defiContes | Coeur en émoi

Contes

Omar Ibn El Khattab deuxième Calife de l’Islam avait le sens de la justice.

Les gens de la communauté musulmane venaient le trouver, le plus souvent, quand ils avaient des difficultés d’ordre pratique ou matériel. Trois hommes auxquels leur père décédé, avait légué 17 chameaux étaient venus le voir.
Le père avait décidé que ses fils devaient se les partager de la façon suivante :

– Le premier le plus âgé, hériterait de la moitié des chameaux …
– Le second devait en prendre un tiers …
– Le troisième le plus jeune, un neuvième des chameaux seulement devait lui appartenir.

Les trois garçons ont fait part au calife, de leur désarroi.
Le calife demande un temps de réflexion !

Le lendemain, il arrive sur son chameau et demande à ce que les 17 chameaux soient alignés devant lui.
Il prend son chameau et l’ajoute à la rangée.

il désigne l’aîné des fils et lui dit de prendre la moitié des chameaux dont il devait hériter. Celui-ci en a retiré 9. (18/2)

Omar demande ensuite au second de faire de même et celui-ci en a pris le tiers c’est-à-dire 6 ! (18/3)

Le troisième a pris le neuvième qui lui revenait soient 2 chameaux .
(18/9)

Le total s’élevait donc à 17 !

Omar reprend son chameau et s’en va…

Quelle sagesse !

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Depuis la nuit des temps, Satan eut des appréhensions à la vue de cette remarquable créature humaine qu’Allah venait de créer d’une argile collante…

Il passa même au travers de cette fascinante forme inerte et remarqua qu’elle était vide…

Son orgueil le perdit !

Et, dès lors, il ne connaîtra plus jamais de répit, avant d’avoir rassemblé tous les siens pour un ultime saut dans les feux de la fournaise !

L’être humain l’ayant toujours intrigué, Satan s’ingénie chaque jour à mieux le connaître !

Un jour, ayant entendu parlé d’un vieil homme qui vivait en ermite, dans une grotte, il décida d’aller voir de plus près ce qui pouvait retenir un être sensé dans de pareilles conditions ! En cours de route, il aperçut une cabane et décida d’y jeter un coup d’œil !

Sous l’aspect d’un vieil homme, Satan demanda l’hospitalité pour la nuit qui s’annonçait glaciale. Il remarqua d’emblée que le maître des lieux soufflait dans ses mains ! Perplexe, il lui demanda les raisons ! C’est pour réchauffer mes mains répondit-il !

Puis, quand le souper fut servi, il remarqua que le jeune homme à ses côtés soufflait sur le potage en face de lui ! Médusé, il lui demanda alors, pourquoi il soufflait ainsi sur la soupe ! C’est qu’elle est chaude et en soufflant de la sorte, je la refroidis un peu ! Satan n’en croyait pas ses oreilles !

Le même souffle pour réchauffer et pour refroidir ! Décidément l’être humain est une véritable énigme…

Le lendemain, il se dirigea vers la grotte du vieil homme.

Le soir, il s’en approcha et décida cette fois-ci de garder sa véritable apparence pour mieux suivre le comportement du vieillard !

L’homme était plongé dans une attitude pieuse…

Sorti, on ne sait d’où, il vit apparaître sur une sorte de rocher plat, un plat de couscous noir et une grappe de raisin noir…Quelques instants après, le vieillard s’attabla près du rocher et commença à manger ! Le deuxième jour, mêmes scènes…

Il comprit vite que le vieillard ne s’occupait que de dévotion, la nourriture venait du ciel !

Toujours la même !

Le troisième jour, il vit une ombre se faufiler dans la grotte ! C’était un homme qui s’était égaré et venait chercher asile auprès du vieillard qui le reçut dans son antre !

Mais, cette fois-ci, le couvert qui apparut était inhabituel !

Il y avait deux plats de couscous : l’habituel noir et un autre tout blanc, accompagnés de deux grappes de raisins : l’habituel noir et l’autre blanc !

