defi2011 décembre | Coeur en émoi

Archive pour décembre 2011

Et passe le temps de nos amours
De nos chagrins, de nos douleurs muettes
les refrains de nos confidences
Et les chansons de nos plus beaux jours
sur un air de fête
on s’amuse et on danse
l’espace d’une musique qui passait…

J’aimais tant me reposer à l’ombre
de tes cheveux sombres
sous le mascara de tes cils
et sentir le nirvana dans la douceur
de ce corps gracile  
au rythme de ton coeur
l’espace d’un battement qui passait…

Je fredonne ton nom à mi-voix
avec amour, avec tendresse
sous le crépuscule qui s’effaçait
un clair de lune renvoie
l’éclat des étoiles en liesse
sous un ciel à peine froissé
l’espace d’une nuit qui passait…

Non, je n’ai jamais oublié
la fougue de nos étreintes
les morsures et les meurtrissures
fragile page d’un amour publié
sur les rides d’une passion éteinte
par le poids des années qui rassure
l’espace d’un amour qui passait…

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« Quand le taureau tombe, les égorgeurs se bousculent au portillon ! »

 

A regarder de près, ces « révolutions spontanées » dans le monde arabe, semblent obéir à une même logique de déstabilisation de l’ordre par le désordre si cher aux adeptes de la théorie du chaos émancipateur.  Cette extériorisation de la colère exacerbée chez les peuplades arabes contre des gouvernants en mal de légitimité, apportera une certaine satisfaction aux tenants de la mondialisation et de la globalisation.

Faut-il rappeler que des pays comme la Tunisie, l’Égypte, la Syrie, le Yémen, la Libye, le Soudan, la Maurétanie, le Liban et l’Algérie sont tous dirigés par des « militaires » !

Pendant 29 jours (du 17 décembre 2010 au 14 janvier 2011) la Tunisie citadelle sécuritaire face à l’intégrisme et l’islamisme, a réussi le pari fou de maintenir le statu quo par un savant vernissage de façade ! Ben Ali est bien parti, lâché par ceux-là même qui l’avaient placé à la tête du pays !

Les changements ne toucheront en fin de compte que les domaines du social et de l’économie pour un semblant de liberté. L’Algérie s’en réjouit et une aide substantielle de 100 millions d’euros, a été allouée à ce pays frère !

 Des têtes sont tombées mais la Tunisie n’a pas basculée…

L’ Égypte de Mou-barak (comme Yahoud-Barak et Obama-Barak ?!) n’a tenu en fin de compte que 18 jours ! Sommé de partir, le pharaon a laissé à l’armée, le soin de veiller aux intérêts d’Israël ! Le reste n’est que littérature…

Le Yémen, un pays exportateur de GNL depuis 2009 a lui aussi eu, son « jour de colère » le 3 février 2011 ! Il est bien curieux de constater que malgré tous les massacres commis contre son peuple, Ali AbdAllah Salah n’a nullement été inquiété par l’occident si prompt à brandir les Droits de l’homme !

Il s’accroche au pouvoir en comptant sur l’usure et le pourrissement…

La Syrie de Bachar vient comme à son habitude, de réactiver le cycle de la violence de l’état contre des civils désarmés, depuis le 15 mars 2011…sous le regard impassible des défenseurs de la démocratie et des chantres des droits de lhomme !

Les horribles massacres du 2 février 1982 à Hamat, ont jeté l’effroi dans la mémoire des syriens puisque Hamat fut rasée par l’artillerie de la secte chiite minoritaire des alaouites au pouvoir depuis le coup d’Etat du 13 novembre 1970.

Ce régime sanguinaire ne s’arrêta pas en si bon chemin !

Entre mars et mai 1980, le régime perpétrait une série de massacres, les uns à la suite des autres, citons Djisr Azaghrour, Souq Al-Ahad, le quartier de Hananu, d’Alep, de Tudmor et le quartier Al-Bustan de Hamat…

La soldatesque syrienne est efficace quand il s’agit de décimer des civils impuissants ou d’écraser de pauvres libanais comme en 1976 ou de mettre au pas comme en 1982 à Tripoli, les milices palestiniennes ! Cependant la Syrie n’arrive toujours pas à récupérer les hauteurs du Golan, occupées par le petit Goliath depuis la guerre de 1967 !

A défaut d’un état de Droit, un état d’exception

==> La Syrie depuis 1963 soit 48 ans !

==> Le Maroc depuis le 08 juin 1965 soit 46 ans !

==> L’Égypte depuis 1981 soit 30 ans !

==> Le Soudan depuis le 30 avril 1984 soit 27 ans !

==> La Maurétanie, le 25 avril 1989 soit 22 ans !

==> L’Algérie instauré depuis 1992 soit 19 ans !

Ce qui se passe en Libye dépasse l’entendement.

Du système tribal à l’allégeance

  •   Les WARFALA représentent environ le 1/6e de la population globale (de plus de six millions d’habitants) et sont implantés à Fezzane, Benghazi surtout et à Syrte.
  •  Les KADAFA ! C’est la tribu du guide libyen, El Kadhafi. Ses membres se trouvent à Syrte et à Sebha. Ils sont TOUS fortement armés !
  •  Les MEQARHA, tribu de Abdessalam Djelloud, écarté en 1993 par El Kadhafi. Ses membres sont TOUS armés.
  •  Les TERHOUNA est un regroupement de petites tribus. (Une soixantaine environ) La plupart de ses membres, sont des militaires de carrière.
  • Les ZENATA, les TOUAREG et les BENI SLIMANE sont l’autre composante hétéroclite du peuple libyen.

Sa position géostratégique et son importance

 La Libye est limitée par six pays :

  • Au Nord/Ouest, la Tunisie avec 459 Km
  •  A l’Ouest, l’Algérie avec 982 Km
  •  Au Sud/Ouest, le Niger avec 352 Km
  • Au Sud, le Tchad avec 1055 Km
  •  Au Sud/Est, le Soudan avec 383 Km
  • A l’EST, l’Égypte avec 1115 Km

La Libye un trait d’union incontournable entre le Mechrek et le Maghreb d’une part, entre l’Europe et l’Afrique d’autre part.

Du cassus belli au droit de belligérance

La France coloniale avait opposé face à la question algérienne, une argumentation très forte :

  •  L’Algérie est un territoire français.
  • Les insurgés sont des rebelles qui tombent sous le coup de la loi pénale.
  • L’affaire relève exclusivement de sa compétence nationale.

Or ici, dans ce cas précis, il est nettement évident que les commanditaires patentés veulent internationaliser le conflit !

Sinon, comment expliquer que des civils « insurgés » portant ouvertement des armes, occupent des « territoires libérés », deviennent « belligérants », déploient ostensiblement un signe distinctif fixe et reconnaissable à distance, se dotent d’un gouvernement de transition et provoquent un conflit armé ouvert sous « faux pavillon » (false flag) pour faire ainsi endosser au pouvoir central la responsabilité du casus belli !

Depuis Hugo Grotius à la convention de la Haye de 1907, le Droit international est utilisé adroitement semble-t-il pour attiser les conflits et non pour les apaiser ! La reconnaissance d’un gouvernement ineffectif quoique affranchi de toutes les servitudes du pouvoir ne peut répondre qu’à des considérations d’ordres hautement politiques.

