defi2011 juillet | Coeur en émoi

Archive pour juillet 2011

Myope comme une taupe», «rusé comme un renard»,  «serrés comme des sardines»

Les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout.

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin ! Vous êtes tous devenus chèvre…pour une caille aux yeux de biche !

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là… pas un chat ! Gai comme un pinson, vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.
Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère ! C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien.
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive. Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi! Et vous, vous êtes fait comme un rat et vous avez déjà la chair de poule. Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe avec une fièvre de cheval ! Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et têtu comme une mule, vous finissez par noyer le poisson.Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon).
Il fait un froid de canard et vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous reprenez du poil de la bête ce qui vous permet de filer comme un lièvre.
C’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.
Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence et regarder les mouches voler ? De mémoire d’éléphant,c’est la première fois que vous avez des fourmis dans les jambes et que vous baillez aux corneilles…
Cependant, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter…

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 Sourate : le pèlerinage.

Chapitre : 22

Verset : 73

« Ô Humains ! Une parabole a été conçue, écoutez-là ! Ceux que vous invoquez en dehors d’ALLAH ne créeront jamais une mouche même s’ils s’y mettent tous ensemble et si une mouche leur enlève quelque chose, ils ne peuvent l’en délivrer. Combien sont faibles, aussi bien le demandeur que l’objet demandé ! »

Ce verset a été révélé au 7e siècle au Messager d’Allah, Mohamed, un berger illettré ! (SAWS)

 Comment pouvait-il savoir que ce qu’une mouche « prenait » personne ne pouvait le « récupérer » ?  Qui LUI appris cela ?

Le verset parle d’une « parabole » !

Allah met au défi, les humains et les djinns :

–   « Ceux que vous invoquez en dehors d’ALLAH ne créeront jamais une mouche même  s’ils s’y mettent tous ensemble »  

        Un défi insurmontable…       

 Si de nos jours, les savants peuvent grâce à la technologie réaliser des merveilles, ils ne pourront jamais fabriquer une mouche ! Leur savoir et leur technologie leur seront inutiles si une mouche leur dérobe avec sa trompe, un grain de sucre !  Il sera en effet immédiatement transformé en glucose et lévulose !

 La science moderne a montré que lorsqu’une mouche saisit « un aliment » avec sa trompe, les enzymes sécrétées par celle-ci commencent sa digestion et séparent les éléments qui le composent. La mouche est l’un des rares être vivant qui n’a pas d’estomac mais un ventre rempli d’un acide qui détruit  instantanément tout ce qui entre en contact avec…

 A part la digestion externe qui peut nous interpeller, on peut aussi s’attarder sur la métamorphose, un phénomène Ô combien impressionnant !

 Ici, sont présentés les différents stades de la mouche lors de son cycle de vie :

– La mouche adulte (la femelle) va pondre des œufs (à gauche) qui vont donner des larves.

– Ces larves vont donner les chrysalides…

– C’est la métamorphose ! On passe d’une larve à une mouche…

(Il y a tout un système hormonal qui régule ce cycle de développement) C’est vraiment incroyable !

 

  Morphologie de la mouche 

 

Mouche  

 

 

   

 

 

 

 

 A quoi peuvent bien servir les mouches ?

 

 Pour démasquer certains criminels, on étudie les insectes qui envahissent les cadavres.          

Ceux-ci agissent selon une chronologie bien définie :

 

Ils indiquent le déroulement de l’action et l’heure de la mort.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D’où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

(Baudelaire, les Fleurs du Mal)

 

Les débuts de l’entomologie judiciaire

Puis, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, commencèrent les recherches systématiques tendant à modéliser les phénomènes de colonisation des cadavres par les insectes. Ce fut le début des «enquêtes» entomologiques. En 1856, le médecin français Bergeret préleva des larves de mites et des pupes de mouche (un des stades larvaires) sur un nourrisson décédé. En estimant la vitesse de développement de ces larves, il en déduisit une date pour la mort de ce nouveau-né. Or plusieurs familles avaient habité le local, mais personne ne voulait reconnaître la dépouille. Bergeret désigna la famille d’où était issu l’enfant, mais… il se trompa, car il surestima le temps que les larves avaient mis pour se développer. Une vingtaine d’années plus tard, Paul Brouradel mentionna le développement d’acariens sur le corps d’un nourrisson. Ce médecin légiste nota qu’il est plus facile de déterminer le moment du décès lorsque le cadavre est soumis à l’action des insectes que lorsqu’il s’agit d’une dépouille desséchée : une telle dépouille peut rester longtemps intacte sans que des dommages caractéristiques y soient décelables.
Puis, à l’occasion de la réforme du système funéraire allemand, les premières études systématiques furent entreprises. En 1880, des cimetières entiers furent exhumés en Saxe, ce qui fournit au zoologiste de Dresde Reinhard et à l’entomologiste viennois Brauer, l’accès à une série de cadavres. Dans certains cercueils, ils trouvèrent des Phorides, insectes de quelque deux millimètres de longueur qui creusent des galeries de la surface jusqu’aux tombes peu enfouies. Communiquant avec la surface, ils survivent dans une même tombe pendant plusieurs générations. La faune diffère selon les caveaux. Des cercueils en étain scellés contiennent, par exemple, des ichneumons, guêpes parasites se nourrissant de larves de mouches.

 Huit vagues d’assaillants

À la fin du XIXe siècle, le médecin Jean-Pierre Mégnin étudia les diverses phases d’invasion, et définit huit «vagues» de colonisation. Son ouvrage, publié en 1894, reste un jalon dans l’histoire de l’entomologie légale. On dénombre ainsi les stades suivants dans la décomposition d’un corps : décès récent ; début de la putréfaction ; modification des graisses ; transformation des produits caséeux ; putréfaction ammoniacale, noircissement ; début de la dessiccation ; dessiccation avancée ; attaque du squelette.

Dès lors, l’entomologie légale suscita de plus en plus d’intérêt. Une équipe canadienne entreprit des études systématiques sur les dépouilles humaines laissées à l’air libre ainsi que sur les corps enterrés. L’étude des insectes revint à l’honneur, notamment grâce aux travaux de l’entomologiste allemand Alfred Brehm (1829-1884) et surtout de l’entomologiste français Jean-Henri Fabre (1823-1915). Après la Seconde Guerre mondiale, les recherches cessèrent.

 

C’est en 1997 que l’entomologie judiciaire refit surface avec une affaire tristement célèbre en Allemagne.

