defi2012 mars | Coeur en émoi

Archive pour mars 2012

 
Je ne sais que dire
ni comment te décrire
toi, dont je ne connais
ni la voix ni le rire…
 
Je ne sais que penser
ni par quoi commencer
pour exprimer mes pensées
sans vouloir t’offenser…
 
Serais-tu cette femme
tout feu, toute flamme ?
ou ce drôle d’oriflamme
que mon cœur acclame ?
 
Je ne sais que faire
attaché aux fers
de ton cruel enfer
qui m’est offert…
 
Serais-tu tentation ?
Cris et lamentations ?
Amour et compassion ?
Déchirure et passion ?
 
Serais-tu cet espoir ?
La fin de mes déboires ?
Ou le début d’une histoire
que je voudrai bien croire…
 
 

Vu 13245 fois par 4394 visiteurs

 
Dans sa petite ballade bucolique
à travers les près et les champs
la nature frissonnante et pudique
va préparer le retour du printemps
 
Tapie sous l’herbe, le fraisier
tricote le stolon de sa branche
à l’ombre de ce vieux merisier
où s’étire l’indolente pervenche
 
Le muguet odorant, fleur fétiche
de ses mille clochettes, pavoise
La jacinthe le nargue et s’affiche
de sa hampe étoilée qui le toise…
 
Des massifs, pointe la blanche vergerette
fière de ses très jolies feuilles étalées
sous l’œil amusé des cœurs de Jeannette
et de la séduisante floraison de l’azalée
 
Sautant par dessus les murs,l’Aubriète
étale au soleil ses belles fleurs irisées
Le vent en passant, sur les pâquerettes
laisse sa trace sur ses pétales brisées
 
Les jolis cœurs d’amour de l’Oxalis
supplie Mars de venir honorer la terre
ne m’oubliez pas, leur dit le myosotis
au printemps qui étale son tapis vert.
 
 

Vu 29237 fois par 5638 visiteurs

Cela n’arrive qu’en Algérie…
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Amour pressant

Pour lui montrer tout son amour, elle lui envoie un SMS :
 
Mon amour,
Si tu es en train de dormir, envoie-moi tes rêves !
Si tu es en train de rire, envoie-moi tes sourires !
Si tu es en train de pleurer, envoie-moi tes larmes !
Je t’aime…
 
Il lui répond:
 
Chérie,
Je suis aux toilettes !
?????
Je t’envoie quoi ?
 
 
C’est pas beau l’amour, hein ?
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Supercherie
 
Homme: Ah, depuis le temps que j’attends ça !
Femme: Tu veux que je parte ?
Homme: Non. Je n’ose même pas y penser.
Femme: Tu m’aimes ?
Homme: Bien sûr : Énormément !
Femme: Tu m’as déjà trompée ?
Homme: Non ! Pourquoi demandes-tu ça ?
Femme: Tu veux m’embrasser ?
Homme: Chaque fois que j’en aurai l’occasion.
Femme: Tu me battras un jour ?
Homme: Tu es folle ? Jamais de la vie
Femme: Je peux te faire confiance ?
Homme: Oui
Femme: Oh, mon chéri !
 
===> Relisez maintenant le texte de BAS en HAUT
 
 
Ces fesses affaissées méritent une fessée !
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il lui faut du temps…
 
C’est un monsieur qui vit seul. On lui conseilla d’adopter un animal de compagnie.  Il se mit alors à rechercher un animal peu commun…
 
On lui proposa certaines espèces et il se décida pour un mille pattes.
Une bestiole avec 1000 pieds, c’est vraiment hors du commun !
 
Il emporta son mille pattes dans une petite boîte blanche avec des
feuilles et du coton, qu’il prit soin de placer dans un coin tranquille, à l’abri de la chaleur.  Il se dit alors que la meilleure chose à faire pour fêter son arrivée,  serait de l’emmener avec lui au cinéma.

 
Alors il demanda à son mille pattes : « tu veux aller avec moi, au cinéma ? »
Aucune réponse ! Ce qui l’énerva un peu !
Il attendit un peu, puis redemanda :  « bon alors, tu viens avec moi au cinéma, oui ou non ? »
Mais toujours aucune réponse…
Il attendit encore un peu, se demandant pourquoi son petit mille pattes ne lui répondait pas !

Terriblement agacé, il le relança : ALORS, C’EST QUOI TON PROBLÈME ?!?! »
 
Soudain, une petite voix sortant de la boîte, lui dit :
 
MINCE ALORS, J’AI COMPRIS ! LAISSE-MOI LE TEMPS DE METTRE MES GODASSES !!!
 
