defiben boulaid | Coeur en émoi

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 Copie du texte intégral de l’appel adressé au peuple Algérien le 1er Novembre 1954, imprimé dans la nuit du 26 au 27 octobre 1954, sous la supervision du grand maquisard Ali ZAMOUM  à Ighil Imoula, un village situé en Kabylie.
 
GLOIRE A NOS MARTYRS
 
Appel au peuple algérien
 
PEUPLE ALGÉRIEN, MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE
 
A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.
 
Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.
 
Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.
 
L’HEURE EST GRAVE !
 
Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire. Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. Ce sont la, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération. Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :
BUT : L’Indépendance nationale par :
1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.
2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.
 
OBJECTIFS INTÉRIEURS :
1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.
2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.
 
OBJECTIFS EXTÉRIEURS :
– Internationalisation du problème algérien.
– Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.
– Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.
 
MOYENS DE LUTTE :
Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but. Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels. C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine. En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.
1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la longue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.
2) L’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.
3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.
 
EN CONTREPARTIE :
1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.
2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.
3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun. Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne. Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.
 
1er Novembre 1954
Le Secrétariat national
 

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Comment peut-on célébrer une fête aussi prestigieuse que le  grandiose 1er Novembre 1954 sans évoquer le parcours glorieux du Front de Libération Nationale  ! (le FLN-Historique)

Il n’est pas aisé de citer ou de cerner l’immensité de la tâche telle que définie par une poignée d’hommes, des algériens comme il y en a si peu, qui avaient décidé avec l’aide d’Allah de chasser le colonialisme français de notre pays, en déclenchant durant la nuit de la Toussaint rouge, une des plus prestigieuse révolution que le monde n’en avait jamais vu par ailleurs !   Un Casus Belli en bonne et due forme…

 
Je voudrais publier ici, un exposé que j’avais écrit le 20 janvier 2010 sur le FLN historique, un parti méconnu…Cet exposé, sans être exhaustif m’avait pris un temps non négligeable et des efforts dans la recherche. Le sujet étant très vaste, j’ai essayé de ne m’en tenir qu’à l’essentiel. J’espère qu’il vous sera d’une quelconque utilité…
 
N’étant pas historien et malgré une grande vigilance, il se pourrait bien que des anachronismes soient mis en évidence par nos amis lecteurs…Dans ce cas, votre bienveillance me serait d’un grand secours ! Je suis bien disposé à apporter les rectifications nécessaires.
(Goutdemiel)
L’originalité du texte, son analyse, les recherches et la mise en page sont de mon cru ! Veuillez en tenir compte en précisant le site et l’auteur du dossier publié.
Le plagiat tue la propriété intellectuelle…

(Kamel)
 

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Premier chef politico-militaire des Aurès, dirigeant charismatique Mostefa Ben Boulaïd est né en 1917 près d’Arris dans les Aurès.
Parti en France à vingt ans, mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il est réformé pour blessures en 1942…

Il revient au pays avec le grade d’adjudant et se consacre au commerce de tissus puis exploite une ligne de cars entre Arris et Batna.
Rejoignant le PPA-MTLD en 1946, il se présente en avril 1948 aux élections à l’Assemblée algérienne.

Il devient vite un l’un des responsables les plus actifs de l’Organisation spéciale (OS) dans les Aurès puis membre du comité central du MTLD en 1953 enfin membre fondateur du Comité révolutionnaire d’union et d’action (CRUA).
Il hypothèque ses biens pour financer la révolution.
Membre fondateur du FLN, il se retrouve à la tête de la Wilaya I (les Aurès) où il dirige le déclenchement de la lutte armée dans la nuit du 1er novembre 1954. Le film revient ainsi sur nombre d’événements qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des massacres qui ont suivi les manifestations du 8 mai 1945 dans l’Est algérien. Il retrace les différentes étapes du déclenchement de la guerre de libération, en  évoquant les rencontres du résistant Mostefa Ben Boulaid avec notamment Messali Hadj, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad et Chihani Bachir.

Le scénario s’est efforcé de respecter la chronologie des faits historiques sur la guerre d’indépendance, étayés par les témoignages de compagnons et proches du martyr. Sadek Bekhouche, s’est basé sur des documents écrits, des ouvrages d’histoire ainsi que des témoignages des compagnons du chahid, tels que Ammar Bellagoun, Ali Benchaïda et Kamal, le frère de Ben Boulaïd, ainsi que certains membres de sa famille.

Le film, dont le rôle principal a été confié à l’acteur Hacen Kechach, qui incarne le personnage du chahid Ben Boulaïd, évoque plusieurs aspects de la personnalité du martyr, notamment son côté humain et le combat héroïque qu’il avait mené contre le colonisateur français.

En 1955, Ben Boulaid se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort puis emprisonné à la prison centrale de Koudiat.(Constantine) Il s’en évade le 14 novembre 1955, grâce à la complicité d’un gardien de prison, Djaffer Chérif issu de sa région natale, avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri.

Il a participé aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.
Le chahid Ben Boulaïd a dirigé ensuite la Guerre de libération dans la zone Aurès Nememcha jusqu’à sa mort en martyr la nuit du 22 au 23 mars 1956 à l’âge de 39 ans.

Il est enterré à Nara (Arris) wilaya de Batna.

Réflexion

Le film vient combler un vide ! La révolution algérienne mérite plus que cela !
Gloire à nos martyrs.

