defiCinéma | Coeur en émoi

Cinéma

Réflexion autour d’un film…
 
 
Titre original : Se7en
Réalisateur : David Fincher
Année de production : 1995
Genre : Policier, Thriller
Durée : 2h 10min
 

 
 
Synopsis
Un peu âgé, l’inspecteur Somerset, part en retraite…
Cependant un criminel peu ordinaire (John Doe) décide de nettoyer la ville de tous les maux sociaux qui la rongent ! Il commet sept meurtres basés sur les sept péchés capitaux : la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère. Aidé par son nouveau remplaçant (Mills), le vieux flic essaye d’élucider cette série de meurtres assez particuliers…
 
Acteurs
Détective David Mills (Brad Pitt)
L’inspecteur William Somerset (Morgan Freeman)
Tracy Mills (Gwyneth Paltrow) : La femme de David.
John Doe (Kevin Spacey) : le criminel.
 
Mon avis personnel
Un très bon thriller avec un excellent casting et un scénario très appréciable.
Les acteurs sont bons, l’histoire est palpitante…
 
La trame

1er crime :  la gourmandise

Le premier meurtre du film est lié au péché de la gourmandise.
Un homme obèse est retrouvé mort la tête dans une assiette de spaghettis. Le meurtrier le fera manger à outrance puis il lui assènera un coup de pied qui lui fera exploser le foie, l’estomac et la rate ! Le péché de la gourmandise représente l’excès superflu alors que d’autres meurent de faim !

2e crime : l’avarice

Le péché d’avarice est la cause du deuxième meurtre.
Un riche avocat cupide qui défend des meurtriers, des pédophiles et des dealers pour de l’argent, est retrouvé mort avec les poignées d’amour tailladées ! Le tueur lui fait choisir une partie de son corps qu’il trancherait ensuite lui-même. Cet avocat devait donc choisir une partie de son corps à sacrifier…un choix extrêmement difficile !

3e crime : la paresse

Le troisième meurtre représente la paresse.
Un homme allongé sur un lit pendant un an sans rien faire ! Le tueur l’avait attaché afin qu’il dorme. Il lui administrait des antibiotiques afin de le maintenir en vie. La paresse peut pousser les gens à ne rien faire de bon leurs vies durant.
La victime avait de sérieux ennuis avec la justice. (Il était pédophile, ne travaillait pas et vendait de la drogue pour gagner sa vie) Le tueur a donc voulu le punir de n’avoir rien fait de bon durant toute son existence !

4e crime : la luxure

Le quatrième meurtre du film est relatif à la luxure.
Une prostituée attachée à un lit qu’un client pénètre avec un godemichet surmonté d’une lame de couteau sous la menace du criminel. La luxure, c’est le plaisir sexuel dans la débauche pour de l’argent facile ! Cette prostituée risquait en outre de transmettre des maladies.

5e crime : l’orgueil

Le cinquième meurtre symbolise le péché d’orgueil.
Une femme voulait à tout prix être la plus belle…Le tueur l’a lacérée et lui a coupé le nez ! Il lui a placé un téléphone dans une main et une boite de somnifères dans l’autre. Elle pouvait soit appeler les secours ou se suicider ! L’orgueil consiste, à toujours se considérer au dessus des autres ! Cette femme a préféré la mort plutôt que de vivre handicapée.

6e crime : l’envie

Le sixième meurtre est lié au péché d’envie.
Jonathan Doe le tueur, envie l’inspecteur Mills et sa femme. Il essaye de s’approprier sa vie et celle de sa femme. S’étant rendu coupable du péché d’envie, il s’arrange alors pour se faire abattre par l’inspecteur Mills. Il se punit ainsi du péché qu’il vient de commettre !
L’envie peut pousser à commettre des actes répréhensibles.

7e crime : la colère

Le septième meurtre du péché de la colère boucle la série des sept péchés capitaux.
L’inspecteur Mills complètement désespéré par la mort de sa femme que John Doe venait d’assassiner, apprend aussi par la bouche du tueur que sa femme était enceinte…
Fou furieux, il le tue froidement de plusieurs balles achevant contre son gré la série de meurtres liés aux sept péchés capitaux ! Jonathan Doe devient alors la victime du péché de la colère.
 
 
Quelques remarques en conclusion.
 