 
Système « D » (SitCom – Tach Ma Tach)
 
 

 
 
Il n’y a pas de plus stupide que la stupidité ! (Forrest GUMP)
 
L’intelligent propose au  stupide un jeu dont voici les règles :
Ils vont se poser à tour de rôle des énigmes !
 
– Si le stupide ne sait pas répondre,  il paye 01 Da  à l’autre !
– Si c’est l’intelligent qui ne sait pas répondre, il paye 1000 Da parce qu’il est
intelligent  et c’est plus équitable !
 
L’intelligent commence:
– « Qu’est ce qui a 4 pattes et qui miaule ? »
– J’ sé pa, tiens vala 01 Da
– « Qu’est ce qui a 4 pattes et qui aboie ? »
– J’sé pa, tiens vala 1 Da

Allez dis quelque chose toi aussi, demande l’intelligent au stupide.
Euh…Bon :
– « Qu’est ce qui a 8 pattes le matin et 4 le soir ? »
L’intelligent réfléchit, réfléchit, il réfléchit pendant une heure mais ne trouve pas, et se trouve contraint de donner sa langue au chat :
– « Je ne sais pas ! »
– « Tiens, voilà tes 1000 Da!
-« …. Alors c’était quoi ?? »
 
–  » Heu, j’sé pa, tiens vala 1 Da ! »
 
 
Oust !
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mariage et jouissances…
 
Un riche banquier juif va marier son fils.
La veille des noces, il prend le jeune homme à part pour une conversation en tête à tête.
– Simon, mon fils, je réalise que je ne t’ai jamais parlé de la vie ! Dès demain, tu seras avec ta femme, il faut quand même que tu saches certaines choses. Tiens, tu connais les doigts de la main ?
– Mais bien sûr, papa ! Il y a l’index, le majeur, le…
– Non, non, l’interrompt le banquier. Ce n’est pas ça ! Il y a le doigt du voyage, celui de la direction, celui de la jouissance, celui du mariage et enfin celui de la distinction.
– Ah bon ?
– Je t’explique, Simon, mon fils.
Le doigt du voyage, c’est le pouce ! Il te permet de faire du stop.
– D’accord papa !
– Le doigt de la direction, c’est l’index ! C’est celui que tu tends quand tu veux montrer quelque chose.
– Ok !
– Le doigt du mariage, c’est l’annulaire ! C’est là que tu vas passer ton alliance, Simon, mon fils.
– Oui papa !
– Et le doigt de la distinction, c’est l’auriculaire, parce qu’il faut le lever quand on boit une tasse de thé.
– Compris, papa !
Mais papa tu as oublié le doigt de la jouissance !
– Je gardais le Meilleur pour la fin, Simon, mon fils.
Le doigt de la jouissance, c’est le majeur.
 
C’est le plus beau, c’est le plus long !
 
Pour la jouissance, ce doigt, tu le mouilles dans ta bouche, et…tu comptes les billets, mon fils !

 
 
C’est maintenant que tu te rappelles que j’existe ! Et tu veux que je vote pour toi ?
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ils y en a d’autres : Noumeyri, Fahd, El Bachir…
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vu 33071 fois par 6191 visiteurs

 
L’origine exacte des Touareg est berbère.
Les touaregs sont des nomades qui vivent dans la bande sahélo saharienne des pays suivants : Algérie, Mali, Niger, Burkina, Maroc et Libye. Ce sont des éleveurs et des bergers de nature, ce qui explique leurs déplacements « ihinane » selon les saisons, à la recherche de pâturages. La langue usuelle est le «tamashaq», issu du «tifinagh».
 
Ils sont regroupés en tribus:
 
Les Imajaghan : ce sont des tribus nobles, constitués de redoutables guerriers.
Les Ineslemen: ce sont de nobles musulmans maraboutiques.
Les Imrad:c’est des tribus vassales.
Les Inaden: ce sont des artisans forgerons.(d’origine noirs)
Les Irawellan : c’est des anciens captifs touareg.
Les Iklan:ce sont de fidèles serviteurs.
Les Bellas:ce sont des esclaves Songhaï affranchis.
Les Bouzou:ce sont des esclaves lHaoussa affranchis.
 
Les Touareg sont monogames à quelques exceptions près.
Le futur marié doit apporter une dot composée de terres, de bœufs et de dromadaires. La tente et son ameublement est fournie au couple par la famille de la mariée, cette dernière en gardera la propriété en cas de divorce. L’ex-mari sera donc sans toit.
Les mariés appartiennent presque toujours à la même caste.
 
Leur appartenance culturelle berbère est confirmée par l’usage du Tifinagh et du Tamasheq dérivé de la même base linguistique.
 
