 1969 au lycée Abbane Ramdane à El Mohammadia.

Dès les débuts du service national en 1969, Abdallah est incorporé au sein du 1er contingent. Il part pour l’Académie interarmes de Cherchell et termine ses classes avec le grade d’aspirant ! Il est rappelé un peu plus tard à Boghar pour une période de 45 jours. (Ksar El Boukhari dans la wilaya de Médéa)

2/Sa vie professionnelle

AbdAllah Guettaf comme un peu tout le monde, avait une vie professionnelle de laquelle il tirait ses subsistances pour les besoins de sa famille.

En 1971 juste après la quille, Ahmed Boughala, un ami lui trouve un emploi à la SNMC (Société nationale des matériaux de construction) en qualité de traducteur Arabe/Français.

Puis il occupa le poste de chef de service Achats à l’étranger.

Suite à la restructuration de la SNMC début 87 (ENG, ENAQS…) AbdAllah prit le chemin de Baba Ali, siège de l’ENAQS (Entreprise nationale de quincaillerie) qui finira par péricliter et partir en dissolution !

Après 27 ans de travail, AbdAllah Guettaf se retrouva en chômage forcé ! Aucune indemnité…rien !

Aux environs de 1999, Mohamed Kheloufi (Rabi Yerhamou) lui procura un travail administratif dans une entreprise privée de distribution (l’un de ses parents) au Ruisseau, près de Lafarge à Hussein Dey.

AbdAllah, pour des raisons très personnelles, abandonna et se retrouva par la suite au Hamiz, à l’ENPS (Entreprise nationale des panneaux de signalisation) qu’il quitte en 2002.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3/Ses débuts

Dès 1964, AbdAllah à l’âge de 15 ans taquinait déjà allègrement le mandole.

Les répétitions se passaient à la Villa Choisy (Rue Hanin) puis ce fut le local scout (JFLN) de la cité des Palmiers. A ses débuts, il était accompagné par Hacène Bennouchène au Tar, Hamid Mostfaoui à la derbouka, Lounès Mondi à la guitare, Benadrouche Mohamed (dit Moh leqbaïli) à la guitare et Saïd Bouda au banjo.

A partir de 1966, Abdelkader Choukri (instrumentiste-Retraité à l’ENTV) dit Cheïch Laïbout prit le jeune AbdAllah sous son aile et lui permit alors d’affiner ses armes sous sa férule !

Durant les soirées animées par Choukri, AbdAllah l’accompagnait au banjo puis à partir minuit, finissait lui-même le reste de la soirée jusqu’à l’aube !

Jusqu’en 1969, Krimo Lakehal (rue des jardins) accompagna AbdAllah à la derbouka avec Ammi Hacène Bennouchène au Tar, Smaïl Semrani au banjo guitare et Djamel Bensomra (La Cressonière) au banjo ténor.

De 1971 à 1976, AbdAllah est entouré de Djamel Bensomra au banjo guitare, de Mahfoud Selmi (dit Laglag – Rabi Yerhamou) au banjo ténor, de Allel Khelfa à la derbouka et de Khaled Benslimane au Tar.

A partir de 1977, Mourad taxieur de Oued Ouchayeh est à la derbouka avec Khaled Benslimane au Tar, Mustapha Touati au banjo guitare et le prestigieux banjoniste Ammi Mohamed, Rachedi Mohamed dit cheïkh Ennamous au ténor !

En 1979, il y eut Nonor (cité des Eucalyptus) à la derbouka, Khaled Benslimane au Tar, Mourad Bournane au banjo ténor et Sofiane au banjo guitare.

Merci au frère Mustapha Bennouar pour les précisions suivantes !

De 1981 à 1985,  AbdAllah travailla essentiellement avec Allel Khelfa (derbouka),  Khaled Benslimane  (Tar), cheikh Ennamous /Rachedi Mohamed (BANJO), Kamel FardjAllah ( violon).  Il y avait également :
Mustapha Touati (Allah Yarhmou), Rédha DOUMAZ, les frères Chellali  ainsi que Ahmed papou qui avait animé avec le Cheikh quelques soirées…

Depuis 1990, Lakhdar (El Mossilya) est au Tar avec Djamel (d’El Biar) à la derbouka, Sid Ali (Souidania) au ténor, Sofiane au banjo guitare et Tewfiq (Souidania) au violon.