De jure belli ac pacis au délit d’ingérence

 C’était sans compter sur la célérité des puissances occidentales par l’ONU interposée. Pour cette dernière, la protection des civils en temps de conflit armé est une priorité absolue ! Donc la population libyenne étant exposée à tous les dangers inhérents à la guerre, force le conseil de sécurité à prendre les mesures idoines à sa protection !

Les forces déléguées par l’ONU devaient normalement s’interposer entre les deux belligérants et assurer la sécurité des civils ! Il n’en fut rien…

A une force onusienne, se substitua l’OTAN et son formidable arsenal de guerre qui se chargea de contrer une armée régulière dans un pays souverain et de prêter main forte aux « insurgés » !

Dès lors, le conflit prit une autre tournure. Il s’agit bien là, d’une agression caractérisée contre un pays souverain avec la bénédiction de l’ONU !

La hot pursuit ou le droit de poursuite

 Les groupes factieux sont parfois poussés (guérilla oblige) à se réfugier dans un pays limitrophe.

L’autorité de Droit peut les poursuivre pour exercer un acte de coercition et être attiré ainsi intentionnellement ou par excès dans une confrontation directe avec les forces du pays tiers.

  •  Les États-Unis ont utilisé ce Droit en poursuivant les talibans afghans réfugiés au Pakistan.
  •  Israël a poursuivi dans le sud du Liban les auteurs d’attentats en Israël.
  •  L’Irak a permis à la Turquie de poursuivre les maquisards kurdes sur son territoire.
  •  La France n’avait pas hésité une seconde, a bombardé en Tunisie le 08 février 1958, le village historique de Sakiet Sidi Youcef, en poursuivant les Moudjahidine de l’ALN.

Aujourd’hui, on s’étonne perfidement à voir les Kataïb de Kadhafi utiliser ce même Droit !

Les états n’ont pas d’amis mais seulement des intérêts !

Les raisons d’une probable déchéance

 Peut-on affirmer aujourd’hui que le guide de la révolution du 1er septembre 1969 est un Chérubin ? Doit-on au contraire, le diaboliser et justifier tous ces scénarios de mise à mort ?

Pourquoi d’autres despotes n’ont-ils pas eu le même destin ? La justice des hommes est-elle à ce point aveugle ? Que peut bien cacher cet acharnement contre un potentat et contre tout ce qu’il représente ? Comparé à certains, Kadhafi est un enfant de chœur !

Faut-il encore rappeler que le colonel Kadhafi avait adopté une politique d’économie africaine très audacieuse ce qui forcément n’est pas du goût du FMI et autres places fortes financières européennes et américaines !

Le colonel Kadhafi a eu le mérite d’avoir largement contribué au lancement du 1er satellite Africain (RASCOM1) et d’avoir œuvré au recouvrement de la dignité des africains par la création de l’Union Africaine que l’Union européenne essaya dans un premier temps mais en vain de saborder, en créant l’UPM avec à sa tête Sarkozy et le tristement Moubarack comme vice-président pour couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique !

Pour déstabiliser et contrer l’idée des « Etats Unis Africains », l’Union Européenne, va encourager les dirigeants africains qui lui sont inféodés à se réunir dans des regroupements régionaux africains tels que :

  •  La Cedeao (La Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest)
  •  la Comesa (Common Market for Eastern and Southern Africa)
  •  L’Udeac (l’Union Douanière et Economique de l’Afrique Centrale)
  • La Sadc (Southern African Development Community)
  • Le Grand Maghreb.

Kadhafi en fin stratège avait bien compris que si les dirigeants de l’Afrique subsaharienne restaient dépendants financièrement de l’Europe, ils ne pourraient  jamais retrouver leurs dignités et resteraient pour toujours débiteurs des banques étrangères.

L’Algérie principal actionnaire du Fond Monétaire Africain avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars, contribuent à eux seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars !

Trahison et accointances

 Hier l’Irak, aujourd’hui l’Afghanistan et la Libye ! Demain, à qui le tour ?

Le conseil des monarchies du golfe a promptement envoyé ses troupes en renfort au Bahreïn confronté a des troubles et à une agitation subversive !

Au Yémen les monarchies du golfe ont offert leurs bons offices pour trouver une issue honorable au président isolé dans une impasse politique !

La Libye du colonel Kadhafi dérange et personne n’a osé lever le petit doigt face à cette hégémonie occidentale…

ALLAH protégez-moi de mes amis ! Mes ennemis, je m’en charge !

 

Kamel    (Ecrit le 03 mai 2011)

 

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Ô vent, viens éparpiller de ton souffle vital
l’ombre de mes pensées sur des rives fécondes
loin de cette contrée ténébreusement létale
sous des cieux plus cléments où l’amour abonde !
 
Faut-il que dans les limbes, meure mon espoir
dans ton bonheur qui efface ma douce lumière ?
Faut-il alors souffrir de ce sourire d’un soir
d’été où ton regard juvénile fuit ma prière ?
 
Mon cœur désabusé, dans sa profonde ivresse  
chute du fabuleux trône du royaume de l’amour
et lance au ciel effaré, son cri de détresse
frémissant au rythme de ma douleur à ce jour
 
Euphorie lointaine d’une illusion perfide
ainsi les saisons de nos fragiles émotions
sèment dans le champ de cette terre algide
la vraie chaleur de son intense désolation
 
Véritable joyau dans la solitude d’un cœur
que la douceur d’un amour volatile enivre
La lune scintille en offrande à ce bonheur
pris par la nuit opaque que l’astre délivre!
 
Quel joli rêve que ton doux regard matinal
voile de tendresse pour une tendre romance
telle une offrande que ce sentiment virginal
sacrifié à l’autodafé du déni et du silence.
 
J’attendrais qu’une aube naissante vienne
délivrer l’innocence égarée de ta jouvence
et que l’écho de ces cris te parviennent
serais-tu le Bien qui fait mal à mes sens ?
 
 

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     Un empire fondé sur les armes, a besoin de se soutenir par les armes.                                                                                                                                   (Montesquieu)

 

La révolution arabe s’essouffle-t-elle ? Était-ce simplement un feu de paille ?

Tous les pays arabes sont pratiquement dirigés par un groupe factieux, issu d’un putsch ou d’un coup d’état militaire. Cette junte peut rester dans l’ombre et abhorrer une façade démocratique en se servant de civils comme pantins ou carrément imposer une dictature pure et dure !

Maudits soient les militaires qui font de la politique !

  • Ils ont TOUS utilisé  les richesse du pays, à des fins personnelles et familiales !
  • Ils ont TOUS créé « une Nomenklatura » servile et ambitieuse.
  • Ils ont asservi le reste de la population.
  • Ils se sont assurés une rente.
  • Ils ont dilapidé les richesses du pays, sans vergogne.
  • Ils ont institué  le clientélisme et le régionalisme. (Travail, logement, privilèges)
  • Ils ont mis en place un  arsenal juridique pour contrer tout opposant et le museler « légalement »
  • Ils appliquent à la lettre, les recommandations de leur commanditaire.

Maudits, soient-ils !

Ben Ali avait jeté l’éponge pour se réfugier en Arabie Saoudite pour une Dolce Vita dans les douceurs du somptueux palais anciennement occupé par le roi Fahd à Djeddah.