La femme d’un pasteur fut retrouvée morte, en pleine forêt, la tête écrasée sous un morceau de bois. Devant l’état de décomposition du cadavre, les médecins légistes ne pouvaient déterminer ni l’heure ni même le jour de la mort. À New York, je reçus trois larves de mouches expédiées par les enquêteurs, et les étudiai attentivement. D’après la taille de ces larves, le meurtre ne pouvait remonter à plus de trois jours. Or, le mari ne pouvait expliquer ce qu’il avait fait trois jours auparavant. Les soupçons se précisèrent lorsqu’on découvrit dans sa maison une paire de bottes portant de la terre et des feuilles mortes identiques à celles présentes sur le lieu de la découverte du corps, mais absentes de son jardin. De plus, le corps semblait avoir été transporté. Les insectes poussent parfois le vice assez loin : une fourmi était accrochée à l’une de ces bottes. C’était une fourmi Lasius fuliginosus. Bernd Seifert, du Musée d’histoire naturelle de Görlitz, retrouva exactement la même espèce de fourmi sur le cadavre. Or, cette espèce fonde de rares colonies, et l’unique fourmilière des environs se trouvait précisément dans l’arbre d’où avait été arrachée la branche servant à maquiller le crime. Accablé par tant de témoins microscopiques, le pasteur passa aux aveux.

Les mauvais tours joués par les insectes aux meurtriers sont anciens.

En Chine, au XIII siècle, un meurtrier fut confondu par des mouches. Deux jours plus tôt, on avait trouvé dans la rizière un paysan mort poignardé. L’officier chargé de l’enquête fit déposer toutes les faucilles des ouvriers devant lui. L’une d’elles semblait attirer particulièrement les mouches. Même en effaçant le sang de la lame, le coupable n’avait pu empêcher les insectes d’en repérer l’odeur. Il suffit souvent de connaître les habitudes des insectes, pour découvrir un fait troublant sur la scène d’un crime. Récemment, nous avons été chargés par la police du Nebraska, aux États-Unis, de résoudre une énigme. Deux hommes avaient été retrouvés criblés de balles dans un local fermé à clé, mais des traces de sang sur le plafond du coin opposé de la pièce laissaient supposer qu’il devait y avoir une troisième victime, car aucune reconstitution ne permettait d’expliquer que du sang ait pu atteindre le plafond étant donné l’emplacement des deux victimes. Nous découvrîmes que des mouches avaient absorbé du sang sur le sol et déposé des gouttelettes dans l’angle de la pièce. Celui-ci doit prendre en compte les conditions météorologiques, la luminosité, l’humidité et la température. Par temps chaud et lourd, avec des averses intermittentes, les larves de la mouche bleue peuvent débarrasser un corps de toutes ses chairs en deux semaines, tandis qu’il faudra deux ans si la température est fraîche. Les conditions diffèrent pour les dépouilles enterrées. Les phorides, nous l’avons évoqué, font des allers et retours à l’air libre en creusant des galeries d’une cinquantaine de centimètres ; le cadavre sert d’habitat et de source de nourriture pour leurs larves. On sait aussi que les œufs des mouches à viande survivent cinq jours à l’abri de l’air, mais pas leurs larves. Lorsque les arthropodes colonisent très vite un corps, on peut même déterminer l’heure où le cadavre a été abandonné. Bien sûr, la précision est d’autant meilleure que le cadavre a été découvert rapidement, c’est-à-dire dans les premiers jours qui suivent le décès. Par ailleurs, on combine, quand cela est possible, les larves de différentes espèces pour gagner en précision. Ainsi, à Hawaï, deux espèces de mouches ont été retrouvées sur un cadavre. On les cultiva en laboratoire, en reproduisant les conditions atmosphériques qui régnaient sur le lieu de la découverte. On mesura les durées de développement des larves, et l’on observa la succession des espèces. Après 40 jours de décomposition, la date de la mort peut être établie avec une précision comprise entre un et quatre jours. Si le décès est plus ancien, on peut encore déterminer, grâce à des pupes ou à des insectes adultes morts, le mois ou la saison où celui-ci a eu lieu. De nombreuses larves quittent le corps juste avant la métamorphose, et les entomologistes retrouvent parfois des enveloppes de pupes vides à l’endroit où gisait le corps, dans une ornière ou sous un tapis de feuilles. Dans d’autres cas, ils découvrent, à proximité, les insectes qui en sont issus. Le coupable peut aussi être trahi par des micro-coupures faites par des acariens sur sa peau ; si ces acariens abondent sur le lieu du crime, il lui faudra fournir de sérieuses explications aux policiers. Déterminer le moment précis où l’horloge s’est enclenchée est l’une des principales difficultés que rencontrent les enquêteurs. Dès qu’un cadavre a atteint le degré de décomposition qui convient à leurs larves, les femelles de certaines espèces le sentent à des centaines de mètres à la ronde et viennent y pondre leurs œufs. Ce sont les femelles des mouches des familles Calliphoridae et Sarcophagidae, qui sont les premières arrivées. Comme les mouches mordorées, noires et bleues, Lucilia ampullacea, Sarcophaga carnaria et celles de la famille des Calliphoridae, elles attaquent juste après la mort. Par temps chaud, les premières larves apparaissent au bout d’un quart d’heure seulement. Plus tard arrivent d’autres mouches : les mouches du fromage, celles des fleurs ou des détritus. Elles sont suivies par d’autres insectes…

INSECTES DOPES   

 Le plus souvent, les entomologistes sont consultés pour examiner des cadavres en état de décomposition avancée, pour lesquels l’examen médico-légal n’est plus possible. À ce stade, les insectes peuvent aussi livrer des indices sur l’éventuelle présence de produits toxiques ayant pu causer la mort. Si la personne est décédée à cause de drogues, de barbituriques ou de poisons, tels l’arsenic ou le mercure, certaines variétés de larves absorbent ces substances et les stockent dans leur organisme.

Même les enveloppes des pupes abandonnées par les larves devenues adultes conservent des traces de ces substances. On a ainsi confirmé des décès dus à l’héroïne ou à la cocaïne, en relevant des traces de ces substances dans les cocons d’insectes ! De même, les insectes adultes, qui n’ingèrent pourtant que très peu de nourriture, renferment des traces des produits toxiques. C’est pourquoi on procède à des expériences en laboratoire sur ces insectes, afin de déterminer leur faculté d’absorption et de dégradation de l’héroïne et de la cocaïne. Le rythme de cette dégradation chez une espèce de mouche peut indiquer quelle quantité d’héroïne la victime avait absorbée, et si cette dose est compatible avec une overdose.