Satan était surexcité ! Voici une aubaine inespérée…

Le vieillard invita son hôte à prendre place et hésita ensuite à la vue du couscous blanc et de cette magnifique grappe de raisin blanc ! Alors, Satan n’hésita point, en faisant miroiter devant lui, le bonheur qu’il trouverait à en finir pour une fois avec la couleur noire ! Le vieillard hésita un instant puis se décida enfin à donner à son hôte, son traditionnel couscous noir et sa grappe de raisin noir pour s’octroyer le repas qui était destiné à l’invité !

 

Satan venait de réussir son coup ! Des années de dévotion parties en fumée…par cupidité !

 

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Deux hommes (tous les deux gravement malades) occupaient la même chambre d’hôpital :

– l’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses poumons (son lit était à coté du mur) et l’autre devait passer ses journées couché sur le dos, immobilisé par une minerve autour du cou…

Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures…

Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits ou ils avaient été en vacances…

 

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Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors…

De la chambre, disait-il, la vue donnait sur un parc avec un beau lac, les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits. Les amoureux marchaient bras-dessus, bras-dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel, de grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre coté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque…

Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là…

Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. L’homme dans l’autre lit commença alors à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur…

Les jours et les semaines passèrent ainsi…

Un matin, à l’heure de la toilette, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.

Dès qu’il sentit un peu rétabli, l’autre homme demanda s’il pouvait prendre le lit de son compagnon décédé… L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors. Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit tant de jours durant…

Il s’étira un peu puis se se tourna lentement vers la fenêtre près du lit…

Et il fut vraiment étonné de se trouver face… à un mur !

Il demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité à travers un mur ! L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur !

Il voulait à sa façon apporter un peu de bonheur pour vous encourager, disait-elle !

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre les autres heureux et ce, en dépit de nos propres épreuves…La peine partagée réduit de moitié la douleur mais le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé ! La richesse, la vraie parmi toutes les choses que tu possèdes, est celle que l’argent ne peut acheter…

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Il y a bien longtemps de cela…
 
 
– Allah créa l’âne et lui dit :
« Tu seras un âne, travaillant sans cesse et tu porteras de lourds chargements sur ton dos. Tu mangeras de l’herbe et tu manqueras d’intelligence ! Tu vivras 30 ans !« 
 
L’âne répondit :
« Vivre 30 ans comme cela, c’est trop long ! S’il te plaît, Seigneur, donne-moi 20 ans à vivre ! »
Et il en fut ainsi..
 
– Allah créa le chien et lui dit :
« Tu seras un chien, tu surveilleras ton maître et ce qui lui appartient. Tu seras son meilleur compagnon !
Tu mangeras les déchets de sa table et tu vivras 25 ans ! »
 
Le chien répondit :
–  » Vivre 25 ans comme un chien, c’est trop long ! S’il te plaît Seigneur ! Donne-moi seulement 15 ans à vivre ! « 
Et il en fut ainsi…
 
– Allah créa ensuite le singe et lui dit :
« Tu seras un singe. Tu sauteras d’arbre en arbre en faisant l’idiot ! Tu seras comique et tu vivras pendant 20 ans ! »
 
Le singe répondit :
–  » Faire l’idiot pendant 20 ans, c’est trop long ! pas plus de 10 ans s’il te plaît, Seigneur ! « 
Et il en fut ainsi…
 
– Allah créa l’homme et lui dit :
« Tu seras un homme, le seul être raisonnable sur terre. Tu te serviras de ton intelligence pour être le maître sur terre ! Tu domineras la terre et les espèces qui y vivent et tu vivras 30 ans ! »
 
L’homme répondit :
« Seulement 30 ans ??? C’est beaucoup trop peu pour en profiter !!! S’il te plaît, Seigneur ! Donne-moi les 10 ans que l’âne a refusé, les 15 ans du chien et les 10 ans du singe ! »
Et il en fut ainsi…
 
Aujourd’hui, l’homme vit 30 ans dominateur et heureux.
 