Deux mondes différents se côtoient comme le jour et la nuit !
Le Bien et le Mal…
Le monde de la légalité et le royaume des ténèbres…
La démocratie et l’anarchie !
 
Les représentants de l’Ordre créent le désordre :
 
===> Le FBI « espionnait » à leur insu, tous ceux qui consultaient à la bibliothèque, des livres relatifs à des sujets sensibles…

===> Mills est entré « illégalement » dans le domicile de John Doe alors que Somerset s’y opposait puisqu’ils n’avaient pas un mandat de perquisition !
 
Le représentant de l’Ordre piégé :
 
Mills, l’inspecteur de police chargé d’appliquer la LOI se retrouve devant un grand dilemme ! Celui qui avait TUE sa femme et son bébé continue de le narguer juste là, devant lui ! Que faire ? Mills est à la fois la victime et à la fois le juge. Qui l’emportera ? Sa conscience professionnelle ou ses sentiments personnels ? Il ne peut supporter davantage les sarcasmes du tueur devant lui et l’assassine froidement de plusieurs balles ! Il s’est fait justice lui-même.
Mills vient d’emprunter malgré lui, le même chemin que le tueur…
 
SUBLATA CAUSA, TOLLITUR EFFECTUS

 
Crimes à Syrte
 
L’état major de l’OTAN savait que le guide libyen Mouamar El Qadhafi se trouvait à Syrte. Il ne pouvait ignorer l’endroit où il pouvait se cacher ! Impossible…
Le CNT libyen le savait aussi…
Et dire que ceux qui composent en grande partie ce CNT, ont été tirés de l’anonymat grâce justement à El Qadhafi qui les a mis sous les feux de la rampe ! Quelle ingratitude !

Pourquoi avoir laissé un secteur stratégique sous le contrôle des miliciens ?
Leurs réactions étaient-elles prévisibles ? Assurément !
Tous ceux qui avaient appréhendé El Qadhafi, son fils, son ministre de la défense et les autres, avaient peut être de très bonnes raisons d’être là, aux premières loges ?

Peut-on combattre la tyrannie et utiliser les mêmes moyens que le tyran ?
Peut-on combattre pour la liberté et la refuser en même temps à ceux que l’on combat ?

Les commanditaires de ces crimes savaient ce qui allait arriver, en les livrant ainsi à la vindicte populaire. Quelle humiliation ! Un meurtre prémédité…
Une exécution extra-judiciaire programmée !
Les morts ne parlent pas…
A qui pouvait profiter le crime ?
Les chantres de la démocratie qui étaient censés appliquer la loi, venaient de commettre l’irréparable ! L’histoire se chargera de les juger…

Qu’en pensez-vous ?
 
 

Vu 30333 fois par 4337 visiteurs

Un film de Joon-ho Bong

 
 
Avec Bin Won, Ku Jin, Hye-ja Kim… (02 heures 10 mn)
 
 
 

 
 
 
Synopsis
 
A 28 ans, Do-joon est un peu lent d’esprit. sa naïveté le conduit à se comporter parfois bêtement et dangereusement surtout en compagnie de son complice Jin-tae…
Après une soirée bien arrosée, Do-joon revient tranquillement à la maison. Le lendemain, le jeune homme est accusé d’avoir brutalement assassiné une femme.
Afin de le sortir de prison, sa mère sollicite l’aide de la police, puis celle d’un avocat. Peine perdue  puisque personne ne veut rouvrir le dossier. La police classe très vite l’affaire. Elle décide d’enquêter d’abord auprès de l’ami de son fils puis dans l’entourage de la victime. Comptant sur son seul instinct maternel, ne se fiant à personne, la mère part elle-même à la recherche du meurtrier, prête à tout pour prouver l’innocence de son fils qui est en même temps…son amant !

 
 

 
                                                                                                    
 
 
Impressions
 
Film assez terrible et étrange où se mêlent passion et compassion !
– Une mère possessive et même…incestueuse !
– Une image assez étrange de la société et de l’homme.
– Un regard assez dur sur une police assez laxiste, des magistrats véreux !
– Des lycéennes à la limite de la débauche…

 


 
 
 
Dénouement 
 
Un dénouement très déroutant et choquant à la limite de l’absurde !
 