La recherche dans ce domaine repose sur le fait que la vitesse de développement de certains insectes est modifiée par l’ingestion de produits toxiques. Ainsi, certaines larves se développent plus rapidement sous l’influence de la cocaïne.

Aux États-Unis, on a commencé à utiliser les insectes dans les années 1970 pour détecter les traces de drogue dans le corps des victimes. Dans un de ces cas, le squelette d’une femme fut retrouvé, ravagé par des mouches qui n’en avaient laissé que les os. Le dernier jour où la victime avait été vue, le pharmacien de son quartier avait enregistré qu’elle avait acheté un somnifère particulier. Ce même somnifère fut retrouvé dans des larves des mouches qui entouraient le squelette.

L’enquête conclut logiquement au suicide.

D’autres intérêts de la mouche

  La mouche et le médecin

Certaines larves de diptère (lucilia sericata, et notre mouche domestique), s’attaquent aux tissus nécrosés des plaies. Cette thérapie a été appliquée dès le 16ème siècle et jusqu’à l’arrivée des antibiotiques dans les années 40. Aujourd’hui en Californie, des chercheurs de l’International School of Survival et des praticiens attachés à l’Université de Californie (Irvine) se consacre à cette  » maggot therapy « . Des médecins l’utilisent en service hospitalier, avec succès à titre expérimental, depuis 1989, particulièrement sur des malades diabétiques. Cette thérapie est indiquée en cas d’échecs de traitement antibiotiques ou d’impossibilité de recourir à la chirurgie, particulièrement pour les mastoïdiens, les brûlures, les plaies infestées, les ulcères et certaines tumeurs ou l’ostéomyélite. Bien entendu les asticots utilisés sont des souche stérilisée et ne s’attaquent qu’aux tissus nécrosés…

 La mouche et la gastronomie

Les Indiens d’Amériques centrales raffolent des gâteaux d’éphydrides, alors qu’en Afrique orientale on adore les chironomides. Cette consommation est un apport non négligeable pour les population, en particulier pour les enfants qui prennent ces asticots pour des friandises.

 La mouche drosophile

La drosophile transporte les produits qui permettent le fermentation du vin et son cycle de reproduction très rapide a permis de mieux comprendre le fonctionnement des cellules du corps humain.

 La mouche et la vache

La sarcophaga carnaria vecteur de la maladie de la vache folle ?

Un article de Lancet de décembre 1999 rapporte une expérience de laboratoire où un hamster est contaminé par la tremblante (analogie de la vache folle chez la brebis) lors de l’ingestion d’asticots contaminés par la maladie.

 La mouche et le biologiste

Pour mesurer le degré de pollution de l’eau en pesticide, on pense utiliser la drosophile (drosophila melanogaster) qui est très sensible à la pollution. Elle succombe dans un temps plus ou moins long selon le degré de pollution après contact avec de l’eau souillée. Ce laps de temps pourrait déterminer le niveau de pollution.

 La mouche et les fourmis

Pour éradiquer le fléau des fourmis de feu (solenopsis invicta) qui envahissent les Etats-Unis, on importe des mouches décapiteuses (psedacteon tricuspus) de l’Amérique du Sud. Ces mouches pondent dans la fourmi, l’asticot se développe dans sa tête puis il secrète une substance qui fait chuter la tête de la fourmi.

 

 

Epilogue:

Sourate : le pèlerinage.

Chapitre : 22

Verset : 74

 

  « Ils n’ont pas apprécié ALLAH à sa juste valeur. ALLAH est bien fort et bien digne de considération. » (Puissant)

 

Bibliographie

Extrait de Pour la Science  No 296 -Juin 2002 – (p.76-83)

Pour tous ceux qui veulent aller plus loin…
http://wiki.benecke.com/index.php?title=2002-06_Pour_La_Science:_Les_insectes_judiciaires

 

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 La femme répudiée est un tableau peint en 1913 à Boussaâda par  Nacereddine Dinet. (1861-1929)

Dans une approche transversale, examinons cette image…

La nature ici est omniprésente. C’est une nature assez hostile.
En arrière-plan,  la présence de deux lignes obliques imaginaires qui fuient pour se rejoindre dans le lointain, placent cette femme et ses enfants en gros plan, bien en évidence…

Que nous dit cette photo ?

Ce qui frappe, à première vue, c’est le sens de l’attachement de cette mère avec ses deux enfants…elle sait depuis toujours qu’un être vivant à un besoin fondamental de sécurité qui commence par la nourriture, par un toit, mais aussi par le contact et la tendresse.

Elle vient de perdre ce qui est fondamental !
Elle connaît le pouvoir du regard et de l’attention à l’autre.
Cette souffrance dans la perte signale la portée de sa grande détresse.

La reliance est évidente entre cette petite famille déracinée et son écosystème cosmique :

les éléments naturels ! ( le Ciel, la Terre et la nature)

Comment apprendre à distinguer cette imagination symbolique dans son environnement sociologique ? Nous sentons alors toute l’impuissance de cette énergie vitale qui parcourt ces personnages. Une énergie profonde qui allie aussi bien l’assoupissement de ces enfants au désarroi de cette mère et à la distanciation de la cité à la fois détachée et reliée à l’arrière plan de ce tableau.
Si le vêtement est traditionnellement simple, la femme porte un bracelet, signe de son appartenance à une culture. Le sens esthétique dans les objets de la vie quotidienne est ancestral. Il est l’élément culturel et social de chaque individu.

Il reste à signaler cette originalité dans l’expression de l’artiste qui tente à sa manière de manifester sa sympathie à travers un symbole numérique qui nous échappe ! C’est le chiffre « cinq » ! (05)

– Il y a cinq mains apparentes sur ce tableau.
– Il y a cinq pieds.
– Il y a cinq yeux !

