defi2010 septembre | Coeur en émoi

Archive pour septembre 2010

Si l’homme se retrouve seul
C’est parce qu’il construit des murs
au lieu de construire des ponts…

 

Les murs ont toujours eu un caractère  » protecteur défensif  » depuis les forteresses, les fortins, les palissades, les clôtures, les remparts, les fortifications diverses, les murailles et les diverses barrières !

Le Saint Coran relate l’histoire de Dhou al-Qarnaïn qui aidé par un grand nombre d’hommes rassemblés à cet effet, construisit une immense barrière entre les deux montagnes en se servant de blocs de fer sur lesquels il versa du cuivre en fusion ! Ces remparts devaient  les protéger de l’invasion des « Gog » et « Magog »…

Dans la sourate « Le grand Rassemblement » (El Hachr) le Saint Coran fait allusion aux fortifications et aux murailles .

« C’est Lui qui a fait sortir de leurs maisons ceux des gens du Livre (les juifs -Beni Nadhir) qui avaient mécru pour le premier grand rassemblement.( à Khaybar) Vous n’aviez pas cru qu’ils sortiraient et ils avaient pensé que leurs fortifications les mettraient à l’abri d’Allah. C’est alors qu’Allah leur vint de là où ils ne s’y attendaient pas. Il jeta la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissent leurs maisons de leurs propres mains et par les mains des croyants.

Tirez-en la leçon Ô gens doués de la vue ! » (Sourate 59-Verset 2)

« Ils ne vous combattent tous ensemble qu’à partir de cités fortifiées ou derrière des murailles. Leur hargne entre eux est très forte. Tu les crois unis alors que leurs cœurs sont divisés. Et ce parce que ce sont des gens qui ne raisonnent pas. «  (S59-V14)

L’homme à toujours eu cet instinct grégaire pour se protéger des autres. Ses raisons sont  aussi multiples que diverses !

L’histoire ancienne nous offre une variété de ce type de protection.

Il faudra relever le fait que certaines protections étaient érigées contre l’envahisseur et avaient ainsi pour rôle de prémunir les habitants des villes et villages contre tout danger potentiel. Il est aussi remarquable de voir que les murs et les forteresses du Moyen Âge servaient autant à intimider les populations des villes qu’ils enserraient qu’à leur offrir une réelle protection. A la longue, ces murs ont fini par façonner et affermir des identités collectives et/ou ethniques. Ne dit-on pas que : « de bonnes clôtures font de bons voisins ! »

Pour mettre une population en quarantaine, on utilisait les camps, les cantonnements, les casernes, les ghettos et les Bantoustans

Certaines formes de « protection » sont devenues célèbres à travers les âges, d’autres par contre ont carrément pris la forme de lieux de réclusion :

– La ligne Barlev…

– La ligne Maginot…

– Les lignes Challes et Morice…

– La ligne Siegfried d’origine (appelée ligne Hindenburg par les Alliés)…

LES MURS

– La muraille de Chine construite durant la dynastie Ming pour protéger le pays contre les envahisseurs a une longueur estimée en 1990 à 6700 km. Dix (10) millions d’ouvriers seraient morts pendant les travaux !

– Les Gated Communities du Sud-Ouest des États-Unis qui sont censés contenir les flux de personnes, des produits de contrebande et des violences externes ressemblent à ces territoires où sont parqués les indiens !

– Le Mur de l’Atlantique édifié par le Troisième Reich l’a été en prévision d’une invasion alliée.

– Le Mur de Berlin construit le 12 août 1961 signifiait l’emprisonnement d’une population désireuse de fuir la domination soviétique selon le concept de la démocratie libérale basée sur l’individualisme, la concurrence et la hiérarchie. Or du côté soviétique, le mur était considéré comme un cordon de protection entourant une société nouvelle et fragile, fondée sur le travail, la coopération et l’égalitarisme isolé d’un dehors corrupteur et décadent.

Il s’écroulera le 09 novembre 1989 ! Le 03 octobre 1990, l’Allemagne est réunifiée.

Longueur totale du mur : 155 km

Tours de contrôle : 302

Unités de chiens de garde : 259

Miradors : 93

– La grande muraille du Maroc connue sous le nom de « ceinture de sécurité » est un mur de défense long de 2.720 km destiné à contrer l’hostilité du Front Polisario.

– Les deux Corées (Nord et Sud) sont séparées par une barrière.