Le premier ministre tunisien, Bedji Caïd Essebsi a visité l’Algérie 15 mars 2011 lors de sa première visite officielle.  Puis  ce fut le tour ensuite de Rachid Ghannouchi chef de file du parti islamiste tunisien, d’effectuer une visite officielle de trois jours à Alger sur invitation du président Bouteflika.

Bien sûr, l’Algérie a son mot à dire et ne peut rester dans l’expectative  en ignorant superbement les grandes mutations géostratégiques à ses frontières.

C’est une règle communément admise.

Le chef du gouvernement tunisien Hamadi Jebali a présenté mardi soir au président de la République Moncef Marzouki la liste de son équipe gouvernementale.

Le silence tacite du pouvoir algérien vis à vis des évènements en Libye se passe de tout commentaire. Les grands de ce monde en avaient décidé ainsi…
On ne pouvait que négocier pour la défense de nos intérêts. Pour le reste, chacun pour soi ! On a sonné l’hallali et la curée avait déjà commencé…

L’Égypte par contre, est un autre enjeu ! C’est un acteur incontournable au moyen orient. Beaucoup d’intérêts sont en jeu…Israël ne permettra jamais un régime antisémite dans ce pays qui est infesté par le  Mossad. Moubarak le pion,  avait fait le nécessaire pour cela. Et c’est pourquoi tout a été fait pour que l’intérim soit assuré par des militaires qui seront les garants des intérêts d’Israël.

Les Egyptiens se sont aperçus de la supercherie  puisque le véritable pouvoir occulte a été démasqué. Il s’est avéré que  Moubarak n’était qu’un pion sous les feux de la rampe ! « L’armée est la garante des intérêts de l’Egypte » disait Tantaoui ! Entendez, les « intérêts » d’Israêl !

Obama mettra la pression et fera tout pour avoir les faveurs de l’AIPAC, principal lobby pro-Israël aux États-Unis. La lutte promet quand même, d’être âprement difficile.

Le pouvoir yéménite est fortement manipulé par les dirigeants saoudiens. Le Yémen est, ce que la Tunisie est à l’Algérie. Ils ne permettront jamais un régime radicaliste dans ce pays même si la moitié de la population serait finalement décimée par l’armée. Toutes ces gesticulations politiques tournent autour du maintien d’un régime qui leur serait fatalement inféodé.

Et c’est à ce prix seulement, que la paix sera rétablie au Yémen.

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L’éducation d’un peuple se juge d’après son maintien dans la rue. Là, où tu verras la grossièreté dans la rue, tu es sûr de la retrouver dans les maisons.

Edmondo de AMICIS


A l’instar de la société dont elle est l’émanation directe, l’école algérienne dans son ensemble, connait des sursauts, des hésitations et un dysfonctionnement relativement conjoncturel eu égard aux grandes mutations qui lui sont propres et surtout aux différents bouleversements dans le monde…

Comment faut-il interpréter alors, la dernière sortie de notre ministre de l’éducation qui innocente l’école de toutes les dérives et accuse en retour, la maison puis la famille d’être la cause première de la recrudescence de la violence dans le milieu scolaire…

Il ne faut pas se hâter de jeter trop rapidement la pierre aux familles qui trop souvent même sont dépassées par les évènements, dans un conflit de générations qu’elles maitrisent difficilement !

Faut-il dès lors croire, que l’école soit elle aussi devenue l’exutoire tout indiqué, de toute cette hargne sociale, à l’image de nos stades, nos cabines téléphoniques et nos trains devenus de véritables défouloirs aux différentes revendications sociopolitiques ? On peut aussi avancer, sans risque d’erreur que le cycle du moyen est le plus durement touché par ces dérives ! Ici, l’élève trouve son terrain de prédilection puisque à peine sorti de l’enfance, il cherche à exprimer son adolescence en ébullition et se met, à la recherche de ses repères…

Peut-on sereinement ignorer les soubassements exogènes de cette grogne sociale  dont l’école est le prolongement naturel ? Non !

Par ailleurs, je ne crois pas que les problèmes liés à un établissement scolaire donné, soient les mêmes pour tous les autres… La preuve, monsieur le ministre parle de 1000 agents de sécurité ! Ce chiffre est largement insuffisant puisque le nombre global des structures à travers le territoire national est estimé à 24449 établissements ! On peut avancer à juste titre, que la violence est plus significative dans certaines zones…

Il y a toujours une spécificité d’ordre politique, sociale ou zonale qui fait que certains établissements sont plus nantis et/ou côtés que d’autres ! La vérité est aussi que tous les problèmes politiques et/ou socio-économiques que vit la famille algérienne à différents degrés, touchent aussi les enfants qui en seraient le parfait microcosme à l’école ! De ce fait, l’école de sa position privilégiée, ne peut échapper elle aussi, aux défoulements de toutes ces impulsivités ravageuses ! Cette dérive sociale se retrouve aussi dans plusieurs pays ayant pourtant des contextes et des enjeux économiques politiques et sociaux très différents.

 Pourquoi l’école est-elle devenue la source de cette violence ? A quel moment peut-elle aussi, en être la victime ?

 A/ Quelques formes de la violence

 1) Elle peut être endémique.

Sa persistance, peut s’expliquer par les causes qui l’alimentent et qui perdurent.

– L’école peut se trouver à proximité d’une source génératrice de maux ! (un marché, une salle de jeux ou être complètement isolée…)

 2) Elle peut être sporadique.

Dans ce cas précis, la violence est liée à divers évènements…

– Durant les compositions de fin de trimestre, des examens, à l’approche du Mawlid Ennabaoui (festival du pétard), la fête de la St Valentin (?)…

3) Elle peut être récurrente.

Quand, il y a interactivité entre les différents acteurs.

– Généralement des filles socialement fragilisées aux prises à des jeunes désœuvrés en quête de proies faciles !

– Sentiment d’exclusion et/ou conditions sociales précaires.

 B/ L’interaction des causes

 – L’incivilité peut être la cause première, de ces dépassements.

– La stigmatisation dans la mauvaise conscience sociale et l’opposition à l’autorité désignée.

– L’absence totale de sublimation par la pratique artistique et culturelle ! (la musique, la lecture, la poésie, le théâtre…)

– Les difficultés du contexte socio-économique, les problèmes familiaux et culturels, et parfois même l’organisation du système scolaire sont les premiers facteurs de l’échec scolaire…

– Par ses promesses égalitaires, l’école a favorisé la massification déstructurante au détriment d’une frange porteuse de toutes les qualités, déséquilibrée dans cette frustration chaotique…

– La prolifération des vecteurs de germes de la violence à travers tous les moyens accessibles de l’audio-visuel a considérablement favorisé l’émergence d’une nouvelle culture, basée sur un rapport de force dans un environnement hostile et/ou non sécurisé.

– L’établissement scolaire est construit, au mauvais endroit…

– Elle peut être le résultat de la transhumance des populations, déplacées dans des contrées inhospitalières voire hostiles et où pour survivre, il faudra alors s’imposer par la force de la famille, du clan ou de bandes organisées…

– Le milieu et l’environnement influent sur le développement de la personnalité de l’enfant…

– De ses expériences personnelles et familiales et de son statut social dans le groupe, l’enfant apprend la loyauté et l’affectivité… ou la soumission, l’agressivité et la violence.

– L’enseignant, dans sa relation éducative peut lui aussi, dans bien des cas provoquer cette violence et en être le catalyseur.

