defi2012 janvier | Coeur en émoi

Archive pour janvier 2012

– Je m’interroge au sujet de mon assurance vie: ai-je intérêt à décéder tout de suite ou dois-je attendre l’âge de la retraite?

– J’ai été heurté de plein fouet par un poteau électrique.

– J’avoue que je n’aurais pas dû faire demi-tour sur l’autoroute avec ma caravane, mais j’avais oublié ma femme à la station-service.

– Il est exact que mon chien a mordu le petit garçon alors qu’ils jouaient ensemble gentiment, mais je n’étais pas assez près pour savoir lequel des deux a commencé à mordre l’autre.

– Vous refusez de régler mon incendie sous prétexte que je n’ai pas payé ma prime. Je vous rappelle pourtant que, l’année dernière, j’avais payé ma prime sans avoir d’incendie. Où est la justice là-dedans?

– J’ai frappé un camion stationné qui venait dans l’autre sens.

– Un camion a reculé dans mon pare-brise et dans le visage de ma femme.

– L’homme prenait toute la rue et j’ai dû effectuer de nombreuses manoeuvres avant de le frapper.

– En voulant éviter de frapper le pare-choc de l’auto qui me précédait, j’ai écrasé un piéton.

– Je conduisais ma voiture depuis quarante ans lorsque je me suis endormi au volant et que j’ai eu cet accident! Une voiture invisible est arrivé de nulle part, a frappé mon véhicule et est disparue.

– Le poteau de téléphone s’approchait rapidement, j’ai essayé de l’éviter mais il a frappé l’avant de ma voiture.

– J’étais certain que le vieil homme ne se rendrait jamais de l’autre côté de la route, alors je l’ai frappé.

– Ma voiture a subi d’importants dommages corporels.

– J’ai décidé de ne pas prendre d’assurance responsabilité cette année car je ne vois pas qui pourrait me poursuivre: je suis si inoffensif!

– Mon grand danois a avalé les boucles d’oreilles en or de ma femme. Elles valent près de 2000$. Elles étaient sur la table de chevet. Le chien les a vues, a bondi et les a avalées. Vous me demandez de vérifier si je ne pourrais pas les retrouver: j’aimerais savoir pendant combien de temps je dois vérifier les excréments de mon chien.

– À la suite de mon accident du mois dernier, ma voiture a été convoquée par l’expert pour lui montrer ses dommages.

– J’ai dit au policier que je n’étais pas blessé, mais en ôtant mon chapeau, j’ai vu que j’avais une fracture du crâne.

– Le piéton ne savait plus par où passer, alors je suis passé dessus.

– En réponse à votre enquête dentaire concernant mon appareil, les dents de mon devant vont très bien mais celles de mon derrière me font mal. 😀

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Sid Ahmed Ghozali : «Vingt ans après, je m’aperçois que le pouvoir est pire que le FIS»

El Watan, 11 janvier 2012

Acteur de premier plan en sa qualité de chef de gouvernement lorsque le pouvoir avait décidé d’interrompre le processus électoral, Sid Ahmed Ghozali estime que ce choix a été «un coup d’épée dans l’eau» ; car si pour de nombreux acteurs il avait pour but de «sauver la République», pour d’autres «la réelle motivation était de sauver le pouvoir à n’importe quel prix».

Monsieur le chef du gouvernement « s’aperçoit » effrontément, vingt ans après que le pouvoir qui était déjà « mauvais » est devenu « encore plus mauvais » que le FIS qui a été dissout par lui et sur de simples présomptions puisqu’il n’a jamais accédé au pouvoir ?!
Étrange revirement d’un commis du système !
« Un coup d’épée dans l’eau »
===>Donc, la décision a été prise sur un « coup de tête ! » sans tenir compte des conséquences dramatiques que cela pouvait engendrer ! Allons-y et advienne que pourra ! Aujourd’hui, nous mesurons avec effarement l’étendue des dégâts collatéraux…

« Sauver la république », »Sauver le pouvoir »
===>Quelle différence ?
– La république ? Est-ce les institutions et les lois supposées les régir pour le maintien justement de ce pouvoir ?
– Le pouvoir ? Qui ? On tourne autour du pot ! Il n’est pas si occulte que ça…

– Si le « POUVOIR » était synonyme de « PAUVRETÉ » personne ne l’aurait recherché ! (Suivez mon doigt…)

 

– Vous étiez chef de gouvernement quand l’interruption du processus électoral le 12 janvier 1991 a eu lieu. Vingt ans après, avez-vous toujours le même regard ?

Simplement un préliminaire au sujet de l’arrêt du processus électoral de 1992. C’est bon d’en parler. C’est un moment important de cette période qui y a conduit et mérite que l’en on parle, non pas pour refaire l’histoire, mais pour en connaître les tenants et les aboutissants, savoir en quoi il a été une bonne chose pour l’Algérie. Il faut qu’un jour qu’on engage un véritable débat national contradictoire sur cette question qui doit être présentée au public sous des angles différents.
Si le but est d’éclairer l’opinion, les déclarations, écrits ou autres, récits unilatéraux, doivent être étayés par le débat contradictoire. Durant ces vingt dernières années, on a trop peu dit ou alors trop dit. Aussi bien sur la genèse que sur les suites de l’événement et je dirais même sur ses conséquences.
Sur l’analyse de l’angle du processus, je n’ai pas à changer un iota. Sur l’angle de la santé ou la validité de la décision je n’ai pas à changer. Et ce qui est changé dans mon approche, c’est tout simplement ce qu’on a fait et vu durant vingt ans. Et qui m’a conduit à dire qu’en fin de compte, cette opération a été un coup d’épée dans l’eau. Elle n’a servi en rien notre pays. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas tiré de leçons aussi bien du vote que les raisons qui ont conduit à l’arrêt du processus électoral.

– Pourquoi avoir fait ce choix alors ?

Je m’explique. Il faut se poser la question de savoir si l’arrêt dudit processus a été le point de départ de quelque chose ou bien l’aboutissement de quelque chose. Or, la pensée dominante une pensée sciemment et pernicieusement instillée dans les esprits par les tenants du même pouvoir va jusqu’à postuler la période tragique des années 1990 qui est le résultat de l’arrêt du processus électoral. Que les initiateurs de l’action violente aient porté cette thèse, cela est de bonne guerre. Pour eux, le FIS dira qu’il y a eu recours pour défendre la démocratie. Mais que ce soit le pouvoir, le même pouvoir d’aujourd’hui qui fut porteur de cette thèse, voilà qui devrait donner un éclairage largement méconnu sur la genèse du 11 janvier 1992. Attendez vous à ce qu’on se mette aujourd’hui à vous expliquer que même la situation actuelle du pays «c’est la faute au processus du 11 janvier 1992».

– Vous laissez entendre qu’il y avait une sorte de pacte entre le pouvoir et les islamistes du FIS…

Pas nécessairement un pacte, mais il y a ce qu’on appelle dans la dialectique marxiste une alliance objective entre les deux forces politiques réelles du pays. Avec l’enjeu commun et le seul enjeu : le pouvoir. Il faut se poser la question de savoir si c’est un hasard qui a fait que l’arrêt du processus n’est pas intervenu en fin de compte pour occulter les vraies raisons du vote des Algériens, à savoir la faillite d’un système et d’une politique. C’est ce qui a conduit les Algérien à donner la majorité au FIS. C’est le résultat d’une décennie d’une gestion politique catastrophique. Par conséquent, il n’avait pas intérêt à charger ce pouvoir. Donc, l’opération a été faite pour exonérer le pouvoir et dire que tout cela est dû à l’arrêt des élections et au terrorisme.

– L’arrêt du processus électoral était présenté comme une décision pour «sauver» la République. A vous entendre, on a finalement sauvé le pouvoir…

Il faut distinguer une bonne fois pour toutes les acteurs : les acteurs visibles, quelle que soit la couleur de leur tenue. Cette distinction étant bien faite, j’affirme que les seules motivations des uns étaient de sauver la République, qu’ils aient eu tort ou raison, telle fut leur seule motivation, et je reste catégorique sur ce point et prêt à vous le démontrer. J’ajoute, tout aussi catégorique, que la réelle motivation des autres fut de sauver le pouvoir à n’importe quel prix.
Je rappelle en passant, à un moment où on a tendance à l’oublier, l’existence, parmi les acteurs visibles et de manière massive = (Le FIS), la rue = (Encore le FIS) et la société civile = (Les éradicateurs) qui, bien avant la démission de Chadli, ont réclamé l’arrêt du processus électoral entamé le 27 décembre 1991.

– Mais pas pour les mêmes objectifs ?