Pour les touareg, le cérémonial du thé est une manière de montrer l’hospitalité et un prétexte pour discuter avec le visiteur de passage. Le thé a été introduit au début du XXe siècle au travers de l’influence arabo-musulmane. Refuser un thé ou de ne pas boire les trois thés est jugé comme une offense.
Il faut savoir que les mêmes feuilles de thé vert, sont utilisées trois fois de suite pour confectionner trois services à la suite :
 
– «Le premier thé est amer comme la mort»
– «Le second est doux comme la vie»
– «Le dernier est sucré comme l’amour»
 

 
Le plat préféré des touaregs est le Alabaja qui est fait à base de riz, de viande hachée et de beurre. Les touaregs se nourrissent en général de viande « issane », de lait « aghh », de dattes et de semoule de blé. Sans oublier le «tadjila », pain fait avec de la farine et de l’eau, qu’on malaxe bien en lui donnant une forme ronde, et qu’on recouvre de sable sur lequel on met des braises pour la cuisson.
 
Les femmes touareg se couvrent rarement le visage.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le mariage targui
 
Le mariage est le plus souvent contracté à l’intérieur d’une même tribu, dans un cercle de parents assez rapprochés. Le mariage préférentiel est celui qui unit les enfants d’un frère et d’une sœur, voire de deux sœurs ou de deux frères. Ces unions concernent donc des cousins au premier degré ou plus éloignés.
La fête est le plus souvent prise en charge par l’ensemble de la communauté. Pour limiter les frais, il est très fréquent de célébrer plusieurs mariages le même jour.  Les rituels du mariage touareg en Ahaggar comportent des chantsles âléwen
 

 
Ces chants accompagnent chaque phase des préparatifs de la fête :
 
– Cortège de la mariée…
– Préparation collective du repas…
– Montage de la tente nuptiale et du lit de sable…
 
Avant le mariage
 
Des idylles s’ébauchent bien avant le mariage.
A la tombée de la nuit, le jeune homme s’introduit sous la tente de sa belle. Elle peut accepter ou refuser le dialogue.
Si elle refuse, le galant n’a plus qu’à battre en retraite, sans se faire remarquer.
Si elle accepte, le jeune homme doit faire face aux questions de sa désirée. Ses bonnes réponses seront le gage de sa réussite. Il emporte alors avec lui, un talisman ou une bague appartenant à la jeune fille, qu’il arborera comme preuve de son succès !
 
Ces rencontres nocturnes ont lieu au su de tout le monde mais doivent rester anonymes et discrètes. De même, tout est permis pendant le flirt à condition que cela ne donne pas naissance à un enfant. Ces relations peuvent aboutir à un mariage. La demande en est alors effectuée par la famille du futur marié auprès de celle de la jeune femme.
 
Dresser la tente
 
La tente Ihen  constitue l’une des appellations du mariage.
L’action de dresser la tente est appelé Ekres éhen  qui signifie “faire un mariage”. C’est l’un des plus importants rituels de la cérémonie.
 
La veille du premier jour des festivités, une tente provisoire est dressée. Elle abrite un lit de sable :  l’Adbel
Le lendemain, a lieu le montage définitif de la tente qui restera jusqu’au septième jour. Un deuxième lit de sable est confectionné :  la Tadebût qui sera,  à l’instar de L’Adbel   couvert de tapis juste avant l’arrivée du marié à la tente.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tente et lit de sable sont une survivance du mariage nomade.
Ils sont actuellement de plus en plus remplacés par la préparation d’un lit de matelas et couvertures, installés dans la maison nuptiale.
 
La parade de chameaux
 
Des chantsIléwenaccompagnés de tambours et de chants de Tendé  sont exécutés simultanément lors de la parade de chameaux appelée  Ilugan . À la fin du carrousel, un des chameliers saisit le voile d’une des femmes du groupe de Tendé. Ce geste déclenche une course finale.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les cortèges des mariés
 
Après le coucher du soleil, un cortège d’hommes accompagne le marié jusqu’à la tente nuptiale. Peu après, un cortège de femmes accompagne la mariée en chantant des  Aléwen  spécifiques à cette cérémonie. Sur le parcours, les frères du marié (en général) réclament et obtiennent, une paire de sandales après d’âpres discussions sur la qualité de ces  Ighanimen et le choix du preneur. Ce rite accompli, le cortège repart.
 
La mariée est installée dans la tente aux côtés de son époux.
Chacun rentre chez soi, y compris les mariés qui ne passeront leur nuit de noces qu’à la deuxième nuit de la fête. Ils resteront ensuite dans leur tente durant les cinq jours de fête et recevront chez eux, les jeunes gens et jeunes filles du village.
 
La dot
 
La taggalt  est la dot de la mariée. Elle se compose d’animaux à fournir par la famille du jeune homme à celle de sa future épouse. Le montant de la taggalt dépend des coutumes particulières à chaque tribu ou à chaque famille ainsi que du rang social de la jeune fille. Dans une même famille, la même taggalt  est exigible de mère en fille, y compris en cas de remariage.
 