Une fin déjà suggérée aurait donné au film ses lettres de noblesse…
 
 

Vu 10754 fois par 2616 visiteurs

Premier chef politico-militaire des Aurès, dirigeant charismatique Mostefa Ben Boulaïd est né en 1917 près d’Arris dans les Aurès.
Parti en France à vingt ans, mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il est réformé pour blessures en 1942…

Il revient au pays avec le grade d’adjudant et se consacre au commerce de tissus puis exploite une ligne de cars entre Arris et Batna.
Rejoignant le PPA-MTLD en 1946, il se présente en avril 1948 aux élections à l’Assemblée algérienne.

Il devient vite un l’un des responsables les plus actifs de l’Organisation spéciale (OS) dans les Aurès puis membre du comité central du MTLD en 1953 enfin membre fondateur du Comité révolutionnaire d’union et d’action (CRUA).
Il hypothèque ses biens pour financer la révolution.
Membre fondateur du FLN, il se retrouve à la tête de la Wilaya I (les Aurès) où il dirige le déclenchement de la lutte armée dans la nuit du 1er novembre 1954. Le film revient ainsi sur nombre d’événements qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des massacres qui ont suivi les manifestations du 8 mai 1945 dans l’Est algérien. Il retrace les différentes étapes du déclenchement de la guerre de libération, en  évoquant les rencontres du résistant Mostefa Ben Boulaid avec notamment Messali Hadj, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad et Chihani Bachir.

Le scénario s’est efforcé de respecter la chronologie des faits historiques sur la guerre d’indépendance, étayés par les témoignages de compagnons et proches du martyr. Sadek Bekhouche, s’est basé sur des documents écrits, des ouvrages d’histoire ainsi que des témoignages des compagnons du chahid, tels que Ammar Bellagoun, Ali Benchaïda et Kamal, le frère de Ben Boulaïd, ainsi que certains membres de sa famille.

Le film, dont le rôle principal a été confié à l’acteur Hacen Kechach, qui incarne le personnage du chahid Ben Boulaïd, évoque plusieurs aspects de la personnalité du martyr, notamment son côté humain et le combat héroïque qu’il avait mené contre le colonisateur français.

En 1955, Ben Boulaid se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort puis emprisonné à la prison centrale de Koudiat.(Constantine) Il s’en évade le 14 novembre 1955, grâce à la complicité d’un gardien de prison, Djaffer Chérif issu de sa région natale, avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri.

Il a participé aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.
Le chahid Ben Boulaïd a dirigé ensuite la Guerre de libération dans la zone Aurès Nememcha jusqu’à sa mort en martyr la nuit du 22 au 23 mars 1956 à l’âge de 39 ans.

Il est enterré à Nara (Arris) wilaya de Batna.

Réflexion

Le film vient combler un vide ! La révolution algérienne mérite plus que cela !
Gloire à nos martyrs.

Trois passages m’ont profondément marqué et ému ! ( j’avais les larmes aux yeux)

–  Sa brève rencontre avec sa femme. Une scène émouvante.
– Alors que Ben Boulaid (Rahimahou Allah) passait ses hommes en revue, ceux-ci par surprise et en son honneur, executèrent la traditionnelle danse chaouï qui ressemble un peu à la Debké libanaise…
– La mort en martyr d’un homme pieux qui a sacrifié toute sa jeunesse pour la noble cause et qui a consacré sa vie pour que vive l’Algérie libre et indépendante…

***********************************************************

Commentaire de Sirine (une lectrice)

Bonsoir Kamel

Bel hommage rendu à une grande figure de l’histoire d’Algérie
Gloire à nos Martyrs qui ont accepté la mort – en ayant une foi profonde –  qu’elle sera utile aux valeurs qu’il défendaient …
Ce film comme tu l’as si bien dit.. comble un vide..pour un peuple assoifé de
connaitre sa veritable histoire….
toutefois il n’a pas été épargné par des critiques que c’est un film qui favorise une orientation un peu simplicite qui ne reflète pas la complexité et la richesse de l’histoire…et que des zones d’ombre entourent des faits qui semblent avoir une autre version par d’autres historiens ….de ce fait ,il suscite beaucoup plus l’interrogation ….Restituer la mémoire par des témoignages et le travail des historiens ces derniers pourront-ils avant d’écrire l’histoire de s’assurer de la cohérence des textes et la concordance des témoignages …pour qu’il ne y’ait pas divergence …Merci