Il se marie et vit 10 ans comme un âne, travaillant dur et portant de lourdes charges sur ses épaules ! Puis viennent les enfants et l’homme passe 15 ans comme un chien, surveillant la maison et ses habitants et recevant ce que les autres n’ont pas voulu !
Enfin, la vieillesse arrive et il vit encore 10 ans comme un singe, faisant le clown pour amuser ses petits-enfants !
 
 
Ainsi, l’avait-il demandé !
 
 

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Paie le Mal avec la Justice et la bonté avec la Bonté.

(LAO-TSE)

 
 
Alors que le Calife Omar Ibn El Khattab était en séance avec ses compagnons, deux jeunes gens trainant un bédouin entrèrent subitement…
 
Omar :
– « Qu’avez-vous ? »
Les jeunes :
– « Ô Prince des Croyants, cet homme a tué notre père ! »
Omar furieux s’adressa au bédouin :
– « Est-ce vrai, ce que prétendent ces jeunes ? »
Le bédouin :
– « Oui Ô Prince des Croyants ! »
Omar :
– « Que s’est-il passé ? »
Le bédouin :
– « L’homme est entré dans ma propriété et quand j’ai essayé de le chasser, il a refusé ! Je lui ai alors jeté une pierre qui l’a touché à la tête et a causé sa mort ! »
Le calife Omar furieux s’écria alors :
« Talion, Talion ! »
 
 
Le bédouin :
– « Je vous demande, Ô Prince des Croyants «Par Celui qui a érigé les cieux et la terre» de m’accorder trois jours pour retourner chez les miens et les informer de ma situation. Ils n’auront qu’Allah Le Très Haut sur Qui compter ! Après, je promets devant Allah le Très Haut, de revenir et pour subir le châtiment mérité.
 
 
Omar :
– « Qui peut se porter Garant de son retour ?« 
 
Un silence tombal régna dans la salle…
 
Personne ne connaissait cet homme ni sa tribu ! L’enjeu était de taille…Se porter garant d’un meurtrier, c’est mettre sa propre vie en danger, en cas de défection volontaire ! Qui serait assez fou pour intercéder en faveur d’un inconnu ? Personne ne pouvait donc empêcher Omar dans l’application de la Loi d’Allah Le Très Haut !
 
Cette situation mit le Calife dans un embarras sans précédent ! Était-ce juste d’exécuter cet homme et provoquer des dommages à ses petits enfants et sa famille ? Pouvait-il lui accorder un délai sans garant ? Comment ne pas rendre justice aux deux jeunes gens ?
 
Omar se tourna vers les jeunes et leur dit :
– « Pouvez-vous lui pardonner ? »
Les jeunes :
– « Non, Ô Prince des Croyants ! Celui qui a tué notre père, doit payer de sa vie ! »
 
 
Omar El Farouq répéta :
– « Qui veut se porter garant de cet homme ? »
 
Un homme aux cheveux grisonnants et méritant tout le respect et la haute considération se leva !
C’était Abou Dhar El Ghifari ! Il dit :
 
– « Moi, Ô Prince des Croyants ! »
Omar :
– « Il a tué, un homme et tu connais le verdict ! »
Abou Dhar :
–  » Oui, malgré qu’il ait tué un homme ! »
Omar :
– « Le connais-tu ? »
Abou Dhar :
– Non, je ne l’ai jamais vu auparavant ! »
Omar :
– « Pourquoi fais-tu cela ? »
Abou Dhar :
– « J’ai vu en lui «l’aspect des croyants» et pressenti qu’il ne mentait pas ! Je suis sûr qu’il reviendra, Incha Allah Le Très Haut !
Omar :
– « Ô Abou Dhar, connais-tu la portée de ton acte, s’il ne revenait pas ? » Es-tu prêt à assumer toutes les conséquences qui en découlent ? »
Abou Dhar :
– C’est auprès d’Allah Le Très Haut, que je trouverai du secours, Ô prince des Croyants ! »
 
 
Le Bédouin s’en alla après avoir bénéficié de trois jours de délai pour dire adieu à sa famille…
 
Une fois le délai passé, Omar Ibn El Khattab rassembla les gens après la prière.Les deux jeunes arrivèrent. Abou Dhar arriva à son tour et s’assit devant Omar.
 