– Certains enseignants ne maitrisent pas ou ne savent ce que c’est que la docimologie ?!

– D’autres sont brutaux, indécents (si, si !) ou carrément laxistes ce qui bien sûr, crée un climat de tension en classe !

– L’injustice caractérisée dans l’évaluation des connaissances cognitives et dans la rétribution des notes peut pousser l’élève à la révolte… l’image de l’élève passif est bien dépassée et certains enseignants vivent dans le passé !

– Pratiquer un contrôle ponctuel, pour éviter les abus de pouvoir de certains fonctionnaires zélés à tous les niveaux de l’établissement.

 C/ Les conséquences

 Face aux problèmes multiples du quotidien, la réaction des gens diffère d’un type à un autre en fonction des facteurs qui la motivent ! (religion, éducation, principes…)

– L’agressivité d’un enfant violent à l’école, peut inciter par son caractère irascible, les autres à le devenir par réciprocité.

– Expliquer à tous les enfants les coûts de la violence et ses effets néfastes.

– L’élève peut parfois, se trouver face à des exigences insupportables (coût dispendieux, règlement intérieur abusif, favoritisme…) qui le poussent par atavisme (la société, les adultes) soit à la rémission sournoise en attendant des jours meilleurs soit il s’insurge alors contre les règles établies en imposant son crédo soit il recherche ailleurs son identification et ses repères dans les bandes organisées (malfrats, marginalisation, drogues).

==> Il serait bien tentant ici de relever la parfaite similitude de ces comportements avec ceux de certains citoyens éprouvés par la cherté de la vie qui réagissent selon leurs tempéraments !

Les uns se résignent, les autres tentent l’aventure au péril de leurs vies (Harraga), le reste s’adonne aux vices (drogues, associations de malfaiteurs…) au marché parallèle (contrebande) ou passent carrément à l’agression caractérisée ! (bandes organisées, bandes armées).

– Certaines pratiques actuelles contribuent au maintien des conduites agressives à l’école.

Le rôle des adjoints de l’éducation n’est pas à dédaigner…Il y a  « Moussaâd Tarbaoui » et  « Moussaâd Dharbaoui ! » Mais que dire, lorsque le chef d’établissement prône haut et fort, l’utilisation du bâton au su et au vu de tout le monde ?! Un geste allant à contre-sens des textes en vigueur mais aussi réducteur…

L’élève pensera sûrement que cet adjoint ne peut gérer que par le bâton ! Il va sans dire que l’établissement est surchargé… mais ceci ne justifie aucunement cela ! L’enfant maltraité ou soumis à la bastonnade sera plus tard lui même…autoritariste !

– Hormis les formes de turbulence bien naturelle à tout environnement structuré, l’enfant face aux dangers réels de cette violence (verbale, physique et/ou sexuelle, racket) va préférer l’absentéisme pour ne pas impliquer ses parents…

Ses longues absences seront alors difficiles à expliquer…

– Parasitage de cette harmonie scolaire si nécessaire au bon épanouissement de l’élève.

– Perte de confiance en cette institution chargée de transmettre le savoir et la connaissance et où l’enfant est sensé trouver compréhension et protection…

 D/ Stratégies de prévention et d’intervention

 – On doit toujours favoriser le dialogue et la communication ! On apprend à l’élève à s’assumer et à se prendre en charge. Avoir un portable n’est pas prohibé ! Ne pas savoir s’en servir est un problème ! Apprendre à l’élève à gérer son portable en classe (silencieux, vibreur).

– Si à chaque fois, l’enfant doit avoir l’avis d’un adulte pour agir alors en cas de défaillance de cet adulte, l’enfant va stagner et faire du sur place… on le met en situation et c’est à lui de trouver les moyens possibles et imaginables à son problème ! L’adulte n’intervient qu’en cas de blocage et si l’enfant le lui demande.

– Pourquoi cette politique qui impose toute chose ! A la force, on oppose la ruse et la roublardise !

L’école fabriquera alors des crétins bien dociles…

– On doit organiser à l’intention du corps enseignant, la docimologie et la législation du travail.

– Aucun établissement scolaire ne doit fonctionner sans une association des parents d’élèves !

– Il est nécessaire de favoriser l’implication des enfants dans la bonne marche de l’établissement.

(Une petite séance de sensibilisation, permettra aux élèves de reprendre confiance et  pourront alors se mobiliser pour une hygiène  ponctuelle et l’embellissement graduel de leurs salles de classes)

– Le projet fera des émules…

– Se rapprocher de la communauté (Imam et associations communales) par l’intermédiaire des parents et de toute la collectivité du voisinage.

– Renforcer l’enseignement civique et religieux. Tenir compte de notre histoire et de  celle des autres.

– Instituer le poste permanent de psychologue.

– Solliciter l’APC pour le ramassage scolaire dans les zones rurales. Obligatoire, surtout pour les filles en hiver…

==>      La formation des parents…

 Réunir au moins mensuellement les APE, au sein de leur APC respectives !

APE (primaire), APE (moyen) et APE (secondaire).

Ce travail de formation, d’information et de communication est très important pour aller vers une plus grande coordination éducative efficace.

– Organiser au moins une fois, durant l’année scolaire, une journée portes ouvertes sur l’établissement !

Les parents pourront visiter l’école et trouver les réponses à leurs appréhensions.

 Epilogue

 Monsieur le ministre a suggéré le recrutement de 1000 agents de sécurité, dans le cadre de l’emploi de jeunes pour juguler la violence à l’école !

Je me permets monsieur le ministre, avec tout le respect que je vous dois, de faire les remarques suivantes :

 A) En parlant de l’emploi de jeunes, les recrutés seront donc forcément de jeunes inexpérimentés !

 1/ Pensez-vous que ces vigiles (comme en Bulgarie par exemple) soient à la hauteur pour une mission aussi risquée et aussi ardue ? Sans formation, sans expérience ?

2/ Pensez-vous, qu’avec un salaire de misère, ils seront assez motivés pour aller affronter des parias ?

3/ Quels seront les fonctions exactes de ces agents de sécurité ?

– Interviendront-ils à l’intérieur de l’école ? Si, c’est oui !

– Que feront alors les adjoints de l’éducation, dans ce cas là ? Et les agents de sécurité de l’école, dans tout cela ?

– Si c’est non, de quel droit, ces agents de sécurité iront-ils en dehors de l’enceinte de l’école, suppléer à un travail de police ou de gendarmerie pour les zones rurales ?

Sur quelle base et avec quelle marge ?

4/ Seront-ils recrutés en tant que contractuels ?

– Dans ce cas précis, ils seront taillables et corvéables comme leurs prédécesseurs, avec cette épée de Damoclès sur la tête…ou ils se plient à toutes les exigences ou alors ils plient bagages !

 B) Vous dites, monsieur le ministre, je cite : qu’une commission interministérielle regroupant votre département ainsi que ceux de la Solidarité de l’Emploi et de la Sécurité sociale sera installée incessamment !

 a/ Pourquoi le ministère de l’intérieur (puisqu’il s’agit de sécurité donc d’agrément) ne serait-il pas associé à ce projet pour la prise en charge et la formation de ces jeunes qui devront à mon humble avis, dépendre de l’APC de leur affectation !