Il est pratiquement impossible de retracer le parcours musical de AbdAllah Guettaf en se fiant à nos facultés mnémoniques ! La décennie meurtrière permit au maître de se concentrer sur la recherche et la mise à jour des Qassaïd.

 

 

 

 

4/Son répertoire

Nous citerons à titre exhaustif, l’apport en 1965, du cheïch Mahmoud de Djenane Mabrouk, serrurier à la DNC qui lui avait donné quelques Qassaïd telles que : « Roh Ya Nakar Lahcène », »Damit Errada », »lala Fatima », »Youm El Djemaâ » en plus des Nesrafatte et de qualques Sobohi. Cheïck Mahmoud est décédé à Baraki.
(Rahimahou Allah)

Boualem Douara (de la place du 1er Mai) lui apporta entre autres le fameux « Ya L’ghori » dans les années 69.

Nous citerons aussi Mokhtar Benazouz (dit Manitou) le père de AbdelGhani, le violoniste actuel de AbdAllah Guettaf, Mohand Errachid à partir de 1986 et Amar Ezzahi (Chikhena) qui lui transmit par l’intermédiaire de AbdElqader RazqAllah, trois qassaïd du terroir du genre El Mefqoud en 1999 !

Le grand poète marocain Ahmed Souhoum lui proposa un de ses textes « Latifa » que AbdAllah interpréta en 2004 avec brio ! Le poète était vraiment enthousiasmé par le génie de Guettaf ! Il lui envoya encore un autre texte (Asma ALLAH El Housna) et l’invita à venir se produire au Maroc ! AbdAllah réfléchissait à cette proposition quand quelqu’un lui souffla à l’oreille qu’il doit passer devant un scanner qui toucherait à sa pudeur…

Dégoûté, AbdAllah abandonna ce projet !

Il serait superflu de parler des Qassaïd (quelques centaines) que je lui avais remises , lors de mon mariage et où je venais de mettre fin à ma carrière de chanteur chaâbi.

Des amis bien intentionnés lui ramenaient parfois des exemplaires de maîtres tels que :

El Mandaci, Mohamed Bensmaïl, El Bouzidi , Mohamed El Omrani Ben Ali Erzine, BenKhlouf, El Maghraoui, Mohamed Ben Slimane, Kaddour El Alami, Ben Triki, Ben Sehla, Ennadjar, Driss Ben Ali, Mohamed Ben Omar, Ettouhami et sa magistrale « Marhaba Bi Chah’r El Ghofrane» plus connue sous «  Ya Nafekh Fel Abd Errouh »

5/AbdAllah l’Artiste

AbdAllah répétait dans le local des scouts à la cité Les Palmiers.

Nous étions très liés musicalement parlant…

On échangeait des idées, on discutait surtout de chaâbi, touchiate et autres astuces. Très doué AbdAllah Guettaf persévéra en suivant la lignée des grands Médahine du Djed et du zouhd. A l’instar des autres grands chouyoukh. AbdAllah trouvait son inspiration première dans la voie tracée par le Phénix, cheïkh El Anka (Allah Yerhamou) qui était le chef spirituel de toute une génération de jeunes chanteurs de chaâbi Açil. (conservateur)

AbdAllah excellait dans tous les registres musicaux ( Aroubi, Andaloussi, Hawzi, Badoui…)

6/AbdAllah et les Qassaïd

Instruit et très modeste, AbdAllah maitrisait très bien l’arabe littéraire et apportait un soin particulier à l’étude des Qassaïed. On peut dire que Guettaf a dépoussiéré le registre « Qassaïd » au sens propre des mots dans la lignée des grands chouyoukh…

Il a remis au goût du jour, des textes inconnus auxquels il a redonné vie dans le pur style du chaâbi Acil. Ainsi au début, il s’intéressait à la syntaxe, au lexique et à la forme du poème puis dans un deuxième temps, il décortiquait le texte pour arriver au contenu, au fond et aux différents sens apparents ou ésotériques voulus par l’auteur.