Omar :
– « Où est l’homme, Ô Abou Dhar ? »
Abou Dhar :
– « Je ne sais pas, Ô Prince des Croyants ! »
 
Abou Dhar tourna son regard vers le soleil et eut l’impression qu’il se déplaçait dans le ciel plus vite que d’habitude ! Tous les autres compagnons restèrent muets. Ils étaient très préoccupés car ils savaient que Omar Ibn Al Khattab, allait appliquer la Loi d’Allah Le Très Haut, dans toute sa rigueur !
 
Verset (178) – El Baqara- La Vache.
 
«Ô les croyants, on vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur, et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse aura un châtiment douloureux.
 
 
Connaissaient la place que Abou Dhar occupait dans le cœur de Omar, ils imploraient Allah Le Très Haut pour que cette situation malencontreuse connaisse une heureuse issue.
 
Juste avant le coucher du soleil, le bédouin apparut…
 
 
El Farouq Omar Ibn El Khattab et toute l’assistance exhalèrent un profond soupir et s’écrièrent :
– « ALLAHou AKBAR ! » , « ALLAHou AKBAR ! »
 
Omar s’adressa au bédouin et dit :
– « Si tu étais resté chez toi, personne n’aurait su où te trouver ! »
Le bédouin :
– « Par Allah, Ô Prince des Croyants, si je suis revenu, ce n’est pas par crainte de vous mais par crainte de «Celui qui connaît certes les secrets même les plus cachés».
 
Me voici devant vous ! J’ai laissé mes enfants à la campagne attendant la miséricorde du Seigneur des Mondes, leur Créateur. Je suis venu pour subir la sentence !
 
 
Omar se leva et dit aux deux jeunes :
– « Que pensez-vous de son geste ? »
Magnanimes, ils répondirent en pleurant :
– « Nous lui avons pardonné, Ô prince des croyants ! Parce qu’il a tenu sa promesse ! »
 
 
Retenant à peine ses larmes, Omar s’écria :
– « ALLAHou AKBAR ! », »ALLAHou AKBAR ! »
 
Qu’Allah Le Très Haut vous accorde sa meilleure récompense pour votre pardon  et Puisse-IL aussi accorder Sa Miséricorde à Abou Dhar pour son sacrifice ainsi qu’ à cet homme pieux qui a tenu  parole !
 
 
Que Le Tout Puissant t’accorde toi aussi, Ô Prince des Croyants la meilleure des récompenses, pour ta justice et ta miséricorde !
 

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Dans un camp de concentration, les nazis avaient mis des juifs dans un baraquement puis dans un autre baraquement, ils ont mis uniquement des chrétiens…

Le commandant en chef est venu en visite.
J’aimerais voir comment se portent les juifs et comment se portent les chrétiens, demanda-t-il !

Il est aussitôt conduit vers la baraque qui abrite les juifs.

Il ouvrit la porte et jeta un regard à l’intérieur de la baraque.Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l’arôme délicieux.Les personnes assises autour de cette table étaient vraiment chétives, livides et malades. Elles avaient l’air très affamées.Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée. Comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient donc pas ramener les cuillères dans leurs bouches.

Le commandant était ravi et frissonna de plaisir à la vue de leurs misères et de leurs souffrances.

On lui dit :

– « Ces gens là, se torturent eux-mêmes, on n’a pas besoin d’intervenir ! »

Le commandant demande alors à voir la baraque des chrétiens.

On lui ouvrit la porte. Il jeta un coup d’oeil à l’intérieur de la baraque.La scène était identique à la précédente.Il y avait la grande table ronde et la grosse marmite avec le délicieux ragoût. Cependant, les personnes assises autour de la table étaient également équipées des mêmes cuillères aux longs manches  mais cette fois-ci, ces gens étaient bien nourris, pimpants, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant.