C’est ce que je viens de dire. Et ce n’est que la reproduction mot pour mot de ce que j’avais dit officiellement, publiquement, en ma qualité de chef de gouvernement et à plusieurs reprises. Lors du vote d’investiture de l’Assemblée nationale, le 8 juillet 1991, j’ai rappelé les conditions insurrectionnelles dans lesquelles mon gouvernement avait été formé, et j’ai procédé à une analyse en disant que la violence que nous vivions était le résultat d’une situation de violence qui avait commencé à se développer bien avant, dès le lendemain de la disparition de Boumediène. Et que le FIS n’était pas le premier à avoir provoqué cette violence. Avant lui, il y avait une autre violence et c’est là que j’ai employé la formule «le peuple algérien s’est trouvé entre la marteau et l’enclume».
Entre un pouvoir dont l’obsession première était de s’attacher uniquement au pouvoir, au détriment du règlement des affaires du pays, et cela a duré dix ans. ( Vous saviez tout cela ?) Il a laissé filer une crise économique qui s’est muée en crise sociale, qui s’est muée en crise politique et morale. Et ce n’est qu’après que le FIS est venu, pour essayer de profiter de cette situation, pour prendre le pouvoir à son tour. J’avais même condamné les tractations qui étaient en train de se faire, depuis 1989, avec le FIS pour partager le pouvoir. Il y avait une stratégie qui était déployée qui consistait à amener le FIS aux communes et au gouvernement dans l’idée qu’il allait se casser la figure et que le pouvoir en sortirait régénéré. Voilà la situation.
J’avais proclamé au préalable, dans mon discours à l’APN, que tous les gouvernements qui se sont succédé, y compris le mien n’émanaient pas de la volonté populaire. Et qu’à l’époque, mon gouvernement comme les autres étaient handicapés dès le départ.
Dans mon analyse publique (interview, télévision) des résultats du premier tour j’ai dit sans ambages que ces résultats avaient une signification, que c’était «un cri de rejet très fort par les électeurs du pouvoir qu’ils considéraient comme responsable de leurs malheurs».

– Vous parliez de tractations entre le FIS et le pouvoir. Peut-on identifier ce pouvoir, la présidence, les militaires ?

Il y a eu, entre fin 1990 et début 1991, des tractations secrètes et des accords conclus entre le gouvernement et le FIS pour que les élections législatives, avancées à juin 1991, ne donnent pas un vainqueur et puis prendraient le FFS comme arbitre. Cette tractation avait existé et on avait convaincu le président de la République, Chadli Bendjedid. Le gouvernement pensait qu’il fallait laisser le FIS prendre le pouvoir aux communes et au niveau du gouvernement. Comme la situation financière du pays était catastrophique, il se casserait la figure, ce qui permettrait au pouvoir de rebondir. J’ai été ministre des Affaires étrangères et quand j’ai appris cela, j’ai démissionné. Il y avait des gens, à l’intérieur de l’armée, qui étaient contre ces tractations qui se faisaient dans leur dos. ( de quel droit devait-on les associer à ces tractations ?) Il est important de rappeler cela parce que nous sommes en train de répéter la même chose actuellement. (Vous n’allez quand même pas  vous et vos amis  « déposer » Monsieur Bouteflika comme vous l’aviez fait avec Monsieur Chadli et nous mettre encore une fois de plus dans la mdrrr ???)

– Que pensez-vous de la thèse qui édicte que Octobre 1988 était une manipulation du pouvoir ?

Ce sont eux-mêmes qui le reconnaissent ; ce n’est pas moi qui le dis. Il y a des gens qui étaient au pouvoir à l’époque qui disent qu’Octobre 88 avait été initié par le pouvoir lui-même, mais que les choses, après, lui ont échappé. C’est devenu, malgré eux, un vrai printemps algérien. Les acteurs principaux du pouvoir reconnaissent cela, que vous rappelez à juste titre, à savoir que les événements d’Octobre sont intervenus dans une situation sociale et politique très tendue. Et que l’heure des bilans était arrivée. Et pour justement passer cette période des bilans, on a allumé une mèche. Je ne fais que reprendre ce que les acteurs disent, bien que cela corresponde parfaitement à mon analyse. Les choses ont commencé le 19 septembre avec le discours du président-secrétaire général du FLN, où il dressait un tableau sombre et disait «ça va mal»et que «le responsable, c’est le FLN». Et ce, depuis lors qu’on a commencé à entendre dans la rue «FLN seraqine» (FLN, des voleurs). Le pouvoir lui-même a ancré dans l’esprit des Algériens que le responsable de cette situation-là était le FLN.
Ce qui est profondément injuste et pas vrai. Parce que le FLN n’a jamais été au pouvoir.

– Qui était au pouvoir alors ?

Nous sommes dans une situation de pouvoir occulte. (FAUX ! ) Vous n’allez pas croire que nous sommes dans le pouvoir tel que décrit dans la Constitution. Pensez-vous que, chez nous, le Président est élu par le peuple ? Il faut simplement comparer ce que dit la Constitution et ce qui se passe sur le terrain. Jamais le président de la République n’a été élu, mis à part la première élection de 1962. Toutes les autres élections ont été des désignations. (par QUI ?)

– Y compris Bouteflika ?

Mais bien entendu.

– J’insiste sur la question de l’identification du pouvoir, sont-ce les services, les militaires, la présidence de la République ou plutôt c’est tout cela ?

Le pouvoir ce n’est pas l’armée, comme on le dit de manière courante. L’immense majorité des militaires sont des gens comme vous et moi et n’ont aucun poids dans la décision politique.
On ne peut pas dire non plus que c’est le DRS (département du renseignement et de la sécurité» puisqu’il se trouve à l’intérieur du DRS des gens qui ne sont que des serviteurs de l’Etat et n’ont aucune part dans l’exercice ou la décision politiques. ( Conclusion : ce n’est ni l’armée ni le DRS ! C’est le plombier !!!) Un peu de décence monsieur, voyons ! Tous ces clins d’œil…

Le réel pouvoir est une oligarchie qui s’est sédimentée avec le temps. C’est un système pas des noms. ( Une hydre sans tête ?!) C’est un parti clandestin. C’est un parti qui a une tête qui dispose des moyens de l’Etat et qui a ses militants. Quel est le parti le plus important en Algérie ?! ( Le FLN ?! Vous le dédouaner un peu plus haut !) Il n’y a pas un député, un haut fonctionnaire qu’il soit wali, ministre ou bien président de la République qui soit nommé contre la volonté de l’oligarchie. Cela n’existe pas. Ils se comptent par dizaines de milliers ceux qui savent bien à qui ils doivent leur nomination. (Et vous, qui vous a nommé chef du gouvernement ? Vous ne pouvez pas l’ignorer ? Impossible !) Car leur nomination est signée par le Président ou le chef du gouvernement, mais qui présente les listes ? On ne peut pas être wali, ministre où Président sans un aval du pouvoir réel. Nous n’avons pas le pouvoir politique que nous avons dans nos lois.
C’est se mentir à soi-même. D’un autre côté, je crois qu’il est superfétatoire de continuer à se fixer sur cette question qui est le pouvoir. Parce que nous sommes en train d’analyser la santé d’un régime, alors que celle-ci se mesure simplement au résultat auquel il aboutit et savoir qui en est responsable. C’est pour cela qu’on a voulu éviter le débat en 1988. A la fin de l’année, le congrès de FLN devait se tenir pour faire le bilan d’une décennie.

– Ce parti clandestin contrôle-t-il toutes les strates de la société ?

Dans les démocraties, le pouvoir c’est un parti qui dispose de militants, d’un programme et de moyens, mais chez nous ce n’est pas formel. C’est un ensemble qui a 2 millions de militants, qui a les moyens financiers de l’Etat qui a les moyens de la violence de l’Etat, les moyens de la légalisation de l’Etat, donc est nécessairement de très loin le parti le plus fort du pays.

– Vous avez dit qu’on a peu ou trop dit à propos de l’arrêt du processus électoral. Si on estime qu’on a peu dit, que reste-t-il à dire ?

Il y a des livres à écrire sur ce sujet. Vous savez, lorsqu’on évoque cet évènement, on s’attarde beaucoup sur l’anecdote du genre : quelle a été la participation de Khaled Nezzar. Ceux qui étaient contre l’arrêt des élections ont beaucoup fait. Le FFS, je le considère comme un parti démocratique et je suis sûr qu’Aït Ahmed, en son for intérieur, ne voyait pas l’arrivée du FIS au pouvoir comme une bonne chose. Mais comme il savait que celui-ci n’allait pas passer, il s’est donné le beau rôle de défenseur de la démocratie. ( Donc pour vous, monsieur Aït Ahmed est un Mounfeq parce que vous, vous aviez fait votre choix  !) Et c’est là que nous sommes différents. Parce que si nous avions fait un calcul politique personnel, nous aurions dit qu’il y a un vote qui a été fait, chose promise chose due, laissez-les prendre le pouvoir, comme le souhaitait une bonne partie des gens, surtout la partie cachée du pouvoir, et nous serions passés à l’histoire en tant que défenseurs de la démocratie. Nous aurions peut-être disparu mais ç’aurait été sur le champ d’honneur de la démocratie. Si nous avions fait un calcul personnel, jamais nous aurions pris la décision d’arrêter le processus électoral.