AbdAllah, savait que l’on ne pouvait dissocier le texte de son auteur…

En se rapprochant un peu plus de ces auteurs célèbres, il s’imprégna alors de leurs souffles, de leurs vision mystique du monde et finira peu à peu, par adopter dans une très grande rigueur, un comportement digne des plus grands interprètes du Medh traditionnel !

Il regroupait avec amour et patience, les textes des plus grands Poètes du Melhoun en les recopiant dans ses registres. AbdAllah respectait l’auteur du texte et ne changeait jamais quoi que ce soit au texte initial. Très croyant, il accomplissait pieusement ses obligations religieuses et se détournait peu à peu du Ghazl et autres styles réservés à l’amour platonique. AbdAllah se penchait avec ferveur sur les textes d’inspiration Soufie ou de textes de louanges et d’invocations divines ! Avant la soirée festive, personne ne savait ce que le cheikh allait chanter…

Son répertoire très varié, charmait les plus récalcitrants. AbdAllah ne commençait jamais quoi que soit avant d’avoir accompli la prière du Îcha et il finissait toujours avant la prière de l’aube ! Un principe incontournable…

7/AbdAllah et la musique

AbdAllah avait aussi une parfaite maîtrise du Mandole. Il avait une prestance et un répertoire d’une grande richesse poétique. Son répertoire musical était très varié puisqu’il avait l’habitude à chaque récital ou soirée festive, de faire profiter son entourage d’une nouvelle touchia ou un Djambar qu’il exécutait toujours avec brio ! C’est un véritable plaisir que d’assister à l’ouverture d’une soirée avec lui ! Il sortait des sentiers battus et innovait à chaque fois pour le plus grand plaisir de tous les mélomanes avertis qui le suivaient partout où il allait…

Il exécutait allègrement  aussi bien la touchia Ghrib, Moual, Maya, Sika, Raml Maya, Zidane que le Djambar 3raq. Toute une panoplie de Nesrafet selon le Tab’e (mode), venait agrémenter ces merveilleuses soirées.

Sa parfaite diction et sa voix chaude faisaient le reste en envoûtant un auditoire très varié de connaisseurs.

AbdAllah Guettaf est un enfant du terroir qui a vécu du chaâbi et pour le Chaâbi !

J’avais entrepris avec le Cheikh Abdellah Guettaf un voyage à Constantine à l’occasion d’une fête familiale. Sa notoriété, s’étendit alors aux confins du territoire national en passant de Skikda, Béjaia, Annaba et Ghardaïa !

En autodidacte, il a donné au chaâbi, ses plus belles lettres de noblesse.

De ses anciens compagnons de métier, il faut signaler Ali LAÂMA, Rédha DOMAZ (Banjo), Rachid LAÏDAOUI (Banjo), LAÂGAB (derbouka) et bien d’autres…

Depuis et jusqu’à sa mort, AbdAllah GUETTAF se faisait accompagner de L’Hadi HARBIT (Banjo), Abdelghani au violon (fils de manitou – ancien cheikh), Mohamed Johnson (Banjo) Kamel FARDJALLAH (violon), Abbes GUETTAF (neveu de AbdAllah) à la derbouka, Lakhdar (Tar)…

8/Quelques récitals du cheikh

==> Juillet 2006, cheikh Abdallah Guettaf se produisit devant le grand public à l’occasion de la demi-finale de la 1ère édition du festival national de la chanson chaâbi en juillet 2006 à Chéraga.

==>  Jeudi 12/10/2006, il se produit quand même ce jeudi 12 octobre 2006 en maestro durant la finale de cette importante manifestation, subjuguant les jeunes talents ainsi que toute l’assistance  présente au Théâtre National Mahieddine Bachetarzi.

==> jeudi 23 novembre 2006, hommage à l’occasion du 28e anniversaire de la mort du cheikh El Hadj M’Hamed El Anka, à l’auditorium du complexe Laâdi Flici : AbdAllah Guettaf

==> C’est en 2006 qu’il donne son premier concert pour l’ENTV, accompagné par l’orchestre chaâbi que dirigeait Hamai Mabrouk.