Le commandant demanda alors à l’officier qui l’accompagnait :

– « Je ne comprends pas, pourquoi c’est si différent ? »

– « C’est simple, répondit l’officier, les chrétiens ont appris à se nourrir les uns les autres contrairement aux juifs qui ne pensent qu’à eux-mêmes ! « 

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Il y avait, jadis, dans un pays lointain, un pauvre homme qui pour pourvoir aux besoins de sa petite famille, traversait parfois de très grandes contrées ! Il ne refusait aucune besogne ! Un jour, alors qu’il se reposait sous un arbre, il fut surpris par un bruit sourd, tout près de lui…il se releva et aperçut, là tout près, sur l’herbe, un petit oiseau, avec de jolies plumes colorées… Il le prit tout doucement, dans sa main et crut que le volatile était mort, si ce n’est, les quelques faibles soubresauts de ses petites pattes ! Il le reposa, délicatement sur l’herbe puis lui humecta le bec de quelques goutelettes d’eau…Il lui semblait alors que le petit oiseau reprenait des forces ! Ce qu’il est beau ! Mais que faire de lui ?
Il doit chercher du travail et cet oiseau n’arrangeait pas ses affaires… Il est encore faible, il ne peut pas l’abandonner ainsi ! Il se fera sûrement dévorer ! Plongé dans ses réflexions, le pauvre homme ne sut que faire ! Un homme vint à passer par là… Il l’interpela :
–  » Eh, salut mon brave ! disait-il ne voudrais-tu pas te charger de cette superbe créature ? Tiens, voilà disait-il, je te l’offre !  » Le pauvre bougre hocha la tête, en signe d’impuissance…
–  » Tu vois, mon frère, je suis aussi pauvre que toi et je ne pourrais jamais m’occuper de lui ! Va plûtot voir du côté du palais, j’ai entendu dire que le Sultan est un brave homme qui aime la nature et en est un vaillant défenseur ! Il le mettra sûrement dans sa merveilleuse volière ! « 
– » Tu n’auras qu’à suivre ce petit sentier et derrière ce monticule, tu verras le palais du Sultan. « 
Notre ami se mit en route et finalement se retrouva devant l’entrée du palais…
Il se fit rabrouer sans ménagement par les gardes :
–  » Allez dégage, manant ! Ta place n’est pas ici ! « 
Il insista pour voir le sultan, et ce vacarme attira le chef de garde :
– » Voilà, lui dit-il, je dois voir le Sultan ! J’ai grand besoin de le voir et il a besoin de moi !  » Craignant le courroux du sultan, il l’introduisit dans le palais…
–  » Quoi, fit le sultan, tu as dit que moi, j’ai besoin de toi ?! « 
–  » Noble seigneur, votre magnanimité et votre perspicacité sont devenues une légende ! Pour moi, le seul moyen de vous voir, c’était de ruser… »
–  » Bien, dit le sultan et quel est le but de ta visite ? « 
–  » Voyez mon seigneur, cette petite créature, ne survivrait pas avec moi ! Je suis si pauvre que j’aurais beaucoup de peine à la nourrir ! Vous êtes un homme de grand coeur et je me suis dit que vous saurez, lui assurer, gîte et nourriture… »
–  » Tu as, toi aussi, une âme généreuse puisque tu n’as pas hésité un instant, à braver tous les dangers pour me voir et sauver ce petit être si frèle d’ un danger certain ! Cette compassion mérite une récompense ! « 
–  » Tiens, prends cet argent ! Je suis sûr que tu sauras l’utiliser à bon escient ! Des gens comme toi mon brave, se font rares ! Ravi, le pauvre homme salua le sultan ! La petite bourse bien au chaud, dans sa poche, il s’apprétait à quitter les lieux, lorsqu’il entendit des chuchotements aux alentours… Il sut alors, que quelque chose d’insolite se tramait à son insu ! Le sultan le fit rappeler… Il suffisait de voir, les yeux malicieux des proches du sultan pour se rendre compte qu’il y avait de la conspiration dans l’air ! La bourse qu’il venait de recevoir a, bien sûr, attisé la convoitise et la cupidité de certains…
–  » Oui, mon seigneur ! « 
–  » Dis-moi, mon brave, lui dit le sultan d’une voix mal assurée, l’oiseau que tu viens de ramener, est-ce une femelle ou un mâle ? Le pauvre homme est certain, maintenant que l’entourage du sultan est véreux et que ce changement dans l’atitude du sultan est un signal fort quant à leur capacité de manipulation et de nuisance !
–  » Sire, dit-il, je ne saurais vous en donner, une formelle assurance mais ce qui est évident pour moi, c’est que si c’est une femelle, elle ne prendra aucune décision sans en référer à son entourage de peur de se tromper ! Et, si c’est un mâle, alors il saura se débrouiller tout seul sans l’aide de personne !
Appréciant à sa juste valeur l’allusion, le sultan, dans un sursaut d’orgueil et évitant de paraître aux yeux du paysan, comme un pantin que l’on manipule à loisir, lui dit :
–  » Tiens, tu mérites assurément une autre bourse d’argent pour la finesse de ton esprit et la justesse de tes mots !
Parfois, un mot simple peut nous tirer d’embarras ou causer notre perte…