Réponse au commentaire

Sirine, retracer l’histoire d’un géant tel que Ben Boulaid Mostapha n’est pas une mince affaire…
Pour reprendre un peu tes objections légitimes sur le plan historique, il est connu que dans une guerre il y a deux antagonistes ! Chacun essaye, à sa façon de dévaloriser l’autre en occultant ou en falsifiant certaines réalités difficilement vérifiables ! (mort des concernés, manque de preuves ou disparitions des archives…) Pour Ben Boulaid et ses frères de combat (Allah Yarhamhoum), nous savons qu’une guerre qu’elle quelle soit n’est jamais propre ! Une révolution aussi déterminée que celle du FLN ne pouvait être sans bavures…c’était le prix à payer ! On ne fait pas de sentiments !
L’enjeu étant capital ! Au début, c’étaient les idéaux qui dominaient…puis les calculs politiques ont fait leurs petits chemins enfin la soif du pouvoir avait fait le reste ! C’est ainsi…

On ne peut douter de la sincérité de ceux qui ont fait la révolution !
Pour eux, déclencher cette révolution était vital, le reste viendra après…
Le rôle historique de Messali Hadj, ne peut être occulté ! C’est le père du nationalisme algérien.
C’était l’école du militantisme ! Mais chaque époque, a ses propres hommes…
La génération de Novembre 1954 est une race d’hommes qui a su se démarquer de cet éternel attentisme politique et du culte de la personnalité ! (Lire la déclaration du Congrès de la Soummam)
Ben Boulaid et ses compagnons avaient oeuvré pour la mise en place d’une structure qui résistera aux défis du temps ! Tous ceux qui appartenaient à l’Organisation Spéciale venaient du MTLD ! Donc des Messalistes…
C’était le seul courant politique de l’époque.
Le congrès du 14 juillet 1954 en Bélgique, consacra la scission définitive au sein du MTLD. Le FLN n’était pas loin !

Il y a des zones d’ombres, cela est vrai pour toutes les révolutions dans le monde ! Khider, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Chaâbani, Ben M’Hidi, Khemisti, Kaïd Ahmed…
C’est aux historiens de faire le travail. Chacun a agi en son âme et conscience en temps opportun et dans les circonstances du moment ! La révolution ayant des impératifs ! Nul n’a le droit de s’ériger en objecteur de conscience !
On a avancé à tort ou à raison que Ben Boulaid n’est pas mort suite à l’explosion du poste émetteur piégé. Sur quoi se sont-ils basés ?
Le scénariste du film affirme, que les témoignages des compagnons de Ben Boulaid sont formels !
Certains voudraient à tout prix, lier le nom de Ben Boulaid à celui de Messali ! Pourquoi ?
A mon avis,  Messali Hadj a été dépassé par les évènements et n’a pas eu le réflexe salutaire ! Par ailleurs, le MNA (parti de Messali créé juste après la dissolution du MTLD et en réponse à l’émergence du FLN) avait férocement combattu le FLN ?! Plusieurs milliers de morts…
Pourquoi ? Parce que le temps du messalisme était révolu !

Dans ce film, Rachedi donne la parole à Hadj Ben Alla (de l’oranie) qui n’avait pas assisté à la réunion des 21 (CRUA) Pourquoi donc cette supercherie ? Sur injonction de qui ?
– Mechati et Bouadjadj sont quant à eux, formels  sur ce point ! Hadj Ben Alla était absent !
Trois régions étaient représentées :

– le constantinois (16 membres)

– l’algérois (04) membres)

– l’oranie (01 seul membre).

Quelques soient les critiques, la révolution a été portée à bout de bras par des hommes simples, avec des moyens simples et elle a pu triompher face à une grande puissance coloniale.

Gloire à nos valeureux martyrs !

Ps: ce film n’est pas un documentaire ! C’est film qui se veut biographique et…commercial !

!

Vu 28149 fois par 5187 visiteurs

Au fil des jours
octobre 2018
D L M M J V S
« Mar    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  
Articles récents
Slideshow
  • Własny zespoł weselny 23 février 2017
    Myślicie, że nadal jest taki duży popyt na usługi zespołów weselnych? W tej branży można się spokojnie utrzymać przez cały rok czy tylko sezonowo? Jakie jest Wasze zdanie? Znacie może jakiś zespół, który ciągle ma zlecenia?
Total Petition Signatures
  • Rebaptisation du centre culturel de Baraki au nom de Guettaf AbdAllah: 52