Mais nous avions fait un calcul pour notre pays. ( Vous l’avez démoli, ce beau pays qui est aussi le leur ! Sachez-le monsieur le décideur !!!) Peut-être, et certains nous disent pourquoi vous n’avez pas laissé le FIS ? Nous étions convaincus que l’arrivée du FIS au pouvoir, ce serait la fin de l’Algérie. (Et là, c’est vous qui avez signé sa fin !?) C’est-à-dire qu’il n’y avait pas pire. Sur ce plan-là, j’ai changé. Vingt ans après, quand je regarde l’état où a été mis mon pays, je suis obligé de constater qu’il y a pire que le FIS de l’époque : le pouvoir lui-même. ( Vérité de La Palice !) Je me resitue dans le contexte de l’époque ; nous pensions «tout sauf le FIS» face à une menace d’écroulement du pays. Les autres faisaient un calcul : «C’est le FIS qui va s’écrouler et nous, nous garderons le pouvoir»…

J’avais dit devant l’APN, en juillet 1991, que ceux qui faisaient des tractations pour se partager le pouvoir ne montraient un antagonisme qui n’était qu’un écran de fumée pour cacher un travail d’apprenti-sorcier. Il y avait un mélange incestueux. Le discours consistait à présenter au peuple le choix suivant : «C’est nous ou eux.» Quelle différence entre ce que disait El Gueddafi au peuple libyen et aux Occidentaux : «C’est moi ou Al Qaîda» ? Ce fut dit publiquement et plus caricaturé que chez nous.
Ils croyaient, en laissant le FIS hurler dans les rues, menacer, et en le laissant prendre le pouvoir, cela allait conduire inéluctablement à un échec. Et le peuple reviendrait à dire : «Mieux vaut le pouvoir». Et là, ils se sont trompés.

– Si vous considérez que la période dans laquelle s’est engagé le pays après 1992 n’est pas la résultante de l’arrêt du processus électoral, à quoi peut-on alors incomber cela ?

Encore faut-il étayer un peu plus cette thèse ridicule et que je réfute. Je me contenterais de vous faire remarquer qu’en vingt ans, il y a eu 16 gouvernements, six mandatures présidentielles, six élections législatives et communales et tout cela pour ne pas effacer les «conséquences» prétendument imputées à l’arrêt du processus du 11 janvier.
C’est grotesque. L’Algérie de maintenant est l’échec éclatant d’un pouvoir congénitalement incompétent et incapable. Et qui renferme, dans sa nature, les ingrédients de son propre écroulement. Et à continuer à fermer les yeux sur cette triste réalité, conduit le pays droit au désastre. ( Allez, chiche monsieur, RENVERSEZ- LE pour le bien être de tous les algériens !)
Et pourquoi ne pas dire, à l’inverse, que si nous avions laissé continuer le processus de décembre 1991 nous n’allions pas nous retrouver dans une situation à l’iranienne, par exemple ?

– Que faut-il faire alors ?

Il faut revenir à de véritables institutions qui associent le peuple aux décisions. Or, on continue actuellement à croire qu’on peut diriger une société en donnant des ordres de manière autoritaire. (Vous parlez des ordonnances présidentielles ?)
Ce n’est pas possible. On ne peut diriger une société que sur la base de son adhésion au projet politique et d’une participation active à l’exécution des décisions politiques dans tous les domaines.
J’avais dit que le résultat des élections de 1991 avait un sens. Il était «l’expression par la majorité des Algériens d’un rejet total de ceux qu’ils considèrent comme étant responsables de leur situation».
J’avais dit cela à l’époque et ça m’a valu d’être renvoyé comme un malpropre de l’ambassade de Paris.
Ce système a la conviction très forte qu’il peut diriger le pays par des ordres, on violant les lois. Les vingt ans qui se sont écoulées m’ont montré très bien qu’aucune leçon n’a été tirée de cette expérience. (Qu’avez-vous fait durant ces vingt ans pour que cela change ?) Avec le « FIS », c’était plus facile, hein !

– Pourquoi voulez-vous qu’ils tirent les leçons dès lors que leur seule obsession est de se maintenir au pouvoir ?

C’est là le problème justement. Pas de se maintenir en tant que personne (Si,si, si !) mais de maintenir un système qui est totalement contraire à ceux qui dictent les lois et qui leur paraît à eux le plus efficace. Leur postulat est : «Nous sommes les seuls à pouvoir diriger ce pays.» Et d’ailleurs, à chaque échéance, ils disent à propos de Bouteflika : «Nous avons choisi le moins mauvais.» Cela implique implicitement en tout cas que tous les autres sont mauvais.

– Où pourrait mener cette situation où c’est un système qui décide à la place du peuple et pour le peuple ?

Elle conduit nécessairement à l’écroulement, à l’implosion. Parce qu’il est évident qu’il n’existe pas d’avenir pour une société dont la marche repose sur ses trois piliers complètement foireux. A savoir non-respect des lois, mépris total des éléments de la société et surtout, c’est le plus grave, l’irresponsabilité. Le système qui prend les décisions ne rend compte à personne et c’est là que le mal contient les germes de sa propre destruction. Quand ont prend des décisions et tout en sachant qu’on est pas appelé à rendre des comptes, on ne peut prendre que des mauvaises décisions. Et quand ça dure, c’est l’écroulement. (Pourquoi vous ne dites pas que c’est une dictature ! Vous y faites seulement allusion. Vous avez peur de QUI ?) (Cela dure depuis vingt ans et il n’y a aucun écroulement ! Alors ?)

– Ce système gère-t-il le pays comme une sorte de propriété ?

Il y a les dérives qui découlent de l’habitude de gouverner seul. Elle conduit naturellement, avec le temps, à ne plus faire la différence entre ce qui appartient à la collectivité nationale et ce qui est privé. (C’est du Kadhafi tout craché !) Il n’y a plus de frontière. Il y a une véritable privatisation de l’Etat. C’est la conséquence même de la nature du système. Quand Montesquieu dit le pouvoir corrompt, il énonce un postulat universel.
Un homme au pouvoir est toujours exposé à être corrompu au sens large. Ensuite, on en abuse. Et comme la contradiction est bannie, on finit par croire que cette conviction est une vérité de Dieu. Le pouvoir est un cycle inéluctable, il commence par nous griser, il corrompt, ensuite il rend aveugle et rend fou. Deux exemples caricaturaux, il est sûr que quelques heures avant sa mort Kadhafi était convaincu que la vérité était de son côté. Et dès lors que l’on commence à dire que celui qui ne pense pas comme moi est mon ennemi (dit et redit publiquement chez nous notamment) donc il faut le bâillonner, c’est la fin. On devient dieu, impuni. (Vous affirmiez pourtant un peu plus haut, que même monsieur Bouteflika n’est qu’un simple « pantin » – le moins mauvais – comment dès lors peut-on alors le qualifier de « Dieu » ? )
Ce sentiment d’impunité se répand. Il y a aussi tel ministre de qui proclame froidement à propos d’un scandale touchant son secteur : «Je ne suis pas au courant autrement que par la presse.» Vous voyez cette arrogance ! C’est un mépris total des autres et c’est soutenu par un sentiment d’impunité. «Nous sommes intouchables.»

– Comment sortir de cette situation de pouvoir absolu ?

On ferait un pas géant en avant si nous commencions par deux choses. Primo, respect des lois. Secundo, tout preneur de décision doit être comptable de ses actes. Tout preneur de décision à tout niveau doit être responsable, qui devant telle institution, qui devant le peuple, qui devant tel organisme de contrôle. Il faut qu’il y ait des rendez-vous où on rend compte. Nous avons entendu le président de la République à la fin de son second mandat dire : «Nous nous sommes cassés le nez, mais je n’accuse personne.»
C’est une manière de dire, on peut se casser le nez sans qu’il y ait de responsables où bien dire : «Je ne suis pas responsable.»
J’imagine même à la limite qui si nous sommes dans une situation donnée où l’armée prenait le pouvoir, mais en l’assumant, ce serait déjà un progrès considérable, car à partir de ce moment, elle se désignerait elle-même comme comptable. (C’est parti ! Monsieur propose un énième putsch militaire ! Pas moins que ça ! Comme « aventuriste », vous vous posez bien là ! Un scénario à l’égyptienne ?!)

 

– Vous suggérez là un coup d’Etat…

Une hypothèse d’école pour une illustrer l’importance de la responsabilité… Je n’invite personne à faire un coup d’Etat, simplement il est indispensable que celui qui prend les décisions soit comptable et à tous les niveaux.