Le chiffre « trois » (03) est également présent dans cette interrogation muette que le peintre marque de son empreinte :

Trois personnes. (la mère et ses deux enfants)
Trois membres cachés. (main et pied de la mère plus l’oeil de la fille)
– Ces trois membres sont tous du côté DROIT ! (05 lettres)

 Remarque

une(03) + femme(05) = répudiée (08)
selon(05) + nos(03) = coutumes(08)
car(03) + Droit(05) =musulman(08)
est(03) + bafoué (05)= à bou-Saâda(08)

– Ce ne sont là, bien sûr que de simples supputations littéraires un peu fantaisistes…

Le regard perdu de cette mère désemparée est saisissant ! Il semble figé…
Le garçon a un regard vif et interrogateur !
Le seul œil de la fille semble s’apparenter à ce qui lui reste, c’est à dire sa maman ! Les postures sont celles de la soumission et de la résignation…
Les pieds sont nus ! C’est le dénuement total…

Dans un geste désespéré, la maman protège du froid, la tête de son petit garçon avec sa main droite recouverte de l’étoffe de son propre vêtement.
Elle sait dans son for intérieur aujourd’hui que l’avenir, n’appartiendra qu’aux mâles dominants !

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(Celui qui se fit prophète)


Ahmad Hussein Abu Tayeb, connu sous le nom  El Moutannabi est né à El-Kouffa (en Iraq) à l’époque de déclin de l’empire Abbasside.
Ses deux parents sont morts alors qu’il était enfant.
Il fut élevé par sa grand mère.
C’était une personne hors pair, doué d’une intelligence exceptionnelle et doté d’une mémoire étonnante. Très jeune il se fit remarquer par son talent en poésie.
Il était instable et se déplaçait constamment ! (Irak, Syrie, Égypte, Iran) Il était obsédé par l’idée d’atteindre les sommets de la gloire…
Il fut vite déçu par le cours des évènements ! Il récitait la poésie pour vanter les mérites du sultan mais celui-ci l’ignorait…

Il se prétendit alors prophète ! Et certains égarés, parmi les bédouins l’avaient suivi. Lorsque ses adeptes furent assez nombreux, El Mutannabi en fit une armée et attaqua le sultan qui le mit en déroute…

El Moutannabi avait écrit un poème, très satirique (qu’il renia lui-même par la suite ) où il insultait la mère d’un de ses rivaux…

Or, ce rival n’était autre que « Ibnou abi jah El Assadi Fatik.
Ce dernier lui tendra un guet-apens mais El Moutannabi, en voyant que ses ennemis étaient trop nombreux, voulut s’enfuir !
Son servant l’interpela :

 » Comment ose-tu t’enfuir ? «  Toi qui disais :

الخيل والليل والبيداء تعرفني === والسيف والرمح والقرطاس والقلم

(« Les chevaux, la nuit et le désert me connaissent ainsi que l’épée, la lance, le parchemin et la plume « )

« Comment ose-tu fuir, toi le chantre du courage et de la bravoure ? »

El moutannabi, s’est retourné alors et lui a répondu :

« Tu m’as tué, fils de … »

Il revint sur ses pas et se lança, dans la bataille où il fut tué par ce même Fatik, à Noômanya ! Sa gloire fut post-mortem !

Il laissa, une œuvre poétique qui l’a immortalisé et à travers laquelle il a réussi à développer sa propre philosophie sur la vie et que personne n’a réussi à imiter après lui !
On ne ferait pas le tour de l’immense œuvre d’Al Moutanabbi si on occultait son célèbre poème  » dédié » méchamment à Kafour Al Akhchidi, gouverneur d’Égypte. Ce dernier était un serf affranchi.
Il avait promis au poète un poste de responsabilité mais se ravisa par la suite. La colère de notre poète fut à la mesure de son grand talent !
Excellant dans la satire (El-Hidja’), il s’en donna à cœur joie dans ce poème où il mit en pièces Kafour, ce « nègre » devenu gouverneur d’Égypte ! Certains, après cela n’hésitèrent point, à fustiger El Moutannabi de poète raciste !

Son poème, devint un chef-d’œuvre de la littérature arabe !

عيــدٌ بِأيَّـةِ حـالٍ عُـدتَ يـا عِيـدُ . . بِمــا مَضَـى أَم لأَمْـرٍ فِيـكَ تجـدِيدُ
أَمــا الأَحِبــةُ فــالبَيَداءُ دُونَهُــمُ .. فَلَيــتَ دُونَــكَ بَيْــدًا دونَهـا بِيـدُ
لَـولا العُـلَى لـم تجِبْ بِي ما أَجُوبُ بِها . . وَجنــاءُ حَـرْفٌ وَلا جَـرْداءُ قَيـدُودُ
وَكــانَ أطْيَـبَ مِـنْ سـيفِي مَعانَقَـةً . . أَشْــباهُ رَونَقــه الغِيــدُ الأَمــالِيدُ
لـم يَـتْرُكِ الدَهْـرُ مِـنْ قَلبي وَلا كَبِدي .. شَـــيْئاً تُتَيِّمــهُ عَيْــنٌ وَلا جِــيدُ
يــا ســاقِييَّ أَخَـمرٌ فـي كُؤوسِـكما . . أم فــي كُؤُوسِــكُما هَــمٌّ وتَسْـهِيدُ
أَصَخْــرَةُ أَنـا مـا لـي لا تُحِـرِّكُني .. هــذي المُــدامُ وَلا هـذي الأَغـارَيدُ
إذا أَرَدْتُ كُــمَيْتَ اللَّــوْنِ صافِيَــةً .. وَجَدْتُهـــا وحَــبِيبُ النَفْسِ مَفقُــودُ
مــاذا لَقِيْــتُ مِـنَ الدُنْيـا وأَعْجَبُـهُ .. أَنِّــي بِمـا أَنـا شـاكٍ مِنْـهُ مَحسُـودُ
أَمْسَــيْتُ أَرْوَحَ مُــثرٍ خازِنًـا ويَـدًا .. أَنــا الغَنِــيُّ وأَمــوالِي المَواعِيـدُ
إِنّــي نَــزَلتُ بِكَــذابِينَ ضَيفُهُــمُ .. عَـنِ القِـرَى وعَـنِ التَرحـالِ مِحـدُودُ
جُـودُ الرّجـالِ مـنَ الأَيْـدِي وَجُـودُهُمُ .. مــنَ اللِسـانِ فَـلا كَـانُوا وَلا الجـوُدُ
مـا يَقبِـضُ المَـوتُ نَفسًـا مِن نفوسِهِمِ .. إِلا وفــي يــدِهِ مِــن نَتَنِهـا عُـودُ
أكُلمــا اغْتَـالَ عَبـدُ السُـوءِ سـيدَهُ .. أَو خانَــه فَلَــهُ فـي مصـرَ تَمهيـدُ
صــار الخَـصِي إِمـام الآبِقيـن بِهـا .. فــالحُر مســتعبَد والعَبــدُ مَعبُـودُ
نـامَت نواطِـيرُ مِصـرٍ عَـن ثَعالِبِهـا .. فقــد بَشِــمْنَ ومـا تَفْنـى العنـاقيدُ
العَبــد ليسَ لِحُــرٍّ صــالحٍ بــأخٍ .. لَــو أنـهُ فـي ثيـابِ الحـرِّ مولـودُ
لا تشــتَرِ العَبــد إلا والعَصَـا معـهُ .. إِن العَبِيـــدَ لأنجـــاسٌ مَنـــاكيدُ
مـا كُـنتُ أَحسَـبُني أَحيـا إلـى زَمَنٍ .. يُسـيء بـي فيـهِ عَبـد وَهْـوَ مَحمودُ
وَلا تَــوهمتُ أَن النــاس قَـدْ فُقِـدُوا .. وأًن مِثْــلَ أَبــي البيضـاءِ مَوجـودُ
وأَنَّ ذَا الأَسْــوَدَ المَثْقــوبَ مشْــفَرُهُ .. تطِيعُــهُ ذي العَضــارِيطُ الرعـادِيدُ
جَوعـانُ يـأكلُ مِـن زادي ويُمِسـكُني .. لِكَــي يُقـالَ عَظِيـمُ القـدرِ مَقصُـودُ
وَيلُمِّهـــا خُطَّــةً وَيلُــم قابلِهــا .. لِمِثْلِهــا خُــلِقَ المهريَّــةُ القُــودُ
وعِندَهــا لَـذَّ طَعْـم المـوتِ شـارِبُهُ .. إِن المَنِيَّـــةَ عِنْــدَ الــذُلّ قِنديــدُ
مَـن علَّـم الأسـودَ المَخْـصِيَّ مكرُمـة .. أَقَومُــهُ البِيــضُ أَمْ آبــاؤهُ الصِيـدُ
أم أُذْنُــه فــي يـدِ النّخَّـاسِ دامِيـةً .. أَم قَــدْرهُ وَهــوَ بِالفِلسَـيْنِ مَـردُودُ
أولَــى اللِئــام كُوَيفــيرٌ بِمَعــذِرَة .. فـي كُـلِّ لُـؤْم وبَعـض العُـذْرِ تَفنِيـدُ
وَذاك أن الفحــولَ البِيــضَ عـاجِزَة .. عـنِ الجَـميلِ فكَـيفَ الخِصْيَـةُ السُودُ