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Il y a bien longtemps, dans une contrée lointaine, vivait un roi qui veillait jalousement à la sérénité de ses sujets et à leur bien être…
La vie s’écoulait ainsi paisiblement dans le royaume, sans le moindre petit souci…
Les gens étaient heureux et la routine suivait son petit bonhomme de chemin…

Puis un jour un inconnu s’installa dans le royaume…
Les gens peu à peu l’adoptèrent et il devint familier aux alentours…
Les nouvelles parvinrent au palais !
Le roi demanda à son chef de la police,  un rapport sur cet étranger !
Il craignait qu’il ne vint à troubler l’ordre établi !
– Sire, dit le chef de la police, cet étranger semble en règle et se comporte décemment !
Il a même été adopté par la population. Il est très estimé, par son entourage !
– Aucun vice, s’écria le roi ! C’est inconcevable…
– Si, Monseigneur ! Il y a quand même, un fait assez troublant !
– Raconte dit le roi, je t’écoute !
– Messire, cet homme est riche, très riche même ! Il n’a jamais travaillé ou même levé le petit doigt en ce sens !
– Bizarre dit le roi, bizarre ! Je veux le voir demain, à la première heure. Il y a du louche quelque part !

Le roi scrutait attentivement l’homme que l’on venait d’introduire, dans son salon particulier ! Il semblait, en effet, très sûr de lui et n’a à aucun moment montré des signes d’inquiétudes ! Son visage était affable et il souriait tout le temps !
– Approche, lui dit-il ! Voilà déjà un certain temps que tu es parmi nous !
– Or, il semblerait que tu mènes une vie de prince et sans fournir le moindre petit effort ! Comment expliques-tu cela ?
– Majesté, je suis un homme qui vit du fruit de son propre labeur ! Et je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit !
– Expliques-toi ! De quel labeur, parles-tu ?
– Altesse, mon travail consiste à parier et ainsi à chaque fois, je m’en sors avec une somme d’argent assez substantielle ! Je ne sais rien faire d’autre !
– Soit, dit le roi ! Mais tu ne peux gagner à tous les coups ! Impossible !
– Oh, Monseigneur, je gagne à tous les coups et je peux le prouver !
– Comment, dit le roi, interloqué ! Prouve-le !
– Messire, voulez-vous parier avec moi ?
– Sur quoi, dit le roi, intrigué !
– Voilà dit l’homme, je parie dix pièces d’or que vous portez comme sous-vêtement, un caleçon rayé, aux couleur de l’arc-en-ciel !
– Oh, la belle affaire, dit le roi ravi de l’aubaine, affaire conclue mon brave !
– Je n’ai jamais porté de ma vie durant de vêtement aussi ridicule ! Mon caleçon est de couleur blanche !
– Je n’en disconviens pas, Seigneur mais encore faut-il le prouver !
– Quoi, dit le roi ! Tu mettrais ma parole en doute ?
– Non, Messire mais un pari est un pari ! Je veux voir le caleçon car je n’ai jamais perdu un pari !
– Effectivement, tu dis vrai ! Un pari est un pari ! Voilà, tu vois bien que mon caleçon est blanc comme neige, dit-il après avoir ôté sa tunique ! Tu as perdu, mon brave !
– Pas encore Seigneur ! Et l’homme se retira promptement pour revenir un instant après avec une autre personne qui attendait dans l’antichambre…
-Regarde lui dit-il, je t’avais bien promis que je laisserai le roi en caleçon…
-Tu me dois donc, cent pièces d’argent ! Et le monsieur s’exécuta sous les yeux effarés du roi, qui ne put prononcer mot !
– Voyez-vous Messire, je ne perds jamais un pari ! Pour dix pièces d’or, j’en gagne cent !
– Je reconnais, mon brave que tu as du cran et que la fortune sourit aux audacieux !
Voilà encore cent pièces d’or de ma part, pour ton audace !
– Ils sortirent sous l’œil amusé du roi !