(Qui va les forcer à faire cela ?) Vous dites que ce n’est ni l’armée ni le DRS donc ce sont forcément des CIVILS ?! Comment cela !

– Mais seul un pouvoir démocratiquement élu pourrait être contraint à rendre des comptes…

Pas forcément. La Chine n’a pas un pouvoir démocratique, mais elle a un pouvoir cohérent avec des débats contradictoires à l’intérieur du parti communiste. Il y a des contre-pouvoirs et c’est comptable.
Quand le chef du gouvernement se présente comme responsable, il rend au moins compte au congrès du PC. Qui le nomme et le dénomme ouvertement pas en cachette, ni par maillons interposés. (Est-ce ainsi que vous aviez été nommé et dénommé ?)
Il faut commencer par la tête, un président vraiment accepté par le peuple, quels que soient les moyens. Le pays est dans un état déplorable et il y a bien un responsable. C’est le régime qui détient le pouvoir politique. Ce pouvoir n’est pas celui dont l’Algérie a besoin. Il a échoué et quand on échoue, on s’en va. Je leur dis que nous n’avons plus le choix entre changer ou pas changer, nous avons peut-être encore, mais ce n’est pas sûr, le choix sur la manière de changer et je crois au changement dans l’ordre. Et si on change dans le désordre, c’est le changement imposé par la rue et par l’étranger surtout. Maintenant, je me demande même si nous avons le choix sur la manière de changer. Parce que nous avons un système politique qui a échappé à son propre contrôle. Il ne se contrôle plus. Le président nous dit qu’il y a la corruption, etc., pour résoudre cela, il change la Constitution, ça veut dire quoi ? Que c’est à cause de ça qu’il y a le chômage, la corruption. Celui qui dit ça, est soit dans l’aveuglement, soit dans la fuite en avant ou bien dans le mensonge. Soit les trois à la fois.

– Vous critiquez ce système alors que vous en faisiez partie, mais vous en faites partie, du moins par les fonctions que vous avez occupées…

Quelqu’un qui est interdit d’action publique depuis vingt ans, qui depuis 1962 totalise près de 30 ans d’exclusion, peut-il avoir été ou être un homme du système ? Je ne fais pas partie du système. Je ne me suis jamais considéré comme un des leurs et ils ne m’ont jamais considéré comme tel. On fait la confusion entre le pouvoir politicien et les pouvoirs publics. Le pouvoir politicien gère le système, les pouvoirs publics servent le public et l’intérêt général. J’ai servi constamment dans les pouvoirs publics, jamais dans le système politicien. Et je suis d’autant plus à l’aise de vous dire que je le regrette. Parce que moi-même et les cadres de ma génération avons cru naïvement qu’on peut servir les pouvoirs publics sans être au pouvoir politique. Et cela, c’est une naïveté considérable. Si on prétend servir les pouvoirs publics, il faut être du pouvoir politique. Faute de l’avoir fait finalement, nous avons servi de «harkis» du système. Notre erreur fut de laisser la politique aux autres. (En fin diplomate que vous êtes, vous jouez sur les mots, monsieur !)

– Vingt ans après, nous sommes à la veille de législatives qui interviennent dans un contexte régional où les islamistes arrivent au pouvoir. S’il y avait des élections propres et honnêtes, pensez-vous que les islamistes gagneraient ?

Oui. Aussi bien que les islamistes autonomes par rapport au pouvoir que les islamistes-maison. C’est le résultat inéluctable de l’autoritarisme qui a dominé le Monde arabe et musulman.
Les seules forces qui sont véritablement internationales, qui utilisent la religion avec des moyens et avec la connivence de l’Etat, ce sont les forces qui se réclament de la religion. Je dois dire que l’anti-islamisme primaire, je ne m’y associe pas. Je réfute le mélange du spirituel et du matériel. L’islam, notre religion, ressortit de l’affaire personnelle de l’individu et la gestion des affaires religieuses publiques relève des hommes de sciences et de connaissance. La problématique politique est l’affaire des politiques. Des politiques comptables devant le peuple. Il faut qu’on arrive à cette distinction.
La prospérité des mouvements religieux violents vient de la situation créée par le pouvoir. Entre les pouvoirs despotiques locaux et les tenants de la violence religieuse, il y a toujours eu une sorte de connivence tacite qui a conduit à l’étouffement de la pensée démocratique moderne. (Enfin, une vérité qui redonne de l’espoir…)

Hacen Ouali

* Mes commentaires en « bleu »

* Les contradictions en « orange »

* Le reste à votre appréciation…

Kamel pour un débat contradictoire !

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«Il y a deux sortes de justices : vous avez l’avocat qui connaît bien la loi et l’avocat qui connaît bien le juge !»  Coluche
 
 
La politique des mirages
 
La défunte Société des Nations (SDN) fut fondée immédiatement après la première guerre mondiale. La SDN, dont les États-Unis ne sont pas membres et qui ne dispose pas de forces militaires est considérée comme un échec puisqu’elle n’est pas parvenue à enrayer la guerre civile espagnole et la montée en puissance du nazisme à l’origine de la Seconde Guerre mondiale !
 
Les mirages de la politique
 
L’ONU supposée servir le Droit international se fourvoie dans le dédale de ses multiples contradictions. Elle est assujettie à la volonté politique des USA. Dominée par les grandes puissances (USA, Grande Bretagne, Russie, Chine et la France) elle n’a jamais été à la hauteur de ses ambitions. Le reste du monde forme la majorité silencieuse où chacun agit selon ses intérêts et ses alliances. Le conseil de sécurité (où le continent africain n’arrive pas à avoir un siège permanent) est le centre névralgique de décision ! Le véto des grandes puissances est une arme redoutable devant l’impuissance des autres nations. Les intérêts des USA et d’Israël sont toujours efficacement défendus. L’ONU a toujours été pour les USA le prétexte légal qui a avalisé ses interventions musclées dans le monde ! Les exemples ne manquent pas…
 
La rue arabe et ses révolutions
 
Les rues arabes sont en effervescence ! La peur a changé de camp…
Les dirigeants arabes ont changé de cap et s’apprêtent ostensiblement pour certains, à un fardage de circonstance ou pour d’autres, à un durcissement dans une répression aveugle ! La Tunisie, l’Égypte ont affirmé leurs volontés inébranlables par leurs vox populi pour de notables changements démocratiques et le changement radical de leurs régimes respectifs…
D’autres pays un peu hésitants en sont à leurs premiers balbutiements ! Les dés cependant sont jetés. Rien ne sera comme avant. Jamais plus comme avant !
 
La ligue arabe et ses résolutions
 
Cette institution, source de tous nos maux est devenue un instrument de contrôle aux mains des USA qui lui dictent les limites à ne pas franchir. Elle a toujours freiné les ardeurs de la rue arabe ! La ligue Arabe et l’OUA ne sont jamais arriver à trouver des solutions pacifiques aux multiples conflits dans le continent. Leur inertie et leur attentisme ont exacerbé les tensions et servi l’embrasement à la limite d’une guerre civile. (Irak,Yémen,Libye,Côte d’Ivoire…)
 
Imposition de la Force par l’ONU
 
La Russie met en garde l’Otan ! Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déploré que «consciemment ou inconsciemment», l’intervention de l’Alliance atlantique «dérape vers une opération terrestre», même si les membres de la coalition internationale se sont fermement engagés à ne pas envoyer de troupes au sol. La meilleure mise en garde aurait été un veto russe ! Que reste-il à présent ? La Russie s’est sciemment abstenue d’apposer son veto sur la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye adoptée le 17 mars 2011 ! La politique de la Russie et de la Chine (deux pôles du communisme défaillant) n’avaient pas utilisé leur droit de véto au profit de la Libye de Kadhafi ?! Pourquoi ? Est-ce pour la protection des civils ? Pourtant la Chine avait violemment massacré des manifestants sur la place de Tien an men ! La Cour européenne des droits de l’Homme a prononcé jeudi une nouvelle condamnation de la Russie pour des massacres de civils tchétchènes ! Le massacres des civils afghans par les russes, c’est une autre histoire…
 
Concernant la Syrie, ces deux puissances se sont véhémentement opposées à toute résolution qui aurait condamné le pouvoir de Bachar El Fassad !
Écoutons Mr Hague William Hague, Ministre britannique des Affaires Étrangères : «Aussi longtemps qu’El Gueddafi continuera à commettre des abus contre son peuple, nous poursuivrons et intensifierons nos efforts pour l’arrêter» a assuré le chef de la diplomatie anglaise. Les civils libyens auraient-ils du pétrole dans les veines ? Les USA et ses alliés naturels pour des raisons mercantiles n’ont pas hésité, à partir d’un scénario digne d’Hollywood et avec la bénédiction de leurs larbins arabes dévoués, à utiliser encore une fois la force de la loi pour justifier la loi de la force ! Les civils de Ghaza peuvent mourir en paix ! La ligue arabe, l’OUA et l’ONU ne lèveront pas le petit doigt pour leur venir en aide…
 
Interposition de la Force de l’ONU
 
si réellement on voulait protéger les civils, on se serait interposé entre les belligérants grâce à la Force de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies, appelés couramment Casques bleus.
 