Aujourd’hui, la taggalt est le plus souvent une somme en espèces.
 
Cérémonie religieuse
 
Le chef religieux bénit le mariage devant les témoins des deux familles. Il récite alors une sourate du Coran pour appeler la bénédiction divine sur cette union. Bien que cautionné par l’Islam, le mariage ne contrevient pas aux règles de la monogamie.
Le mariage a lieu dans le village ou le campement de la mariée.
Mais les époux vivront dans le village ou le campement de la famille du marié. La femme apporte sa tente, le mobilier et la taggalt.
 
L’accouchement
 
Au moment de l’enfantement, la femme Targui se fait conduire au campement de ses parents. Elle s’installe dans la tente dressée spécialement pour elle. Le marabout se tient dehors et donne des conseils à vive voix. S’arc-boutant au piquet central de la tente, elle donne naissance à l’enfant qui tombe sur une couche de sable fin, sa mère alors lui tire un peu de lait dans les narines, lui étire le nez pour qu’il devienne long et fin, lui presse la tête entre ses mains, pour lui donner une forme allongée.
 
Le père fait égorger un mouton pour remercier les personnes qui ont assisté sa femme. Le septième jour après la naissance, la femme retourne au campement de son mari. L’éducation de l’enfant commence après le sevrage, le garçon passe sous la coupe du père, tandis que la fille, reste sous la direction maternelle.
A cinq ans, le garçon s’occupe à garder les chèvres et moutons, un peu plus grand, il conduira les chameaux aux pâturages et à l’abreuvoir. Il apprendra aussi à traire les chèvres et les chamelles.
 
A quinze ou seize ans, au Tamendjott  (genre de cérémonie initiatique) on lui remet le Litham (célèbre voile des Touareg) dès lors il est rentré dans le monde des adultes.
 
L’éducation de la jeune fille va des soins du ménage, nettoyage de la tente, préparation des repas, au travail des nattes et objets en cuir. A l’âge de la puberté, elle reçoit le voile des femmes targui  Iferhi
 
L’éducation musicale et littéraire est importante chez les femmes Touaregs. Les fillettes apprennent à écrire le Tifinagh et à jouer à l’Imzad (sorte de violon)
 
 

 
Originellement le premier noyau targui a été constitué par la noble Tin Hinan et TakamaTin Hinan fut la reine qui prit les armes pour défendre son peuple et les idéaux de son pays.
La femme targuie occupe encore une place importante dans sa société notamment dans le domaine socioculturel.
 
C’est elle qui transmet l’Amenokhal de la lignée des Kel Ghela.
Ce sont les mères qui apprennent à leurs filles l’écriture du Tifinagh et l’art de l’imzad.
 
L’imzad est cette vièle monocorde qui est jouée exclusivement par des femmes artistes qui avaient seules le droit de faire vibrer cet instrument. L’imzad fait partie des reliques d’un passé.
 
Dans les combats, les guerriers cherchaient toujours à être braves de peur que leurs femmes ou leurs fiancées ne les privent des sons de l’imzad. Cette particularité a conféré à l’imzad non seulement le pouvoir mais également le rôle et la valorisation de la femme qui reste sans conteste le pilier central de la communauté.
 
Jusqu’à nos jours de Tamanrasset à Djanet, d’Agadés à Niamey ou de Kidal à Bamako, partout dans l’Ahaggar des Ifoghas, au milieu de ces massifs rocheux et de leurs plaines désertiques résonne encore le son de cette complainte musicale propre à l’imzad qui continue à ce jour d’accompagner des poèmes et des histoires romancées chantés par des hommes.
 
Evoquer l’Ahal et de l’imzad, c’est faire référence :
 
– A la belle Dassine, une femme qui a marqué son époque.
– Ainsi qu’à Alamine Khawlen dans la région de Tamanrasset.
– A Bordj El Haouas c’est Zegri Aïcha.
– A Djanet, c’est Tarzagh.
– A Ideless c’est Eddaber Biyat.
 
Le nombre des gardiennes de la culture touarègue s’amenuise et risque fatalement de disparaître.
 
Le divorce
 
Le divorce est fréquent. Il peut être l’initiative de l’homme comme de la femme. La femme laisse alors souvent les enfants à son mari, exceptés ceux en bas âge. Elle emporte la tente et le matériel domestique qu’elle a apporté lors du mariage. Les animaux de la taggalt peuvent être restitués ou non selon les raisons de la séparation et les coutumes qui ont cours dans la tribu concernée.
 