Un vers des plus remarquables…

 » Achète un esclave et achète une matraque en même temps ! «  ou
 » N’achète jamais un esclave si tu oublies la matraque ! « 

===> Insultant ainsi, Kafour El Ikhchidi, gouverneur d’Égypte.

El Moutannabi dit un jour de son Émir :

« Ce que tu as voulu et non ce qu’a voulu le destin!
Décide ! Donc, c’est toi, l’Unique Dominateur suprême !
Et, c’est comme si tu étais Le Prophète Mohamed
Et, c’est comme si ses alliés semblent être les Tiens ! »

===> Ici, El Moutannabi se permet d’utiliser des attributs spécifiques à Allah pour flatter son Émir Seyf Addawla en prétendant que la volonté de celui-ci peut se réaliser au détriment de celle du Tout-Puissant !

Le Coran dépeint les poètes en ces termes : Sourate « Les poètes » No 26.

26.224 : Et quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent.
26.225 : Ne vois-tu pas qu’ils divaguent dans chaque vallée,
26.226 : et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas ?
26.227 : sauf ceux qui croient et font de bonnes œuvres, qui invoquent souvent le nom d’Allah et se défendent contre les torts qu’on leur fait. Les injustes verront bientôt le revirement qu’ils [éprouveront] !

A l’instar des autres grands poètes arabes tels Ibn El moukafaa, El Djahedh qui ont eu à en découdre avec leurs dirigeants du moment, El Moutannabi ne fit pas exception à la règle…

Voici, un texte qui fait une remarquable description de la fièvre qui tourmente les nuits du poète.

Certaines métaphores nous font penser à une présence féminine :

وزائرتي كأن بها حياء …… …… فليس تزور إلا في الظلام

فرشت لها المطارف والحشايا ….. ….. فعافتها ونامت في عظامي

يضيق الجلد.. عن نفسي وعنها … …. فتوسعه بأنواع السقام

إذا ما فارقتني.. غسّلتني …. … كأنا عاكفان على حرام…!

كأن الصبح يطردها فتجري …. …. مدامعها بأربعة سجام

أراقب وقتها من غير شوق …… …. مراقبة المشوق المستهام

ويصدق وعدها.. والصدق شر …. ….. إذا ألقاك.. في الكرب العظام

أبنت الدهر.. عندي كل بنتٍ ……….. فكيف وصلت أنت.. من الزحام

جرحت مجرحاً.. لم يبق فيه ….. …. مكان للسيوف.. ولا السهام

ألا.. ياليت شعر يدي أتمسي …… ….. تَصَرَّفُ في عِنان أو زمام

Traduction

 » De nuit elle (la fièvre) me visite
Comme prise de pudeur
Je lui étale manteaux de soie et moelleuses couches
Elle s’en détourne et s’endort dans mes os
Ma peau ne pouvant plus contenir ni mon corps ni elle
L’étire avec un éventail de souffrances
Quand elle me quitte, me fait des ablutions
Comme si nous nous étions livrés à l’interdit
L’aube semble la chasser, ses larmes coulent
De mes yeux, de mes paupières
Je guette son retour, sans désir
Pourtant tel un amant éperdu
Elle accomplit sa promesse (de retour), mais sincérité est un mal
Quand elle te jette dans les grands malheurs »

Documentation pour nos amis francophones

– la thèse de Régis Blachère sur El Moutannabi.
– « la solitude d’un homme » par Jean-Jacques Schmidt.
– Recueil d’articles de Blachère Massignon…(Centenaire d’El Moutannabi)

Al Moutannabi est, dans la poésie arabe, l’un des grands représentants de l’autopanégyrique (« Fakhr »). C’est un spécialiste dans la satire (« Hidja »). Le célebre poème qu’il a composé contre Kafour Al Akhchidi est un chef-d’oeuvre artistique mêlé de génie poétique et de fiel si génialement distillé que l’aspect discriminatoire du poème passe en deuxième position.
Certains orientalistes ont vu en lui un poéte … raciste .