– L’Inde a construit un mur de 3.300 km pour marquer sa séparation du Pakistan.

– Le Pakistan construit une barrière de 2.400 km pour être séparé de l’Afghanistan .

– Le Botswana construit des barrières électrifiées à sa frontière avec le Zimbabwe.

– L’Arabie Saoudite construit un mur en béton muni de caméras de surveillance particulièrement sophistiquées pour empêcher les infiltrations yéménites.

– L’Arabie Saoudite encore elle, met également en place une barrière ultra-moderne de 900 km avec l’Irak.

– Le Koweït renforce le mur de 215 km le long de sa frontière avec l’Irak.

– La Turquie a tenu a délimiter le territoire chypriote par une barrière.

– La Thaïlande édifie une barrière de 75 km le long de sa frontière avec la Malaisie.

– L’Ouzbékistan a érigé une clôture le long de sa frontière avec le Tadjikistan.

– Les Émirats arabes unis mettent en place une barrière sur leur frontière avec Oman.

– les USA ont érigé un mur à la frontière mexicaine pour interdire l’émigration illégale.

– L’Espagne a érigé une barrière électrifiée gardée par des soldats, aux enclaves de Ceuta et Melilla.

– La barrière construite par Israël en Cisjordanie de près de 700 km consiste dans sa longueur en une succession de murs, de tranchées et de portiques électroniques.

– Il y a aussi les célèbres murs d’Irlande !

Les murs d’aujourd’hui produisent un effet inverse : leur dehors devient leur dedans !

 

Ces murs qui se proposent de protéger d’éventuels violations, abus ou agressions sont édifiés sur le déni du droit et produisent à leur insu un éthos de type défensif, replié sur soi, nationaliste et militarisé. Ils provoquent par ailleurs, l’avènement d’une société toujours plus fermée et surveillée, en lieu et place de la société ouverte qu’ils prétendent défendre.

Comment en effet, différencier les barrières qui protègent de celles qui proscrivent ? De quel côté du mur se trouve la société libre et la société non libre ?

Une cité assiégée se reconnait à sa dépendance en matière d’approvisionnement et parce que le mur qui est là, l’enserre de tous les côtés ! Le mur de Berlin était une ligne de démarcation entre deux doctrines diamétralement opposées. Celui de Ghaza par contre est ségrégationniste comme l’avaient été les ghettos de Lodz , Varsovie,  Budapest…

En visant à emmurer les habitants de la Cisjordanie et de Gaza, les israéliens occultent de fait la solution politique et intensifient la militarisation de toute la région qui devient une poudrière…

Même l’Égypte y met son grain de sel en construisant son mur de la « honte » pour quelques dollars américains…

Les murs ont-il pour seul effet de protéger les nations qu’ils barricadent ? Ne sont-ils pas les symboles d’une contention collective et individuelle ? Jusqu’où peuvent-ils prendre l’aspect d’un confinement ou celui d’une prison ?

Quelle différence donc entre une forteresse et un pénitencier ?

ALGER LA BLANCHE

 

Alger la blanche vit au rythme de l’état de siège depuis juin 1991 et ensuite de l’état d’urgence depuis 1992…

Avec toutes les dérogations aux droits de l’homme ainsi qu’à ses libertés fondamentales !

Depuis l’époque ottomane, Alger avait toujours été « enserrée » par des remparts. Étant bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l’inclinaison est tournée vers l’Est. Alger offrait l’image d’un triangle dont la base formant une ligne brisée, tracée par le rivage, présentait le côté le plus étendu. Les deux autres côtés montaient jusqu’à la Casbah, située au sommet du triangle. Un mur à l’antique, avec des tours de distance en distance et avec une espèce de fossé du côté Sud et un ravin profond du côté Nord, fermait cette enceinte ! Les murailles d’Alger entouraient toute la Casbah au sommet d’une colline pour finir sur la mer et en étant continuellement battus par les vagues.

 

Alger offrait une masse de maisons, recouvertes d’un enduit d’une blancheur éblouissante que sillonnaient des ruelles étroites et tortueuses…

Les fortifications d’Alger commencées en 1846 ont été achevées vers 1854. L’enceinte est percée de trois grandes portes :

– La porte d’Isly sur la face Sud-Est.

– La porte du Sahel à hauteur de la Casbah.