Epilogue
 
Chaque année, en janvier a lieu le festival du désert à Essakane, près de Tombouctou au Mali, ainsi que celui d’Essouk, près de Kidal. Plusieurs autres festivals ont lieu à travers le pays Touareg. Ces manifestations offrent une vraie occasion pour découvrir la culture touareg :
 
– La cure salée à In-Gall, près d’Agadez.
– Les fêtes traditionnelles de Gani et Bianou à Agadez.
 
Depuis les années 1990, la musique touareg s’est enrichie d’un nouveau courant : « le blues touareg » avec notamment le célèbre groupe de musique Tinariwen (Toumast) qui vient de Kidal. Ainsi que les groupes Amanar, Tilwat, Adgar et Taliwen
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Les festivals de tourisme de Ghat et Ghadames en Libye.

La fête de Sabiba à Djanet, en Algérie.

 
Sources et documentation
– En partie:
http://membres.multimania.fr/temoust/mariage4-5.htm
– Pour les photos et le reste:
Merci Google…
 

Vu 29888 fois par 6150 visiteurs

 
Sable chaud et chaleur torride
Terre interdite et corps avide
 
Sol volcanique et sens dispersés
cœur angoissé et larmes versées
 
limon fertile et récolte austère
L’eau s’écoule, terre en jachère
 
Incandescence et grande décence
Effervescence et finesse des sens
 
Terre en ébullition, piété et ferveur
Grande érudition, aucune saveur
 
Sublime offrande, grand sacrifice
Plaisir des sens, sans aucun vice
 
Rituel de cette chair, cœur épris
Désir amoureux, cœurs meurtris
 
Terre noble profanée, terre d’exil
Terre souillée, intense désir servile
 
Rustre imbu de sa personne
Ignore la rose qui l’affectionne
 
Frustrations, rancœurs fades
Brimée, délaissée, cœur malade
 
Humiliation, douleur à bas prix
réclusion morale dans le mépris
 
Fragrance subtile, fleur fanée
Douceur amicale, nouvelle année
 
Renaissance, regain, vitalité
Amour, désir, sentimentalité
 
Mes mains sont sur tes hanches
ton corps résiste et flanche
 
 

Vu 17892 fois par 4200 visiteurs

Jolies demoiselles !
Avez-vous vu ma bien-aimée ?
C’est la plus belle de toutes les belles !
La sihouette gracile de son corps d’almée
obnubile
l’oracle, le tribun et le débile !

La mèche rebelle
de mon hétaïre aux yeux de jais
ma muse, mon égérie
recouvre ses cils
et l’incarnat
de ses joues garances
où se perd l’esprit
dans l’éclat satin
de ses prunelles !

La rosée du matin
embrase le ciel
qui s’épanche
des effluves de sa grâce
éternelle !

Oh, ma douce colombe !
Je vole sur les ailes
du destin
qui m’emporte vers elle !
Je sens déjà d’instinct
la délicatesse
de son néroli
suave caresse
dans la saveur
d’une flaveur
romantique
romance d’un amour fidèle !

Oh, ma passion !
Oh, ma tourterelle !
Je me délecte
de tes lèvres vermeilles
douce merveille
d’un fol amour sans pareil
désir ardent
sous les caresses d’un regard
qui lambine
au hasard
au-delà des contours
de ton corps de gamine
et de cette tendre chaleur féminine
qui s’éveille…
Oh, ma tendre ritournelle !

Sur les voluptés de tes rivages
où la narcose d’un sommeil
idyllique m’appelle
je me réveille de
tes orages
sous l’ombrage
de ta félinité !
Oh, ma douce colombe !
Tu es vraiment la plus belle !

Vu 11471 fois par 3331 visiteurs

 
« Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence »   (EURIPIDE)
 
 
 

On ne perçoit pas le silence à sa juste valeur.
Les citadins, habitués aux turbulences de la ville, supportent difficilement le silence de la campagne ou ce qu’il en reste…
L’inverse est aussi vrai !
Force est de reconnaitre que certains silences sont mortifères.
Ce qui est vraiment paradoxal, c’est que le silence ne peut être apprécié que si un petit bruit à peine inaudible nous le fait révéler ! Goûter au silence, c’est déjà un signe de bonne écoute. On peut écouter le silence et le savourer.
Le silence a ses propres règles. Des endroits lui sont réservés et là, c’est le bruit qui devient insolite et parfois appréciable ! Le silence est synonyme de calme, de repos et de détente. C’est le domaine privilégié des malades, des penseurs et autres. Il est par essence le refuge des ascètes à la recherche de la spiritualité par l’affranchissement de l’esprit et la mortification des sens.
 