Et, c’est de là, qu’ils iront faire leur ronde dans leur circonscription…

b/ Pourquoi mettre en marge les affaires religieuses qui pourront à travers un travail de proximité sensibiliser les parents dans un environnement qui leur est coutumièrement familier.

 c/ L’apport des associations communales n’est pas à négliger.

 Enfin, la question cruciale est de savoir s’il faudra opposer à cette violence juvénile, une violence légale !

Faut-il éduquer ou faut-il punir ? Punir l’élève ou ceux qui en ont la charge au moment des faits ?

L’élève en fin de compte n’est-il pas victime lui aussi des dérives sociales et de l’indifférence des adultes ?

Ne faut-il pas plutôt définir, toutes les causes de cette violence pour ensuite l’éradiquer à la racine ?

Certaines pratiques actuelles contribuent au maintien des conduites agressives à l’école.

– La prime de rendement, comme son nom l’indique n’a rien à voir avec le rendement ! Elle est calculée principalement sur le nombre d’absence du fonctionnaire !

Il y a des fonctionnaires qui ne s’absentent guère mais qui n’ont aucun rendement significatif…

L’école algérienne et les « APC » sont devenus des fourre-tout pour les sans emploi et les chômeurs tout azimut !

 

Kamel

Texte écrit le 2 mars 2009

 

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Le nom patronymique est un vestige de la colonisation française en Algérie…

  • La colonisation ne fut pas facile, dès le début !
  • L’utilisation des armes à feu, s’avéra insuffisant !
  • Il fallait, trouver d’autres solutions !
  • Tout un arsenal juridique, psychologique et administratif fut mis en place…

 C’était, le début de la disloquation du tissu généalogique tribal…
L’armée coloniale en butte à une guérilla toujours croissante ne parvenait toujours pas   à pacifier certaines tribus qui se soulevaient, à chaque fois comme un seul homme !

Il fallait trouver une parade à cet esprit tribal !

 La tribu hiérarchisée, en Ferqa, obéissait au doigt et à l’oeil à l’autorité du Caïd  qui en était le véritable ordonnateur…

Rien, ne se faisait sans  son consentement !
Toucher un membre de la communauté, c’était, toucher toute la communauté !  L’armée coloniale l’avait appris à ses dépends…
 Regroupés au sein d’un même Douar, les familles portaient le même nom  qui les définissait au sein de la Ferqa ( sous l’autorité d’un Cheikh ) par rapport aux autres Douar ! Les tribus formaient un Aghaliq sous les ordres d’un Agha !

 Les ouled Sidi cheikh, les ouled Naïl, Ouled Sidi Hadjres, Ouled AbdALLAH,  Ouled Slama, Ouled Sidi Aïssa, Ouled Ali Ben Daoud, Ouled Merièm, Ouled Djenan,  Ouled Driss, Ouled Sidi-Ameur, Ouled Sidi-Moussa , Ouled Meslem, Ouled Barka, Les Béni-Iddou…

  Il y avait donc là, un fil conducteur solide qui unissait tous les membres d’une même tribu et leur permettait de se reconnaître aisément !  Ce fil d’Ariane, devait être obligatoirement coupé pour éviter aux autochtones  le retour aux sources !

Un plan machiavélique…

 Dans une même tribu, il y avait le regroupement des ascendants et leurs descendants !
–  Les oncles, les cousins, les alliances…
Donner à des groupuscules des noms patronymiques différents allait en faire,  dans une décennie ou plus, des étrangers entre eux !
 La délocalisation aidant, la distribution de privilèges à quelques cheikhs ignares  ou Caïd véreux et le plan diabolique allait se faire du chemin jusqu’à nos jours…
 En cas de conflit, les mêmes membres d’une tribu se regroupaient rapidement  face à l’ennemi commun !

 Plus, maintenant !

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« Ils se moquent de moi parce que je suis différent. Je me moque d’eux parce qu’ils sont tous pareils »

                                                                                                                                        (Kurt Cobain)

 

L’Algérie à l’instar des autres nations est constituée de groupes ethniques. Bien avant la colonisation, le système tribal dominait. Généralement l’habitant de la plaine était appelé « Arabe » et vivait sous une tente, dans un ensemble appelé « Douar ».  Par contre, celui des montagnes connu sous l’appelation de « Kabyle » ou « Chaouï »,  logeait dans  des maisons regroupées en Dechra ou village.

Le maure vivait lui, dans les villes. C’est le gérant d’un café, d’un bain indigène ou d’un bureau de tabac. Le nègre venu d’Afrique centrale, s’occupait de sparterie.  Sa femme préparait des petits pains ronds, recouverts d’anis qu’elle revendait aux arabes,  sa principale clientèle.  Les Espagnols et les Italiens se livraient à la pêche et à la culture maraîchère. Ils étaient connus sous le nom de « maltais ».

Les « Berranis » ou « Biskris » désignait les ‘gens du dehors’ venus à Alger. Des gens dont on ignore l’origine. Ils vivotaient de menus travaux que les citadins répugnaient et étaient placés sous le commandement d’un chef appelé « amin des Berranis ».
L’Israélite est ici, ce qu’il est partout. Vendeur de vieux habits, usurier ou bijoutier. Il ne produit jamais.

Le Mozabite lui, vient du M’zab pays situé au Sud de Laghouat. C’est à Alger qu’il espère faire fortune. Il tient des échoppes où il détaille l’épicerie, quelques légumes, du charbon et le menu bois.

Tiens, au fait ! Qui n’a pas son mozabite de quartier ? Ammi Moussa, Ammi Aïssa, Ammi Slimane ou Ammi Omar !  Si un mendiant vous tend la main au coin du rue,  soyez sûrs que cette rue est très fréquentée ! Un indice sérieux pour le marketing…
Le mozabite prospère dans des rues calmes, sûres et très commerciales ! Généralement, son négoce se trouve sous sa discrète habitation reconnaissable aux petites ouvertures grillagées au dessus du magasin. De mémmoire d’homme, on n’a jamais cambriolé un mozabite ! Il habite là où il travaille…

De nos jours, les mozabite ont fait fortune dans le tissage, la visserie, la plomberie, la quincaillerie et la droguisterie…
Qui ne connait pas « Doudou » de la rue d’Alger !

Les mozabite sont des gens affables et très modestes. Ils ont une grande retenue et respectent le régime communautaire auquel ils appartiennent.  Ils vivent dans un cercle fermé et obéissent à des règles de conduite très strictes ! Ils ont leurs propres mosquées et leurs propres cimetières.

Le chômage n’existe pas chez les mozabite.

Le jeune en âge de travailler est pris sous la houlette d’un mécène où il apprend les rudiments du métier. Ils sont de trois à quatre, dans le magasin. Arrivé à maturité, le jeune homme aguerri ouvre à son tour un commerce dans un autre quartier et prend à son tour sous son aile, quelques jeunes qu’il formera dans le tas…

Ghardaïa est enserrée entre le désert, les chaâmba de oued M’zab (c’est une grande tribu arabe des Banu Soulaym du nord du Sahara Algérien qui vit autour de Metlili, El Menia, Ouargla, El Oued et dans le Grand Erg Occidental, notamment Timimoun et Béni-Abbés.) et…Berriane (une autre ville de Chaâmba)

La colonisation aidant, les tribus ancestrales se sont effritées au fil des années.
(Exodes, déplacements des populations, découpages administratifs…)

Le nom patronymique a décimé ce qui restait des vestiges de tous les autres liens ancestraux. Le tissu urbain a subi lui aussi de profonds changements. L’algérien est répertorie sous un type défini par le lieu géographique.