Heureusement qu’Al Mutanabbi a d’autres beaux vers tels que :

« Je me vois encore faire rire mes dromadaires à chacun de mes voyages ils rient en regardant pour qui je leur ai fait faire de si terribles traversées
ils regardent les statues sans vie, les princes et les rois que je visite,
mais qui hélas n’ont même pas la chasteté des statues .
Alors ce matin, ma plume s’est tourné vers moi et m’a dit:
« La gloire est à l’épée, la gloire n’est point à la plume

Ecris ce que tu auras réalisé avec ton épée

Car ,esclaves de ton arme, nous sommes. »
Tu as bien parlé et mon reméde est ce que tu dis
Et si je ne fais rien, c’est que ma maladie
Serait tellement grave, car je n’aurais rien compris. »

=================================

un petit poème de « Majnoûn layla » de Qays ibn almoulawwah (664-688)

Sa légende a nourri toute une tradition de l’amour fou jusqu’en europe au 20ème siécle.

C’est l’histoire d’un jeune Bédouin du nom de Qays Ibn al-Mulawwah, de la tribu des Banû ‘Amir, vivant à la fin du VIIe siècle de notre ère, soit à l’époque où l’Islam prend son essor et part à la conquête du monde. Qays tombe amoureux de sa cousine Leyla al-Amiriyya et jusqu’ici, tout va bien : son amour est partagé, et les familles sont généralement favorables à ces mariages entre cousins. Mais Qays est un poète qui ne cesse de clamer son amour pour sa cousine. Ce faisant, il enfreint un tabou  et tout s’enchaîne !

La famille de Laylâ s’oppose soudain au mariage avec Qays puis la contraint à un mariage forcé avec un autre ! Qays quitte sa tribu et toujours obsédé par sa cousine, sombre dans la folie, d’où son surnom de Majnûn Leylâ « le Fou de Leylâ » (des médecins tentèrent bien de le guérir mais en vain…)  Il s’en va vivre avec les bêtes du désert et meurt d’épuisement et de douleur, continuant jusqu’au dernier instant d’écrire des vers à sa bien-aimée…
Majnoun était un tout jeune homme qui aimait Leïla depuis l’enfance de l’amour le plus tendre. N’appartenant pas au même clan,  les parents  cherchaient sans cesse à les éloigner l’un de l’autre.

Un jour, un ami de la famille de Majnoun lui dit :

 » Mais cette Leïla que tu aimes avec tant de constance n’est pas plus belle que d’autres !

 » Majnoun répondit :

 » Pour voir Leïla, il faut avoir les yeux de Majnoun ! « 

ألاَ لَيْتَنَا كُنَّا غَزَالَيْنِ نَرْتَعِي                   
                   رياضاً الحوزان في بلد قفر
ألا ليتنا كَنَّا حَمَامَيْ مَفَازَة ٍ                   
                   نطِيرُ ونَأوِي بِالعَشيِّ إلى وَكْرِ
إلا ليتنا حُوتاَنِ في البَحْرِ نَرتَمِي                   
                   إذا نَحْنُ أمْسَيْنَا نُلَجِّجُ فِي الْبَحْرِ
ويا ليتنا نَحْيا جَمِيعاً وليتنا                   
                   نصير إذا متنا ضجيعين في قبر
ضجيعين في قبر عن الناس معزل                   
                   ونقرن يوم البعث والحشر والنشر

Phonétiquement (corrigé par moi-même)

Ala laytana

Ala laytana kounna ghazalayni narta3i
riyadhan mina lhawzan fi biladin qafrine
ala laytana kounna hamamayni mafazatine
natiro wa nae’wi bila-chayine ila (el)wakri
ala laytana houtani fi lbahri nartami
idha nahnou amseyna nouladji-djou fi lbahri
wa ya laytana nahya djami3an wa laytana
nassiro idha mitna, dhadji-3ayni fi kabrine
dhadji-3ayni fi kabrine 3ani Ennassi mou3zalina
wa Nouqrinou yawma Elba3thi wa Elhachri wa Ennachri.

(majnoun laylâ)

Traduction approximative (étant francophone) soyez indulgents !

Ah,Si nous pouvions être deux Gazelles paissant (en pâturage)
dans les jardins d’El Hawzan (en Éthiopie) en une terre désertique
Si nous pouvions être deux colombes comblées
volant (dans les cieux) et retournant sans souci vers leur refuge !
Si nous pouvions être deux poissons se jetant dans la mer (les flots)
Et lorsque le soir (nous surprend) nous plongeons maintes fois (dans les profondeurs) de la mer
Et Si nous pouvions vivre (toi et moi) ensemble, si nous pouvions…
devenir, lorsque nous mourrons, étendus dans la tombe
endormis dans une tombe (qui sera) isolée des gens
et nous regrouperions (ainsi) les jours de la Résurrection, du Rassemblement et de la Publication ! (de nos oeuvres ici-bas)

Remarque   

Dans ce dernier vers, il veut pérenniser avec sa bien-aimée cette posture (étendus) dans la tombe car son grand bonheur, c’est sa présence auprès de celle qu’il aime  dans la mort et après la mort !  

 

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Quelques phrases relevées à l’examen du BAC 2004 en France.

-Les Égyptiens transformaient les morts en momies pour les garder vivants.
-Les Amazones étaient comme des femmes, mais encore plus méchantes.
-Les empereurs organisaient des combats de radiateurs.
-César poursuivit les Gaulois jusqu’à Alésia car Vercingétorix avait toujours la gaule.
-Clovis mourut à la fin de sa vie.
-Charlemagne se fit châtrer en l’an 800.
-Les mauvais élèves étaient souvent décapités.
-Quand les paysans avaient payé leurs impôts, ça leur faisait un gros trou aux bourses.
-La mortalité infantile était très élevée, sauf chez les vieillards.
-Les enfants naissaient souvent en bas age.
-Jeanne d’Arc n’aimait pas trop qu’on la traite de pucelle.
-L’armistice est une guerre qui se finit tous les ans le 11 novembre.
-Les nuages les plus chargés de pluie, sont les gros cunnilingus.
-Les Américains vont souvent à la messe car les protestants sont très catholiques.
-La Chine est le pays les plus peuplé avec un milliard d’habitants au kilomètre carré.
-Pour mieux conserver la glace, il faut la geler.
-Le passage de l’état solide à l’état liquide est la niquéfaction.
-Un kilo de mercure pèse pratiquement une tonne.
-La climatisation est un chauffage froid avec du gaz, sauf que c’est le contraire.
-Autrefois, les Chinois n’avaient pas besoin d’ordinateur car ils comptaient avec leurs boules.
-Les fables de La fontaine sont si anciennes qu’on ignore le nom de l’auteur.
-Les Français sont de bons écrivains car ils gagnent souvent le prix Goncourt.
-Les peintres les plus célèbres sont Mickey l’Ange et le Homard de Vinci.
-Le chien, en remuant la queue, exprime ses sentiments comme l’homme.
-Les lapins ont tendance à se reproduire à la vitesse du son.
-Pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq.
-Les poissons sont bien adaptés à l’eau. On dit qu’ils ont le pied marin.
-Grâce à la structure de son œil, un aigle est capable de lire un journal à l400 mètres.
-La femelle du corbeau s’appelle la corbeille.
-Les escargots sont tous des homosexuels.
-L’artichaut est constitué de feuilles et de poils touffus plantés dans son derrière.
-Le cerveau des femmes s’appelle la cervelle.
-Après un accident de voiture, on peut être handicapé du moteur.