– la force européenne Eufor-Tchad-Centrafrique.
– La mission de l’Onuci et de la force française Licorne à partir de 2002.
 
Le 6 décembre 2006, l’ONU appelle au respect de l’intégrité territoriale et à l’unité de la Somalie, réaffirme l’embargo sur les armes et soutient la mise en place d’une « mission de protection et d’observation ». Le Conseil de sécurité décide d’autoriser l’IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement- Organisation des pays Est-Africains) et les États membres de l’Union Africaine à établir une mission de protection et de formation en Somalie.
 
Pour la libye, les USA ont opté pour la stratégie de la déstabilisation par la violence des armes les plus sophistiquées sur le sol libyen.
 
Le désarroi des juristes en Algérie
 
Nos preux juristes, Farouk Ksentini et Miloud Brahimi qui devraient logiquement défendre la légalité, se sont empressés d’appeler l’armée à la rescousse,puisqu’ils n’hésitent nullement à la nommer : « gardienne de la Constitution » De quoi rester perplexe !
Des appels contre nature qui viennent après celui d’un autre juriste, Ali Yahia Abdennour qui avait lui aussi appelé carrément l’armée à déposer Bouteflika. Cela nous rappelle le triste souvenir d’un autre éradicateur qui avait à la tête de son RCD soutenu l’annulation des résultats du scrutin du 26 décembre 1991 ayant consacré le FIS (dissout en mars 1992) durant le premier tour des élections législatives avec ses 188 sièges sur 231 !
 
Comment des juristes, supposés légalistes peuvent-ils agir contre la légalité ?
 
Les juristes du désarroi en Algérie
 
Pour avoir une vision éclectique sur ce qui prévaut actuellement chez nous, rien ne vaut un petit coup d’œil sur le Yémen où la doctrine monolithique de AbdAllah Talah dans sa fuite en avant, va précipiter le pays vers une guerre civile ! N’oublions pas bien sûr, le démiurge syrien qui pratique le génocide de civils à ciel ouvert, au su et au vu de l’opinion mondiale internationale avec l’accord tacite de l’Ours blanc et de son complice le Panda !
 
Pourquoi des consultations politiques pour des réformes politiques connues de tout le monde ! Qui prouve que les réformes futures (si réformes, il y a !) sont l’émanation de toutes les personnalités algériennes consultées ? Le pouvoir connait ses tares ! Le mal est connu. Il n’y a pas lieu de tergiverser aussi longtemps…
 
Il faudra éliminer ces partis de parade et tous ces relais factices !
 
En Algérie, tout est en double !

  • Deux chambres (Sénat et parlement)
  • Deux pouvoirs (apparent et occulte)
  • Deux marchés (le secteur public et le secteur informel)
  • Deux enseignements (public et privé)
  • Deux monnaies (dinars et l’Euro)
  • Deux taux de change (étatique et port Saïd)
  • Deux types d’algériens (nationaux et bi-nationaux)
  • Deux ethnies (Chaouï et kabyle) – Les autres n’existent que pour le décor !
  • Deux langues (l’arabe et le français)
  • Deux castes (les Dominants et les dominés)

 
 L’état est tenu de pourvoir aux besoins de ses citoyens dans tous les domaines de la vie de tous les jours sans ostracisme aucun !
 
– Travail, logement, transport et train de vie décent.
– Respect de la liberté individuelle et de son épanouissement!
– Ouverture des moyens d’expressions dans un cadre légal et responsable.
– Accorder à tout le monde, les mêmes chances d’accès aux postes de responsabilité loin de toutes surenchère, clientélisme ou régionalisme.
– Ouverture du champ médiatique à toutes les formes d’expressions pour une pluralité constructive.
 
Nous voulons un parlement fort, élu démocratiquement, loin de tout calcul politique et capable de contrôler les actions du président, du chef du gouvernement et tous ceux qui assument des responsabilités à n’importe quel niveau.
 
Le temps des « fusibles » est révolu…
 
Si le chef du gouvernement est reconnu coupable de malversion ou de mauvaise gestion, il passe devant une commission parlementaire indépendante qui doit interpeller le président de la république en sa qualité de chef direct de ce chef du gouvernement !
 
L’équipe nationale de football dispendieuse comme à l’accoutumée a été mise en déroute et c’est l’entraineur qui s’en va !
 
Non, mille fois non…
 
On ne joue pas avec l’argent du contribuable ! Si l’entraineur s’en va, c’est toute la chaîne qui doit partir, le président de la FAF en tête !
 
Nul n’est intouchable…
 
Le favoritisme doit disparaitre.
 
L’Algérie a besoin de tous ses enfants.
Que les plus motivés, les plus sincères et les meilleurs prennent les rênes pour le bonheur des générations montantes…
 
Kamel (goutdemiel) Le 16 Juin 2011
 
 

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Depuis la nuit des temps, Satan eut des appréhensions à la vue de cette remarquable créature humaine qu’Allah venait de créer d’une argile collante…

Il passa même au travers de cette fascinante forme inerte et remarqua qu’elle était vide…

Son orgueil le perdit !

Et, dès lors, il ne connaîtra plus jamais de répit, avant d’avoir rassemblé tous les siens pour un ultime saut dans les feux de la fournaise !

L’être humain l’ayant toujours intrigué, Satan s’ingénie chaque jour à mieux le connaître !

Un jour, ayant entendu parlé d’un vieil homme qui vivait en ermite, dans une grotte, il décida d’aller voir de plus près ce qui pouvait retenir un être sensé dans de pareilles conditions ! En cours de route, il aperçut une cabane et décida d’y jeter un coup d’œil !

Sous l’aspect d’un vieil homme, Satan demanda l’hospitalité pour la nuit qui s’annonçait glaciale. Il remarqua d’emblée que le maître des lieux soufflait dans ses mains ! Perplexe, il lui demanda les raisons ! C’est pour réchauffer mes mains répondit-il !

Puis, quand le souper fut servi, il remarqua que le jeune homme à ses côtés soufflait sur le potage en face de lui ! Médusé, il lui demanda alors, pourquoi il soufflait ainsi sur la soupe ! C’est qu’elle est chaude et en soufflant de la sorte, je la refroidis un peu ! Satan n’en croyait pas ses oreilles !

Le même souffle pour réchauffer et pour refroidir ! Décidément l’être humain est une véritable énigme…

Le lendemain, il se dirigea vers la grotte du vieil homme.

Le soir, il s’en approcha et décida cette fois-ci de garder sa véritable apparence pour mieux suivre le comportement du vieillard !

L’homme était plongé dans une attitude pieuse…

Sorti, on ne sait d’où, il vit apparaître sur une sorte de rocher plat, un plat de couscous noir et une grappe de raisin noir…Quelques instants après, le vieillard s’attabla près du rocher et commença à manger ! Le deuxième jour, mêmes scènes…

Il comprit vite que le vieillard ne s’occupait que de dévotion, la nourriture venait du ciel !

Toujours la même !

Le troisième jour, il vit une ombre se faufiler dans la grotte ! C’était un homme qui s’était égaré et venait chercher asile auprès du vieillard qui le reçut dans son antre !

Mais, cette fois-ci, le couvert qui apparut était inhabituel !

Il y avait deux plats de couscous : l’habituel noir et un autre tout blanc, accompagnés de deux grappes de raisins : l’habituel noir et l’autre blanc !

Satan était surexcité ! Voici une aubaine inespérée…

Le vieillard invita son hôte à prendre place et hésita ensuite à la vue du couscous blanc et de cette magnifique grappe de raisin blanc ! Alors, Satan n’hésita point, en faisant miroiter devant lui, le bonheur qu’il trouverait à en finir pour une fois avec la couleur noire ! Le vieillard hésita un instant puis se décida enfin à donner à son hôte, son traditionnel couscous noir et sa grappe de raisin noir pour s’octroyer le repas qui était destiné à l’invité !

 

Satan venait de réussir son coup ! Des années de dévotion parties en fumée…par cupidité !

 

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Abdelaziz EL Maghraoui Abou Mohamed AbdeLaziz Ben Ali El Filali El Merkni El Maghraoui

Appelé Abou Farès, fut un grand Cadi à Fès. Originaire de Tafilalet. Il est né en 972 (H) – 1533 (G) 73 ans après Benkhlouf. Il est mort en 1032 (H) – 1593 (G) à l’âge de 60 ans.

