defi2014 avril | Coeur en émoi

Archive pour avril 2014

Qu’est-ce qu’une dystopie ?  
 
Une dystopie est un genre littéraire.

  
Larousse
la définit comme une contre-utopie. C’est la description, au moyen d’une fiction, d’un univers déshumanisé et totalitaire, dans lequel les rapports sociaux sont dominés par la science et technologie.
 
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Le précurseur de la dystopie : Eugène Zamiatine  Ievgueni Ivanovitch
Zamiatine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il est également ingénieur naval et professeur.
 
 
A/« Nous autres«  (Ievgueni Ivanovitch Zamiatine) 1920
 
La dérive totalitaire du régime en Russie, l’inspire et il écrit dès 1920, son chef-d’œuvre : « Nous autres » un roman sur le thème de la dystopie. « Nous Autres » est la première « contre-utopie » d’importance avant « Le meilleur des mondes » d’Huxley (1931) et « 1984 » d’Orwell (1949)… A travers son livre, Zamiatine allie une critique féroce du totalitarisme mathématique, rationaliste et machiniste à une écriture particulièrement poétique et sensible… « Nous autres » décrit l’État Unique, protégé par le Bienfaiteur (société parfaite et logique) où tout est rationalisé par les chiffres et des noms, dans une société dépourvue de liberté et d’individualité car le Bienfaiteur s’oppose au réel bonheur. L’ignorance est synonyme de bonheur. Après avoir délivré le monde, l’État Unique se décide à présent, à apporter le bonheur aux autres habitants de l’univers. Il appelle tous ses numéros à composer des poèmes, à la gloire de l’État Unique. D-503, créateur du vaisseau l’Intégral se décide à écrire un recueil de notes qu’il nommera « Nous autres ». D-503 nous décrit ainsi son monde de paix, sa vie régulée et réglée par une Table des Heures qui va jusqu’à indiquer le nombre exacte de mastications idéalement calculée pour les repas, une société où « nous » compte bien plus que « je ». L’État Unique protège les siens et chacun sait se sacrifier pour L’État Unique ! Ne pas en être capable est bien un signe d’égoïsme. L’État Unique est l’Éden retrouvé, protégé par ses Gardiens. Un monde ou le désir n’existe plus. Il est contrôlé à travers des coupons où chacun peut prendre ce qu’il veut, dans le respect des Heures. Un monde où rien n’est caché : mur de verre et absence de rideaux sont de simples détails qui en disent beaucoup. L’État Unique protège le bonheur. Or, tout n’est pas contrôlable ! Pour l’état, des choses aussi immatérielles que l’imagination et l’amour sont des fléaux. Malheureusement pour lui, le narrateur va les subir tous deux sous différentes formes… Le « je » prendra petit à petit la place du « nous » et le narrateur se retrouvera subitement face à sa conscience ce qui va ébranler ses convictions, avec un choix ultime à faire… – « Nous autres » nous décrit comme « le meilleur des mondes » ou « 1984 », un monde utopique. Zamiatine à travers son personnage s’adresse bien au reste du monde. Ancien bolchévique il voit parfaitement la dérive à venir pour son pays et pour tant d’autres quand l’extrémisme d’une pensée née, s’impose par la force… – « Le meilleur des mondes » et « 1984 » n’ont rien de glorieux, après avoir lu « Nous autres », le livre de Zamiatine ! Il est peut être encore plus inquiétant car l’auteur a parfaitement entrevu l’avenir : le bonheur de tous ne signifie-t-il pas le sacrifice de chacun pour retrouver l’Éden ? Faut-il alors abandonner notre humanité ?
 
 
B/« Le meilleur des Mondes«  (Aldous Huxley) 1931
 
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Aldous Huxley est né en 1894 dans une famille appartenant à l’élite intellectuelle britannique. Diplômé d’Oxford où il s’est lié d’amitié avec D. H. Lawrence, il surmonte une maladie qui le rend presque aveugle, se marie, voyage en Inde et aux États-Unis. En 1931, il écrit « Le Meilleur des mondes » en seulement quatre mois. C’est un succès international. En 1937, il s’installe à Hollywood où il devient scénariste. Il continuera de publier jusqu’à sa mort en 1963.
 
Ici, la technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu.
 
La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s’assouvissent sans risque de reproduction. Les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés. La société de ce « Meilleur des mondes » est organisée, hiérarchisée et uniformisée. Chaque être rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies…maîtrisées, disciplinées et accomplies.
 
Chacun participe à l’ordre général.
 