– La porte Bab-el-Oued à l’extrémité de la rue de même nom.

 

Alger comptait six portes :

 

*  Bab-El-Djedid

*  Bab Sidi-Ramdane

*  Bab-Azoun

*  Bab-El-Oued

*  Bab-El-Bah’r

*  Bab-El-Djazira (appelée aussi Bab-El-Jihad)

==> Sour El Ghozlane (Auzia, anciennement Aumale) Le mur aux meurtrières !

Ce qui est vraisemblablement étrange, c’est que au delà de cette particularité défensive (murailles, remparts…) il y avait une autre ligne de démarcation invisible, tacitement reconnue mais réellement incrustée dans les esprits de tous…

Alger se divisait en fait en deux quartiers assez distinctes :

– Le quartier européen situé sur la partie basse de la ville.

– Le quartier arabe qui occupait la partie haute  sous le nom de « Casbah ».

La rampe Rovigo, la rue de la Lyre, la rue Bruce et la rue Bab-el-Oued formaient une ligne de démarcation entre les deux communautés.

Les quartiers arabes se trouvaient entre la rue Bab-el-Oued, la rue de la Marine et le Boulevard.

Au fil des années, le fossé s’est constamment élargie.

La colonisation aidant, on retrouve d’autres formes de « confinement » qui mettent bien en évidence le caractère « racial » du colonisateur…

Des appellations ont vu le jour comme par exemple :

– Quartiers « indigènes » !

– Cités « évolutives » ! Dans quel sens devait aller cette « évolution » ?

– Cités « musulmanes » !

Puis, ce fut le tour des clubs sportifs d’afficher leurs différences et leurs origines.Les clubs sportifs insistaient clairement sur leur appartenance ethnoculturelle plutôt que religieuse malgré le mot « musulman » dans leurs sigles.Les noms des clubs musulmans évoquaient plutôt l’ancrage d’une revendication culturelle révélatrice d’un marquage identitaire.

Dans les espaces européens, les seuls indigènes tolérés sont les cireurs, les porteurs et quelques marchands ambulants…

De nos jours, depuis le triptyque des fameuses « révolutions », il y a eu les « villages socialistes » puis les « cités militaires » ensuite « les regroupements de la gendarmerie » et enfin  les « cités polices » ! Le reste, c’est la populace…

Dès 1965, la politique fait le défrichage et le règne des régions commence son implantation dans la Mitidja et dans les alentours d’Alger…

Les algérois perdent leurs repères !

Après 1988, démocratie aidant, La distanciation ethnique commence à faire des émules…

Les barrières linguistiques font leurs spectaculaires apparitions !

En 1999, Aisance, Prospérité et Corruption aidant, des quartiers « résidentiels » ont commencé à pousser comme des champignons dans les grandes villes à l’instar des taudis et des bidonvilles qui pullulaient dans les espaces les plus malsains ! On revient ainsi à la case départ…

Il y a eu les coopératives pour les plus nantis et pour les commis de l’état avec tout le luxe possible et imaginaire et bien sûr, les fameux « Souks El Fellah » pour la plèbe !

Il y a aussi hôpital civil et hôpital militaire…

En un mot, l’Algérie se trouve partagée en deux groupes bien distincts!

Le pouvoir et ses alliés d’un côté et le reste de la populace du côté le plus défavorisé de la manne nationale !

D’innombrables barrages fixes quadrillent la capitale.Tantôt installés par la police tantôt par la Gendarmerie nationale et parfois simultanément sur le même tronçon. Les automobilistes qui veulent ainsi rejoindre la capitale se retrouvent en plein embouteillage dès que les bifurcations qui y mènent sont franchies.

L’attente peut durer ainsi plusieurs heures. Le comble dans cette situation est que la distance qui sépare les deux barrages ne saurait dépasser les deux kilomètres. Les automobilistes sont contraints de faire face à deux embouteillages successifs, mais souvent les deux barrages se relient entre eux par les files de voitures qui atteignent plusieurs kilomètres à la ronde.

Pour assombrir davantage ce joyeux tableau, voici les interminables encombrements tout au long de l’autoroute de l’est de la capitale, les barrages fixes de police et de gendarmerie qui se sont multipliés ces derniers jours. Entre Thénia et Alger, on compte trois barrages de gendarmerie et deux barrages de police, sur une distance de 50 kilomètres. Équipés d’un nouvel appareil portatif (le fennec – adapté du Sintex belge) destiné à détecter les bombes et de chiens renifleurs d’explosifs, les forces de sécurité contrôlent tous les mouvements vers la capitale.