Sa piété, son savoir et sa grande taille ont donné lieu au proverbe suivant:

« kouL TouiL Khaoui,siwa EnnakhLa wel Maghraoui »
(Tout ce qui est long est vide ! Excepté le palmier et EL Maghraoui)

Il a laissé derrière lui un grand diwan :

– Ma YchaLi (On dit qu’elle est de Ben Omar !)
– Ana Aâchqi Adraoui…
– Djemiê El Bah’iette Reghbou Fi Mesboughette Lelmah…
– Techqiq El Q’mar
– Selem Ya Men Lem Fel H’wa…
– Ya Bdour Ezine El Meknoune Men B’Hakoum N’Dhal H’ayem Memhoun wela Nbat Enn’êeuss.

Il fut l’un des poètes du sultan Ahmed El Mansour Saâdi. (sixième sultan de la dynastie saâdienne.)


Kaddour El Alami né à Meknès (1742-1850) l’un des plus grands noms du Melhun maghrébin.

Poète romantique,moraliste et mystique. Elève de Mokhtar El Baqali et de Amiri Mohamed. (lafkih Amiri)

Il est l’auteur de :

– El Farradjia « Ya Krim El Kourama Ghithna B’Faradj »
– EL Meknassia
– TaouessouL (Ya Men Blitni Aâfini, Biraham’Tek Ennal…) à l’image du « Tawessoul » de son maître  Laâmiri !
– Saqi (Rah Elil w’Aâl’m El Fdjer Tej Essoubh Erraqi (Ah, ya saqi) Touf Aâla El Hadra  Bfen’Djlek Tezyane EL moussiqa w’ezraâ Lessah’i yfiq…
– Laâb Men Doun Chtara Fouq Rouss Harbat…
– Ya Lotf Allah El Khafi


Ben Ali Chrif Oueld Rzin EL Oumrani  originaire de Fès. L’un des plus grands maitres du melhoun marocain (1742-1822).

Aurait vécu sous le règne de Moulay Errachid (1075-1082H)  roi Alaouite.

Il se vante aussi d’appartenir a la noble Lignée des « Chorfa » :

« Mohamed Benali Min Nessl Ezzoh’ra »

Benali demeure le prince incontesté des poètes populaires marocains.

Il est l’auteur de :

– Zenouba
– Salaf Mekmoult El B’Ha Khalatou, Youm Mchat Etzour…
– Dami H’ouit Loughzala, Chems Edhoha El Batoul…El Djazia w’Lila
– Ayli ou Mali…
– Ana Smah’TLek AssemhiLi
– Mir El Ghiouane
– Ya Men Tssalni
– Aâlache Ya L’Djafi
– Nesrou Dami Lebkar
– Raha
– El Ghalia
– Hedjouba
– Herraz Yamna
– L’Khessam
– Echemaâ
– Baâdh Enass Hbabi Dert’Houm
– ya El H’aoui Te H’oua Men Lali’He Settoua….Toueê Ya El Ghafel Werdjaâe Lel Ghni


Benslimane né à Fès. (XVIIIe siècle)

Un génie impétueux et prolifique du Melhun marocain disparu à un âge précoce (33 ans). Guendouz (élève) de Ben Ali puis du Cheikh Mohamed Ennadjar. C’est un poête hors norme, très doué mais impulsif…

Il est l’auteur de :

– Gamriate Lebroudj  A Yaqouta Fi Tadj, Ya Rym Kh’didja. Zorni Ya Lahd Edaroudj Aboussalef Khadoudj (Son 1er Qsid)
– Ya Saqi Baqi Nor Echemâana Ma Qarab Hesskatou, Ma Betna H’ada Chehal Ma Ghadarna Kissane…
(Juste après ce Qsid, Echrif Ben Ali son ancien maître, réplique avec « Ma doum El Hikma Léli Ma Qra Hrouf El Bali »)
– Ya EL Ghori fé Dénia Ma Tkoun Maghrour…
– Soli Solette Aâttouche, Ya Essif El Aâlaoui, Ma Sallete Bik A’Hle El D’jhaf, Ya Raya Bine Djiouche, Ya TeH’lil Essoltane.
– Ya H’le Ezzine El Fassi,(sidna,H’le Ezzine El Fassi) Safou BedjmaâKoum Ou Bay’âou Li Soltane El Machwar.
– La Tloumouni Fidhel Hal, Djite Nech’Had Wa Nwadi, Ya Aâdouli Fel Mout (Ana?) Sbabi Khal Fi Warda
– « Mersoul Fatma Ya Nassi, Beslem Siftou Loughzali, Djabli Meqyass…H’akda Menqouch »
(Benslimane l’avait composé alors qu’il avait à peine 20 ans !)
– Ya Talab Tiri Aâla Maâ Ettyour Ourrahou…
– Erraâd – « Ya sah Zarni Mahboubi Amess Kounte Sayem, Chah’da Qttaât We Djnit El Ward, Qalou Klit Ramdhane. MaH’djour Qoult Ma dari, Ya Hbib…Yeftar » (Son dernier Qsid)

 

Mohamed El Masmoudi poète marocain originaire du Tafilalet au XVIIème siècle, sous le règne du sultan Moulay Zidane. (neuvième sultan de la dynastie sâadienne de 1613 à 1628)

Il fut le disciple de Abdelaziz El Maghraoui.
El Masmoudi inventa une nouvelle formule de composition appelée « Goubahi ». En innovant dans la forme poétique, il a introduit une césure différente de celle de Abdelaziz El Maghraoui. La qacida chantée sur le rythme Goubahi se présente ainsi :

« Kef M’lamek Ya Layemni, Rabi Be’Aâchq Ezzine Blani »

Il est l’auteur de :

– EL Hifa
– Mir El Ghram (Goulou L’Yamna TeH’li Lel Aâthmani, Rofi Bel Aâchiq…)

Ce grand rénovateur, a aussi grandement élargi la palette thématique du melhun. C’est lui, dit-on, qui a écrit le premier « harraz » de l’histoire du melhoun. Ce nouveau thème a suscité un engouement immense chez les poètes jusqu’a nos jours, aussi bien au Maroc qu’en Algérie. Enrichi du « mbeYet », du «maksour Djnah », du « mchettab » et du « soussi- meqlouaâ », le melhoun marocain va susciter de grandes vocations et libérer le génie créateur des poètes marocains qui produiront ainsi des œuvres importantes !

Tout le Maghreb va savourer la poésie de grande qualité, des poètes comme :
Sidi Kaddour El Alami, M’hamed En-Nejjar, Benali Cherif, Mohamed Benslimane, Touhami Medaghri, El-Mernissi, El-Gherabli, Moulay Ali El-Baghdadi, …


Cheikh Medaghri Touhami

Le plus grand poète romantique du Melhun au Maroc.

Il était le compagnon du prince-poete Sidi Mohamed Ben Abderahman.  Le grand poête Touhami ben Ahmed el Medaghri est originaire de Amedaghra dans le territoire du Tafilalet, l’antique Sijilmassa, contrée du grand poète Abdelaziz El Maghraoui. Il est Né aux environs de 1787 (1215H).

Il aurait vécu une partie de sa vie à Fès.

Il est l’auteur de :

– EL BatouL
– Ghadar Kass Errah…
– Mel Men Qassem Qelbi Men Syouf Lechfar, Haz Aâqli Werma Dhati Bla Rdjouâa

Il est mort vers 1856 à l’âge de 59 ans.


Cheikh M’Thired Abdeldjalil El DjiLaLi  El marrakechi un grand poète rénovateur du XIIIe siècle.

Son oeuvre a constitué une nouvelle étape dans l’évolution du Melhun au Maroc. Il exerçait le métier de vendeur de légumes au marché de Marrakech…

Il est l’auteur de :

– El Fedjr Hab Nssimou Aâla Erriadh Tennasem
– Essaqi  » Essaqi Wekadh Leryem, Rod Balek Lennouba La T’ghib Aân Moula H’a Koub Ya Essaqi Rah Ellil »
– El Haraz
– Echemaâ
– El Fsada
– Dhif Allah Rod Ledjouab Essgha li…

IL mourut probablement au début du XIXe siècle.


Essoussi Mbarek originaire de Fès (XIXe siècle)

Il est l’auteur de chansons sensuelles très en vogue à l’époque, telle :
 « Youm EL DJemâa Kharjou Erryam »

– Charâa Allah Mâak Ya H’lal Ezzine
– Koul Nour
– Tal Tihanek Ya Mahboubi
– Saàdat El Qelb El H’ani
– Achki Ma H’énani, Ya Sidna...
– Lech Tebki Ya Men Djerhouk Lermeq



Cheikh Mohamed El Ennadjar (Moul Ennaâoura)

Est un grand maitre du melhun à Fès. (18-19 siècle) Il est né à Marrakech.

C’était l’élève et le beau fils du cheikh Djillali M’Tired.