==> Le mercredi 11 mars 2009, à partir de  20 heures :

– Au complexe culturel Laâdi Flici :  AbdAllah Guettaf

==> Du 13 août au 8 septembre 2010, la ville de Skikda a consacré lors de la 7e édition de la musique andalouse une programmation ramadhanesque très variée avec notamment :

AbdAllah Guettaf…

==> Le 11 mars 2010, le complexe culturel Laâdi-Flici, chaque mercredi avec :

Abdellah Guettaf…

==> Jeudi 8/6/10, à partir de 21h:

Centre culturel Birtouta: soirée avec Abdellah Guettaf

==> Jeudi 10/06/2010 au complexe culturel Laâdi-Flici à  21h, soirée chaâbi avec :

Abdallah Guettaf…

==> Jeudi  le 25/11/10 au centre culturel Abelhamid Benhadouga de Kouba AbdAllah a interprété :

– «Goulou leghzali»

– « El qabta»du poète M’barek marocain Essoussi.

– «El Malka Khadidja»

– «Lellah el ahad ya h’babi »

– «Moulati»

Et une série de Nesrafate :

– «Ya saâte el hania»

– «Saraqa el ghousnou»

– «Mechmoum» – «Chems el âachia».

==> L’émission « Fen bladi », de la télévision nationale, lui réserve un enregistrement de deux heures.

==> Dans le cadre du programme « spécial Ramadhan 2010 », il enregistre en date du 22 Juillet 2010 dans les studios de L’ENTV des Eucalyptus – Cherarba – une merveilleuse Qassida du cheikh Ettouhami « Marhaba bi Chahr El Ghofrane » connue sous le nom de  » Ya Ennafekh Fel Aâbd Errouh » !

Si ce n’était l’intervention de Bendamache (qu’il en soit chaudement remercié) AbdAllah et El Qoubi auraient quitté les studios, à la vue du matériel d’enregistrement très désuet mis à leurs dispositions…

9/Le destin

Invité pour animer une soirée musicale à Draria, AbdAllah se retrouve à la dernière minute programmé pour le centre culturel de Baraki ! Après la « Touchia » et quelques « Nesrafette », ce fut le drame…

AbdAllah vient de subir un Accident Vasculo-Cérébral (AVC)

Admis aux urgences de l’hôpital Parnet ce samedi 15 janvier, suite à un malheureux AVC AbdAllah GUETTAF avait rendez-vous avec son destin. Il fut rapidement transféré à l’hôpital de Kouba puis à l’hôpital Aït Idir où une opération chirurgicale de 04 heures (de 14 heures à 18 heures) allait lui être fatale, ce vendredi 28 janvier 2011 où il décéda aux environs de minuit trente. Il nous quitte à l’âge de 61 ans. Il est inhumé au cimetière d’El Alia à Alger.

L’ENTERREMENT A EU LIEU LE SAMEDI 28/01/2011 AUX ENVIRONS DE 13 HEURES.

ABDALLAH GUETTAF  61 ans 05 mois et dix jours (18 Août 1949  – 28 janvier 2011)

INA LILAHI WA INA ILEYHI RADJI3OUN ! RABI YERHAMEK YA KHOUYA ABDALLAH

WA YELHAMOU DHAWIK ESSABRA WE ESSALOUANE !

LA ILAHA ILA ALLAH MOHAMMAD… RASSOULOU ALLAH

10/Reconnaissances posthumes

Un vibrant hommage a été rendu samedi 26 février 2011, à la maison des arts et de la culture Mohamed Boudiaf de Annaba, au célèbre interprète de la chanson chaâbie, Abdallah Guettaf, à la faveur d’une initiative conjointe de l’association locale « We Aime Chaâbi » et de la direction de la culture. Un tableau d’honneur, en l’occurrence El Hassoun d’or-2011, a été remis à la famille de ce grand maître du chaâbi.