On attribue au jour, les tumultes de l’activité corporelle sous la bienveillante chaleur du soleil. La nuit, quant à elle, abrite nos soupirs et apaise la surexcitation de nos neurones sous la sérénité de la douce lune…
Cette intermittence du jour et de la nuit, du travail et du répit permet au corps et à l’esprit de se ressourcer pour un regain de vitalité salutaire. Appartenant au monde des ténèbres, le silence est parfois très recherché dans le monde de la lumière. La musique classique ou le jazz ne se savourent que dans un silence quasi religieux ! Écouter la psalmodie des Saints versets du Coran ne doit se faire que dans un silence sacré et profond…
 
L’absence du bruit n’est pas révélateur du silence. Aussi drôle que cela puisse paraître, le silence, ça s’écoute avec ses différentes intensités ! Si le décibel est l’unité du bruit acoustique, on doit forcément trouver l’unité qui nous permettra de mesurer l’étendue du silence ! Il y a des amoureux du silence. Les bruits de la nature, favorisent la délectation dans le silence. Le silence absolu est terrifiant. C’est cette dualité bruit-silence qui fait le charme du silence et le met en exergue. Le silence naturel est nécessaire à la méditation et à la profonde réflexion…
Savoir écouter le silence, c’est être en parfait équilibre avec soi-même. Cette paix intérieure, est la résultante d’une introspection minutieuse, réfléchie et pondérée. Pour se reposer, l’homme pense automatiquement à son corps et oublie son esprit ! Si le bruit est un stimulant nécessaire à toute activité, le silence est un bon sédatif…
 
Le silence de l’inquiétude traduit le manque d’être de l’attente.
Le silence de l’ennui est ce vide en manque d’occupation.
 
Les grandes douleurs sont muettes. Le silence du désespoir est, ce naufrage intérieur où le sens d’exister du monde s’effondre.
Le silence de la paix intérieure est celui qui s’oppose à la confusion et aux tourments.
 
Il y a des silences qui parlent…
 
Il y a le silence ésotérique volontaire qui répond d’une certaine manière à l’attente du profane. Le Porteur de vérité lui, se tait car il sait que le mystère des mots passe par l’initiation. Dans le silence de la méditation, le silence devient parfois absence.
 
Utiliser la parole pour décrire le silence est paradoxal !
 
L’homme a appris à utiliser le silence pour communiquer.
Dans une partition, le soupir indique un silence. La valse des saisons alterne la naissance, la vie, la vieillesse et la mort. Le nouveau-né arrive par un bruit, son premier cri et n’en finira pas de faire du bruit jusqu’à son dernier râle ! Et c’est dans le silence qu’il s’en ira !
 
Les silences du sage sont le résultat d’un long apprentissage.
C’est quand il se tait qu’il parle.
Le sot parle à longueur de journée inconscient des torts qu’il occasionne à lui-même et à autrui. La méditation est à l’âme ce que l’éloquence est au corps.
 

Il y a :
 
un silence prudent,
un silence trompeur.
un silence perfide.
un silence moqueur
Un silence spirituel
un silence stupide.
Un silence d’approbation
un silence de mépris.
Un silence d’humeur.
Un silence de politique.
Un silence Oppressant.
Un silence révélateur
Un silence pudique.
un silence pleutre.
un silence consentant.
un silence Interrogateur.
un silence accablant.
un silence timoré.

 
1. Le silence est prudent quand on sait se taire à propos. C’est le silence des politiques et des diplomates.
 
2. Le silence est trompeur, quand on se tait en faisant le niais ou l’incrédule pour mieux surprendre ou induire en erreur, ceux qui nous croient ignorants de la réalité exacte des faits.
 
3. Le silence perfide est un silence de complaisance qui consiste à écouter sans contredire ceux à qui on veut plaire.
 
4. Le silence moqueur est un masque affecté qui se délecte du malheur et/ou sottises des autres sans aucune considération pour leurs honneurs ou leurs dignités.
 
5. Le silence spirituel est le reflet d’une âme apaisée dans un profond contentement de soi.
 
6. Le silence stupide, est le signe d’une grande vanité. Il apparaît lors d’une déconvenue ou d’une décontenance flagrante.
 
7. Le silence d’approbation marque le consentement qu’on donne à notre interlocuteur pour lui témoigner par quelques signes extérieurs qu’on approuve aveuglément tout.
 
8. Le silence de mépris est réservé à tous ceux à qui, nous ne daignons pas répondre et à qui nous opposons froideur et fierté !
 
9. Le silence d’humeur est un silence de caprices. L’intéressé ne parle que selon son bon vouloir et ses intérêts !
 
10. Le silence politique est celui de la circonspection et de l’habilité discursive. Il ne répond jamais clairement et utilise tous les moyens détournés pour vous offrir sa propre vérité avec toutes les ficelles du bonimenteur.
 