Moralité :

La fortune sourit aux audacieux !

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Chez le coiffeur, la discussion comme de coutume est passionnée…
Répondant à l’un de ses clients, le coiffeur dit :

– « Je ne crois pas que Dieu existe ! »
– « Pourquoi vous dites ça ? » s’insurge le client.
– « Eh bien, sortez dans la rue et vous verrez que Dieu n’existe pas !
Car si Dieu existait :
– Pourquoi y a-t-il autant de personnes malades ?
– Pourquoi Y a-t-il des enfants abandonnés ?
– Pourquoi Y a-t-il tant de souffrances et tant de douleurs ?
Si Dieu existait, je ne peux pas imaginer un Dieu qui permettrait toutes ces atrocités ! « 

Le client réfléchit un moment et sortit dans la rue…

Il revient accompagné d’un homme débraillé, avec de longs cheveux visqueux et sales !

Puis s’adressant au coiffeur, il dit :

– « Moi, je crois que ce sont les coiffeurs qui n’existent pas !!! »

– « Comment pouvez vous dire ça, riposte le coiffeur amusé, vous voulez rire ? Moi, je suis coiffeur et je viens de couper vos cheveux !
Comment pouvez-vous affirmer cela ? « 

– Non, hurle le client ! Si les coiffeurs existaient, de pauvres bougres comme celui-là n’existeraient pas !

– « Ah bon ! » répond le coiffeur, en tous cas, moi je suis là et j’existe ! Ce n’est pas de ma faute si ce monsieur ne va jamais chez le coiffeur ! « 

– « Bien dit ! » affirme le client.
– « ALLAH existe ! Ce sont les gens qui ne vont pas vers Lui et ne le recherchent pas ! »

– « C’est vrai, dit le coiffeur ! Je comprends maintenant pourquoi il y a tant de douleurs et de souffrances dans ce bas monde !  »

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Un homme très pauvre vivait avec son épouse.

Un jour, son épouse qui avait de très longs et beaux cheveux, lui

demanda de lui acheter un peigne car elle ne parvenait pas à les coiffer.

L’homme, très désolé, lui dit qu’il n’avait même pas

assez d’argent pour réparer le bracelet de sa montre qu’il venait

de casser. Émue elle aussi, elle n’insista pas…

L’homme alla à son travail en passant chez l’horloger.

Il lui revendit sa montre abîmée à bas prix et s’en alla

acheter un peigne pour son épouse.

Le soir, il revint à la maison, le peigne dans la main,

prêt à l’offrir à sa femme. Il fut très surpris lorsqu’il vit que son

épouse s’était coupée les cheveux très courts… comment disait-il ?

Le sourire aux lèvres, elle lui dit :

– ” Je les ai vendus et regarde ce que je viens d’acheter

en lui montrant le nouveau bracelet pour montre qu’elle tenait à la main ! “

– “Ô, disait-il en lui montrant le peigne !”

Des larmes coulèrent simultanément de leurs yeux,

non pas pour l’inutilité de leur acte, mais pour la réciprocité de leur amour…..

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Au fil des jours
décembre 2018
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