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Chaque année, c’est le même merdier !!!
A l’approche des résultats du baccalauréat, on s’empresse sans pudeur à rechercher la meilleure formule pour se remplir les poches sans se soucier nullement des candidats, de leurs parents et amis…
L’ancienne trouvaille, c’était « Mobilis » un opérateur de la téléphonie mobile qui donnait les résultats du bac moyennant un « SMS » ! D’où a-t-il, bien pu avoir ces résultats ?
Combien les a-t-il monnayés ? Était-ce légal ? Légalement, à qui appartiennent ces résultats ? Puis, il y a les autres « parasites du Net » qui vous mettent des titres accrocheurs, genre « Résultats du bac » pour attirer tous ceux qui sont désemparés, inquiets et vraiment déroutés ! Aucune conscience…professionnelle !
Si tu n’as vraiment rien à dire alors tais-toi et fais le mort ! Ils sont légions sur la toile ces commensaux !

Des milliers d’institutions nationales sont réparties à travers les wilaya par pur souci de décentralisation ! Sauf, bien sûr cette énorme tentacule appelée pompeusement « Office du bac » puis ONEC qui gère les résultats du bac à l’échelle nationale ! Oui, vous avez bien lu ! A l’échelle nationale !!! Pourquoi ? Dans quel but ?

Pourquoi ne pas décentraliser ce truc, machin, bidule appelé ONEC ?
Ce serait plus simple pour tout le monde ! A l’ère de l’informatique…
Il est quasiment impossible de se connecter à cette « Mdrrr » de l’ONEC ! Cela fait des années que cela dure. Arrêter cette farce de mauvais goût !!!

Pourquoi un gars du Sud doit-il encore dépendre d’Alger pour avoir les résultats du Bac ? Nous sommes en 2011 et il y a encore de séniles crétins encore en poste ici et ailleurs et qui sont la cause première de la création des CNAC … (Caisse Nationale Allocation Chômage) La plupart ont largement dépassé la soixantaine et continuent de polluer les hautes sphères de nos institutions ! Ils font tout pour garder leurs postes et vogue la galère !  Place aux jeunes diplômés, la vieille garde au rencart ! La décantation n’est pas pour demain…

Et puis, on n’entend parler de cet ONEC que vers le mois de juillet de chaque année !  Le reste de l’année, c’est l’hibernation totale…
Aberrant ! 

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C’est le coq du village
entourée de ses pécores
des poulettes du babillage…
fanfreluches dans le décor
Lui, s’en moque
mais vu son âge
Elles attendront bien encore !

C’est le coq du village
Et, ses poules sont bien d’accord
pour rendre un bel hommage…
à son chant si beau, si fort
un peu rauque
c’est bien dommage
ça c’est vrai, elles n’ont pas tort !

C’est le coq du village
qui se pavane fièrement dehors
choyé par tout son entourage…
il sait bien qu’un jour la mort
qui croque
tout sur son passage
finira par lui régler son sort !

C’est le coq du village
aimé pour la chair de son corps
un peu moins pour son plumage…
rouge, bleu et parfois or
ses ergots d’estoc
prouve sa rage
et sa réputation de matamore !

C’est le coq du village
il était là, mince alors
c’était le coq du village
On tourne la page…
Il est bien mort !

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Si la triste lune voulait bien s’éclipser
Ta beauté ma muse, lui fait un peu d’ombre
Ses larmes d’argent, dans le ciel, déversées
inondent le jardin des Hespérides et l’encombrent !


Sous son dais de brocart, semé de tourmaline
bercée par la flûte, sous les princières aigrettes
Ma muse observe amusée, la grâce enjouée et féline
de la danse sensuelle de l’almée, et ses pirouettes !


Tu es le doux rayonnement de ma lumière !
Tu es la noble clarté, de mes prières !
Tu es la plus douce, de toutes les créatures !


La marjolaine, l’amaryllis et L’aster
saluent ton charme et ta grâce princière !
Les comètes et les étoiles sont ta parure !

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Premier chef politico-militaire des Aurès, dirigeant charismatique Mostefa Ben Boulaïd est né en 1917 près d’Arris dans les Aurès.
Parti en France à vingt ans, mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il est réformé pour blessures en 1942…

Il revient au pays avec le grade d’adjudant et se consacre au commerce de tissus puis exploite une ligne de cars entre Arris et Batna.
Rejoignant le PPA-MTLD en 1946, il se présente en avril 1948 aux élections à l’Assemblée algérienne.

Il devient vite un l’un des responsables les plus actifs de l’Organisation spéciale (OS) dans les Aurès puis membre du comité central du MTLD en 1953 enfin membre fondateur du Comité révolutionnaire d’union et d’action (CRUA).
Il hypothèque ses biens pour financer la révolution.
Membre fondateur du FLN, il se retrouve à la tête de la Wilaya I (les Aurès) où il dirige le déclenchement de la lutte armée dans la nuit du 1er novembre 1954. Le film revient ainsi sur nombre d’événements qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des massacres qui ont suivi les manifestations du 8 mai 1945 dans l’Est algérien. Il retrace les différentes étapes du déclenchement de la guerre de libération, en  évoquant les rencontres du résistant Mostefa Ben Boulaid avec notamment Messali Hadj, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad et Chihani Bachir.

Le scénario s’est efforcé de respecter la chronologie des faits historiques sur la guerre d’indépendance, étayés par les témoignages de compagnons et proches du martyr. Sadek Bekhouche, s’est basé sur des documents écrits, des ouvrages d’histoire ainsi que des témoignages des compagnons du chahid, tels que Ammar Bellagoun, Ali Benchaïda et Kamal, le frère de Ben Boulaïd, ainsi que certains membres de sa famille.