***************************

La chaine I a elle aussi consacré son émission « Bit Ou Syah » animée par le brillant Boudjemâ ce mardi 15 mars 2011 à la mémoire du regrétté AbdAllah GUETTAF où ses amis (El Hadj QZADRI Hocine et son frère Hamid, ABROUQ Mohamed, CHERGUI Idir – l’initiateur- et SEDDIKI Kamel) sont venus deux heures durant (de 21 heures à 23 heures) évoquer avec un grand honneur, le parcours de ce grand homme et de cet artiste hors pair !

==> Projets:

– Proposition pour la création d’une association « des amis de AbdAllah GUETTAF »

– Appel à Mme Khalida TOUMI ministre de la Culture pour la dénomination d’un centre culturel  « Centre Culturel AbdAllah GUETTAF »

– Organisation, chaque 28 janvier d’un festival chaâbi en hommage à ce grand artiste.

**********

Par respect pour l’auteur et ses efforts dans la révision des différents recoupements (d’autres détails suivront…) PRIERE de bien préciser la SOURCE et LE NOM de L’AUTEUR en cas de publication (quelque soit le support…)

AUTEUR  ==>  GOUTDEMIELKamel

Mes remerciements et mon amitié à notre frère Ammi Hacène Bennouchène pour ses précieuses informations…

 

 

 

11/ Discographie

AbdAllah Guettaf un grand homme, un artiste prestigieux…

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/ Pétition

A l'aimable attention de Madame la Ministre de la culture
 

Madame la ministre,

Nous soussignés "les amis de AbdAllah Guettaf" portons à votre aimable attention, la suggestion suivante :

Rebaptisation du centre culturel de Baraki au nom du défunt AbdAllah Guettaf (Allah Yarh'mou)

Madame la Ministre, nous savons très bien que vous êtes la mécène de nos hautes valeurs culturelles et la valeureuse gardienne de leur pérennité...

Aussi, nous insistons Madame la Ministre afin que vous donniez espoir à cette demande en promulguant un arrêté dans ce sens qui viendra concrétiser le travail de longue haleine de ce ténor du chaâbi, cet infatigable chantre du terroir dont vous semblez, Madame la Ministre accorder les plus grands mérites et les louanges les plus élogieuses.

Vous êtes bien placée madame la ministre, pour honorer sa mémoire dans le cénacle des prestigieux artistes dont la notoriété a dépassé les limites de nos frontières. AbdAllah Guettaf a su par sa modestie légendaire et par l'élégance de son style musical, marquer pour la postérité des générations entières ! Le geste auguste qu'on attend de vous Madame la Ministre, lui rendra justice, on n'en doute pas et atténuera dans une certaine mesure, cette profonde affliction que nous éprouvons en évoquant à chaque fois son nom...

Recevez Madame la Ministre, l'expression de notre sincère considération.

 

 

Nom:

Adresse E-mail (ne sera pas publiée):

Wilaya:

Please enter an optional comment:

Do not display name on website:

Hakima, Béjaïa
Louable initiative. Je suis partante !

Kamel, Alger
Voilà, c'est fait ! Espérons que nos amis seront nombreux à venir signer cette pétition...

Akacha, Constantine
excellente initiative pour mémoire !

Hocine, Constantine
Cheikh Guettaf Allah yarh'mou mérite au moins cela et c'est
le minimum que l'on puisse faire !

Akacha, Constantine
Tu restera à jamais dans nos Cœurs ya Cheikh ...

Farid, Béjaïa
Allah yarhamou. Même une salle à Bejaia, c'est bon!

Jojo, Alger
Un grand homme et un grand artiste. Il faut lui rendre justice !

lahcène, Constantine
Cheikh Abdallah une grande leçon d’humilité, de sagesse et de lucidité, une véritable bibliothèque, un astre de la culture Algérienne vient de s'éteindre, afin que ses rayons continueront à Briller Sur la musique Chaabi .Nous-nous devons aujourd’hui de donner son nom au C.C.Baraki ce sera toujours est 'il une reconnaissance quoi qu'infime de ce Grand Homme

merouani, Constantine
le centre de Baraki et un autre à Constantine, Cheikh Abdallah Guettaf mérite plus que ça " Allah Yarh'mou

Belamri Rabah, Constantine
Je suis avec vous les amis !