Des mégalopoles sont construites à l’image d’un phare entouré de sémaphores…

Quatre grandes régions quadrillent le pays.
Le centre (le Nord), l’Est, l’Ouest et le Grand Sud.

Ainsi pour l’algérois, Alger de par son statut spécifique de capitale du pays, accueille et abrite en son sein, une population héteroclite et bigarrée. Certains de ses quartiers sont de véritables regroupements ethniques !
Constantine est pour le Constantinois, la citadelle de tous les gens de l’Est. Elle s’étend à Mila, Oum El Bouaghi, El Khroub, Barika, Batna et Khenchela…
Pour l’Oranie, Oran est la plaque tournante de tout l’Ouest algérien avec Mostaganem, Tlemcen, Relizane, Mascara, Saïda, Tiaret, Aïn Temouchent…
Jijel pour les djidjeli.
Annaba avec sa périphérie allant de Kherrata, Guelma, Skikda, Souk Ahras et Tebessa…
Sétif avec Bordj Bou Arreridj…et le Sud pour les habitants du Sahara.

Tizi Ouzou à l’instar de Ghardaïa est confinée entre la Nouvelle ville, les montagnes, Bouira et…Béjaïa !

Les algériens n’ont pas été formés dans un même creuset ! Chacun y va de sa propre litanie. L’Islam est la relion monothéiste majoritaire du pays. La fameuse devise du « diviser pour régner », règne en maître absolu des lieux ! Le régionalisme au fil des nominations au sommet de l’état, a drainé avec avec lui de nouveaux parvenus ! Cet effet de chaine, a fini par exacerber la crise latente du logement puisque ceux qui viennent de là bas, occupent indûment les logements construits pour ceux qui vivent ici. Insidieusement, d’autres ethnies ont essayé d’occuper les lieux par le nombre avec la complicité de leurs semblables en place, dans les rouages de l’état ! Le plan a foiré. Ceux de la plaine ont pris le dessus ! Une guerre d’usure, latente et programmée.

La politique et l’argent ! La politique de l’argent…

On n’est pas sorti de l’auberge après 48 ans d’un rapport de forces qui ne dit pas son nom. Des effritements, des cassures, des luttes intestines sourdes que nous subissons dans un silence inquiétant, des  affrontements régionalistes qui achèvent de laminer l’unité chancelante de la nation moribonde.

Jusqu’à quand ?

Après les affres de la guerre, l’Algérie mérite mieux…

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Parler du Cardinal, le cheikh émérite, le père du chaâbi, est une tâche ardue ! Son parcours exceptionnel, son génie et son tempérament ont fait de lui une icône et une véritable légende…
 


 

La rue Tombouctou (Casbah)
De son vrai nom Aît Ouarab Mohamed Idir, Hadj M’Hamed El Anka naquit le 20 mai 1907 à la Casbah d’Alger, au 4 rue Tombouctou.
Sa modeste famille était originaire de Béni Djennad (Tizi-Ouzou).
 
Sa mère Fatma Bent Boudjemaâ veillait à son éducation et à son instruction.
 
Trois écoles l’accueillent successivement de 1912 à 1918 :
 
– L’école coranique de la rue Gariba (1912-1914)
– L’école Brahim Fatah (Casbah) de 1914 à 1917
– Une autre école à Bouzaréah jusqu’en 1918.
 
A 11 ans, il quitte l’école définitivement pour se consacrer au travail.
 
El Anka, un fervent mélomane
A 19 ans déjà, livré aux tourments de l’adolescence, il trouve son bonheur à la table du café Rabah charbonnier, en martelant la mesure, au rythme de la derbouka aux mains de Hadj M’rizek. C’est sur recommandation de Si Said Larbi, un musicien de renom, jouant au sein de l’orchestre de Mustapha Nador, que le jeune M’hamed obtenait le privilège d’assister aux fêtes animées par ce Grand maître qu’il vénérait. C’est ainsi que durant le mois de Ramadhan de l’année 1917, le cheikh remarque la passion du jeune M’hamed et son sens inné pour le rythme et lui permit de tenir le tar (tambourin) au sein de son orchestre.
 
Ce fut Ayad Kehioudji (Mohand Erroumi), un demi-frère de Hadj Mrizek qui le reçoit en qualité de musicien à plein temps au sein de l’orchestre pour animer les cérémonies de henné.
 
1926, l’année de tous les espoirs
Originaire d’ Ouled Bellemou à Lakhdaria (Bouira), Mustapha Saïdji, plus connu sous le nom de Mustapha Nador, est né à Bouzaréah le 03 avril 1874. Agé de 52 ans, il meurt, à l’aube du 19 mai 1926 après avoir animé une soirée à Cherchell.
 

 
El Anka prit le relais du cheikh dans l’animation des fêtes familiales. La veuve de Cheikh Nador lui remettra généreusement, à sa demande, le diwan de son défunt mari.
 
L’orchestre était constitué de Si Saîd Larbi (Birou Saïd) à la cénitra, d’Omar Bébéo (Slimane Allane) à la Cénitra (guitare), Si hacène El Kerrai au violon, de Mustapha Oulid El Meddah (violon), Yahia El Kouliane à la derbouka…
 

 
M’Hamed El Anka assis, avec de gauche à droite :
Boukema, Rachid et Chaâbane Chaouche

 
L’apprentissage
En 1927, El Anka devenu le chef de file reconnu est fort apprécié par ses pairs. Il se fait entourer de deux spécialistes : Sid-Ahmed Ibnou Zikri et Sida li Oulid Lakehal pour assurer beauté et richesse à ses textes et ce jusqu’en 1932. Le phénix enrichit son répertoire, grâce à l’héritage poétique des autres meddahine tels Bensmaïn, Driouche, Benslimane, cheikh Mustapha Nador, Maitre Saïdi, Sid Ahmed Ibnou Zekri. Il cotoie allègrement les grands poètes du Medh comme Sidi Lakhdar Benkhlou, Sidi Mohamed Ben Messayeb, Sidi Mohamed Ben Ali, Sidi Abdelaziz El Moghraoui, Cheikh Driss El Alami, El Mendaci, Benslimane
 

 
Méticuleux dans son travail, il a pris soin d’intégrer dans sa troupe les meilleurs musiciens de l’époque. À partir de 1928, année charnière de sa carrière artistique, il entre en contact avec Columbia, une grande maison d’édition où furent enregistrés 27 de ses disques. Il participa à l’inauguration de l’ENRS (ex-Radio PTT d’Alger). Ces deux événements vont le propulser au devant de la scène a travers tout le territoire national et à l’étranger
 
Avec la fin tragique du cheikh Abderrahmane Saîdi (Reghai Abderrahmane) survenue le 05 août 1931 à Alger, Boulevard Carnot près de l’hôtel Alleti, El Anka se retrouvera seul dans le genre madih ce qui le mènera en 1932, au Maroc où il se produira devant Sa Majesté Sidi Mohammed Benyoucef, à l’occasion de la fête du trône.
 