Il est l’auteur de :

– EL Aârfaouiya
– Hali la Hala Men Ghram Sidi Rassoul Allah…
– Sir Anakkar Lehsane
– Ghedar Kassek Ya Ndim

Nedjar Mohamed était le contemporain de Ben Slimane, de Ben Ali et d’El Maghraoui.


EL Bourachidi Belkacem né à Fes (XVIII/XIXe siècle)

Auteur de :

–  » Hadjou Lefkar » (Khardjou Lebkar)

Au Maroc, cette qasida s’appelle  « SeLouania ».

Certains attribuent ce poème à cheikh Mohamed Enadjar.

Il est de coutume de retrouver des poèmes attribués a des poètes autres que leurs propres auteurs ! La transmission orale faisant parfois défaut. On admet que le Qsid « Ya Wassâa El Khzayène » attribué à AbdeLaziz El Maghraoui appartient à AbdeLaaziz EL Ouazani !

Hadj EL Baqali  (Mokhtar El Baqali) de Meknès.

Auteur de :

« Ma sbani weda 3aqli ghir el khed el ouerdi » (la Mecque) où il énumère 23 grands maitres de la poésie parmi lesquels de très grands poêtes maghrébins :

– Ben Ali,Baghdadi,El Maghraoui, Ennadjar, El Amiri, El Berri, El Masmoudi, El Alami, Ben Arous, Lakhdar (Benkhlouf), Ben Hamadi, Bna Mssayeb, Boulatbaq, El Mouaffaq, Berrahou, El Bouzidi, Aïssa de Laghouat, Lahmar, El Balaghi, Ben Hboub dit (Saâdi), Bessouiket et Ali Koura.

El Fqih Amiri Mohamed originaire de Meknès (XVIII/XIX).

Maitre de Kaddour EL Alami.

Il est l’auteur du fameux Tawassoul:

–  « Ya L’moula Nieêm El Mout’aâl, Dhou L’Djalali – Ya L’Maâboud Aâdhim Echane Fi El Maâli »

Benkhelouf Lakhal  de Mostaganem (XVIe siècle) appelé aussi Lakhdar.

Grand panégyriste du prophète auquel il a voue son art a l’exclusion de tout autre thème mis a part deux textes sur la bataille de Mazagran contre les Espagnols en 1558 et quelques autres poèmes prophétiques.

Son œuvre vieille de plus de quatre siècles est toujours vivante et connue dans le Maghreb. Son mausolée se trouve a Mzila, appelé aujourd’hui Sidi Lakhdar Ben Khelouf, à environ 60 km à l’Est de Mostaganem.

Il est l’auteur de :

– El Khazna El Kbira  » Loula Enta Ma Kan Khalaqna Mina Ettourabi… »
– El Khazna Essghira  » Ehssene Ma Youqal Aândi, Bismi Allah ou Bik Nebda »
– A Ya Saâdi Wa Farhti
– “El Kheïma”
– “Bit Ech’âar”
– “Ya Farès Men Tem Djit El Youm”
– “Ya Haïra Ftakri Lilet Maghdak”
– “Men Sabli H’edj H’oudj H’mar Yesswa Men El ‘Ibriz Mia”
– Khaddi Wniss Khadd Ennabi El Mokhtar
– Sid El Aâbad Mouhammadi...
– El Mout Tabâatni Wel Ard El Barda

Said EL Mendassi (Abou Othmane Echerif) poète tlemcenien du XVIIe exilé au Maroc vers 1650.

Fuyant les Ottomans, il se mit sous la protection du sultan alaouite Moulay Ismaïl dont il fut le précepteur. Son œuvre méconnue et pourtant très riche lui a valu une récompense de 25 livres d’or offerts par le premier des monarques alaouites Moulay Mohamed Ben Echrif pour une seule qacida, « El Aâ’QiQya » traduite d’ailleurs en français en 1901.

Connu dans le milieu du melhun maghrébin comme l’auteur de :

– La « Aâqiqiya » une longue qassida sur les lieux saints.
– Feth Mekka
– Kif Yenssa Qelbi
– Daoui Beline Edjrahi
– Tob Lelqalb Edouah, Yal Ghawthi Balak Tensani…
– Moudda Ch’hal Ya Dhél Marsam

Il est le maître de :

Bentriki
Masmoudi
Mohamed Bna Msyeb
Moulay Ismaïl…

Contemporain du XVIIe siècle.Il est mort centenaire, vers 1737 a SijiLmassa.

 

Ahmed Bentriki  grand poète de tlemcen (XVIIe siècle).

Elève de cheikh El Mendassi. Exilé au Maroc vers 1673.

Il est l’auteur de :

– Abouya Hnini Tab Qelbi Men Qoulette Lala

Cheikh Bettobdji Abdelkader de Mostaganem (19e-20e siècle)
Il est l’auteur de :

– Li ALLah Ya H’li A-âadhrouni Rani Nsa-Aâf Fel Mektoub, Naoui (in) N’cha’ Allah Enntoub »
– « Ah’ Ya Ouelfi » (Bit We Syah)

Son fils Lâaredj est lui aussi poète du melhun.

Ben Brahim Mustapha de Sidi Bel Abbès. (1800-1867)

Grand poète érotique du bédouin.

Quelques chansons du répertoire :

– « Lqit Anaya Khoudatt, Youm El Djemâa Kherdjou Zayratt El wali… »
– « H’ada El Youm S’îid Mbarek, FiH’ Wefitek Ya Yamina »


Cheikh Hadj Aïssa Laghouati. Né à Tlemcen en 1668 et mort en odeur de sainteté à Laghouat en 1739.

Très connu pour ses poèmes cynégétique (relatif à la chasse) et…religieux.

Il est l’auteur de :

– « Ana Bi Allah We Chraâ Tahder Aândi Ah’ Ya EL Hadi, Ki Nemed Hak Ma N’Khib, Sidi Mohamed El Hbib… »

Cheikh Ben Qbabti  (Mustapha Ben Qbabti), mufti malekite né à Alger en 1769.

Auteur de :

– « Men Ybat Y Râîi Lahbab »

Il est mort en exil au Caire en 1860.

Cheikh Ben Ismail (Mohamed Ben smaiL) algérois (1820-1870)

Il est l’auteur de « Frak Ben smaïl »

– « Ya ILahi Weltof Ya Del Krim Bia Tallet Eyam El Hidjra W’Enhyaw Ledjrah… »

Son fils Kouider est connu aussi comme poète.
Il est l’auteur d’un hymne à Sidi Sahnoun. (L’ancêtre de la famille)


Cheikh Ben Omar surnommé « EL Hadbi »(le bossu) est lui aussi algérois.

C’est l’auteur de :

– « TLata Zahwa Wemraha Men H’wa H’oum Mani Sahi…Rkoub El Khil Wel Bnat, Ou Kissane Errah. »

Il est mort vers 1898.

Abou Abdillah Mohamed Ben’Ahmed Ben’Msayeb est né vers la fin du 17ème siècle à Tlemcen.

Sa famille originaire d’Andalousie s’était installée à Tlemcen après la chute de Grenade, dernier royaume musulman d’Espagne.

A Tlemcen,le jeune Mohamed apprend à lire et à écrire. Il apprend le Coran, la grammaire et le fiq’h. Il doit tout abandonner pour aider sa famille. Il intègre un atelier de tissage. Sa poésie commencera avec Aicha qui venait souvent à l’atelier. Il en tombe amoureux. La plupart de ses poèmes lui sont dédiés !

– Aïcha, Ya Aïcha…
– Salef Aïcha

Bravant tous les interdits sociaux de l’époque, il écrivit des poèmes d’amour en son honneur.

– « Soltane El’Hob Ett’gha W’djar Aânni B’djich… »

– Kathrat Fel Hob Techwachi Men Aicha La îicha Wa La Fi Dhanni N’îich Rani Bel H’idjra Rechi »

Cela lui valut la haine de la famille de Aicha qui le repoussait à cause de sa pauvreté. La famille de la jeune fille va se plaindre aux autorités Et Benmsayeb est contraint alors de fuir au Maroc. A cette époque, vers la fin du 17ème siècle, Tlemcen était le centre d’affrontements continus entre les Deys ottomans et les souverains du Maroc. Le poète Ben Msayeb prend position pour les souverains du Maroc dans plusieurs poèmes, où il pleure la beauté et la gloire de la ville de Tlemcen tombée aux mains des ottomans.

Ben Msaib critiquait souvent la société et meme les gouverneurs de TLemcen de cette époque. Il eut des ennuis avec le gouverneur de TLemcen qui ordonna sa Capture et prononça son execution. Avant d’etre exécuté, Ben Msaib demanda une derniere faveur au gouverneur.
Il voulait faire ses ablutions et prier. Le Gouverneur accéda à sa demande.

Ben Msaib après ses prieres, composa la fameuse Qasida :

« Ya AhL Allah Ghithou EL MeLhouf »

La qacida est remise au gouverneur. Ce dernier apres l’avoir lu, décida de le gracier. c’est une tres longue qsida fiha 182 beyt.