Selami Souâd, Blida
Rabi Yerhamou. Fenane Taâ Essah !

Filali, Constantine
par cette initiative rendons justice à ce grand maitre du Chaabi Allah yar'hme Chikhna

Nasro-Akacha, Constantine
Rabi yarhme a3mou (tonton) Abdallah c'était quelqu'un d'exceptionnel tu nous manque ! un centre culturel en ton Nom compenserai un peu ce vide...

Touli Abdelkrim, Constantine
Nous soutenons de tout coeur cette initiative afin de rendre justice à ce grand Maitre du chaabi

Kamel, Alger
Nos amis Constantinois sont à l'honneur avec 09 signatures... Merci ! Mais où sont donc passés, les "Amis de AbdAllah Guettaf" ? (Allah Yarh'mou)

Abdelli Hadj Omar, Adrar
Allah Yarhmeh

borhane, Constantine
il était grand temps pour une initiative pareille

berkane omar, Constantine
notre grand maitre mérite beaucoup plus que ca il a contribué a la sauvegarde de lakssida je pense que tous les mots ne suffiront pas pour décrire le monument algérien c était un grand homme et un vraie artiste ....les constantinois sont triste

ziada boualem, Constantine
excellente initiative que je soutiens , afin de rendre justice
à cheikhna Abdallah Guettaf Allah Yarh'mou

Benyahya Hacene, Constantine
C'est un grand artiste qui vient de nous quitter rendons lui hommage à titre posthume,en rebaptisons le C.C.Baraki au Nom de Cheikh Abdallah Guettaf

Mohamed Yacine, Alger
un Grand homme et un Grand artiste
allah yarahmou

Abdelmalek, Annaba
très bonne initiative,je suis partant

noro, Jijel
1961

guemouri, Adrar
Ce grand frère mérite plus que ça et soyez nombreux pour dire OUI à tout ceux qui l'on connu.Allah Yarham khouya Abdallah. Ahmed de Lille-France.

xxxxxxxx, Alger
J'ai connu l'artiste a tous ses débuts et son jeu particulier au mandole où il alterne savamment la hauteur des notes

mokhtari, Alger
Allah yerhmou je suis partant

TAGUIGUE, Constantine
اللهم إرحمه بكل كلمة مدحك بها.
un chanteur, unique dans le monde de chaabi, il a son propre style.Dommage, il passe tout sa carriere a l'anonymat.

nadir, Alger
abdellah guettaf est un ferronier de la parole donc il faut lui rendre un vibrant hommage en sa memoire donc c'est au tour de l'algerie pour lui rendre hommage car il a beaucoup donné pour cette algerie.

boutellis wahid, Jijel
un grand maitre du chaabi et un maalem au sens propre du therme.tres bonne initiative que la maison de culture de beraki portera le nom de abdellah guettaf que nous porterons dans tous les cas et pour toujours dans nos coeurs.

krimou guettaf, Alger
allah yerahmak ya medah benkhlouf
excellente initiative pour mémoire

krimou guettaf, Alger
ya allah arham min asmou lik mansoub kane yerham aibadak bel kbar wa sghar
chéikhna abdellah medah sid labrare

tami mohamed, Alger
je suis d'accord avec vous abdellah merite plus que ca ALLAH YARAHMOU

Malih, Alger
Rabi yarah'mo, il mérite plus que ça.

Hakim, Constantine
Je suis "pour" à la mémorisation de notre défunt rahimahou Allah...