Le film, dont le rôle principal a été confié à l’acteur Hacen Kechach, qui incarne le personnage du chahid Ben Boulaïd, évoque plusieurs aspects de la personnalité du martyr, notamment son côté humain et le combat héroïque qu’il avait mené contre le colonisateur français.

En 1955, Ben Boulaid se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort puis emprisonné à la prison centrale de Koudiat.(Constantine) Il s’en évade le 14 novembre 1955, grâce à la complicité d’un gardien de prison, Djaffer Chérif issu de sa région natale, avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri.

Il a participé aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.
Le chahid Ben Boulaïd a dirigé ensuite la Guerre de libération dans la zone Aurès Nememcha jusqu’à sa mort en martyr la nuit du 22 au 23 mars 1956 à l’âge de 39 ans.

Il est enterré à Nara (Arris) wilaya de Batna.

Réflexion

Le film vient combler un vide ! La révolution algérienne mérite plus que cela !
Gloire à nos martyrs.

Trois passages m’ont profondément marqué et ému ! ( j’avais les larmes aux yeux)

–  Sa brève rencontre avec sa femme. Une scène émouvante.
– Alors que Ben Boulaid (Rahimahou Allah) passait ses hommes en revue, ceux-ci par surprise et en son honneur, executèrent la traditionnelle danse chaouï qui ressemble un peu à la Debké libanaise…
– La mort en martyr d’un homme pieux qui a sacrifié toute sa jeunesse pour la noble cause et qui a consacré sa vie pour que vive l’Algérie libre et indépendante…

***********************************************************

Commentaire de Sirine (une lectrice)

Bonsoir Kamel

Bel hommage rendu à une grande figure de l’histoire d’Algérie
Gloire à nos Martyrs qui ont accepté la mort – en ayant une foi profonde –  qu’elle sera utile aux valeurs qu’il défendaient …
Ce film comme tu l’as si bien dit.. comble un vide..pour un peuple assoifé de
connaitre sa veritable histoire….
toutefois il n’a pas été épargné par des critiques que c’est un film qui favorise une orientation un peu simplicite qui ne reflète pas la complexité et la richesse de l’histoire…et que des zones d’ombre entourent des faits qui semblent avoir une autre version par d’autres historiens ….de ce fait ,il suscite beaucoup plus l’interrogation ….Restituer la mémoire par des témoignages et le travail des historiens ces derniers pourront-ils avant d’écrire l’histoire de s’assurer de la cohérence des textes et la concordance des témoignages …pour qu’il ne y’ait pas divergence …Merci

Réponse au commentaire

Sirine, retracer l’histoire d’un géant tel que Ben Boulaid Mostapha n’est pas une mince affaire…
Pour reprendre un peu tes objections légitimes sur le plan historique, il est connu que dans une guerre il y a deux antagonistes ! Chacun essaye, à sa façon de dévaloriser l’autre en occultant ou en falsifiant certaines réalités difficilement vérifiables ! (mort des concernés, manque de preuves ou disparitions des archives…) Pour Ben Boulaid et ses frères de combat (Allah Yarhamhoum), nous savons qu’une guerre qu’elle quelle soit n’est jamais propre ! Une révolution aussi déterminée que celle du FLN ne pouvait être sans bavures…c’était le prix à payer ! On ne fait pas de sentiments !
L’enjeu étant capital ! Au début, c’étaient les idéaux qui dominaient…puis les calculs politiques ont fait leurs petits chemins enfin la soif du pouvoir avait fait le reste ! C’est ainsi…

On ne peut douter de la sincérité de ceux qui ont fait la révolution !
Pour eux, déclencher cette révolution était vital, le reste viendra après…
Le rôle historique de Messali Hadj, ne peut être occulté ! C’est le père du nationalisme algérien.
C’était l’école du militantisme ! Mais chaque époque, a ses propres hommes…
La génération de Novembre 1954 est une race d’hommes qui a su se démarquer de cet éternel attentisme politique et du culte de la personnalité ! (Lire la déclaration du Congrès de la Soummam)
Ben Boulaid et ses compagnons avaient oeuvré pour la mise en place d’une structure qui résistera aux défis du temps ! Tous ceux qui appartenaient à l’Organisation Spéciale venaient du MTLD ! Donc des Messalistes…
C’était le seul courant politique de l’époque.
Le congrès du 14 juillet 1954 en Bélgique, consacra la scission définitive au sein du MTLD. Le FLN n’était pas loin !

Il y a des zones d’ombres, cela est vrai pour toutes les révolutions dans le monde ! Khider, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Chaâbani, Ben M’Hidi, Khemisti, Kaïd Ahmed…
C’est aux historiens de faire le travail. Chacun a agi en son âme et conscience en temps opportun et dans les circonstances du moment ! La révolution ayant des impératifs ! Nul n’a le droit de s’ériger en objecteur de conscience !
On a avancé à tort ou à raison que Ben Boulaid n’est pas mort suite à l’explosion du poste émetteur piégé. Sur quoi se sont-ils basés ?
Le scénariste du film affirme, que les témoignages des compagnons de Ben Boulaid sont formels !
Certains voudraient à tout prix, lier le nom de Ben Boulaid à celui de Messali ! Pourquoi ?
A mon avis,  Messali Hadj a été dépassé par les évènements et n’a pas eu le réflexe salutaire ! Par ailleurs, le MNA (parti de Messali créé juste après la dissolution du MTLD et en réponse à l’émergence du FLN) avait férocement combattu le FLN ?! Plusieurs milliers de morts…
Pourquoi ? Parce que le temps du messalisme était révolu !

Dans ce film, Rachedi donne la parole à Hadj Ben Alla (de l’oranie) qui n’avait pas assisté à la réunion des 21 (CRUA) Pourquoi donc cette supercherie ? Sur injonction de qui ?
– Mechati et Bouadjadj sont quant à eux, formels  sur ce point ! Hadj Ben Alla était absent !
Trois régions étaient représentées :

– le constantinois (16 membres)

– l’algérois (04) membres)

– l’oranie (01 seul membre).

Quelques soient les critiques, la révolution a été portée à bout de bras par des hommes simples, avec des moyens simples et elle a pu triompher face à une grande puissance coloniale.

Gloire à nos valeureux martyrs !

Ps: ce film n’est pas un documentaire ! C’est film qui se veut biographique et…commercial !

!

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