Certains disent que Ben Msayeb a compose plus de 3000 qassayed !

Après son pélerinage à la Mecque, le poète changea complètement de registre. Il ne consacre désormais qu’à l’amour divin.

« lik Nechtki B’amri Ya L’wahdani Ya Krim Nettolbek Taâfou Aâliya… »

Il atteint un degré de ferveur et de piété Ce qui lui a permis de revenir à Tlemcen après de longues années d’exil. Il passa le restant de son existence dans les pratiques de dévotion et la crainte d’Allah.

Il mourut à TLEMCEN en 1190 de l’hégire (1776 de l’ère chrétienne). On l’enterra dans le voisinage du cheikh Essenoussî, dans le cimetière d’Aïn Ouazoûta .

Quelques Qassayed du cheikh Bna Msayeb :
– Ana El Ghrib
– Aâyiit Fi Qalbi Yosbor
– Hbibek La Tensah
– Ya Aâchaq Ezzine
– Yal Ouecham Dkhil Aâlik
– Wallah Ma N’sitek Ya Lilet El Barah
– Men Sab Mâa Elmlih Fardja
– Fel Mnam Ya Lesyadi, Zarni Hbibi L’Bareh Fel Mnam
– Men Ne’Houa Rouhi Ourahti
– Ya Qamat Ghosn Elyas
– Dkhil N’hasbek Ya Ould Ettir
– Fadh Elwahch Aâliya
– Mal Hbibi Malou, Ya Nassi Ghodh’Bane…
– Kif Aâmali Ouhilti, Limen Necht’ki Bi Dhel Amar
– Tal El Aâdab Biya
– Limen Nechki Bqorh Djmar Ghezali, Ah’ Yel Ghali…Essalf Ettouil
– EL Horm Ya Rassoul Allah
– Nar ouelfi,
– Rani H’mim H’ayem,
– Anaya Barani Ghrib
– Rabi Q’da
– Marit Fel Mlah « Nari w’qourhti We Sbeb El Qelb El Hzine Aï Sidi, AâmH’oudj Chaftou Aâïnya »
– H’adj Aâani wah’ch El Mahboub
– Mahboubi Zah’we El Khattar « Mawfachi Tolbi »
– Yal Ouahdani
– Zora Ya Aâchqine Zora

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Boumédiène Ben Mohamed BENSAHLA
naquit vers la fin du douzième siècle de l’hégire (18e siècle, après J.C) à TLEMCEN, dans la ruelle des Banî Djamla. (derb Banî Djamla) à proximité de « Saqqâyat as-sbâ »! (la fontaine des lions)

Mohamed BEN SAHLA et Boumédiène BEN SAHLA ?
ou
Boumédiène Ben Mohamed BEN SAHLA ?

Où est la vérité ?

On dit que le père de Boumédiène Bensahla était agriculteur de son état et qu’il n’a jamais été poète.
 
Boumédiène Bensahla était tisserand. Très tôt attiré par la poésie et le chant, il déclame son amour à la jeune Badra sa camarade de classe. Il apparaît dans ses premiers écrits comme un jeune homme séduisant, vif d’esprit et possédant le sens de la répartie.Il avait une mémoire prodigieuse puisqu’il avait appris par cœur de nombreux textes poétiques en particulier ceux de BEN MSAYEB.
 
Fatma était Une femme d’une grande beauté qui avait ravi son esprit et son coeur au point qu’il n’arrivait plus à ne dormir.
« A la suite de l’amour pour Fâtma l’élégante, les larmes ont coulé de mes yeux et j’ai pleuré ! »
Dans un de ses poèmes « Nar H’ouakoum Fed’lil Tel H’ab Lh’ib », il
déclare avec tristesse et regrets :
– « je n’aurais jamais cru qu’après avoir vu le soleil éclatant, mes yeux ne le reverraient plus ».
 
Cette métaphore, désigne la beauté légendaire de sa belle et bien-
aimée ! Boumediene Ben Sahla n’a pas aimé sans faire de vagues.
Son amour pour Fatma était devenu légendaire.Sa vie fut trouble. IL goûta, tour à tour à l’ivresse d’un amour tendre et désespéré et aux tourmentes d’un douloureux chagrin fait de larmes et de regrets. Il se résigna cependant à son sort…
Cet amour impossible poussa alors notre poète Boumédiène BEN SAHLA à se tourner vers d’autres conquètes ! Bensahla ne se contenta pas d’une seul amante.
Dans son poeme »Nabouni, Roudou EL Djwab » il énumère pas moins de trente belles tlemcéniennes qu’il aime avec un engouement sans pareil ! Il a vraisemblablement consacré toute sa vie à la contemplation de toutes les belles femmes de son époque.

Et c’est ce fameux poeme »Nabouni Radou EL Jwab » qui lui a valu une grande réprobation car il finit dans l’un des cachots d’Oran.
Badra, la favorite du gouverneur insista pour qu’il fut libéré…
 
Par gratitude, il composa alors deux poèmes à son intention :
– « Wahd El Gh’zal »
– « Dhaq amri »

Libéré, il revint à Tlemcen.
Il composa aussitôt « Be Erryam Sâadete Lyam » qui lui apporte le
réconfort nécessaire et la paix ! Ben Sahla consacra une quarantaine de poesies à « Fatma » son grand amour !

– « Youm EL Khmis Wach Edani »
– « Kifach Hilti »
– « Fat Châar El Qamra »
– « Ya Tamou »
– « Ya Msalmin, Qelbî lyoum Zad H’bal »
– « Ya El Wahed Khalek El Îbad »
– « Limen Nechtki »
– « Kif Âamali »
– « Oueld Ettir »
– « M’dhebel Lâayan »
– « Sidi men Yssel Âala Kahl El Âayn »
– « Nar H’wakoum Lah’ab »

Boumédiène Bensahla mourut, vers les débuts du 13e siècle de l’hégire. (18e siècle) Il s’éteignit donc célibataire malgré ses nombreuses conquêtes amoureuses et ce fut l’échec de son amour pour Fatma dont il ne put conquérir le cœur, qui en fut la cause principale.

Son tombeau se trouve près de celui du cheikh Essenouci.

A la fin de sa vie, Bensahla, plein de dévotion, composa :

– «Baghi N’djaour El Mustapha»
et
– «Selem Âala Tah’a El Qoraïchi»

Quelques autres poèmes célèbres du poète

1- « Khattri Bel Djfa T’âa-dheb » (Sid Ettaleb) – genre Ârroubi
2- « Wahd El Gh’zal Rit El Youm »
3- « Nar H’ouakoum Fe D’lil Telh’ab Lh’ib »
4- « AâYit Fi Qalbi En-Sabar »
5- « Ya Rqiq El Hadjeb « 
6- « Nar H’Wakoum Lah’ab »
7- « Aêyit En Wassi Fik »
8- « Laou Ma L’Fdhoul Ya Âadjbi Ouach Eddani »
9- « Nabouni Roudou L’djouab »
10-« Dâq Amri Ou Tal Nekdi »
11-« Ma Ândi Merssoul Youssal Zin El-Mthoul »
12-« H’ani Mah’moum men Ghramek, Ma Nesstrah Ya Raysset Lemlah »
14-« Tkheyel Hasbek Ya Oueld Ettir ».
15-« Charê Allah Ya Lahbab »
16-« Ach Merssoul »
17-« Lemta Yeh’na Qelbi Ou Lemta Yestrah »
18-« Ya Dhaou Âayani »
19-« Berryam sâadat Lyam » .
20-« Dhaq Amri, Ya Rabi Âlm El Kh’fya » (La T’Khayeb Dhani Ya Moqtadir)
21- « Kif Hilti Ya Sadat »
22- « Nerslek Lemdhebl El Âyan Ya L’werchane »

 

Harem

 

J’avais négligemment omis de citer le Grand poète Boumédiène Bensahla et ce fut notre Hamoud qui m’en fit la remarque. Qu’il en soit remercié…

Par la même occasion, les deux Qsid de Bensahla et malencontreusement attribués à Ben M’sayeb ont été remis à leur place…

 

Amicalement.

Kamel
Veuillez mentionner je vous prie, le site « http://goutdemiel.com », en cas de recopie partielle ou totale de l’article. (texte et/ou photos) Je ne suis pas l’auteur de ces photos mais j’en ai la paternité. La transcription de certains passages, la recherche assidue (pour éviter, la facilité du « copier/coller ») et la mise en page, ont demandé des efforts à l’auteur.Veuillez en tenir compte…

Malgré cette mise en page amicale, certains ne se gênent nullement pour faire du copier-coller pour aller se pavaner sur d’autres pages avec le travail d’autrui ! N’est-ce pas « halkoma » ? (http://dafina.net/forums/read.php?49,191926,210646#REPLY)

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