11.Un silence oppressant, est le résultat d’une attente dont on ne connait pas la finalité et où le temps semble éternel. C’est un silence d’inquiétude et de désarroi…
 
12.Un silence révélateur est un silence éloquent. C’est le cas du coupable confondu qui se terre dans un silence qui l’accable et le condamne.
 
13.Un silence pudique, c’est un silence de vertu. Il est pudibond et réservé. Il est proche du consentement.
 
14.Un silence pleutre, c’est le silence des poltrons et des goujats. Il affiche la soumission et la rémission dans une posture avilissante.
 
15.Un silence consentant. (qui ne dit mot consent) C’est un silence complice et servile.
 
16.Un silence interrogateur, est un silence lourd et menaçant. C’est une inquisition silencieuse.
 
17.Un silence accablant, est un silence occasionné par une gêne ou une indisposition morale devant des faits accusateurs et/ou troublants.
 
18.Un silence timoré. C’est le silence des faibles et des timides. Il traduit le malaise et une grande inquiétude. C’est le silence de la fragilité.

 
 
Allah le Très Haut aime, que l’on observe le silence dans trois cas :
 
– Durant la lecture du Saint Coran.
– Durant les funérailles.
– Durant le djihad.(au combat)
 
Pour commander, il faut d’abord apprendre à obéir.
Pour agir, il faut surtout demeurer immobile.
Enfin pour parler, l’essentiel est de savoir se taire !

 
Lieux de prédilection du silence :
 
– La nature sauvage et la traditionnelle campagne.
– Les hôpitaux, les asiles et les hospices.
– Les lieux du culte.
– Les cimetières et autres lieux funéraires.
– Les bibliothèques nationales.
– Les lieux consacrés à la méditation.
– Le monde de la musique classique.
 
 
Tout ce qui est sur ce site est de mon cru et donc ma propriété. Dans le cas contraire, je signale clairement la source. Ce travail me demande du temps et des efforts. En cas de recopie ou d’emprunt, veuillez respecter le travail de l’auteur en mentionnant le site : « goutdemiel.net » et c’est la moindre des politesses !
 
Ps: si des images ou photos posent problème, contactez-moi. Merci
 

Vu 13285 fois par 3485 visiteurs

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence.  Léon Blum (1872 – 1950)

 

Prologue

Suite à la publication de mon texte « Déconfiture » sur certains sites, j’ai ressenti à la lecture de quelques commentaires de nos concitoyens que certains d’entre-eux, n’arrivaient pas à se départir de ces vieux réflexes tribaux archaïques du cliquetis et des bruits de bottes…

Comme si on était tenu devant la force, d’opposer nécessairement le même type de force ! On n’affronte pas son ennemi juste avec des ressentiments mais en dressant tout d’abord, un état des lieux rigoureux suivi d’un sévère réquisitoire dans ses propres rangs…

Dans une joute pugilistique, la force du vainqueur se trouve dans la faiblesse du vaincu ! Ensuite, il ne s’agit nullement de disserter sur les raisons de nos errements politiques mais de trouver les voies qui pourraient nous aider à les contourner efficacement !

Dans certains pays limitrophes, les gens sont conditionnés dès l’enfance, à reconnaître l’empreinte sacrée de ceux qui les dirigent…Ce matraquage est systématique. On passe alors de l’adulation à la vénération…

En Algérie, tout a commencé depuis 1962 où l’un des cinq détenus historiques à tenter de s’identifier au courant messaliste ! Ensuite, le « sursaut révolutionnaire de 1965 », après cette gestation forcée de trois ans, a mis bas un nouveau régime issu de la force et du complot, par la grâce du forceps ! Il s’agissait dès lors de conditionner graduellement cette population encore commotionnée par tant d’évènements…
La transition de l’autorité établie à l’autorité de tutelle s’est opérée tacitement !
Il fallait simplement changer le décor ! En plus des corps constitués, tous les fonctionnaires devaient porter une tenue réglementaire et une casquette ! (Sonelgaz, Rsta, chauffeur de taxis…) La mutation s’est alors faite en douceur. De colonisés, nous sommes devenus soumis à l’ordre établi.
Une séquestration programmée…à ciel ouvert !
C’est le psychiatre américain F. Ochberg qui a défini en 1978, le syndrome de Stockholm, suite à un hold up manqué en août 1973, de la banque du Crédit suédois. Ce curieux phénomène psychique, incitait les victimes à sympathiser par empathie, avec leurs ravisseurs ! Le syndrome d’Algérie est passé inaperçu ! La crainte s’est progressivement installée et la propagande alimentée par les services spécialisés a fait le reste…

Comment un mort peut-il encore avoir peur… de la mort ?