Des son retour de La Mecque en 1937, il reprit ses tournées en Algérie et en novembre de la même année, il part en France et renouvela sa formation en intégrant Hadj Abderrahmane Guechoud, Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua décédé en 1968 à Alger), Chaâbane Chaouch à la derbouka et Rachid Rebahi au tar en remplacement de cheikh Hadj Menouer qui venait de créer son propre orchestre.
 

 
En 1939, El Anka sombre dans la toxicomanie.
En 1942, El Anka se détourne enfin de la cocaïne…
 
En 1953, il visitera la France et l’Italie au summum de sa renommée naissante.
 
La reconnaissance et la gloire
A partir de 1946, El Hadj M’Hamed El Anka va diriger la première grande formation de musique populaire de Radio Alger, donnant naissance au « chaâbi ».
 
El Anka a enseigné le chaâbi :

  • de 1938 à 1953 à l’école El Kamendja, rue du Lézard à la Casbah.
  • En 1958, c’est dans une cave de l’ancienne mairie, boulevard Che Guevara. (ex-République)
  • En 1965, il fait son entrée au Conservatoire municipal d’Alger en qualité de professeur chargé de l’enseignement du chaâbi.

 

Il lèguera un très riche patrimoine à ses disciples :
 
« Boudjemâa El Ankis, Hassan Saïd, Amar Lachab, Rachid Souki, Rahma Boualem aux Mehdi Tamache, le défunt Kaouane, Dahmane El Kobi, Chercham, Bourdib, H’cissen, Ferdjallah et tant d’autres. »
 
Ils deviendront des chouyoukh à leurs tours…
 
Certains de ses disciples ont su se frayer un chemin par leurs singularités, d’autres par contre par facilité, se laisseront séduire dans une servile imitation de mauvais goût :
(Mehdi Tamache, Abdelkader Chercham, H’sissène Saâdi, Bourdib, Kaouane, Toutah…)
 

 
El Hadj M’Hamed El Anka a appris ses textes si couramment qu’il s’en est bien imprégné ne faisant alors qu’un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle. La grande innovation apportée par EI-Hadj El-Anka demeure incontestablement la note de fraîcheur introduite dans une musique qui ne répondait plus au goût du jour.

  • Son jeu instrumental devient plus captivant.
  • Sa manière de mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement unique.

 
A titre indicatif, El Hadj El Anka a interprété près de 400 poésies (Qaçaïd) et produit environ 130 disques. Il réalisa avec Algériaphone une dizaine de 78 tours en 1932 et une autre dizaine avec Polyphone.
 
El Anka et le Chaâbi
Un genre musical que d’aucuns croient être fini ou en péril.
Le chaâbi est né au début du 19e siècle, dans la vieille Casbah.
El-Anka ne tardera pas à faire ses preuves en apportant une touche particulière à ce genre lyrique. Il se montrera très efficace grâce au “medh” dont il excelle.
 

 
El Anka et cheikh Hamada se rencontrèrent en Belgique en 1937 au cours d’un gala organisé par Bachtarzi avec la participation de la célèbre Cheikh Tatma.
 
À partir de 1940, El-Anka confirme son genre. Les “Qaçaïd” sont merveilleusement interprétées. Les mélodies sentent un air de volupté. Le style ankaoui dépassera les frontières pour se faire apprécier partout au Maghreb. A part cheikh Nador, son père spirituel, el Anka a eu à visiter plusieurs sources et ce, afin de parfaire, ce genre musical fort particulier. De là, il s’est pris de passion pour les œuvres des grands cheikhs à l’instar de Saidi Abderrahmane, Cheikha Yamma bent el Hadj el Mahdi, Ben Ali Sfindja et Saïd Derraz. Le répertoire d’El-Anka acquiert une grande audience.
 
Le chaâbi s’impose.
 
La tradition consolide les liens entre l’interprétation, l’œuvre et le public. Ce nouveau genre, ne cessa d’enrichir par des créations et des rythmes nouveaux dans la mouvance à la fois du moghrabi et de l’algérois.
 
El Anka, le virtuose.
Il fut assurément de ceux qui auront le plus contribué à la sauvegarde artistique de ces véritables chefs-d’œuvre de la littérature poétique d’expression dialectale. El-Anka adopta et mit en musique le répertoire du melhoun en lui imprimant la vivacité qui le distingue des rythmes lents, maniérés et affectés des noubate.
 
Il introduisit des instruments nouveaux, élagua les neqlabateet mit la musique et le chant magrébins au goût d’un très large public.
 
Ce nouveau genre instauré par El Anka, fera école. Le grand mérite d’El Anka est d’avoir réussi le pari de sortir le chaâbi des cafés et autres lieux de rencontre, en le rendant accessible au grand public. Il en sera le chef de file indétrônable et incontesté malgré la farouche résistance des « andalous » qui lui faisaient obstacle en le surnommant « El Haress ! » (le démolisseur) allusion au chant andalou altéré par les innovations de ce jeune prétentieux. Malgré tout, le chaâbi finira par s’imposer pro domo !
 
 
Personne ne savait comme Le maître, mettre en relief la beauté du texte en symbiose avec les notes de l’instrument. Il savait chanter l’amour courtois ou sensuel, au dela des préjugés ancestraux et mettre à nu,les tares et la vanité de la société. ( Soubhane Allah Ya Ltif…) Il savait aussi sublimer les suaves gorgées des alcôves bachiques (Gheder Kassek, Essaqi Baqi, Rah Elil ou Aâlm El Fdjer).
 

 
Il avait des fugues déconcertantes : changement de rythme, surcroît de tonus et il surfait avec une dextérité et des modulations vocales ahurissantes d’un mode à un autre ! Son interprétation quittait le pluriel anonyme pour la singularité du grand art !
 
El Anka ne connait pas le solfège. Cela ne lui a pas fait défaut.
Ecoutons-le :  » Il n’y a pas mieux que la science et la connaissance. Il faut étudier la théorie du solfège, en retenir les points essentiels, sans oublier l’âme du peuple. Mais si on harmonise un chant chaâbi, on dénature son esprit. Le solfège est un moyen, non une fin en soi. C’est une mémoire écrite pour fixer les chants de manière à en faciliter l’étude et permettre leur diffusion aujourd’hui et demain. »
 
El Anka, un homme de caractère
On le disait ombrageux, acerbe, cinglant, distant et sarcastique alors qu’il entendait seulement faire respecter son œuvre et son art. Il transmettra à la postérité ses fulgurantes réparties , ses aphorismes et les cuisantes façons qu’il avait d’éconduire les infatués et les freluquets. Il s’imposait une discipline de travail très stricte. Pour imposer le respect, El Anka avait une façon assez particulière d’agir avec certains groupes sociaux aux valeurs singulières. Le caractère glacial et impitoyable d’El-Anka remettait à leurs places, les arrivistes, les opportunistes et les importuns…
 
Le cardinal, comme se plaisaient à le surnommer ses inconditionnels, s’était fait tout seul durant la dure période coloniale.
 