FARID, Constantine
Bonjour et bonne année à tout le monde , je voudrais savoir qu'est ce qui ya de nouveau au sujet de la rebaptisation du centre culturel de barraki?

kellil, Constantine
oui le defunt merite plus,il etait de son vivant nationaliste ,competent dans son domaine ,disponible et a participer pour l'enrichissement de la culture algerienne d'une facon particuliere et arabe d'une maniere generale ,
ABDELLAH GUETTAF c'est l'equation de "l'ideal' :
1-le savoir
2-le savoir faire
3-et (surtout ) le savoir etre .
moi en tant que constantinois et algerien je souhaiterai qu'a constantine aussi il soit honore en attribuant son nom a un centre culturel

djamel hydra, Alger
je marche avec vous je suis pour allah yarhmou cheikh abdallh si la créme de cheikh el anka allah yarhmou

Nabil GUETTAF, Alger
Veuillez svp rebaptiser le centre culturel de Baraki au nom du défunt Abdellah GUETTAF Allah yarahmou.
Mes meilleures salutations.

xxxxxxxx, Alger
D’emblée je vous remercie de cette louable initiative
ayant un fervent admirateur de chikh , j'ai la chance de grandir à la cite la glacière ou j'ai assister à une centaine de soirées de Abdellah
allah yarhmoiu (la je suis à l’instant à la Mecque pour effectué OMRA , que dieu ait son âme )
Je souhaite porter deux précisions

-ABDELLAH à cesser de travail après la restructuration de la SNMC en 1998 sous la forme d'une retraite anticipée
- LAKHDAR ( Mosylia ) il rejoint la troupe de musique de ABDELLAH en d’ année 90 et non en 1982 comme vous l'aviez souligner
- la troupe de CHIKH composée de 81 au 85 essentiellement ( Allel derbouka - khaled Tar-Namous BANDJOU- Razkallh violon-
il y avait également -Mustapha Touati rabi yarhou
Reda DOUMAZ- les frères Chelali , ainsi que Amed papo qui a animé avec chikh quelques soirées

xxxxxxxx, Annaba
elah yarhamek khouya abdelah ka3ba ouahda fel lalgerie mananesaouakache dima rak fibana

MEKHAZNI TOUFIK, Alger
cheikh Abdellah Guettaf un frere que j'oublierai jamais c'etait un grand artiste , un homme généreux , il y'avait tjrs du thé pour toute personne lui rendant visite ... depuis 1977 j'ecoute Abdellah , avec lui j'ai fais bejaia constantine , jijel hamma bouziane et pratiquement tte les fetes de l'algerois ... comment voulez vous que je ne cautionne pas cette action, bien au contraire je signe avec mes dix doigts cette ppétition j'ai de l'espoir en notre ministre de la culture qui a tjrs encouragé le cha3bi bravo les amis...

benhamouda kamel, Constantine
adaaf el imane

xxxxxxxx, Adrar
cet une chose formidable pour le grand de chabi

BELAHCENE, Blida
ABDELLAH GUETTAF, comment oublier l'inoubliable il restera toujours dans nos pensées ALLAH YARAHMOU. Je m'incline avec humilité devant sa mémoire je crains que les qualificatifs à titre posthume ne soit suffisant car érodés par l'usage et le temps j'eus l'immense honneur de le connaitre car il fut mon voisin et camarade d'école. Je voudrais donc en toute simplicité comme il le fut durant toute sa riche vie lui dire salut l'artiste tu demeure toujours dans nos souvenir. et souhaite ajouter ma modeste voix à tous ceux qui m'ont précédé.

ramzi, Alger
elah yarhmou nchalah ou ykhfef 3lik etrab ekiil nchalah rahou dima fi kloubna

KACI, Alger
je suis avec vous les amis , je suis un admirateur de cheikh abdellah guettaf allah yarahmou , il mérite plus que ça

MAHDAD BOUALEM, Alger
ALLAH YARAHMOU IN CHAE ALLAH

benzerari noureddine didine, Constantine
Très bonne initiative je valide la préservation de notre patrimoine et les acteurs de notre culture notre identité... Merci

lamara, Tizi Ouzou
un artiste d'une telle envergure mérite plus q'une rebaptisation ;rare les artistes d'une telle profondeur spirituelle.

kamel B., Alger
très grand artiste et un grand Monsieur que j'ai côtoyé et que je connais très bien il mérite de donner son nom au c.c.Baraki

aissaoui, Adrar
il fut aussi le premier a recevoir le grade d'aspirant. remis par le président houari boumediene (service national

karimo, Béjaïa
Ellah eramek cheikh.un géant du Chaabi

 

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