Très vite, ce dispositif de sécurité a provoqué un mélange d’inquiétude et d’agacement chez la population. Dans ces points de contrôle, policiers et gendarmes effectuent en effet rarement des contrôles et se contentent de mettre des barricades en plus des chevaux de frises pour ralentir au maximum la circulation routière.

En plus des barrages fixes, les routes d’Alger sont quadrillées par de nombreux motards qui procèdent régulièrement à des retraits de permis sur des automobilistes qui osent rouler sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute. Des policiers en faction sont également postés dans tous les points stratégiques de la capitale.

La bande bleue instaurée par le Wali d’Alger sur l’autoroute (?) Ben Aknoun-Dar El Beïda) est une décision prise aux dépens du bon sens ! Est-ce un moyen légal détourné pour se réserver un bout de l’autoroute pour ces messieurs quand ils sont bien pressés ? Les automobilistes ont fait fi de ce décret à leurs manières. Ils continuent à l’emprunter sans aucun égard aux nouvelles instructions.

La bande jaune (d’arrêt d’urgence) d’un coté et la bande bleue de l’autre, il ne restera  que deux bandes blanches voire parfois une sur certains axes ! En plus de toutes les autres restrictions, voici encore une autre limite au droit à la libre circulation…

Il faudra libérer libérer la ligne bleue !

Pourquoi la ligne jaune est-elle « monopolisée » à longueur de temps ?

Pourquoi ne pas l’utiliser seulement en cas de secours ou d’urgence en temps utile puis la libérer le reste du temps !

Il est difficile de ne pas rencontrer de checkpoints sur sa route !

Alger donne l’image d’une ville austère et « enserrée. »  Alger la blanche est devenue une ville qui fait peur !

Ajoutez à tout cela, ces travaux du tramway, du métro et les divers travaux en plein jour sur l’autoroute…

La guerre est-elle vraiment aux portes d’Alger ?

Évidemment, les forces de « l’ordre » et consorts, ne sont nullement gênés par ces barrages ! Ils se font connaître ou mettent leurs sirènes en marche et « Sésame » s’ouvre à eux puisqu’un « couloir » leur est réservé en permanence !

Stratégie ou excès de zèle ?


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Trouvées sur le Net !
Perles sur des bulletins écrits par des profs motivant leurs élèves…

1/D’un prof d’Histoire Géo :

« Attentif en classe au vol des mouches »

2/D’un prof de Français :

« A touché le fond mais creuse encore… »

3/D’un prof de Physique :

« En nette progression vers le zéro absolu ! »

4/D’un prof d’E.P.S. :

« A les prétentions d’un cheval de course et les résultats d’un âne »

5/D’un prof d’Anglais :

-« Participe beaucoup… à la bonne ambiance de la classe.

-Se retourne parfois, pour regarder le…..tableau ! »

6/D’un prof principal :

« Ensemble bien terne, élève peu lumineux »

juste en dessous…un autre prof rajoute :

« Elève brillant…par son absence. »

7/D’un prof d’Informatique :

« Dort en cours, sur le clavier ou le tapis de souris, selon l’urgence »

un peu plus bas:

« Ne se réveille que pour boire son café à l’intercours »

8/D’un prof de Maths :

« Des progrès mais est toujours nul ! »

9/ D’un prof de Philo :

-« L’apathie a un visage »

« Sèche parfois le café pour venir…au cours »

-« Un vrai touriste aurait au moins pris…des photos ! »

10/D’un prof de Maths :

« En forme pour les vacances »

11/D’un prof de Philo :

« Tout comme son acolyte William plonge inexorablement dans les profondeurs de la nullité »

12/D’un prof de Français :

« Fait preuve d’un absentéisme zélé »

13/D’un prof d’Informatique :

« Fait des efforts désespérés pour se rapprocher…de la fenêtre »

14/D’un prof de Sciences Naturelles :

« Hiberne probablement… printemps arrivé, toujours pas réveillé »

15/D’un prof de Sciences Naturelles :

« Elle mâche…

elle parle…

elle mâche…

elle parle… »

16/Sur un bulletin de terminale :

« sait lire, saura bientôt écrire,

quant à compter… … »

Lol !

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