On travaille, on consomme et on meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter. Seulement voilà, un homme est né dans cette société, avec un père et une mère et le pire dans tout cela, il a des sentiments et des rêves ! Classé comme « Sauvage », cet homme qui a lu tout Shakespeare ne peut être qu’un danger pour ce « monde civilisé » ! Huxley a plongé le soma du Meilleur des mondes dans une bouillie où se mêlent l’ utilitarisme Fabien ( bonheur personnel ) et le positivisme Comtien ( savoir-pouvoir, notion qui remonte à Platon, et que Foucault n’ a fait que reformuler ). Huxley est le père intellectuel et l’idéologue du mouvement psychédélique.
 

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C/« 1984«  (Georges Orwell) 1949 
 
Orwell

 
 
 

 

 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Eric Arthur Blair dit George Orwell, est né le 25 juin 1903 à Motihari pendant la période du Raj britannique. Il meurt le 21 janvier 1950 à Londres.
C’est un écrivain et journaliste anglais.

 
 
Ici, le décor est beaucoup plus triste car plus proche de la population.
C’est un monde inquiétant et oppressant…
« Supprimer le mot disent-ils et…la chose disparaîtra. »
« Nous ne détruisons pas seulement nos ennemis, nous les changeons. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes. Puis nous vous fusillerons. »
 
Une société de surveillance généralisée et la fin de la vie privée:
 
– Écoutes téléphoniques hors de contrôle
– Profilage numérique
– Déclenchement de webcams à distance
– Télésurveillance et transparence à outrance.
 
Le personnage principal de 1984 est Winston Smith.
Il vit en Océania, un pays dominé par une idéologie : l’AngSoc.
L’objectif de l’AngSoc, sous les apparences du Bien proposant le progrès pour TOUS, est d’une simplicité brutale:

– « le pouvoir pour le pouvoir »
– « S’Y maintenir à tout prix »

Et pour cela, quitte à tout liquider même la personne humaine après l’avoir formatée et nettoyé son esprit conformément aux principes de l’AngSoc…
Dans ce même état d’esprit, le socialisme se définit comme étant un collectivisme oligarchique bipolaire caractérisée par une population miséreuse, uniformisée et terrorisée et d’une «une nouvelle aristocratie constituée de bureaucrates, de savants, d’organisateurs de syndicats, d’experts en publicité, de sociologues, de journalistes et politiciens professionnels». par ailleurs, la classe ouvrière est vilement méprisée !
 
Les principes de l’AngSoc sont: négation de la réalité objective, double-pensée et mutabilité du passé.
 
Le principe fondamental de l’AngSoc, est la négation de la réalité.
 

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Comment prouver alors à un poisson, qu’il est dans le ventre d’une baleine ?
 
 
 
 
 
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Bibliographie
 
– « 1984″ (Orwell)
Lien: http://www.ebooksgratuits.com/pdf/orwell_1984.pdf
« Nous autres » (Zamiatine)
Lien: http://infokiosques.net/IMG/pdf/nous_autres-pageparpage.pdf
« Un monde meilleur » (Huxley)
lien : http://www.oasisfle.com/ebook_oasisfle/Huxley,Aldous- Le Meilleur Des Mondes.pdf
 
 
 
 

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« Es-tu un esclave ? Tu ne peux donc pas être un ami.
Es-tu un tyran ? Tu ne peux pas donc avoir d’amis »
Friedrich Nietzsche
 
 
 
Notre société s’apparente à « La République » de Platon.
 
 
Les philosophes de l’antiquité ont décrit il y a plus de 2000 ans une situation qui perdure toujours, car l’homme est toujours prisonnier de ses croyances et de la peur. Il est toujours ligoté dans sa caverne intérieure, en compagnie de ses semblables, n’ayant pas pris conscience de ses pouvoirs.
 
La République de Platon et le mythe de la caverne.
 
La République est un dialogue socratique, écrit par Platon aux environs de 380 avant notre ère, qui discute de la définition de la justice, de l’ordre et des caractéristiques d’un état-cité juste et de l’homme vertueux.
 
C’est l’œuvre la plus connue de Platon et elle s’est révélée être l’un des ouvrages de philosophie et de théorie politique le plus influent au plan intellectuel et historique.
 
 
Dans La République, Platon décrit quatre types de gouvernement:
la monarchie, l’oligarchie, la tyrannie et la démocratie.
 
L’allégorie de la Caverne discute de la mentalité humaine et du monde politique, de notre façon de penser et d’être. On trouve quatre types de gens dans la caverne, bien que nulle part dans le texte les personnages ne soient clairement dénombrés. Il y a dans la caverne des ravisseurs et des prisonniers. Ces prisonniers sont sous contrôle et ne connaissent rien d’autre que la vie de la caverne, encore pire, ils ne connaissent qu’une seule paroi de la caverne. Les ravisseurs se servent d’un feu pour projeter des ombres sur la paroi devant laquelle se trouvent les prisonniers pour que la réalité fabriquée, les garde captifs et les distrait.
 