Trois passages m’ont profondément marqué et ému ! ( j’avais les larmes aux yeux)

–  Sa brève rencontre avec sa femme. Une scène émouvante.
– Alors que Ben Boulaid (Rahimahou Allah) passait ses hommes en revue, ceux-ci par surprise et en son honneur, executèrent la traditionnelle danse chaouï qui ressemble un peu à la Debké libanaise…
– La mort en martyr d’un homme pieux qui a sacrifié toute sa jeunesse pour la noble cause et qui a consacré sa vie pour que vive l’Algérie libre et indépendante…

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Commentaire de Sirine (une lectrice)

Bonsoir Kamel

Bel hommage rendu à une grande figure de l’histoire d’Algérie
Gloire à nos Martyrs qui ont accepté la mort – en ayant une foi profonde –  qu’elle sera utile aux valeurs qu’il défendaient …
Ce film comme tu l’as si bien dit.. comble un vide..pour un peuple assoifé de
connaitre sa veritable histoire….
toutefois il n’a pas été épargné par des critiques que c’est un film qui favorise une orientation un peu simplicite qui ne reflète pas la complexité et la richesse de l’histoire…et que des zones d’ombre entourent des faits qui semblent avoir une autre version par d’autres historiens ….de ce fait ,il suscite beaucoup plus l’interrogation ….Restituer la mémoire par des témoignages et le travail des historiens ces derniers pourront-ils avant d’écrire l’histoire de s’assurer de la cohérence des textes et la concordance des témoignages …pour qu’il ne y’ait pas divergence …Merci

Réponse au commentaire

Sirine, retracer l’histoire d’un géant tel que Ben Boulaid Mostapha n’est pas une mince affaire…
Pour reprendre un peu tes objections légitimes sur le plan historique, il est connu que dans une guerre il y a deux antagonistes ! Chacun essaye, à sa façon de dévaloriser l’autre en occultant ou en falsifiant certaines réalités difficilement vérifiables ! (mort des concernés, manque de preuves ou disparitions des archives…) Pour Ben Boulaid et ses frères de combat (Allah Yarhamhoum), nous savons qu’une guerre qu’elle quelle soit n’est jamais propre ! Une révolution aussi déterminée que celle du FLN ne pouvait être sans bavures…c’était le prix à payer ! On ne fait pas de sentiments !
L’enjeu étant capital ! Au début, c’étaient les idéaux qui dominaient…puis les calculs politiques ont fait leurs petits chemins enfin la soif du pouvoir avait fait le reste ! C’est ainsi…

On ne peut douter de la sincérité de ceux qui ont fait la révolution !
Pour eux, déclencher cette révolution était vital, le reste viendra après…
Le rôle historique de Messali Hadj, ne peut être occulté ! C’est le père du nationalisme algérien.
C’était l’école du militantisme ! Mais chaque époque, a ses propres hommes…
La génération de Novembre 1954 est une race d’hommes qui a su se démarquer de cet éternel attentisme politique et du culte de la personnalité ! (Lire la déclaration du Congrès de la Soummam)
Ben Boulaid et ses compagnons avaient oeuvré pour la mise en place d’une structure qui résistera aux défis du temps ! Tous ceux qui appartenaient à l’Organisation Spéciale venaient du MTLD ! Donc des Messalistes…
C’était le seul courant politique de l’époque.
Le congrès du 14 juillet 1954 en Bélgique, consacra la scission définitive au sein du MTLD. Le FLN n’était pas loin !

Il y a des zones d’ombres, cela est vrai pour toutes les révolutions dans le monde ! Khider, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Chaâbani, Ben M’Hidi, Khemisti, Kaïd Ahmed…
C’est aux historiens de faire le travail. Chacun a agi en son âme et conscience en temps opportun et dans les circonstances du moment ! La révolution ayant des impératifs ! Nul n’a le droit de s’ériger en objecteur de conscience !
On a avancé à tort ou à raison que Ben Boulaid n’est pas mort suite à l’explosion du poste émetteur piégé. Sur quoi se sont-ils basés ?
Le scénariste du film affirme, que les témoignages des compagnons de Ben Boulaid sont formels !
Certains voudraient à tout prix, lier le nom de Ben Boulaid à celui de Messali ! Pourquoi ?
A mon avis,  Messali Hadj a été dépassé par les évènements et n’a pas eu le réflexe salutaire ! Par ailleurs, le MNA (parti de Messali créé juste après la dissolution du MTLD et en réponse à l’émergence du FLN) avait férocement combattu le FLN ?! Plusieurs milliers de morts…
Pourquoi ? Parce que le temps du messalisme était révolu !

Dans ce film, Rachedi donne la parole à Hadj Ben Alla (de l’oranie) qui n’avait pas assisté à la réunion des 21 (CRUA) Pourquoi donc cette supercherie ? Sur injonction de qui ?
– Mechati et Bouadjadj sont quant à eux, formels  sur ce point ! Hadj Ben Alla était absent !
Trois régions étaient représentées :

– le constantinois (16 membres)

– l’algérois (04) membres)

– l’oranie (01 seul membre).

Quelques soient les critiques, la révolution a été portée à bout de bras par des hommes simples, avec des moyens simples et elle a pu triompher face à une grande puissance coloniale.

Gloire à nos valeureux martyrs !

Ps: ce film n’est pas un documentaire ! C’est film qui se veut biographique et…commercial !

!

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