Durant les élections présidentielles, j’avais demandé à un parent retraité, son avis sur ce vote ! Il m’a expliqué que ce qui l’intéressait au plus haut point, c’était d’avoir un petit cachet avec la mention « A VOTE » sur sa carte d’identité !
Pour le reste, disait-il le président restera président ! Nous avons l’habitude…
A quoi va te servir ce tampon sur ta carte d’identité ?
Ben, voyons si j’ai besoin d’un extrait de naissance à l’APC (mairie) tu sais bien que sans la carte de vote, ils refuseraient de me le délivrer ?! A quoi bon m’exposer ainsi inutilement ! Au fil du temps, l’algérien est devenu méfiant !
Un raisonnement système et une logique populaire !
Écoute, lui dis-je, ta voix est une arme !

Le vote est un DROIT pas un devoir !

Si tu vois que le vote est réglementairement limpide, tu peux donner ta voix à X ou à Y ou ne la donner à personne (Bulletin Nul) ! S’il y a des doutes, tu t’abstiens…

Regarde par exemple le vote du jeudi 16 février 2012, à l’Assemblée générale de l’ONU où l’Algérie s’est abstenu lors de l’adoption d’un texte condamnant la répression en Syrie ce qui peut être interprété comme un soutien discret au régime assassin de Damas ! Cela engage l’état algérien et non le peuple algérien…

Qui a parlé d’instruction civique ?

Deux journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post avaient provoqué le 9 août 1974, la chute de Richard Nixon, le 37e président des États-Unis, suite au scandale du Watergate…

La démocratie ne s’importe pas ! Elle se construit…

On doit accepter l’autre avec ses contradictions et ses différences !
Elle est spécifique à chaque nation.
Les états unis en adoptant le 25 octobre 2001, La loi baptisée USA Patriot Act venaient de légaliser l’arbitraire !
C’est dans véritable contexte de terreur politique que l’administration Bush venait d’empiéter sur les libertés individuelles…
Donc au nom de la lutte antiterroriste, on institue une autre terreur !
La voie est ainsi, ouverte à tous les dépassements !
Les mécanismes démocratiques, tels que les procédures qui prévoient qu’en cas de mécontentement le peuple puisse renvoyer ses représentants (procédure d’empechment au USA par exemple) ou le référendum d’initiative populaire sont une chimère dans tous les pays du Sud !

Nous ne le répèterons jamais assez ! Ceux qui sont au pouvoir sont des algériens comme nous ! Ce sont nos frères, qu’ils soient du Sud ou du Nord ! Qu’on se le dise…

Nous n’avons aucun complexe à le dire ! Nous ne sommes pas régionalistes ! L’Algérie est Une et Indivisible ! Ce n’est pas un slogan !

Le populisme, la langue de bois et le slogan du nationalisme étriqué, ne feront pas avancer le débat sur la démocratie en Algérie…

Ce qui fait aujourd’hui, la force des Usa, de la Chine par exemple c’est, cet extraordinaire brassage des différents groupes ethniques…
Nous parlons ici :

– De justice !
– De démocratie !
– De libertés individuelles !
– De répartition équitable des richesses !
– D’une saine gestion des ressources naturelles nationales !
– De souveraineté nationale !
– De transparence…

Ces revendications sont légitimes ! L’Algérie appartient aux algériens !
Nous devons avoir un droit de regard, impérativement ! Nul ne doit être au dessus des lois ! Si aujourd’hui, nos dirigeants semblent imbus de cette légitimité historique, c’est tout à leur honneur mais qu’elle soit au moins orientée vers le bien être, de ce valeureux et vaillant peuple d’Algérie !

Pourquoi, ceux qui ont fait la Révolution de l’Histoire ne veulent-ils pas écrire l’Histoire de la Révolution ?

Nous sommes aujourd’hui pleinement conscients, que tout est fait pour que leurs enfants, soient les futurs dirigeants de nos propres enfants ! C’est à la mode !

Mais ce qui est sûr aujourd’hui, ne le sera pas fatalement demain ! L’histoire est là !
Vos enfants seront peut être beaucoup plus cyniques que vous et nos enfants seront…moins patients que nous !

 

 

Kamel 3 mai 2009

 

 

Vu 29355 fois par 4756 visiteurs

Au fil des jours
mars 2012
D L M M J V S
« Fév   Avr »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Articles récents
  • Własny zespoł weselny 23 février 2017
    Myślicie, że nadal jest taki duży popyt na usługi zespołów weselnych? W tej branży można się spokojnie utrzymać przez cały rok czy tylko sezonowo? Jakie jest Wasze zdanie? Znacie może jakiś zespół, który ciągle ma zlecenia?
Total Petition Signatures
  • Rebaptisation du centre culturel de Baraki au nom de Guettaf AbdAllah: 52