 
 
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Parmi les prisonniers, certains sont enchaînés et d’autres sont libres de leurs mouvements. Les enchaînés sont maintenus en place et ne peuvent regarder que droit devant eux, ils sont ainsi convaincus de la réalité et de l’importance des ombres. Les non-enchaînés sont si subjugués par les images et convaincus de la réalité et de l’importance des ombres qu’ils n’ont pas besoin de chaînes. Ce sont les ombres qui les retiennent. Les enchaînés et les non-enchaînés ne prêtent pas d’intérêt à leur existence actuelle en tant que prisonniers de la caverne. Ils ne sont pas conscients, pas plus d’eux-mêmes que de leur environnement, ni de leurs ravisseurs, ils ne sont conscients et concernés que par les ombres.
 
Les ravisseurs gardent les prisonniers grâce aux ombres, en tant que distractions. Il y a les prisonniers enchaînés, les prisonniers libres et les ravisseurs qui s’en occupent. Le quatrième personnage de l’allégorie, la quatrième partie qui se distingue de l’ensemble, est représentée par un prisonnier affranchi. Le prisonnier affranchi, après avoir passé sa vie
entière dans la caverne, se retrouve en surface et il est d’abord ébloui par la lumière du soleil puis commence à voir. Il ne voit d’abord que des ombres, c’est ce qu’il avait l’habitude de voir, il voit ensuite des reflets, puis les objets qui chassent l’ombre et enfin la totalité de son environnement, lui-même, les autres, les étoiles et le soleil. Le prisonnier libéré apprend à connaître le soleil et tout ce qui dépend de lui. Il étudie les principes de base de la réalité et le fait que le soleil est la réelle lumière, que le feu des ravisseurs ne l’est pas. Le prisonnier affranchi apprend les conditions basiques de la réalité et des choses représentées par les ombres des ravisseurs.
 
 
 
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Il devient conscient et en déduit sa place dans le monde. Il réalise qu’il a été trompé toute sa vie et que tous ceux qu’il a toujours connus dans la caverne sont emprisonnés et ont été trompés.
 
 
Son devoir est de retourner auprès d’eux.
 
Après réflexion, le prisonnier libéré revient et tente d’informer les captifs de leur situation pour les en libérer.
Les captifs enchaînés et non enchaînés se moquent du prisonnier libéré car il n’arrive plus à voir dans la sombre caverne, ses yeux s’étant accoutumés à la lumière du jour.
Finalement ils veulent éliminer le prisonnier libéré parce qu’il leur révèle leur malheureuse situation et bouleverse leur status quo qui est la cause de leur captivité.
Les ravisseurs contrôleurs cherchent eux aussi à l’éliminer, lui ou quiconque remet en question et révèle le système de la caverne.
 
Les trois types de personnages veulent à tout prix éliminer le quatrième : le prisonnier libéré qui cherche de son côté, à les libérer pour leur montrer la vraie lumière en opposition à ce qui existe dans la caverne, véritable reflet du fonctionnement des institutions de contrôle…
 
 
 
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Les symboles du monde politique actuel sont assez faciles à reconnaître. Le pouvoir du prisonnier libéré est reconnu. L’interprétation de l’allégorie de la Caverne concerne l’individu au sein de la caverne, que les gens construisent eux-mêmes autour d’eux.
 
 
Les ombres sont la représentation d’une indication mensongère qui semble réelle : c’est la peur.
 
Le monde extérieur se sert souvent de feux et d’ombres pour engendrer la peur, mais la peur qu’on se crée tout seul fonctionne aussi. Une majorité de gens se rejoue le scénario des ombres pour maintenir en eux un status-quo et ne pas avoir à affronter les réalités intérieures et extérieures.
Ils possèdent leurs propres cavernes personnelles où tout est factice. Le prisonnier libéré ou le rebelle vertueux ont du pouvoir dans le monde et peuvent nous faire sortir de notre ignorance vers la lumière.
Les ombres sont très symboliques d’une réalité consensuelle, programmée et renforcée en permanence par les médias dominants que la plupart des gens pensent crédibles…
 
 
Le prisonnier libéré suit son intuition et se comporte d’une manière impossible à comprendre par les esprits conditionnés et emprisonnés dans la prison de leurs préjugés…

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Ils doivent trouver une justification à nos paroles et à notre comportement en déclarant que nous sommes « fous », « dangereux » ou « délirants », et peuvent nous traiter avec mépris. Nous sommes en fait réellement différents en envisageant la réalité d’un autre point d’observation. Faisons ce que notre cœur nous dit intuitivement, car c’est la Conscience qui s’exprime, la Voix Silencieuse.

 
 

Suivons-là et partons à l’aventure…
 
 
 
 
 

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