Quelques exemples :
 
1/ Avec ses élèves
– Un de ses élèves, pensait avoir tout appris et se ventait d’être le l’éventuel successeur du Cardinal ! El Anka le fit venir puis lui présenta une boîte à chiquer…
Il lui ouvre la boîte et dit :
– « Sers-toi ! » C’est ce qu’il fit.
– « Tu vois, tu n’as pris qu’une pincée, regarde ce qui reste encore… »
 
2/ Avec Sadek El Bédjaoui
Celui-ci demanda au maître :
– « Pourquoi tes admirateurs sont si nombreux alors que les miens…? »
El Anka lui répondit :
–  » C’est simple, toi ta mère c’est Yemma Gouraya et moi mon père, c’est Sidi Abderrahmane ! »
 
3/ Dans la rue…
Un jeune en costume, est passé devant le Cardinal en proférant des propos indécents !
El Anka lui dit :
« Hé petit, habille-toi comme tu parles sinon parle comme tu t’habilles ! »
 
N’est-ce pas El Anka qui avait lancé cette boutade, à l’encontre de Saïd Hilmi ?
 
«Ne fais pas la tête Saïd… même un chat peut glisser !»
 
El Anka, une légende ?
En 1970, on a annoncé la mort du Phénix ! Une fausse alerte…
Certains par prétention, diront que le cheïkh s’est affaibli et qu’il a perdu de son assurance ! D’autres affirmeront que le Cheïkh est devenu un vieillard maladif…
 
« Ech- Cheft Edhib Issayed Enn’Mer, A Maâmi Labssar ! »
 
Début 1973, El Anka subit une première crise et s’en remet assez rapidement.
Septembre 1973, une deuxième crise plus grave nécessite son hospitalisation à la clinique de Cheraga pour soins intensifs…
 
On annonce encore une de plus le décès du maître du chaâbi !
Encore une fois, la rumeur a bien circulé…
 
El Anka part pour trois mois à Nancy pour une convalescence méritée.
 
De retour au pays, il reprend lentement et anime quelques fêtes familiales. Il devient sélectif. La RTA, consciente de ses erreurs passées, le sollicite mais le Maître décline cette offre tardive…
 
Et le 16 Mars 1974, la salle Atlas la plus vaste d’Alger avec ses trois mille places était archicomble à l’occasion du retour inespéré du cheikh que l’on disait mort ! El Anka apportait un cinglant démenti à ses détracteurs, avec Sobhane Allah ya l’tif, un texte magnifique de Mustapha Toumi. Une sorte de véritable anthologie en l’honneur du Grand Maître…
 

 
« Essid Imout Yak Ssid, Walou Ki Yechref » « Menou Ledhyeb Khayfa ! »
(Le lion restera toujours Lion jusqu’à la mort !) (Même s’il est très âgé, les Loups le craignent quand même !)
 
Ce fut l’apothéose. Un véritable triomphe !
 
 
Et après ?
En 1978, lorsque le Cardinal mourut, les fans et les connaisseurs du chaâbi se sont mis à se poser la question de savoir qui allait assurer la succession. À l’époque, ils étaient nombreux encore à être sur le terrain : El-Ankis, Guerrouabi, Ezzahi, Chaou, Bouaâdjadj, El-Ghobrini, Hassène Saïd et bien d’autres encore. Près de 30 ans après, beaucoup de ces derniers, ont raccroché officiellement.
 
Est-ce la fin du chaâbi ? Non, le chaâbi ne disparaîtra jamais.
 
Il est né à la Casbah mais c’est l’Algérie toute entière qui lui a ouvert les bras. De Mostaganem à Relizane le chaâbi continue d’envoûter ses admirateurs ! Les puristes retrouveront avec joie, l’empreinte des Guessoum, des Laâlam, des Domaz, des Liamine, des Guettaf qui ont su chacun à sa manière, assurer la relève et insuffler sans jamais faillir, à cet art traditionnel un regain de jeunesse dans la pure lignée de ses dignes précurseurs…
 
Non, le chaâbi ne peut pas mourir. Chaque génération a ses hommes.
 
 
La solitude et la fin
Après plus de cinquante ans au service de l’art, El Anka animera les deux dernières soirées de sa carrière jusqu’à l’aube :

  • En 1976, à Cherchell, pour le mariage du petit-fils de son maître cheikh Mustapha Nador.
  • En 1977, à El-Biar, chez une famille très proche. (Avec Boudjemaâ Ferguène, Smaïn et El Hadi El Anka au piano)

 

 
En salle de réanimation de l’hôpital Mustapha, vers trois heures du matin, Il meurt le 23 novembre 1978, à l’âge de 71 ans, dans les bras de son jeune fils El-Hadi. Il est enterré au cimetière d’El-Kettar où reposent déjà Maâlma Yamna, Rachid Ksentini, les frères Mohamed et Abderrezak Fekhardji, Mouhieddine Bachterzi, Hadj Mrizek, Mohamed Zerbout, Fadhéla Dziria (Fadhéla Madani), El Hadj Noureddine, Khelifa Belkacem, Omar Mekraza…
 
 
En cas de recopie complète ou partielle (texte ou photos), veuillez préciser s’il vous plaît la source en mettant un lien direct vers le site. Respectez les efforts de l’auteur qui ne demande rien en retour. Merci !
Http://goutdemiel.com
 
 

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Chassez le naturel, il revient au galop !

Il y a des traditions bien ancrées…

Difficiles à déloger !

  • Chez eux, on dit :

 » je vais travailler ! « 

Tout s’y prête !

– Les moyens de transport.
– Les salaires.
– La stimulation.
– La motivation.
– Le pouvoir d’achat.
– La stabilité de l’emploi.
– L’équilibre social.
– La confiance dans l’avenir.
– Une économie stable.

  •  Chez nous, on dit :

  » Je vais au travail ! « 

Rien ne s’y prête !

– Le parcours du combattant.
– Une obole.
– Le dégoût.
– La routine.
– Le régionalisme.
– La précarité.
– L’indigence.
– Le copinage.
– La rapine.

  • Chez eux, il y a les tornades, les cyclones…

A ce sujet, il y a :

– Prévisions et prévisibilités.
– Etudes et analyses.
– Mobilisation et secours.
– Urgences et présences.
– Responsabilités et sanctions.

  • Chez nous, un haut responsable éternue, le pays est inondé…

A ce sujet, il y a :

– Horreur et stupéfaction.
– Messages de soutien.
– Manifestations spontanées.
– Vacances et carences.
– Promotions et avancements.

  • Chez eux, les handicapés sont pris en charge tout au long de l’année…

A ce sujet, il y a :

– Une prise en charge effective.
– Une reconsidération psychologique.
– Une réelle insertion sociale.
– L’action est humaine.

  • Chez nous, on leur accorde une journée : le 14 mars…

A ce sujet, il y a :

– Une justice, puisqu’ils sont mis au même niveau que le reste…de la population handicapée !
– En leur accordant une journée, on les pointe du doigt, donc on les marginalise…
– Passée cette journée, ils seront vite oubliés comme l’aura été la femme après chaque 08 mars…
– L’action est vilainement politicienne !

  • Chez eux, nul n’est indispensable, même le président !

A ce sujet, il y a :

– Une fluidité dans l’espace de la communication.
– Une noble tradition.
– Une alternance du pouvoir.
– Une saine gestion des affaires courantes.
– Un respect des choses de la vie.

  • Chez nous, rien ne se fait sans la bénédiction du grand Gourou !

A ce sujet, il y a :

– Une opacité dans la langue de bois.
– Une longévité au pouvoir.
– Une tradition maraboutique.
– Le clientélisme.
– Le culte de la personnalité.

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BlancBAMA                                                                                                     BushLADEN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

CroixSADE

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